Téléphone, appels et messages

105 chiffres sur le démarchage téléphonique et les appels indésirables en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 33 min de lecture

Depuis l'été 2026, une entreprise ne peut plus démarcher un particulier par téléphone sans avoir recueilli son accord au préalable, sauf si l'appel se rapporte à un contrat en cours. La liste d'opposition Bloctel a fermé au même moment. Les chiffres disponibles ont tous été mesurés avant ce changement : ils décrivent des appels et des SMS non sollicités reçus par la grande majorité des Français, et une habitude installée, celle de ne plus décrocher quand le numéro est inconnu.

Cette page rassemble les statistiques du démarchage téléphonique publiées par des régulateurs, des administrations, une association de consommateurs, des instituts de sondage et quelques entreprises, dont des éditeurs d'outils de filtrage. Elle couvre la fréquence des appels et des SMS indésirables, l'agacement, le comportement face aux numéros inconnus, l'usage de Bloctel et des outils de blocage, les signalements, les contrôles et les amendes, puis donne des repères aux États-Unis, au Canada et en Allemagne. Chaque chiffre renvoie au document d'origine et porte sa date.

La plupart de ces mesures reposent sur des déclarations ou sur des signalements volontaires : elles disent ce que les personnes perçoivent et rapportent, pas le nombre d'appels émis. Les arnaques téléphoniques et l'usurpation de numéro ne sont pas traitées ici.

Chiffres clés

  • En France, 89 % des détenteurs d'un téléphone mobile déclarent, à l'automne 2025, avoir subi des fraudes ou des appels indésirables sur leur mobile au cours des trois derniers mois (Arcep, février 2026)
  • 86 % des détenteurs d'un téléphone mobile en France déclarent, à l'automne 2025, avoir reçu des SMS ou MMS non sollicités au cours des trois derniers mois (Arcep, février 2026)
  • Les consommateurs interrogés en France pour Hiya déclarent recevoir en moyenne 12 appels indésirables par semaine, le niveau le plus élevé des six pays de l'enquête menée en décembre 2025 et janvier 2026 (Hiya, juin 2026)
  • Dans l'enquête publiée en France par l'UFC-Que Choisir en février 2026, 97 % des sondés se disent agacés par les appels de démarchage non sollicités (UFC-Que Choisir, février 2026)
  • En France, 83 % des sondés de l'enquête publiée par l'UFC-Que Choisir en février 2026 se disent très agacés par les appels de démarchage non sollicités, un taux en hausse sur un an selon l'association (UFC-Que Choisir, février 2026)
  • En France, 38 % des personnes qui voient s'afficher le numéro de l'appelant déclarent, à l'automne 2025, ne jamais décrocher quand ce numéro leur est inconnu (Arcep, février 2026)
  • À l'automne 2025, en France, 60 % des personnes à qui il arrive de ne pas décrocher face à un numéro inconnu bloquent ensuite ce numéro sur leur téléphone (Arcep, février 2026)
  • Seuls 9 % des Français et 10 % des lignes téléphoniques étaient inscrits sur Bloctel, selon les estimations de son gestionnaire reprises par le Sénat en novembre 2024 (Bloctel, novembre 2024)
  • Bloctel a pris fin le 11 août 2026, date d'entrée en vigueur du régime qui subordonne le démarchage téléphonique au consentement préalable du consommateur (Bloctel, octobre 2026)
  • En 2025, les consommateurs ont déposé 113 926 signalements pour démarchage téléphonique sur SignalConso, la plateforme de la DGCCRF (DGCCRF, juin 2026)
  • Près de 60 % des 5 300 établissements contrôlés par la DGCCRF en 2023 étaient en infraction avec la législation sur le démarchage téléphonique (DGCCRF, novembre 2024)
  • En France, la DGCCRF a prononcé 198 amendes administratives en 2023 pour manquement aux règles du démarchage téléphonique, d'un montant total de 4,4 millions d'euros (DGCCRF, novembre 2024)
  • Aux États-Unis, 52,5 milliards d'appels automatisés ont été reçus en 2025, selon l'estimation du Robocall Index de YouMail (YouMail, octobre 2026)
  • En Allemagne, la Bundesnetzagentur a reçu 39 842 plaintes écrites pour publicité téléphonique non autorisée en 2025 (Bundesnetzagentur, janvier 2026)

Combien d'appels et de SMS indésirables en France ?

Recevoir des appels ou des SMS que l'on n'a pas demandés est devenu l'ordinaire du téléphone en France, sur le mobile plus encore que sur le fixe. Parmi les six pays que compare Hiya, un éditeur de solutions de filtrage d'appels, c'est en France que les consommateurs déclarent recevoir le plus d'appels indésirables.

En France, à l'automne 2025, 89 % des détenteurs d'un téléphone mobile ont subi des fraudes ou des appels indésirables sur leur mobile en trois mois : 36 % tous les jours, 21 % presque tous les jours, 20 % une à deux fois par semaine et 12 % une à deux fois par mois, soit 77 % au moins une fois par semaine (73 % un an plus tôt). Pour les SMS ou MMS non sollicités, 86 % sont concernés (20 %, 16 %, 26 % et 24 % selon les mêmes fréquences), dont 62 % au moins une fois par semaine. Sur le téléphone fixe, 62 % sont concernés (23 %, 14 %, 14 % et 11 %), dont 51 % au moins une fois par semaine. Les courbes de 2021 à 2025 vont de 79 % à 88 % pour les appels sur mobile, de 70 % à 86 % pour les SMS et de 70 % à 62 % pour les appels sur fixe.
Figure 1 : fréquence des appels et des messages indésirables déclarée par les Français sur trois mois. Sur le mobile, 89 % ont subi des fraudes ou des appels indésirables, dont 77 % au moins une fois par semaine (73 % un an plus tôt), et 86 % ont reçu des SMS ou MMS non sollicités ; sur la ligne fixe, 62 % sont concernés. « ST » désigne un sous-total ; les courbes de droite retracent la série de 2021 à 2025 (celle du mobile affiche 88 % pour 2025, un point sous le total des barres). Enquête CSA pour l'Arcep publiée en février 2026, auprès de 3 995 détenteurs d'un téléphone mobile et de 3 142 personnes équipées d'une ligne fixe par leur abonnement internet. Source : Arcep, Observatoire de la satisfaction client, édition 2026, octobre 2025. Capture d'une page du document de la source, capturée le 4 octobre 2026.

