Téléphone, appels et messages

105 chiffres sur le téléphone au volant en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 31 min de lecture

Dans les fiches d'accident, le téléphone se voit à peine. En France métropolitaine, en 2024, le facteur « téléphone et distracteurs technologiques » est relevé chez 1 % des présumés responsables d'accidents mortels (ONISR, septembre 2025). Les conducteurs, eux, se décrivent autrement : en France, 81 % déclarent qu'il leur arrive de détourner le regard de la route pendant plus de 2 secondes en conduisant (Fondation VINCI Autoroutes, mai 2026). Entre ces deux chiffres, les comptages au bord des routes et les études de risque décrivent un usage courant et un surrisque net.

Cette page réunit les chiffres et les statistiques sur le téléphone au volant, tirés des documents d'origine, en cinq parties : la fréquence de l'usage, le risque mesuré, les accidents et les décès liés à l'inattention, les contrôles et les sanctions, puis le risque routier professionnel, celui des personnes qui roulent pour leur travail. Chaque chiffre est donné avec son pays, son année et sa nature : déclaré dans une enquête, observé au bord des routes, mesuré dans une étude ou estimé par calcul.

Quand la mesure n'existe pas en France, ou pour situer la France parmi d'autres pays, la page cite une source étrangère (États-Unis, Australie, Belgique, Angleterre et pays de Galles) ou européenne, et le signale.

Chiffres clés

  • En France, 77 % des conducteurs déclarent utiliser leur smartphone ou programmer leur GPS au volant (enquête de février-mars 2026) (Fondation VINCI Autoroutes, mai 2026).
  • En France, 49 % des conducteurs de 16 à 24 ans déclarent envoyer ou lire des SMS ou des courriels en conduisant (enquête de février-mars 2026) (Fondation VINCI Autoroutes, mai 2026).
  • En France, en 2024, hors agglomération, 5,8 % des conducteurs de voitures observés de jour utilisent un téléphone tenu en main ou à l'oreille, contre 12,2 % des conducteurs de véhicules utilitaires et 8,6 % des conducteurs de poids lourds (ONISR, septembre 2025).
  • Utiliser un téléphone tenu en main multiplie le risque d'accident par 3,6 par rapport à une conduite attentive et sobre (États-Unis, étude en conduite réelle sur plus de 3 500 conducteurs, 2016) (Virginia Tech, février 2016).
  • Composer un numéro sur un téléphone tenu en main multiplie le risque d'accident par 12,2 par rapport à une conduite attentive et sobre (États-Unis, étude en conduite réelle, 2016) (Virginia Tech, février 2016).
  • Téléphoner avec un kit mains libres multiplie le risque d'accident par 3,8 dans une étude australienne publiée en 2005 (Perth, accidents d'avril 2002 à juillet 2004, usage dans les dix minutes précédant l'accident) (McEvoy et al., BMJ, août 2005).
  • Traiter une seule notification prend près de 13 secondes au conducteur (France, simulateur de conduite, 24 conducteurs, mai 2025) (Assurance Prévention, juillet 2025).
  • En France, 10,5 % des accidents de la route, corporels ou matériels, seraient attribuables au téléphone au volant, tenu en main ou en mains libres (estimation publiée en 2011) (Inserm et Ifsttar, mars 2011).
  • Aux États-Unis, 3 208 personnes ont été tuées en 2024 dans un accident impliquant un conducteur distrait, après 3 154 en 2020 et 3 521 en 2021, le plus haut de la période 2020-2024 ; cela représente chaque année 8 % des tués sur la route (NHTSA, avril 2026).
  • En France, 652 454 contraventions ont été relevées en 2024 pour l'usage d'un distracteur au volant : téléphone tenu en main, dispositif porté à l'oreille ou écran dans le champ de vision du conducteur (ONISR, décembre 2025).
  • En France, 1,7 million de points de permis ont été retirés en 2024 pour l'usage du téléphone ou des oreillettes au volant (ONISR, décembre 2025).
  • En France, en 2023, la route représente 30 % des accidents mortels liés au travail chez les salariés du régime général et du régime agricole (trajet domicile-travail et mission) (Assurance Maladie et MSA, juin 2025).
  • En France métropolitaine, de 2022 à 2024, l'inattention est relevée chez 27 % des présumés responsables d'un accident mortel survenu lors d'un trajet professionnel, et chez 43 % d'entre eux en agglomération (ONISR, septembre 2025).
  • En France, 58 % des dirigeants de TPE-PME reconnaissent utiliser leur téléphone au volant lors de leurs déplacements professionnels (baromètre réalisé par l'Ifop, publié en mai 2026) (MMA, mai 2026).

