106 chiffres sur les litiges de consommation et la médiation en France (octobre 2026)
En France, les litiges de consommation laissent des traces à plusieurs guichets, et aucun ne les compte tous. Le client réclame d'abord auprès du vendeur. S'il n'obtient pas satisfaction, il peut signaler l'entreprise à la DGCCRF, saisir un médiateur de la consommation, rencontrer un conciliateur de justice ou s'adresser à une association. Chacun publie ses propres chiffres, avec ses propres définitions.
Cette page les rassemble. Elle suit le parcours d'un litige : la réclamation auprès du professionnel, les signalements à l'administration, la médiation de la consommation et ses grands médiateurs de secteur, la conciliation de justice, puis des points de comparaison en Europe, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Chaque chiffre porte sa date et un lien vers sa source.
Elle s'adresse aux journalistes, aux rédacteurs et aux dirigeants de petites entreprises qui ont besoin d'un ordre de grandeur fiable. Les démarches à suivre et les obligations du professionnel ne sont pas traitées ici.
Chiffres clés
- En 2024, les médiateurs de la consommation ont traité 211 599 saisines en France, soit 7 % de plus qu'en 2023 et 114 % de plus qu'en 2017 (CECMC, novembre 2025)
- En France, 45,3 % des saisines traitées par les médiateurs de la consommation ont été déclarées recevables en 2024, contre 43,1 % en 2023 et 46,8 % en 2022 (CECMC, novembre 2025)
- Les médiateurs de la consommation ont déclaré irrecevables 70 232 saisines en France en 2024 parce que le consommateur ne justifiait pas d'une réclamation écrite préalable auprès du professionnel : c'est 67,2 % des saisines irrecevables et 33,2 % des saisines traitées (CECMC, novembre 2025)
- En France, 58,5 % des propositions de solution émises en 2024 par les médiateurs de la consommation étaient favorables au consommateur, en partie ou en totalité (CECMC, novembre 2025)
- Une médiation de la consommation a duré en moyenne 142 jours en France en 2024, de la notification de la recevabilité à la fin de la médiation, alors que la réglementation fixe ce délai à 90 jours (CECMC, novembre 2025)
- La France comptait 77 médiateurs de la consommation référencés en activité au 5 septembre 2025, contre 82 en 2024 (CECMC, novembre 2025)
- Les consommateurs ont adressé plus de 460 000 signalements à la DGCCRF en 2025 (DGCCRF, juin 2026)
- Près de 26 % des contrôles de la DGCCRF ont donné lieu à des suites correctives ou répressives en 2025, contre 21 % en 2023 (DGCCRF, juin 2026)
- Les conciliateurs de justice ont clos 192 967 saisines en France en 2024, quelle qu'en soit l'issue (Ministère de la Justice, octobre 2025)
- En 2024, les conciliateurs de justice ont concilié 89 023 affaires en France, soit un taux de conciliation de 46,1 % (Ministère de la Justice, octobre 2025)
- La Médiation de l'Assurance a reçu 46 829 saisines en 2025, soit 28 % de plus qu'en 2024 (Médiation de l'Assurance, septembre 2026)
- Le médiateur national de l'énergie a enregistré un peu plus de 28 000 litiges en 2025 (Médiateur national de l'énergie, juin 2026)
- Dans l'Union européenne (UE27), 24 % des consommateurs interrogés en novembre 2024 déclarent avoir rencontré en douze mois, lors d'un achat auprès d'un professionnel de leur pays, un problème pour lequel ils estimaient avoir une raison légitime de réclamer (Commission européenne, mars 2025)
- Au Royaume-Uni, le préjudice net subi par les consommateurs à la suite de problèmes avec un bien ou un service est estimé à 71,2 milliards de livres sterling entre avril-mai 2023 et avril-mai 2024 (Department for Business and Trade, mars 2025)
Problèmes rencontrés par les consommateurs et démarches engagées
Quand un consommateur agit après un problème d'achat, c'est le plus souvent auprès du vendeur. Une partie des clients ne réclame pas, et chacun des recours à un tiers, autorité, médiateur ou tribunal, reste nettement moins fréquent.
Quelle part des consommateurs rencontre un problème qui justifierait une réclamation ?
En France comme dans l'Union européenne, une minorité de consommateurs déclarent avoir rencontré, en douze mois, un problème qui justifiait à leurs yeux une réclamation. L'enquête britannique, qui compte tout problème rencontré, mesure autre chose.