Quelle part des Français reçoit des appels indésirables, et à quelle fréquence ?

En France, la plupart des détenteurs d'un mobile déclarent subir des fraudes ou des appels indésirables, le plus souvent chaque semaine. Sur le fixe, la part est plus faible.

  • À l'automne 2025, 77 % des détenteurs d'un mobile en France déclarent subir des fraudes ou des appels indésirables sur ce mobile au moins une fois par semaine, contre 73 % un an plus tôt (Arcep, février 2026).
  • En France, 36 % des détenteurs d'un mobile disent subir tous les jours des fraudes ou des appels indésirables sur ce mobile, à l'automne 2025 (Arcep, février 2026).
  • Sur le fixe, 62 % des personnes qui ont en France une ligne par leur abonnement internet déclarent, à l'automne 2025, avoir subi des fraudes ou des appels indésirables en trois mois, et 51 % en subir au moins une fois par semaine (Arcep, février 2026).
  • Dans l'enquête publiée par l'UFC-Que Choisir en février 2026, 42 % des Français interrogés disent recevoir chaque semaine au moins un appel non sollicité sur leur fixe (UFC-Que Choisir, février 2026).
  • Au Royaume-Uni, les consommateurs interrogés pour Hiya en décembre 2025 et janvier 2026 déclarent recevoir en moyenne 4 appels indésirables par semaine, le niveau le plus bas des six pays (Hiya, juin 2026).
  • La moyenne des six pays de l'enquête Hiya (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne) est de 7 appels indésirables par semaine, en décembre 2025 et janvier 2026 (Hiya, juin 2026).

Qui passe les appels indésirables, et depuis quels numéros ?

En France, les personnes qui reçoivent des appels intempestifs ou frauduleux citent un peu plus souvent le robot vocal que le téléconseiller. Les numéros mobiles, étrangers ou masqués sont plus souvent cités qu'un an plus tôt.

  • À l'automne 2025, 73 % des personnes ayant déjà reçu un appel intempestif ou frauduleux en France disent recevoir des appels d'un robot vocal à annonce préenregistrée, contre 69 % en 2024 (Arcep, février 2026).
  • Le correspondant humain est cité par 68 % des personnes ayant déjà reçu un appel intempestif ou frauduleux en France, à l'automne 2025 (Arcep, février 2026).
  • Pour 64 % des personnes ayant déjà reçu un appel intempestif ou frauduleux en France, ces appels viennent généralement d'un numéro mobile à l'automne 2025, contre 56 % en 2024 (Arcep, février 2026).
  • Ces appels viennent généralement d'un numéro étranger pour 44 % des personnes ayant déjà reçu un appel intempestif ou frauduleux en France à l'automne 2025, contre 30 % en 2024 (Arcep, février 2026).
  • Le numéro masqué est l'origine habituelle de ces appels pour 33 % des personnes ayant déjà reçu un appel intempestif ou frauduleux en France à l'automne 2025, contre 21 % en 2024 (Arcep, février 2026).
  • En 2024, le secteur de l'énergie était à l'origine de 16 % des réclamations déposées sur Bloctel ; selon le Sénat, il en était « de manière constante » le premier pourvoyeur (Bloctel, novembre 2024).

Les SMS non sollicités sont-ils aussi fréquents que les appels ?

Les SMS non sollicités touchent à peu près autant de détenteurs de mobile que les appels indésirables, mais ils arrivent moins souvent. L'UFC-Que Choisir, qui ne compte que les SMS de démarchage, obtient des niveaux plus bas.

  • À l'automne 2025, 62 % des détenteurs d'un mobile en France déclarent recevoir des SMS ou MMS non sollicités au moins une fois par semaine (Arcep, février 2026).
  • En France, 20 % des détenteurs d'un mobile déclarent à l'automne 2025 recevoir des SMS ou MMS non sollicités tous les jours (Arcep, février 2026).
  • La part des détenteurs d'un mobile qui déclarent, en France, avoir reçu des SMS ou MMS non sollicités en trois mois était de 70 % en 2021 et de 83 % en 2024, sans progression régulière entre les deux (Arcep, février 2026).
  • En septembre 2023, 49 % des Français interrogés par l'UFC-Que Choisir disaient recevoir au moins un SMS de démarchage par semaine (UFC-Que Choisir, octobre 2023).
  • Dans ce sondage de septembre 2023, 17 % des Français interrogés par l'UFC-Que Choisir disaient recevoir un SMS de démarchage par jour (UFC-Que Choisir, octobre 2023).

Agacement, confiance, évolution perçue : ce que disent les sondages

En France, le rejet du démarchage téléphonique est à peu près unanime, et la part des personnes très agacées grandit d'un sondage à l'autre. Dans les six pays de l'enquête Hiya, dont la France, les consommateurs sont plus nombreux à dire que leur confiance dans les appels téléphoniques a reculé qu'à dire qu'elle a progressé.