Qui utilise son téléphone en conduisant

Le geste est bref, mais il est ordinaire. La plupart des conducteurs français reconnaissent se servir de leur téléphone en roulant, et les jeunes plus que les autres.

Part des conducteurs de véhicules particuliers observés de jour, à l'arrêt à un stop ou à un feu, avec un téléphone aux États-Unis, de 2015 à 2024 (enquête NOPUS de la NHTSA). Téléphone tenu à l'oreille : 3,8 % en 2015, 2,1 % en 2023, 1,9 % en 2024. Appareil tenu en main et manipulé : 2,2 % en 2015, 3,0 % en 2023, 4,5 % en 2024. Conversation avec une oreillette visible : entre 0,4 % et 0,6 % selon les années.
Figure 1 : part des conducteurs de véhicules particuliers observés de jour, à l'arrêt à un stop ou à un feu, avec un téléphone, aux États-Unis, de 2015 à 2024. À un instant donné, peu de conducteurs sont vus avec un téléphone : en 2024, 1,9 % le tiennent à l'oreille et 4,5 % manipulent un appareil tenu en main. Sur la période, le téléphone à l'oreille a reculé de moitié (3,8 % en 2015), tandis que la manipulation d'un appareil a doublé (2,2 % en 2015). Pour les manipulations, le point de 2021 a été relevé selon un protocole différent, précise la NHTSA. Graphique américain : la méthode diffère de celle des comptages français de l'ONISR. Source : NHTSA, Driver Electronic Device Use in 2024, Research Note DOT HS 813 788, série de 2015 à 2024, dernier relevé en juin 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien de conducteurs français disent utiliser leur téléphone en conduisant ?

Plus de six conducteurs français sur dix déclarent téléphoner en conduisant, le plus souvent en mains libres. Ces parts viennent de sondages ; les deux baromètres cités ne posent pas les mêmes questions et ne se comparent pas terme à terme.

  • En France, 62 % des conducteurs déclarent téléphoner en conduisant, selon l'enquête Ipsos bva de février-mars 2026 (Fondation VINCI Autoroutes, mai 2026).
  • Dans cette enquête, 58 % des conducteurs français déclarent téléphoner avec un système Bluetooth à haut-parleur intégré et 16 % avec le téléphone tenu en main (Fondation VINCI Autoroutes, mai 2026).
  • Toujours en 2026, 29 % des conducteurs français déclarent envoyer ou lire des SMS ou des courriels en conduisant (Fondation VINCI Autoroutes, mai 2026).
  • Dans la même enquête, 36 % des conducteurs français déclarent utiliser en conduisant une application pour signaler un événement aux autres conducteurs (Fondation VINCI Autoroutes, mai 2026).
  • Le baromètre réalisé par Ergocentre pour la Fondation MAIF compte, en 2023, 69 % de conducteurs français qui déclarent utiliser leur smartphone au volant, tous usages confondus (Fondation MAIF, juin 2023).
  • Le GPS du smartphone est le premier usage cité dans ce baromètre de 2023 : 59 % des conducteurs français déclarent l'utiliser en conduisant (Fondation MAIF, juin 2023).
  • Dans l'édition 2024 de ce baromètre, 83 % des conducteurs français de 18 à 35 ans déclarent utiliser leur smartphone au volant, quels que soient l'usage et le moyen d'utilisation (Fondation MAIF, décembre 2024).

Combien de conducteurs téléphonent réellement, quand on les observe au bord des routes ?

Moins d'un automobiliste sur dix est vu avec un téléphone à un instant donné : ces comptages saisissent un moment de la circulation, d'où des taux bien plus bas que les parts déclarées. Les taux français hors agglomération, plus élevés pour les véhicules utilitaires et les poids lourds, figurent dans les chiffres clés.