- En France, 80 % des consommateurs déclarent n'avoir rencontré, dans les douze mois précédant l'enquête de novembre 2024, aucun problème avec un bien ou un service leur donnant une raison légitime de réclamer ; 12 % en ont rencontré un et ont agi, 7 % en ont rencontré un sans rien entreprendre (Commission européenne, mars 2025).
- Dans l'UE27, en novembre 2024, 26 % des consommateurs ayant acheté en ligne au cours des douze derniers mois déclaraient un problème justifiant une réclamation, contre 16 % de ceux qui n'avaient pas acheté en ligne (Commission européenne, mars 2025).
- Au Royaume-Uni, 72 % des consommateurs adultes, soit 38,5 millions de personnes, ont rencontré au moins un problème avec un bien ou un service entre avril-mai 2023 et avril-mai 2024 ; l'enquête estime à 294,9 millions le nombre de ces problèmes (Department for Business and Trade, mars 2025).
- Entre avril-mai 2023 et avril-mai 2024, 35 % des problèmes rencontrés par les consommateurs au Royaume-Uni tenaient à la mauvaise qualité du produit, 20 % à la livraison, 19 % à un produit inutilisable et 18 % à un bien ou un service qui n'avait pas été fourni du tout, plusieurs réponses étant possibles (Department for Business and Trade, mars 2025).
Vers qui se tournent les consommateurs après un problème, et pourquoi certains renoncent-ils à réclamer ?
Le vendeur ou le prestataire reçoit la grande majorité des réclamations, loin devant les autorités, les médiateurs et les tribunaux. Dans l'Union européenne, ceux qui renoncent craignent d'abord d'y perdre du temps.
- En France, selon l'enquête de novembre 2024, 89 % des consommateurs ayant agi après un problème ont réclamé auprès du vendeur ou du prestataire, contre 85 % dans l'UE27, plusieurs démarches étant possibles (Commission européenne, mars 2025).
- Parmi les consommateurs français ayant agi après un problème, selon l'enquête de novembre 2024, 35 % ont réclamé auprès d'une autorité publique, 24 % ont saisi un organisme de règlement extrajudiciaire des litiges (médiateur, conciliateur ou arbitre) et 9 % ont porté l'affaire devant un tribunal, contre 15 %, 9 % et 5 % dans l'UE27 (Commission européenne, mars 2025).
- Dans l'UE27, selon l'enquête de novembre 2024, 27 % des consommateurs ayant rencontré un problème n'ont rien entrepris ; 57 % d'entre eux expliquent qu'une réclamation aurait pris trop de temps et 51 % qu'ils avaient peu de chances d'obtenir une solution satisfaisante (Commission européenne, mars 2025).
- En France, 22 % des personnes interrogées en août 2024 déclarent avoir déjà fait appel à une association de consommateurs, et 15 % à un médiateur, à la suite d'une demande non résolue avec un service client (ESCDA, novembre 2024).
Les consommateurs sont-ils satisfaits de la réponse du professionnel à leur réclamation ?
Dans l'UE27, 53 % des consommateurs ayant réclamé auprès d'un vendeur ou d'un prestataire se disent très ou plutôt satisfaits de la façon dont leur réclamation a été traitée en 2024, contre 65 % en 2022 (Commission européenne, mars 2025).
- Entre 2022 et 2024, la part des consommateurs satisfaits du traitement de leur réclamation par le vendeur ou le prestataire a reculé dans 20 des 27 États membres de l'Union européenne, notamment en France, en Roumanie et en Belgique (Commission européenne, mars 2025).
- Au Royaume-Uni, dans les douze mois précédant avril-mai 2024, le vendeur ou le prestataire a agi dans 90 % des cas où le consommateur avait entrepris une démarche, contre 42 % quand il n'avait rien entrepris (Department for Business and Trade, mars 2025).
- Dans les douze mois précédant avril-mai 2024, 52 % des problèmes rencontrés par les consommateurs britanniques ont connu une issue favorable, le consommateur obtenant ce qu'il demandait ou davantage, et 19 % une issue défavorable, le consommateur n'obtenant rien, ou pas ce qu'il demandait (Department for Business and Trade, mars 2025).
La réponse à apporter à une réclamation fait l'objet d'un guide : répondre à un client mécontent.
Quand un professionnel ne peut pas répondre à un appel, Rappli envoie automatiquement un SMS à la personne qui a appelé : un lien vers un formulaire où elle précise sa demande, ou le message que le professionnel a rédigé. Voir comment fonctionne Rappli.
Réclamations et signalements reçus par la DGCCRF
La DGCCRF ne règle pas les litiges un par un. Les plaintes et les signalements qu'elle reçoit orientent ses contrôles, et ses chiffres parlent de secteurs, d'anomalies et d'amendes plus que de dédommagements.