En France, à l'automne 2025, parmi les 3 708 personnes qui ont rencontré au moins un problème de fraude ou de démarchage sur leur téléphone mobile, 63 % jugent les fraudes ou les appels indésirables de plus en plus fréquents depuis un an (66 % en 2024), 22 % estiment que leur nombre n'a pas évolué (22 % en 2024) et 15 % les jugent de moins en moins fréquents (12 % en 2024). Sur le téléphone fixe (1 982 personnes), ces parts sont de 43 % (48 % en 2024), 34 % (33 %) et 22 % (19 %). La part de « de plus en plus fréquent » était de 60 % en 2021, 65 % en 2022, 60 % en 2023 et 66 % en 2024 sur le mobile ; de 53 %, 57 %, 47 % et 48 % sur le fixe.
Figure 2 : sentiment des Français sur l'évolution des fraudes et des appels indésirables depuis un an. Sur le mobile, 63 % des personnes concernées les jugent de plus en plus fréquents (66 % en 2024) et 15 % de moins en moins fréquents ; sur le fixe, 43 % et 22 %. Le sentiment d'une hausse reste le plus répandu, mais l'impression d'un recul gagne trois points en un an sur le mobile comme sur le fixe. Enquête CSA pour l'Arcep publiée en février 2026, auprès des personnes qui ont rencontré au moins un problème de fraude ou de démarchage (3 708 sur le mobile, 1 982 sur le fixe). Source : Arcep, Observatoire de la satisfaction client, édition 2026, octobre 2025. Capture d'une page du document de la source, capturée le 4 octobre 2026.

À quel point le démarchage téléphonique agace-t-il les Français ?

En France, presque toutes les personnes interrogées se disent agacées par le démarchage téléphonique, et la plupart très agacées. Les enquêtes européennes et internationales citées ici ne mesurent pas l'agacement, mais les sollicitations commerciales insistantes et la confiance dans les appels.

  • En septembre 2023, 77 % des Français interrogés par l'UFC-Que Choisir jugeaient le démarchage téléphonique « très agaçant », dans un sondage distinct de l'enquête publiée en 2026 (UFC-Que Choisir, octobre 2023).
  • Dans l'Union européenne, 45 % des consommateurs déclarent avoir subi en douze mois une vente sous pression par des appels ou des messages commerciaux insistants, la pratique commerciale déloyale la plus souvent rencontrée dans l'enquête de novembre 2024 (Commission européenne, mars 2025).
  • En France, 24 % des détenteurs d'un mobile citent à l'automne 2025 la réception d'appels indésirables parmi les problèmes rencontrés avec leur opérateur en douze mois, contre 29 % en 2024 ; c'est le problème le plus cité (Arcep, février 2026).
  • Dans les six pays de l'enquête Hiya, dont la France, 34 % des consommateurs disent en décembre 2025 et janvier 2026 que leur confiance dans les appels téléphoniques a reculé en douze mois, et 16 % qu'elle a progressé (Hiya, juin 2026).

Les Français ont-ils le sentiment que les appels indésirables augmentent ?

En France, sur le mobile, une majorité des personnes concernées jugent les fraudes ou appels indésirables de plus en plus fréquents depuis un an. Sur le fixe, cette réponse reste la plus donnée, sans réunir une majorité.

  • En France, 63 % des personnes qui ont subi une fraude ou un démarchage sur leur mobile jugent à l'automne 2025 les fraudes ou appels indésirables de plus en plus fréquents depuis un an, contre 66 % en 2024 (Arcep, février 2026).
  • Sur le fixe, 43 % des personnes qui y ont subi une fraude ou un démarchage en France jugent à l'automne 2025 les fraudes ou appels indésirables de plus en plus fréquents depuis un an, contre 48 % en 2024 (Arcep, février 2026).
  • En septembre 2023, 48 % des Français interrogés par l'UFC-Que Choisir se disaient plus dérangés par le démarchage que l'année précédente (UFC-Que Choisir, octobre 2023).
  • À l'inverse, 20 % des Français interrogés par l'UFC-Que Choisir en septembre 2023 se disaient moins souvent dérangés par le démarchage que l'année précédente (UFC-Que Choisir, octobre 2023).
  • Dans les six pays de l'enquête Hiya, dont la France, 39 % des consommateurs disent en décembre 2025 et janvier 2026 avoir reçu plus d'appels indésirables (« phone spam ») en douze mois qu'au cours des douze mois précédents, et 26 % en avoir reçu moins (Hiya, juin 2026).

Numéros inconnus : décroche-t-on encore ?

Face à un numéro inconnu, la plupart des Français laissent sonner ; ceux qui décrochent à chaque fois sont une petite minorité.

En France, à l'automne 2025, parmi les 3 493 personnes qui voient s'afficher le numéro de l'appelant, 7 % décrochent toujours quand ce numéro leur est inconnu, 24 % parfois, 31 % rarement et 38 % jamais. Il arrive à 92 % d'entre elles (3 208 personnes) de ne pas décrocher. Parmi ces dernières, 60 % bloquent ensuite le numéro sur leur téléphone, 25 % le recherchent sur internet, 16 % le signalent au moyen d'une application dédiée ou auprès de leur opérateur, de l'Arcep ou d'un autre organisme (13 % en 2024), 2 % font autre chose et 25 % ne font rien de particulier.
Figure 3 : ce que font les Français quand un numéro inconnu s'affiche. Seuls 7 % décrochent toujours et 38 % ne décrochent jamais ; il arrive à 92 % de ne pas répondre, et 60 % de ceux-là bloquent ensuite le numéro sur leur téléphone. C'est le réflexe auquel se heurte tout appel passé depuis un numéro que son destinataire ne connaît pas. Enquête CSA pour l'Arcep publiée en février 2026, auprès de 3 493 personnes qui voient s'afficher le numéro de l'appelant. Source : Arcep, Observatoire de la satisfaction client, édition 2026, octobre 2025. Capture d'une page du document de la source, capturée le 4 octobre 2026.