  • En France, en 2024, 7,7 % des conducteurs de voitures de tourisme observés dans les grandes agglomérations utilisent un téléphone ou portent des oreillettes (ONISR, septembre 2025).
  • En Belgique, en 2023, 2,0 % des kilomètres parcourus de jour l'ont été par un conducteur qui tenait en main un appareil mobile à écran, le plus souvent un téléphone (Institut Vias, février 2026).
  • Cette part belge recule : elle était de 4,5 % en 2013 et de 3,2 % en 2020 (Institut Vias, février 2026).
  • En Angleterre, à l'automne 2023, 0,3 % des conducteurs observés en semaine utilisaient un téléphone tenu en main (Department for Transport, mai 2024).
  • Aux États-Unis, 4,5 % des conducteurs de véhicules particuliers observés de jour, à l'arrêt à un stop ou à un feu, manipulaient un appareil tenu en main en 2024, contre 3,0 % en 2023 (NHTSA, avril 2026).
  • Chez les conducteurs américains de 16 à 24 ans, cette part atteint 8,7 % en 2024, son plus haut niveau depuis le début de la mesure en 2005 (NHTSA, avril 2026).

Les conducteurs français téléphonent-ils plus au volant que ceux des autres pays ?

Non. En 2023, la France est dans la moyenne européenne pour le téléphone tenu en main, et c'est, des 22 pays européens de l'enquête, celui où les automobilistes déclarent le moins téléphoner en mains libres. L'enquête américaine, menée à part, n'entre pas dans cette comparaison.

  • En 2023, dans les 22 pays européens de l'enquête ESRA3, 22,2 % des automobilistes déclarent avoir téléphoné appareil en main en conduisant au moins une fois au cours des 30 derniers jours, et 23,2 % avoir lu un message ou consulté les réseaux sociaux ou l'actualité (ESRA, juillet 2024).
  • En France, la même année, 22,1 % des automobilistes déclarent avoir téléphoné appareil en main en conduisant au cours des 30 derniers jours (ESRA, juillet 2024).
  • Toujours en France en 2023, 20,8 % déclarent avoir lu un message ou consulté les réseaux sociaux ou l'actualité en conduisant au cours des 30 derniers jours (ESRA, juillet 2024).
  • Pour le téléphone en mains libres, la France affiche en 2023 la part la plus basse des 22 pays européens de l'enquête : 38,7 % des automobilistes français déclarent l'avoir utilisé en conduisant au cours des 30 derniers jours, contre 75,5 % au Luxembourg, la part la plus haute (ESRA, juillet 2024).
  • Aux États-Unis, à l'été 2025, 32 % des conducteurs déclarent avoir conduit en tenant leur téléphone pour parler au cours des 30 derniers jours (AAA Foundation, juin 2026).

Le risque mesuré

Le surrisque est établi, et il ne tient pas seulement à la main occupée. Composer un numéro ou écrire un message pèse bien plus lourd que la conversation, et le kit mains libres ne ramène pas le risque à la normale.

Extrait du tableau des rapports de cotes de l'étude américaine en conduite réelle de Dingus et al. (2016), partie consacrée aux distractions observables. Toutes distractions : 2,0, présentes 51,93 % du temps de conduite ordinaire. Téléphone tenu en main, tous usages : 3,6 (intervalle de confiance de 2,9 à 4,5), 6,40 % du temps. Composer un numéro : 12,2. Écrire un message : 6,1. Tendre le bras vers le téléphone : 4,8. Naviguer sur l'écran : 2,7. Parler, téléphone en main : 2,2.
Figure 2 : risque d'accident associé à chaque distraction observée dans l'étude américaine en conduite réelle de Dingus et ses collègues (plus de 3 500 conducteurs filmés dans leur véhicule). La première colonne de chiffres donne le rapport de cotes, calculé en prenant pour référence une conduite attentive et sobre, et son intervalle de confiance à 95 % ; la seconde, la part du temps de conduite ordinaire pendant laquelle l'activité est observée. Le téléphone tenu en main (« Total cell ») multiplie le risque par 3,6 et occupe 6,40 % du temps de conduite ; composer un numéro (« Cell dial ») le multiplie par 12,2, écrire un message (« Cell text ») par 6,1. Source : Virginia Tech, Dingus et al., Driver crash risk factors and prevalence evaluation using naturalistic driving data, PNAS, vol. 113, n° 10, février 2016. Extrait de la figure 2 de l'article, recadré sur les distractions observables, capturé le 5 octobre 2026.

Par combien téléphoner en conduisant multiplie-t-il le risque d'accident ?