Combien de signalements et de plaintes de consommateurs la DGCCRF reçoit-elle ?
Depuis 2020, la DGCCRF a reçu près de 2 millions de signalements de consommateurs, selon le décompte publié en juin 2026 avec le bilan de l'année 2025 (DGCCRF, juin 2026). Son Baromètre des réclamations suit une autre grandeur, les plaintes enregistrées, et sa dernière année publiée est 2023 : les deux séries ne s'additionnent pas.
- Le nombre de signalements adressés par les consommateurs à la DGCCRF en 2025 est en hausse de plus de 60 % par rapport à 2023 (DGCCRF, juin 2026).
- En 2023, la DGCCRF a enregistré 69 728 plaintes de consommateurs, tous secteurs confondus, selon son Baromètre des réclamations (DGCCRF, février 2024).
- En 2022, le Baromètre des réclamations de la DGCCRF comptait 63 158 plaintes de consommateurs, tous secteurs confondus (DGCCRF, février 2024).
- Sur la série publiée dans le jeu de données, qui va de 2016 à 2023, c'est en 2017 que la DGCCRF a enregistré le plus de plaintes de consommateurs : 71 334 (DGCCRF, février 2024).
- Le niveau le plus bas de la série 2016-2023 est celui de 2020, avec 41 351 plaintes de consommateurs enregistrées par la DGCCRF (DGCCRF, février 2024).
- En 2016, première année de la série, la DGCCRF avait enregistré 69 153 plaintes de consommateurs, un niveau proche de celui de 2023 (DGCCRF, février 2024).
Quels secteurs et quels modes de vente concentrent les plaintes ?
Les produits non alimentaires et le secteur de l'immobilier, du logement et du BTP réunissent le plus de plaintes de consommateurs auprès de la DGCCRF, nettement devant tous les autres secteurs. Par mode de vente, l'achat en magasin suscite plus de plaintes que l'achat sur Internet, lui-même loin devant le démarchage.
- Avec 21 030 plaintes de consommateurs auprès de la DGCCRF en 2023, le secteur « Produits non alimentaires » arrive en tête des 14 secteurs du Baromètre des réclamations (DGCCRF, février 2024).
- Le secteur « Immobilier, Logement, BTP » occupe le deuxième rang, avec 14 182 plaintes de consommateurs auprès de la DGCCRF en 2023 (DGCCRF, février 2024).
- Au troisième rang, le secteur « Services divers » a fait l'objet de 5 192 plaintes de consommateurs en 2023 (DGCCRF, février 2024).
- En 2023, 26 832 plaintes de consommateurs enregistrées par la DGCCRF portaient sur un achat fait « en magasin ou au lieu habituel d'activité » du professionnel (DGCCRF, février 2024).
- L'achat « à distance sur Internet » était en cause dans 16 618 plaintes de consommateurs enregistrées par la DGCCRF en 2023 (DGCCRF, février 2024).
- En 2023, la DGCCRF a enregistré 6 253 plaintes de consommateurs à propos d'un achat fait « auprès d'un démarcheur » (DGCCRF, février 2024).
Combien de contrôles la DGCCRF mène-t-elle, et avec quelles suites ?
En 2025, les enquêteurs de la DGCCRF ont contrôlé près de 58 000 établissements et sites Internet (DGCCRF, juin 2026). Sur l'obligation de proposer un médiateur de la consommation, les anomalies reculent depuis 2023.
- Les suites correctives ou répressives données par la DGCCRF à ses contrôles ont visé 15 000 entreprises en 2025 (DGCCRF, juin 2026).
- Le montant cumulé des amendes administratives et des transactions pénales de la DGCCRF a dépassé 200 millions d'euros en 2025, contre 81 millions en 2023 (DGCCRF, juin 2026).
- La DGCCRF a contrôlé près de 10 000 professionnels en 2025 sur l'obligation d'adhérer à un dispositif de médiation de la consommation et d'informer les consommateurs de leur droit d'y recourir (DGCCRF, mars 2026).
- Parmi les professionnels contrôlés sur la médiation de la consommation, la part d'établissements en anomalie était de 61 % en 2023, de 56 % en 2024 et de 49 % en 2025, chiffre provisoire arrêté avant la fin de l'année (DGCCRF, novembre 2025).
- Les suites correctives, qui demandent au professionnel de se mettre en conformité, représentaient 45,6 % des suites données aux contrôles de la DGCCRF sur la médiation de la consommation en 2024 et 52 % en 2025, chiffre provisoire (DGCCRF, novembre 2025).