Combien de personnes ne décrochent plus quand le numéro est inconnu ?

En France, il arrive à presque toutes les personnes qui voient s'afficher le numéro de l'appelant de ne pas décrocher quand ce numéro leur est inconnu. Les enquêtes menées à l'étranger vont dans le même sens.

  • En France, 92 % des personnes qui voient s'afficher le numéro de l'appelant disent à l'automne 2025 qu'il leur arrive de ne pas décrocher quand ce numéro leur est inconnu (Arcep, février 2026).
  • À l'automne 2025, 7 % des personnes qui voient s'afficher le numéro de l'appelant en France disent toujours décrocher quand il leur est inconnu, et 24 % parfois (Arcep, février 2026).
  • À l'automne 2024, 36 % des personnes qui voyaient s'afficher le numéro de l'appelant en France disaient ne jamais décrocher quand il leur était inconnu (Arcep, avril 2025).
  • Aux États-Unis, 19 % des adultes déclaraient en juillet 2020 répondre, en général, quand un numéro inconnu appelle sur leur téléphone portable (Pew Research Center, décembre 2020).
  • Dans les six pays de l'enquête Hiya, dont la France, 14 % des consommateurs décrochent immédiatement quand ils ne reconnaissent pas le numéro, en décembre 2025 et janvier 2026 ; Hiya en conclut que 86 % ne répondent pas aux numéros inconnus (Hiya, juin 2026).
  • En décembre 2021, 26 % des adultes interrogés en ligne par YouGov dans plusieurs pays disaient ne jamais répondre aux numéros qu'ils ne reconnaissaient pas (YouGov, février 2022).

Que fait-on après l'appel d'un numéro inconnu : bloquer, chercher le numéro, signaler ?

En France, après un appel d'un numéro inconnu resté sans réponse, on bloque ce numéro bien plus souvent qu'on ne le recherche sur internet ou qu'on ne le signale.

  • À l'automne 2024, 58 % des personnes à qui il arrivait de ne pas décrocher face à un numéro inconnu en France bloquaient ensuite ce numéro sur leur téléphone (Arcep, avril 2025).
  • En France, 25 % des personnes à qui il arrive de ne pas décrocher face à un numéro inconnu recherchent ensuite ce numéro sur internet, à l'automne 2025 (Arcep, février 2026).
  • À l'automne 2025, 16 % des personnes à qui il arrive de ne pas décrocher face à un numéro inconnu en France le signalent ensuite (application dédiée, opérateur, Arcep ou autre organisme), contre 13 % un an plus tôt (Arcep, février 2026).
  • Dans les six pays de l'enquête Hiya, dont la France, 28 % des consommateurs rejettent immédiatement l'appel d'un numéro qu'ils ne reconnaissent pas, en décembre 2025 et janvier 2026 (Hiya, juin 2026).
  • Pendant la sonnerie, 13 % des consommateurs des six pays de l'enquête Hiya cherchent sur Google le numéro qu'ils ne reconnaissent pas, en décembre 2025 et janvier 2026 (Hiya, juin 2026).

Sur les appels manqués et les messages vocaux, voir Statistiques appels manqués : que valent les chiffres ?.

Qui décroche encore, et qu'est-ce qui ferait décrocher les autres ?

Dans le sondage international de YouGov, les plus jeunes disent moins souvent que leurs aînés ne jamais répondre aux numéros inconnus. Au Royaume-Uni, la crainte du spam ou des arnaques est le premier motif invoqué pour ignorer un appel ; selon Hiya, le nom vérifié de l'entreprise inciterait le plus à décrocher.

  • En France, 34 % des adultes interrogés par YouGov en décembre 2021 disaient ne jamais répondre aux numéros qu'ils ne reconnaissaient pas (YouGov, février 2022).
  • Tous pays confondus, 34 % des 55 ans et plus interrogés par YouGov en décembre 2021 disaient ne jamais répondre aux numéros inconnus, contre 19 % des 18-24 ans (YouGov, février 2022).
  • Au Royaume-Uni, 63 % des adultes qui se disent susceptibles d'ignorer un appel entrant citent la crainte du spam ou des arnaques, premier motif avancé dans l'enquête Opinium d'avril 2024 pour le comparateur Uswitch (Uswitch, avril 2024).
  • Dans les six pays de l'enquête Hiya, dont la France, le nom vérifié de l'entreprise est l'information qui inciterait le plus à décrocher pour 29 % des consommateurs, réponse la plus citée en décembre 2025 et janvier 2026 (Hiya, juin 2026).

Un professionnel qui rappelle un client se heurte au même réflexe. Quand il ne peut pas répondre à un appel, Rappli envoie automatiquement un SMS à l'appelant : un lien vers un formulaire pour préciser sa demande, ou le message rédigé par le professionnel. Voir comment fonctionne Rappli.

Se protéger : Bloctel, blocage et applications de filtrage

Bloctel n'a jamais couvert qu'une minorité de lignes, et son efficacité n'apparaît pas dans les enquêtes. Depuis sa fermeture, il reste au consommateur la règle du consentement préalable et les outils de blocage de son téléphone.