L'usage du téléphone en conduisant multiplie le risque d'accident par trois à cinq, selon l'étude et ce qu'elle compare. L'étude australienne publiée en 2005 conclut à un risque multiplié par quatre ; la mesure américaine en conduite réelle figure dans les chiffres clés.

  • À Perth (Australie-Occidentale), chez 456 conducteurs passés par l'hôpital après un accident survenu entre avril 2002 et juillet 2004, l'usage du téléphone dans les dix minutes précédant l'accident est associé à un risque multiplié par 4,1, en rapport de cotes (McEvoy et al., BMJ, août 2005).
  • Dans la même étude australienne, le rapport de cotes atteint 4,9 pour les conducteurs qui utilisaient un téléphone tenu en main (McEvoy et al., BMJ, août 2005).
  • En France, l'expertise collective de l'Inserm et de l'Ifsttar retient en 2011, à partir d'études étrangères de type cas-croisé, un risque relatif d'accident d'environ 3 pour un conducteur qui téléphone (Inserm et Ifsttar, mars 2011).
  • Dans l'étude américaine en conduite réelle de 2016, les conducteurs utilisaient un téléphone tenu en main, pour le manipuler ou pour parler, pendant 6,40 % du temps de conduite ordinaire observé (Virginia Tech, février 2016).
  • Toutes distractions observables confondues, cette étude américaine mesure un risque d'accident 2,0 fois plus élevé qu'en conduite attentive et sobre (Virginia Tech, février 2016).
  • Une distraction observable a été relevée dans 68,3 % des 905 accidents, avec blessure ou dégât matériel, enregistrés par cette étude aux États-Unis (Virginia Tech, février 2016).

Quels gestes sont les plus dangereux : composer un numéro, écrire un message, lire une notification ?

Composer un numéro est le geste le plus risqué mesuré en conduite réelle, devant l'écriture d'un message et le bras tendu vers l'appareil. Une notification suffit à détourner le regard de la route.

  • Écrire un message sur un téléphone tenu en main multiplie le risque d'accident par 6,1 par rapport à une conduite attentive et sobre, selon l'étude américaine en conduite réelle de 2016 (Virginia Tech, février 2016).
  • Tendre le bras pour attraper son téléphone multiplie ce risque par 4,8 dans la même étude américaine (Virginia Tech, février 2016).
  • Naviguer sur l'écran de son téléphone, par exemple pour lire ses courriels, le multiplie par 2,7 dans cette étude menée aux États-Unis (Virginia Tech, février 2016).
  • Parler dans un téléphone tenu en main multiplie le risque d'accident par 2,2, toujours en conduite réelle aux États-Unis (Virginia Tech, février 2016).
  • En France, sur simulateur de conduite (24 conducteurs, mai 2025), un conducteur qui a laissé ses notifications activées détourne les yeux de la route pendant 6 minutes par heure de conduite (Assurance Prévention, juillet 2025).
  • Dans cette étude française sur simulateur, le conducteur qui regarde ses notifications multiplie par 2 son risque d'accident (Assurance Prévention, juillet 2025).

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Le kit mains libres supprime-t-il le risque d'accident ?

Non. La conversation en mains libres laisse subsister un surrisque dans l'étude australienne publiée en 2005 et dégrade la conduite sur simulateur, alors que les conducteurs américains interrogés en 2025 la jugent bien moins dangereuse que le téléphone tenu en main.

  • En France, sur simulateur de conduite (26 conducteurs, mai 2026), le nombre d'excès de vitesse est plus élevé de 20 % lorsque le conducteur mène une conversation téléphonique par le dispositif intégré au véhicule (Assurance Prévention, juillet 2026).
  • Dans la même étude sur simulateur, une conversation téléphonique au volant multiplie par 3 le nombre d'accidents (Assurance Prévention, juillet 2026).
  • Pendant la conversation téléphonique, les erreurs de suivi du GPS augmentent de 84 % dans cette étude française de 2026 (Assurance Prévention, juillet 2026).
  • Sur le parcours effectué en conversation téléphonique, le nombre de freinages brutaux augmente de 24 %, d'après l'étude française sur simulateur de 2026 (Assurance Prévention, juillet 2026).
  • Aux États-Unis, à l'été 2025, 20 % des conducteurs jugent au moins très dangereux d'utiliser une technologie qui permet de se servir de son téléphone en mains libres au volant (AAA Foundation, juin 2026).
  • Dans la même enquête américaine, 69 % des conducteurs jugent au moins très dangereux de tenir son téléphone en main pour parler en conduisant (AAA Foundation, juin 2026).
  • Écrire un SMS ou un courriel en conduisant est jugé au moins très dangereux par 93 % des conducteurs américains interrogés en 2025 (AAA Foundation, juin 2026).