Le guide sur l'obligation de proposer un médiateur de la consommation détaille ce que le professionnel doit vérifier.
La médiation de la consommation en France : volumes, recevabilité, issue
La médiation de la consommation traite chaque année plus de dossiers, mais une grande part des demandes s'arrête à l'examen de recevabilité.
Combien de demandes de médiation de la consommation sont déposées chaque année, et auprès de combien de médiateurs ?
En France, le nombre de saisines traitées par les médiateurs de la consommation progresse chaque année depuis 2022, alors que celui des demandes reçues s'est stabilisé en 2024. L'activité est très inégalement répartie entre eux.
- Les médiateurs de la consommation ont été saisis de 207 689 demandes de médiation en 2024, un niveau quasi stable par rapport à 2023 (0,4 % de plus), après une hausse de 17 % entre 2022 et 2023 (CECMC, novembre 2025).
- Selon l'avant-propos du président de la CECMC, le nombre de demandes de médiation traitées a progressé de plus de 40 % entre 2020 et 2024 (CECMC, novembre 2025).
- En 2024, 6 médiateurs de la consommation ont traité chacun plus de 10 000 saisines, dont un plus de 33 000, tandis que 15 médiateurs en ont traité moins de 50 et 22 moins de 100 (CECMC, novembre 2025).
- Depuis sa mise en place en 2016, la CECMC a référencé 126 médiateurs ou entités de médiation de la consommation ; 44 ont cessé leur activité de médiation et 5 ont été retirés de la liste notifiée à la Commission européenne (CECMC, novembre 2025).
- Les médiateurs de la consommation couvrent la totalité des 130 secteurs professionnels du référentiel de la CECMC (CECMC, novembre 2025).
Quelle part des demandes de médiation est recevable, et pourquoi les autres sont-elles écartées ?
Moins de la moitié des saisines traitées par les médiateurs de la consommation sont déclarées recevables, et le taux dépend du dénominateur : toutes les saisines traitées, ou seulement celles qui entrent dans le champ de la médiation. L'absence de réclamation écrite préalable auprès du professionnel reste le premier motif de rejet.
- En 2024, 95 909 saisines ont été déclarées recevables, soit près de 48 % des 200 416 saisines traitées qui entraient dans le champ de la médiation de la consommation (CECMC, novembre 2025).
- Les médiateurs ont déclaré 11 183 saisines hors du champ de la médiation de la consommation en 2024, soit environ 5 % des saisines traitées (CECMC, novembre 2025).
- Dans 22 060 cas en 2024, le litige n'entrait pas dans le champ de compétence du médiateur saisi : c'est 21,2 % des saisines irrecevables et 10,4 % des saisines traitées (CECMC, novembre 2025).
- Les médiateurs ont jugé 9 592 saisines manifestement infondées ou abusives en 2024, soit 9,2 % des saisines irrecevables et 4,5 % des saisines traitées (CECMC, novembre 2025).
- Plus rarement, 1 912 saisines ont été écartées en 2024 pour être arrivées plus d'un an après la réclamation écrite auprès du professionnel, soit 1,8 % des saisines irrecevables et 0,9 % des saisines traitées (CECMC, novembre 2025).
Les étapes à suivre avant de saisir un médiateur figurent dans le guide sur le règlement amiable d'un litige entre un client et un artisan.
Comment se terminent les médiations, et en combien de temps ?
Une fois la demande déclarée recevable, la médiation va le plus souvent à son terme et se conclut par un accord. Les délais s'allongent.
- En 2024, 74 287 médiations ont été menées à leur terme, soit 77,5 % des saisines recevables (77,6 % en 2023, 79,8 % en 2022) et 35,1 % des saisines traitées (CECMC, novembre 2025).
- Les parties ont accepté la proposition du médiateur dans 47 393 cas en 2024, soit 63,8 % des médiations menées à leur terme et 22,4 % des saisines traitées (CECMC, novembre 2025).
- Dans 15 669 cas, soit 21,1 % des médiations menées à leur terme et 7,4 % des saisines traitées en 2024, les parties ont trouvé un accord sans que le médiateur ait à formuler de proposition (CECMC, novembre 2025).
- Les professionnels ont refusé d'entrer en médiation dans 9 503 cas en 2024, soit 9,9 % des saisines recevables, 4,5 % des saisines traitées et 44 % des médiations non menées à leur terme (CECMC, novembre 2025).