En France, à l'automne 2025, 38 % des détenteurs d'un téléphone mobile utilisent une application mobile pour bloquer certains appels (37 % en 2024) et 19 % des personnes qui ont une ligne fixe dans leur forfait internet disposent d'un dispositif de protection des appels sur ce téléphone fixe (17 % en 2024). Au total, 52 % des personnes équipées d'un mobile ou d'un fixe ont recours à au moins un outil pour bloquer les appels. Selon l'opérateur, ces parts vont de 36 % à 42 % pour l'application mobile, de 18 % à 20 % pour le fixe et de 49 % à 53 % pour l'ensemble.
Figure 4 : recours des Français aux outils de blocage des appels indésirables. Sur le mobile, 38 % utilisent une application pour bloquer certains appels ; sur le fixe, 19 % disposent d'un dispositif de protection ; au total, 52 % ont recours à au moins un outil. Une personne équipée sur deux utilisait donc déjà un outil de blocage à l'automne 2025, avant la fin de Bloctel, le 11 août 2026. Les petits cercles détaillent chaque part par opérateur. Enquête CSA pour l'Arcep publiée en février 2026, auprès des personnes équipées d'un téléphone mobile ou d'une ligne fixe par leur abonnement internet. Source : Arcep, Observatoire de la satisfaction client, édition 2026, octobre 2025. Capture d'une page du document de la source, capturée le 4 octobre 2026.

Combien de personnes étaient inscrites sur Bloctel, et cela les protégeait-il ?

Bloctel comptait quelques millions de consommateurs inscrits, bien moins que ne le suggère la part des personnes qui, interrogées pour l'Arcep, se déclarent inscrites ; ni le régulateur ni le Sénat ne commentent cet écart. Les personnes qui se disent inscrites ne sont pas moins sollicitées que les autres.

  • Au 2 novembre 2024, 6 237 328 consommateurs étaient inscrits sur Bloctel, selon les données de son gestionnaire Consoprotec publiées par le Sénat (Bloctel, novembre 2024).
  • À cette date du 2 novembre 2024, 12 384 823 numéros de téléphone étaient inscrits sur Bloctel, d'après les mêmes données de Consoprotec (Bloctel, novembre 2024).
  • En France, 52 % des personnes équipées d'un mobile ou d'une ligne fixe par leur abonnement internet se déclarent inscrites sur Bloctel à l'automne 2025, contre 46 % un an plus tôt (Arcep, février 2026).
  • Parmi les personnes qui se déclarent inscrites sur Bloctel, 96 % ont rencontré au moins une sollicitation indésirable en trois mois (appel indésirable ou frauduleux, SMS non sollicité, appel de personnes disant avoir été appelées par leur numéro), à l'automne 2025 (Arcep, février 2026).
  • Parmi les personnes qui déclarent ne pas être inscrites sur Bloctel, 92 % ont rencontré au moins une de ces sollicitations indésirables en trois mois, à l'automne 2025 (Arcep, février 2026).

Combien de numéros Bloctel retirait-il des fichiers de prospection ?

Bloctel retirait des dizaines de millions de numéros par jour des fichiers de prospection, selon le ministère, soit une faible part des numéros soumis. Un même numéro pouvait être retiré plusieurs fois.

  • Bloctel comptait 673 entreprises adhérentes en 2021 et 2 430 au 2 novembre 2024, selon les données de Consoprotec publiées par le Sénat (Bloctel, novembre 2024).
  • Entre janvier 2022 et l'automne 2024, les professionnels ont confronté plus de 330 milliards de numéros de téléphone au fichier Bloctel, selon le rapport n° 118 du Sénat (Bloctel, novembre 2024).
  • De janvier 2022 à l'automne 2024, la confrontation des fichiers des professionnels à la liste Bloctel a conduit au retrait de 24,5 milliards de numéros de ces fichiers de prospection, selon le Sénat (Bloctel, novembre 2024).
  • Selon le rapport n° 118 du Sénat, seul un numéro sur 13 soumis à Bloctel par les professionnels depuis janvier 2022 a été retiré de leurs fichiers de prospection (Bloctel, novembre 2024).
  • Les professionnels soumettaient à Bloctel environ 360 millions de numéros par jour en moyenne, selon la réponse ministérielle du 1er mai 2025 (Ministère de l'Économie, mai 2025).
  • Selon cette réponse ministérielle du 1er mai 2025, 30 millions de numéros étaient retirés chaque jour, en moyenne, des fichiers de prospection commerciale après leur passage par Bloctel (Ministère de l'Économie, mai 2025).

Combien de personnes utilisent un outil de blocage ou une application de filtrage ?

En France, une courte majorité des personnes équipées d'un mobile ou d'une ligne fixe utilisent au moins un outil pour bloquer les appels indésirables, le plus souvent sur le mobile. Hiya, qui vend ce type de solution, mesure dans six pays l'usage des fonctions de filtrage intégrées au téléphone.

  • En France, 52 % des personnes équipées d'un mobile ou d'une ligne fixe par leur abonnement internet ont recours à au moins un outil pour bloquer les appels indésirables, à l'automne 2025 (Arcep, février 2026).
  • À l'automne 2025, 38 % des détenteurs d'un mobile en France utilisent une application mobile pour bloquer certains appels, contre 37 % un an plus tôt (Arcep, février 2026).
  • Dans les six pays de l'enquête Hiya, dont la France, 33 % des consommateurs n'utilisent aucune fonction de filtrage des appels sur leur mobile, en décembre 2025 et janvier 2026 (Hiya, juin 2026).
  • Les fonctions de filtrage de Google, comme Call Screen sur Android, sont utilisées par 26 % des consommateurs des six pays de l'enquête Hiya, en décembre 2025 et janvier 2026 (Hiya, juin 2026).
  • Les fonctions de filtrage d'Apple, comme Live Voicemail ou Silence Unknown Callers, sont utilisées par 18 % des consommateurs des six pays de l'enquête Hiya, en décembre 2025 et janvier 2026 (Hiya, juin 2026).