Accidents et décès liés à l'inattention

L'inattention compte parmi les premiers facteurs d'accidents graves, mais le poids propre du téléphone reste mal mesuré en France, où l'estimation de référence date de 2011. Les États-Unis publient, eux, un décompte annuel.

Conducteurs distraits impliqués dans un accident mortel aux États-Unis en 2024, par classe d'âge, et part de ceux qui utilisaient un téléphone. 15-20 ans : 315 conducteurs, 13 %. 21-24 ans : 295, 21 %. 25-34 ans : 667, 16 %. 35-44 ans : 557, 15 %. 45-54 ans : 360, 14 %. 55-64 ans : 335, 10 %. 65-74 ans : 234, 9 %. 75 ans et plus : 194, 5 %.
Figure 3 : conducteurs distraits impliqués dans un accident mortel aux États-Unis en 2024, par classe d'âge (barres), et part de ceux qui utilisaient un téléphone (courbe). Les 25-34 ans sont les plus nombreux, avec 667 conducteurs, mais c'est entre 21 et 24 ans que le téléphone pèse le plus : 21 % des conducteurs distraits de cet âge utilisaient un téléphone, contre 5 % à partir de 75 ans. Graphique américain, établi à partir du fichier national des accidents mortels (FARS) : il ne se compare pas directement aux chiffres français. Source : NHTSA, Distracted Driving in 2024, Research Note DOT HS 813 790, données de 2024 publiées en avril 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quelle part des accidents de la route est liée à l'inattention et au téléphone en France ?

En France, en 2024, un défaut d'attention (inattention, usage du téléphone ou d'un autre distracteur technologique) est relevé chez un conducteur dans 24 % des accidents corporels (ONISR, septembre 2025). Cette catégorie ne distingue pas le téléphone des autres causes d'inattention.

  • En 2024, 419 personnes ont perdu la vie en France dans un accident où un défaut d'attention a été relevé chez un conducteur (ONISR, septembre 2025).
  • L'inattention est citée pour 14 % des présumés responsables d'accidents mortels en France métropolitaine en 2024 : c'est le troisième facteur humain relevé, après la vitesse excessive ou inadaptée (29 %) et l'alcool (22 %) (ONISR, septembre 2025).
  • En France métropolitaine, en 2024, l'inattention est relevée chez 20 % des femmes présumées responsables d'un accident mortel, contre 13 % des hommes (ONISR, septembre 2025).
  • Dans trois accidents mortels de piéton sur quatre, en France métropolitaine en 2024, le conducteur est présumé responsable ; l'inattention est le facteur le plus souvent relevé chez ces conducteurs, à 36 % (ONISR, septembre 2025).
  • L'expertise de l'Inserm et de l'Ifsttar donne en 2011 une seconde estimation, calculée à partir des conducteurs qui possèdent un téléphone : 8,1 % des accidents seraient attribuables au téléphone au volant, résultat que les auteurs jugent « du même ordre de grandeur » que leur première estimation (Inserm et Ifsttar, mars 2011).

Combien de morts la distraction au volant fait-elle chaque année aux États-Unis ?

Aux États-Unis, les accidents impliquant un conducteur distrait ont fait un peu plus de trois mille morts en 2024, d'après les rapports de police (nombre exact dans les chiffres clés). La NHTSA compte les accidents où au moins un conducteur a été signalé distrait ; ce décompte ne se transpose pas à la France.

  • Aux États-Unis, en 2024, 2 955 accidents mortels impliquaient au moins un conducteur distrait, soit 8 % des 36 297 accidents mortels de l'année (NHTSA, avril 2026).
  • D'après les rapports de police américains de 2024, 437 personnes sont mortes dans un accident où au moins un conducteur utilisait son téléphone (NHTSA, avril 2026).
  • L'usage du téléphone par un conducteur est signalé dans 404 accidents mortels aux États-Unis en 2024, soit 14 % des accidents mortels impliquant une distraction (NHTSA, avril 2026).
  • La NHTSA estime à 315 167 le nombre de personnes blessées aux États-Unis en 2024 dans un accident impliquant un conducteur distrait, soit 13 % de l'ensemble des blessés de la route (NHTSA, avril 2026).
  • Une autre étude de la NHTSA, fondée sur l'observation de conducteurs en situation réelle et non sur les rapports de police, estime que la distraction a joué un rôle dans 29 % des accidents de la route aux États-Unis en 2019 et que ces accidents ont fait 10 546 morts cette année-là (NHTSA, avril 2026).