- Le délai moyen d'une médiation de la consommation, de la notification de la recevabilité à la fin de la médiation, était de 103 jours en 2022, soit 39 jours de moins qu'en 2024 (CECMC, novembre 2025).
Les grands médiateurs par secteur : énergie, eau, assurance, télécoms, transport, médiateurs généralistes
D'un secteur à l'autre, la médiation suit la même procédure, mais pas avec les mêmes volumes. L'assurance compte ses saisines en dizaines de milliers, un médiateur généraliste en centaines ou en quelques milliers, et les délais comme les taux de recevabilité varient fortement.
Énergie et eau : combien de litiges les médiateurs reçoivent-ils, et en combien de temps les règlent-ils ?
Le médiateur national de l'énergie a reçu 10 475 saisines en 2025, dont 6 545 étaient recevables (Médiateur national de l'énergie, juin 2026). La Médiation de l'eau en traite moins et en écarte une part bien plus grande à l'examen de recevabilité.
- En 2025, 2 586 des saisines recevables adressées au médiateur national de l'énergie contestaient des niveaux de consommation, premier motif de litige ; 844 portaient sur les prix et les tarifs et 714 sur les facturations (Médiateur national de l'énergie, juin 2026).
- Le médiateur national de l'énergie a traité les saisines recevables en 86 jours en moyenne en 2025, contre 131 jours en 2024 (Médiateur national de l'énergie, juin 2026).
- Les 6 812 recommandations et accords amiables émis en 2025 par le médiateur national de l'énergie ont donné lieu à 10,5 millions d'euros de remboursements et de dédommagements versés par les opérateurs aux consommateurs (Médiateur national de l'énergie, juin 2026).
- La Médiation de l'eau a traité 6 152 saisines de consommation en 2025 (Médiation de l'eau, avril 2026).
- La Médiation de l'eau a déclaré recevables 1 362 des saisines de consommation qu'elle a traitées en 2025, soit 22 %, après 21 % en 2024 (Médiation de l'eau, avril 2026).
- À la Médiation de l'eau, le délai moyen de traitement d'un dossier, compté à partir de la notification de recevabilité, est passé de 38 jours en 2024 à 54 jours en 2025 (Médiation de l'eau, avril 2026).
Assurance et télécoms : combien de saisines, et quelle issue pour le consommateur ?
Dans l'assurance comme dans les télécoms, plus de la moitié des demandes ne passe pas l'examen de recevabilité. Les dossiers examinés débouchent le plus souvent sur une solution acceptée ou favorable au consommateur.
- En 2025, 45 % des saisines reçues par la Médiation de l'Assurance étaient recevables : 20 846 nouveaux dossiers sont entrés en médiation (Médiation de l'Assurance, septembre 2026).
- La Médiation de l'Assurance a résolu 14 223 saisines recevables en 2025 ; dans 55 % des cas, le réclamant a obtenu satisfaction (Médiation de l'Assurance, septembre 2026).
- La Médiation de l'Assurance a mis en moyenne 7,6 mois pour aboutir à une solution en 2025 ; 36,4 % des réclamants l'ont obtenue dans les 90 jours suivant leur saisine (Médiation de l'Assurance, septembre 2026).
- La Médiatrice des communications électroniques a reçu 7 506 saisines en 2025, soit 1 % de plus qu'en 2024 (Médiation des communications électroniques, février 2026).
- En 2025, 44 % des dossiers reçus par la Médiatrice des communications électroniques étaient recevables, contre 49 % en 2024 (Médiation des communications électroniques, février 2026).
- La Médiatrice des communications électroniques a proposé 3 029 solutions en 2025, soit 5 % de plus qu'en 2024 (Médiation des communications électroniques, février 2026).
- Les consommateurs ont accepté 90 % des propositions de solution de la Médiatrice des communications électroniques en 2025, comme en 2024 (Médiation des communications électroniques, février 2026).
- La Médiatrice des communications électroniques a traité les dossiers en 105 jours en 2025 (Médiation des communications électroniques, février 2026).
Train et médiateurs généralistes : combien de saisines, et avec quel résultat ?
Le médiateur SNCF Voyageurs ne donne entièrement satisfaction au voyageur que dans une minorité de ses avis. Les médiateurs généralistes reçoivent bien moins de saisines que les grands médiateurs de secteur ; au CM2C, qui s'adresse aux entreprises sans médiateur de branche, peu de saisines vont jusqu'à une médiation effective.
- En 2025, 17 % des avis du médiateur SNCF Voyageurs ont donné entièrement satisfaction au voyageur (SNCF, septembre 2026).