Pour les professionnels, voir le guide Appels indésirables : filtrer sans rater un client.

Signalements, contrôles et sanctions en France

Sur SignalConso, les signalements pour démarchage téléphonique augmentent d'année en année, et les amendes de la DGCCRF aussi, en nombre comme en montant.

Amendes administratives prononcées par la DGCCRF en application des articles L. 242-12, L. 242-14 et L. 242-16 du code de la consommation, de 2019 à 2023. Nombre d'amendes prononcées : 76 en 2019, 111 en 2020, 138 en 2021, 158 en 2022 et 198 en 2023. Montant total : 1,14 million d'euros en 2019, 2,06 millions en 2020, 2,08 millions en 2021, 3,4 millions en 2022 et 4,4 millions en 2023.
Figure 5 : nombre et montant total des amendes administratives prononcées par la DGCCRF pour manquement aux règles du démarchage téléphonique, de 2019 à 2023. En quatre ans, le nombre d'amendes est passé de 76 à 198 et leur montant total de 1,14 à 4,4 millions d'euros : ce montant a presque quadruplé. Tableau publié sur www.senat.fr, dans le rapport n° 118 (2024-2025) de la commission des lois du Sénat, rapporteure Olivia Richard, déposé le 6 novembre 2024. Source : DGCCRF, Rapport n° 118 du Sénat sur la proposition de loi visant à interdire le démarchage téléphonique, décembre 2023. Capture de la page de la source, capturée le 4 octobre 2026.

Combien de signalements les consommateurs déposent-ils ?

Le nombre de signalements dépend du guichet : SignalConso, Bloctel, J'alerte l'Arcep et la CNIL tiennent chacun leur décompte, et ces décomptes ne s'additionnent pas. Ces démarches volontaires ne mesurent pas le nombre d'appels.

  • En 2024, SignalConso, la plateforme de la DGCCRF, avait enregistré 51 870 signalements pour démarchage téléphonique (DGCCRF, juin 2026).
  • En 2023, la même plateforme SignalConso de la DGCCRF avait enregistré 27 974 signalements pour démarchage téléphonique (DGCCRF, juin 2026).
  • À compter du 1er octobre 2021, début de la concession alors en cours, les consommateurs ont déposé environ 770 000 réclamations auprès de Bloctel en un peu plus de trois ans, indique le ministère le 1er mai 2025 (Ministère de l'Économie, mai 2025).
  • En 2025, les signalements reçus par J'alerte l'Arcep dans la catégorie « appels et messages non sollicités ou abusifs » ont augmenté de 113 % par rapport à 2024, soit 12 416 alertes de plus ; l'Arcep précise que ce sont surtout les signalements d'usurpation de numéro qui progressent, avec 10 643 de plus qu'en 2024 (Arcep, février 2026).
  • De 2023 à 2025, les signalements de cette catégorie « appels et messages non sollicités ou abusifs » reçus par J'alerte l'Arcep ont augmenté de 1 052 %, à partir d'un niveau très bas (Arcep, février 2026).
  • En 2023, la CNIL a reçu 878 plaintes liées à la prospection commerciale par téléphone, selon les données qu'elle a communiquées au Sénat (CNIL, novembre 2024).

Combien d'entreprises sont contrôlées, et combien sont en infraction ?

La DGCCRF a contrôlé plusieurs milliers d'établissements par an en 2023 et en 2024, et la moitié ou davantage ne respectaient pas la réglementation sur le démarchage téléphonique. Ces contrôles sont ciblés : leurs résultats ne valent pas pour l'ensemble des entreprises.

  • Lors de son enquête de 2020 sur le démarchage téléphonique, la DGCCRF a contrôlé 791 établissements, le plus souvent à la suite de signalements de consommateurs (DGCCRF, décembre 2022).
  • En 2020, 51 % des établissements contrôlés par la DGCCRF dans cette enquête sur le démarchage téléphonique étaient en anomalie (DGCCRF, décembre 2022).
  • À l'issue de son enquête de 2020, la DGCCRF a adressé 185 avertissements à des professionnels qui n'informaient pas les consommateurs de la possibilité de s'inscrire sur la liste d'opposition (DGCCRF, décembre 2022).
  • Pour défaut d'information sur la liste d'opposition, l'enquête de la DGCCRF de 2020 sur le démarchage téléphonique a aussi donné lieu à 175 injonctions (DGCCRF, décembre 2022).
  • L'enquête de 2020 de la DGCCRF a aussi abouti à 49 procès-verbaux administratifs, pour usage de listes non expurgées des numéros inscrits sur Bloctel ou démarchage dans la rénovation énergétique malgré l'interdiction (DGCCRF, décembre 2022).
  • En 2024, la DGCCRF a contrôlé plus de 6 200 établissements, dont la moitié ne respectaient pas la réglementation sur le démarchage téléphonique, indique le ministère le 1er mai 2025 (Ministère de l'Économie, mai 2025).

Quelles amendes, et que change la loi depuis le 11 août 2026 ?