- Le médiateur SNCF Voyageurs a donné partiellement satisfaction au voyageur dans 36 % de ses avis en 2025 (SNCF, septembre 2026).
- Le médiateur SNCF Voyageurs a répondu en 48 jours en moyenne en 2025 (SNCF, septembre 2026).
- Fin 2025, plus de 51 500 professionnels avaient signé une convention de médiation avec le CM2C, médiateur de la consommation généraliste, contre 46 312 fin 2024 (CM2C, février 2026).
- Le CM2C a reçu 3 176 saisines en 2025, dont 2 783 ont été déclarées recevables (CM2C, février 2026).
- Au CM2C, 635 saisines ont donné lieu à une médiation effective en 2025, dont 362 se sont conclues par une médiation réussie (CM2C, février 2026).
- Il s'écoule en moyenne 21 jours, au CM2C, entre la décision de recevabilité et la fin de la médiation (CM2C, février 2026).
- La société Médiation Professionnelle, médiateur de la consommation, a enregistré 419 saisines en 2025 (Médiation Professionnelle, février 2026).
Conciliateurs de justice et associations : les autres voies amiables
L'activité des conciliateurs de justice a fortement augmenté depuis 2015, mais leur taux de réussite recule. Pour les associations de consommateurs, cette page ne dispose que d'un décompte régional.
Combien de litiges passent par un conciliateur de justice ou par une association de consommateurs, et combien la France compte-t-elle de conciliateurs ?
Les conciliateurs de justice ont été saisis de 189 790 affaires en 2023, contre 142 100 en 2015 et 106 300 en 2001, soit une hausse de 34 % depuis 2015 et de 79 % depuis 2001 (Ministère de la Justice, août 2025).
- En 2024, 185 072 des saisines terminées par les conciliateurs de justice venaient directement d'un justiciable et 7 895 leur avaient été confiées par un juge (Ministère de la Justice, octobre 2025).
- Un litige de consommation était en cause dans 27 % des saisines directes des conciliateurs de justice en 2023, contre 22 % en 2015 (Ministère de la Justice, août 2025).
- La France comptait 2 888 conciliateurs de justice en 2023, contre 1 920 en 2015, soit 50 % de plus (Ministère de la Justice, août 2025).
- Au 31 décembre 2024, la France comptait 2 686 conciliateurs de justice, selon une autre publication du ministère (Ministère de la Justice, octobre 2025).
- Dans les Hauts-de-France, les neuf associations locales de l'UFC-Que Choisir ont traité 6 073 litiges de consommation en 2025, contre 5 906 en 2024, soit une hausse de 3 % (UFC-Que Choisir, février 2026).
- La catégorie « services et équipement de la maison » arrive en tête des litiges traités par ces associations des Hauts-de-France : 2 312 litiges en 2025, contre 2 022 en 2024 (UFC-Que Choisir, février 2026).
Quel est le taux de réussite d'une conciliation de justice ?
Le taux de réussite des conciliations menées par les conciliateurs de justice est passé de 57 % en 2001 à 56 % en 2015, puis à 48 % en 2023 (Ministère de la Justice, août 2025). Le nombre d'affaires conciliées augmente pourtant : ce sont les saisines qui progressent plus vite.
- Les conciliateurs de justice ont concilié 90 955 affaires en 2023, contre 80 200 en 2015, soit 13 % de plus (Ministère de la Justice, août 2025).
- En 2023, 48 % des saisines directes des conciliateurs de justice ont abouti à une conciliation, contre 51 % des affaires confiées par un juge ; en moyenne sur 2013-2023, le taux est de 51 % pour les saisines directes et de 46 % pour celles du juge (Ministère de la Justice, août 2025).
- La part des conciliations qui se terminent par un constat d'échec est passée de 15 % en 2015 à 21 % en 2023 (Ministère de la Justice, août 2025).
Comparaisons européennes et internationales
Les comparaisons étrangères apportent ce que les sources françaises ne donnent pas. Le Royaume-Uni chiffre ce qu'un problème de consommation coûte aux ménages, et le réseau des centres européens des consommateurs suit l'issue des litiges transfrontaliers.
Combien de litiges opposent un consommateur à un professionnel d'un autre pays européen, et comment se terminent-ils ?
En 2024, les juristes des 29 centres européens des consommateurs (réseau ECC-Net) ont apporté une réponse individuelle à 133 696 demandes de consommateurs, pour un conseil ou une intervention dans un litige avec un professionnel d'un autre pays (ECC-Net, mars 2025).