Les amendes prononcées par la DGCCRF pour démarchage téléphonique se chiffrent en millions d'euros par an. Le nouveau régime repose sur le consentement préalable ; les documents consultés n'en donnent encore aucun bilan, et les règles applicables aux entreprises sont détaillées dans Prospection par email et téléphone : les règles en 2026.

  • En 2019, la DGCCRF avait prononcé 76 amendes administratives pour manquement aux règles du démarchage téléphonique, d'un montant total de 1,14 million d'euros (DGCCRF, novembre 2024).
  • En 2025, les contrôles de la DGCCRF sur le démarchage téléphonique ont abouti à la notification de plus de 11 millions d'euros d'amendes ; ces amendes notifiées n'ont pas forcément le même périmètre que les amendes prononcées jusqu'en 2023 (DGCCRF, juin 2026).
  • Au 1er mai 2025, le non-respect des règles du démarchage téléphonique exposait à une amende administrative de 75 000 euros pour une personne physique et de 375 000 euros pour une personne morale, rappelle le ministère (Ministère de l'Économie, mai 2025).
  • La loi du 30 juin 2025 crée l'article L. 132-14-1 du code de la consommation, qui porte à cinq ans d'emprisonnement et 500 000 euros d'amende les peines prévues lorsqu'un abus de faiblesse suit un démarchage par téléphone (Légifrance, juillet 2025).

À l'étranger : listes d'opposition, plaintes et appels automatisés

Les listes d'opposition étrangères comptent des millions de numéros sans faire disparaître les appels. Aux États-Unis, les plaintes ont reculé depuis 2021 alors que le volume estimé d'appels automatisés reste du même ordre d'une année à l'autre ; en Allemagne, les plaintes augmentent.

Plaintes pour appels non désirés reçues par la Federal Trade Commission (FTC) aux États-Unis, par exercice : 5 008 987 en 2021 (3 427 949 pour des appels automatisés et 1 100 066 pour des appels passés par une personne), 3 054 237 en 2022 (1 844 210 et 889 891), 2 118 808 en 2023 (1 157 748 et 730 159), 2 085 410 en 2024 (1 099 229 et 764 138) et 2 618 077 en 2025 (1 601 611 et 802 144). Le total de chaque exercice comprend aussi les plaintes qui ne précisent pas le type d'appel.
Figure 6 : plaintes pour appels non désirés reçues par la Federal Trade Commission (FTC) aux États-Unis, par exercice, de 2021 à 2025, selon qu'elles visent un appel automatisé (« Robocall », en bleu) ou un appel passé par une personne (« Live Caller », en gris). Le total a presque été divisé par deux en quatre ans, de 5 008 987 à 2 618 077 plaintes, mais il remonte en 2025 après le point bas de 2024 (2 085 410). L'exercice 2025 court du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025. Source : FTC, National Do Not Call Registry Data Book for Fiscal Year 2025, septembre 2025. Capture d'une page du document de la source, capturée le 4 octobre 2026.

Combien de numéros sont inscrits sur les listes d'opposition américaine et canadienne ?

Le registre américain compte des centaines de millions de numéros inscrits, la liste canadienne des millions. Ces registres recensent des numéros, pas des personnes.

  • Au 30 septembre 2025, le registre américain d'opposition au démarchage (National Do Not Call Registry) comptait 258 515 050 numéros inscrits, selon la Federal Trade Commission (FTC), dont l'exercice court du 1er octobre au 30 septembre (FTC, décembre 2025).
  • Pour l'exercice 2021, la FTC recensait 244 302 202 numéros inscrits au registre américain Do Not Call (FTC, décembre 2025).
  • Sur l'exercice 2025, 9 725 organisations ont consulté le registre américain Do Not Call, selon la FTC, contre 12 107 sur l'exercice 2021 (FTC, décembre 2025).
  • Au Canada, 15 095 056 numéros ont été ajoutés depuis 2008 à la Liste nationale de numéros de télécommunication exclus (LNNTE), la liste d'opposition au démarchage, et 57 361 en ont été retirés, selon le CRTC (CRTC, octobre 2025).
  • Entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025, 157 934 numéros canadiens ont été inscrits sur la liste nationale d'opposition au démarchage, selon le CRTC (CRTC, octobre 2025).
  • Au Canada, 1 030 télévendeurs se sont enregistrés auprès de l'exploitant de la liste nationale d'opposition au démarchage sur l'exercice 2024-2025, selon le CRTC (CRTC, octobre 2025).

Combien de plaintes les régulateurs étrangers reçoivent-ils ?

Les régulateurs reçoivent des millions de plaintes par an aux États-Unis, des dizaines de milliers au Canada et en Allemagne. Ces totaux ne se comparent pas d'un pays à l'autre.

  • Sur l'exercice 2025 (du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025), la Federal Trade Commission (FTC) a reçu 2 618 077 plaintes de consommateurs américains pour des appels non désirés (FTC, décembre 2025).
  • Sur l'exercice 2021, la FTC avait reçu 5 008 987 plaintes pour des appels non désirés aux États-Unis, le total le plus élevé des exercices 2021 à 2025 (FTC, décembre 2025).
  • Au Canada, 26 105 plaintes ont été déposées auprès de l'exploitant de la liste nationale d'opposition au démarchage entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025, selon le CRTC (CRTC, octobre 2025).
  • Les appels reçus alors que le numéro du plaignant figurait déjà sur la liste nationale d'opposition font l'objet de 86 % des plaintes déposées au Canada en 2024-2025 (CRTC, octobre 2025).
  • En 2024, la Bundesnetzagentur avait reçu 37 561 plaintes écrites pour publicité téléphonique non autorisée en Allemagne (Bundesnetzagentur, janvier 2026).
  • En 2025, la Bundesnetzagentur a infligé plus de 1,099 million d'euros d'amendes pour publicité téléphonique non autorisée en Allemagne, contre 1,37 million d'euros en 2024 (Bundesnetzagentur, janvier 2026).

Combien d'appels automatisés les Américains reçoivent-ils ?

Les Américains reçoivent plusieurs dizaines de milliards d'appels automatisés par an, selon l'estimation que YouMail, éditeur d'une application de blocage, extrapole à partir de ses utilisateurs. Ce total inclut des appels légitimes.

  • En 2024, YouMail avait estimé à 52,8 milliards le nombre d'appels automatisés reçus aux États-Unis, un total proche de celui de 2025 (YouMail, octobre 2026).
  • Sur les cinq dernières années, le total annuel le plus élevé estimé par YouMail est celui de 2023 : 55,0 milliards d'appels automatisés aux États-Unis (YouMail, octobre 2026).
  • En décembre 2025, les Américains ont reçu en moyenne 132,6 millions d'appels automatisés par jour, selon l'estimation de YouMail (YouMail, janvier 2026).
  • Dans une étude publiée en 2020, des chercheurs de la North Carolina State University ont enregistré 1 481 201 appels non sollicités en onze mois sur des lignes témoins américaines (NC State University, août 2020).
  • Dans cette étude américaine de 2020, chaque ligne témoin, au numéro jamais communiqué, a reçu en moyenne un appel non sollicité tous les 8,42 jours (NC State University, août 2020).
  • Décrocher n'a pas fait augmenter les appels dans cette étude de 2020 : sur 3 000 lignes témoins américaines tirées au sort, les chercheurs n'ont mesuré aucun écart significatif entre six semaines sans réponse et les six semaines suivantes, où tous les appels étaient pris (NC State University, août 2020).

Méthodologie et sources

Cette page ne retient que des chiffres lus dans leur document d'origine : enquêtes et bilans de régulateurs (Arcep, FTC, CRTC, Bundesnetzagentur), données d'administrations et textes officiels (DGCCRF, ministère de l'Économie, CNIL, Légifrance, Commission européenne), enquêtes d'une association de consommateurs et d'instituts (UFC-Que Choisir, Pew Research Center, YouGov), études d'entreprises (Hiya, YouMail, Uswitch) et un article de recherche de la North Carolina State University. Les données de Bloctel, de la DGCCRF et de la CNIL publiées par le Sénat sont attribuées à l'organisme qui les a produites ; celles de Bloctel ne sont plus en ligne depuis la fermeture du service. L'Arcep réunit fraudes et appels indésirables dans ses questions.

Pour les appels sur mobile, la barre de 2025 et la courbe d'évolution de son graphique diffèrent d'un point : la page retient la barre. Pour le type et l'origine des appels intempestifs, la base affichée dépasse l'échantillon principal, sans que le rapport l'explique. L'effectif et les dates de l'enquête publiée par l'UFC-Que Choisir en 2026 ne figurent pas dans la partie de l'article en accès libre ; la suite, réservée aux abonnés, n'a pas été lue.

Hiya et YouMail vendent des outils de filtrage ou de blocage d'appels, Uswitch est un comparateur d'offres, et le rapport de Hiya ne précise ni l'âge des répondants ni le mode de recueil. Tous les chiffres ont été vérifiés dans leur source le 4 octobre 2026 ; la page est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • Démarchage téléphonique : appel passé par un professionnel à un consommateur pour lui proposer un bien ou un service (prospection commerciale par téléphone).
  • Appel indésirable : appel que la personne appelée n'a pas sollicité et ne souhaite pas recevoir. Selon les enquêtes, la notion recouvre le seul démarchage ou y ajoute les tentatives de fraude.
  • Consentement préalable : accord donné par le consommateur avant d'être appelé. En France, le démarchage téléphonique y est subordonné depuis la fin de Bloctel, sauf pour les appels qui se rapportent à un contrat en cours.
  • Liste d'opposition : registre où un consommateur inscrit son numéro pour ne plus être démarché ; les entreprises doivent retirer ces numéros de leurs fichiers de prospection.
  • Bloctel : liste d'opposition française au démarchage téléphonique, service public confié par concession à la société Consoprotec à partir de 2021 et fermé en août 2026.
  • SignalConso : plateforme de la DGCCRF sur laquelle les consommateurs signalent un problème rencontré avec une entreprise.
  • J'alerte l'Arcep : plateforme de l'Arcep qui recueille les signalements des utilisateurs sur les problèmes rencontrés avec leurs opérateurs.
  • Arcep : Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse.
  • DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, administration du ministère de l'Économie chargée des contrôles.
  • CNIL : Commission nationale de l'informatique et des libertés, autorité chargée de la protection des données personnelles.
  • Amende administrative : sanction financière prononcée par l'administration elle-même, ici la DGCCRF, sans passer par un tribunal.
  • Appel automatisé (robocall) : appel composé par un automate, qui diffuse le plus souvent un message préenregistré.
  • Numéro masqué : numéro de l'appelant qui ne s'affiche pas sur le téléphone de la personne appelée.
  • Do Not Call Registry : registre américain d'opposition au démarchage téléphonique, tenu par la Federal Trade Commission (FTC).
  • Liste nationale de numéros de télécommunication exclus (LNNTE) : liste canadienne d'opposition au démarchage téléphonique, placée sous l'autorité du CRTC, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.
  • Bundesnetzagentur : agence fédérale allemande des réseaux, qui reçoit les plaintes pour publicité téléphonique non autorisée.

Sources