- Les centres du réseau ECC-Net ont pu résoudre directement, à l'amiable, 59 % des réclamations transfrontalières de consommateurs en 2024 (ECC-Net, mars 2025).
- L'intervention des centres du réseau ECC-Net a permis aux consommateurs de récupérer près de 7,6 millions d'euros en 2024 (ECC-Net, mars 2025).
- En 2024, 73,4 % des demandes traitées par le réseau ECC-Net portaient sur un achat effectué en ligne (Commission européenne, mars 2025).
- Sur les demandes reçues par le réseau ECC-Net en 2024, 14 121 émanaient de consommateurs résidant en France (ECC-Net, mars 2025).
- En 2025, le Centre Européen des Consommateurs France a traité 18 815 consultations individuelles, soit 20 % de plus qu'en 2024 : 17 169 réclamations transfrontalières et 1 646 demandes d'informations (Centre Européen de la Consommation, juin 2026).
- Le Centre Européen de la Consommation de Kehl, qui accueille le Centre Européen des Consommateurs France, a traité près de 55 000 consultations individuelles en 2025, tous services confondus ; 71 % des dossiers ont été résolus à l'amiable et 6,1 millions d'euros récupérés pour les consommateurs (Centre Européen de la Consommation, juin 2026).
Au Royaume-Uni et aux États-Unis, combien de plaintes de consommateurs, et pour quel coût ?
Au Royaume-Uni, un problème de consommation coûte en médiane 32 livres sterling au consommateur, temps passé à le régler compris ; la médiane est de 41 livres pour un service et de 15 livres pour un bien, sur les douze mois précédant avril-mai 2024 (Department for Business and Trade, mars 2025). Ces ordres de grandeur ne se comparent pas terme à terme avec les chiffres français.
- Au Royaume-Uni, l'enquête mesure aussi les effets du préjudice sur le consommateur : dans les douze mois précédant avril-mai 2024, 44 % des problèmes de consommation ont suscité chez lui, à un degré élevé, de l'anxiété, un sentiment d'impuissance, de la contrariété ou l'impression d'avoir été trompé ; 24 % ont eu un effet négatif ou très négatif sur sa santé mentale, 22 % sur les finances de son ménage et 14 % sur sa santé physique (Department for Business and Trade, mars 2025).
- Le Financial Ombudsman Service, médiateur britannique des services financiers, a reçu 214 600 nouvelles plaintes sur l'exercice 2025/26, contre 305 700 en 2024/25 (Financial Ombudsman Service, mai 2026).
- Au Royaume-Uni, le Financial Ombudsman Service a donné raison au consommateur dans 30 % des plaintes en 2025/26, contre 34 % en 2024/25 (Financial Ombudsman Service, mai 2026).
- Aux États-Unis, le réseau Consumer Sentinel de la Federal Trade Commission a reçu plus de 6,47 millions de signalements de consommateurs en 2024 (FTC, mars 2025).
Méthodologie et sources
Chaque chiffre de cette page vient du document de l'organisme qui l'a produit : rapport d'activité, jeu de données public, publication statistique, enquête ou communiqué. Aucun n'est repris d'un article ou d'une compilation. Les chiffres français passent en premier ; les chiffres étrangers portent toujours leur pays et leur période. Signalements, plaintes, saisines et litiges désignent des réalités différentes, comptées par des organismes différents : ces volumes ne s'additionnent pas, et un même litige peut apparaître à plusieurs endroits.
Les chiffres signalés comme provisoires le sont dans leur source. Les documents et les valeurs ont été vérifiés en octobre 2026 ; la date qui suit chaque lien est celle de la publication du document, sauf sous les figures, où elle est celle des données représentées. La page est revue chaque mois.
Glossaire
- Litige de consommation : différend entre un consommateur et un professionnel à propos de la vente d'un bien ou de la fourniture d'un service.
- Réclamation (auprès du professionnel) : demande que le client adresse au vendeur ou au prestataire pour obtenir la résolution de son problème. Une réclamation écrite préalable conditionne la recevabilité d'une demande de médiation.
- Signalement (SignalConso) : message par lequel un consommateur fait connaître à la DGCCRF un problème rencontré avec une entreprise, notamment sur la plateforme publique SignalConso. L'administration s'en sert pour orienter ses contrôles ; elle ne règle pas le litige individuel.
- DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, administration du ministère de l'Économie chargée notamment de la protection des consommateurs.
- Médiation de la consommation : procédure amiable, gratuite pour le consommateur, dans laquelle un médiateur indépendant aide un consommateur et un professionnel à régler leur litige sans passer par un tribunal.
- Médiateur de la consommation (d'entreprise, sectoriel, public) : médiateur référencé par la CECMC. Il peut être attaché à une seule entreprise, compétent pour toute une profession ou un secteur, ou institué par la loi, comme le médiateur national de l'énergie.
- CECMC : Commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation. Elle référence les médiateurs, contrôle leur activité et notifie leur liste à la Commission européenne.
- Saisine : demande adressée à un médiateur ou à un conciliateur pour qu'il examine un litige.
- Recevabilité (saisine recevable ou irrecevable) : examen par lequel le médiateur vérifie qu'une demande peut être traitée. Une demande est irrecevable, par exemple, en l'absence de réclamation écrite préalable auprès du professionnel, si le litige ne relève pas de la compétence du médiateur ou s'il a déjà été examiné par un autre médiateur ou par un tribunal.
- Proposition de solution : issue que le médiateur propose aux parties quand elles n'ont pas trouvé d'accord entre elles. Chacune reste libre de l'accepter ou de la refuser.
- Conciliateur de justice : auxiliaire de justice bénévole chargé de rechercher un accord amiable entre deux parties. Il est saisi directement par un justiciable ou par un juge.
- Règlement extrajudiciaire des litiges : ensemble des voies qui règlent un différend sans jugement, comme la médiation, la conciliation ou l'arbitrage. Les documents européens emploient le sigle anglais ADR.
- Centre européen des consommateurs (CEC, réseau ECC-Net) : centre qui informe et assiste les consommateurs en litige avec un professionnel établi dans un autre pays européen. Les centres forment le réseau ECC-Net.
- Préjudice du consommateur (consumer detriment) : dans l'enquête britannique, ce qu'un problème avec un bien ou un service coûte au consommateur, temps passé à le régler compris.
- UE27 : les 27 États membres de l'Union européenne.
Sources
- Commission européenne, Consumer Conditions Scoreboard, 2025 edition, mars 2025
- Commission européenne, Consumer Conditions Survey, 2025 edition, Country factsheet France, mars 2025
- Department for Business and Trade, Consumer Detriment Survey 2024, mars 2025
- ESCDA, Observatoire des Services Clients 2024, novembre 2024
- DGCCRF, Communiqué de presse n° 768 du 10 juin 2026, « Protéger les consommateurs et défendre la compétitivité des entreprises françaises : la DGCCRF publie son rapport d'activité 2025 », juin 2026
- DGCCRF, Communiqué de presse n° 438 du 6 mars 2026, « La médiation de la consommation a 10 ans : bilan et avenir d'un dispositif au succès grandissant », mars 2026
- DGCCRF, Baromètre des réclamations depuis 2008 - Répartition des plaintes par secteur (jeu de données), février 2024
- DGCCRF, Baromètre des réclamations depuis 2008 - Répartition des plaintes consommateurs par méthodes de vente (jeu de données), février 2024
- CECMC, Rapport d'activité 2022-2025, novembre 2025
- DGCCRF, encadré « L'information des consommateurs par les professionnels contrôlée par la DGCCRF et le juge » du Rapport d'activité 2022-2025 de la CECMC, novembre 2025
- Médiateur national de l'énergie, Rapport d'activité 2025, juin 2026
- Médiation de l'eau, Rapport annuel 2025, avril 2026
- Médiation de l'Assurance, Rapport d'activité 2025, septembre 2026
- Médiation des communications électroniques, Rapport annuel 2025 de la Médiatrice des communications électroniques, page « Chiffres clefs », février 2026
- SNCF, Jeu de données « Saisines et avis du Médiateur SNCF », septembre 2026
- CM2C, Rapport annuel d'activité 2025, février 2026
- Médiation Professionnelle, Rapport 2025 de la Médiation Professionnelle, février 2026
- Ministère de la Justice, Les chiffres clés de la justice, édition 2025, octobre 2025
- Ministère de la Justice, Infostat Justice n° 201, « L'activité des conciliateurs en forte hausse depuis 2015 », août 2025
- UFC-Que Choisir, « Hit parade des litiges dans les Hauts-de-France en 2025 », février 2026
- ECC-Net, ECC-Net Report 2024, mars 2025
- Centre Européen de la Consommation, Rapport annuel 2025, juin 2026
- Financial Ombudsman Service, Annual complaints data and insight 2025/26, mai 2026
- Financial Ombudsman Service, Communiqué « Financial Ombudsman resolved more than 220,000 cases in the last year », mai 2026
- FTC, Consumer Sentinel Network Data Book 2024, mars 2025