Qui sont les victimes des accidents liés à la distraction au volant ?

Aux États-Unis, en 2024, la majorité des personnes tuées dans un accident impliquant un conducteur distrait sont des passagers, des occupants d'un autre véhicule, des piétons ou des cyclistes. En France, l'ONISR observe aussi la distraction du côté des piétons.

  • Les 25-34 ans forment 22 % des conducteurs distraits impliqués dans un accident mortel aux États-Unis en 2024, et 27 % de ceux que distrayait leur téléphone, alors qu'ils représentent 20 % de l'ensemble des conducteurs impliqués dans un accident mortel (NHTSA, avril 2026).
  • Parmi les personnes tuées aux États-Unis en 2024 dans un accident impliquant un conducteur distrait, 413 étaient ses passagers (13 %) et 856 les occupants d'un autre véhicule (27 %) (NHTSA, avril 2026).
  • Hors des véhicules, 639 personnes ont été tuées dans ces accidents américains de 2024, soit 20 % des victimes : 525 piétons, 75 cyclistes et 39 autres usagers (NHTSA, avril 2026).
  • En France, en 2024, 27 % des piétons observés en train de traverser la chaussée en agglomération utilisent un distracteur : téléphone en main ou à l'oreille, écouteurs ou casque (ONISR, septembre 2025).
  • Cet usage culmine en France, en 2024, chez les piétons de 18 à 35 ans (35 %) et tombe à 3 % chez les plus de 65 ans (ONISR, septembre 2025).

Contrôles et sanctions

Les forces de l'ordre verbalisent beaucoup, et de plus en plus. En France, les contraventions liées au téléphone et aux autres distracteurs se comptent par centaines de milliers chaque année, et les points de permis retirés dépassent le million.

Contraventions relevées en France pour usage d'un distracteur au volant en 2017, 2023 et 2024. Téléphone tenu en main : 395 613, 555 146 puis 590 030, soit +6,3 % en un an et +49 % depuis 2017. Dispositif porté à l'oreille et susceptible d'émettre du son : 23 281, 57 461 puis 61 762, soit +7,5 % et +165 %. Écran dans le champ de vision : 142, 175 puis 662. Total : 419 036, 612 782 puis 652 454, soit +6,5 % et +56 %.
Figure 4 : contraventions relevées en France pour usage d'un distracteur au volant, en 2017, 2023 et 2024. Le téléphone tenu en main fait l'essentiel du total, avec 590 030 contraventions sur 652 454 en 2024 ; pour ce seul motif, le nombre de contraventions a augmenté de 49 % depuis 2017. Les oreillettes progressent plus vite encore (+165 % depuis 2017), à partir d'un niveau bien plus bas. Chiffres de l'ANTAI, l'agence qui traite les contraventions, arrêtés au 11 avril 2025. Source : ONISR, Les infractions au code de la route en France, bilan de l'année 2024, données de 2024 arrêtées en avril 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien d'infractions pour téléphone au volant sont relevées chaque année en France ?

En France, en 2024, 590 030 contraventions ont été relevées pour usage d'un téléphone tenu en main par un conducteur (ONISR, décembre 2025). Le nombre de contraventions mesure l'activité de contrôle autant que le comportement des conducteurs.

  • Les forces de l'ordre nationales (police et gendarmerie) ont relevé 503 342 contraventions pour téléphone tenu en main en France en 2024, et les polices municipales 86 688 (ONISR, décembre 2025).
  • En France, en 2024, 61 762 contraventions ont été relevées pour conduite avec un dispositif porté à l'oreille et susceptible d'émettre du son, c'est-à-dire des oreillettes (ONISR, décembre 2025).
  • Circuler avec un appareil à écran en fonctionnement dans le champ de vision du conducteur, hors aide à la conduite, a donné lieu à 662 contraventions en France en 2024 (ONISR, décembre 2025).
  • Le nombre de contraventions pour téléphone tenu en main a augmenté de 6,3 % en France entre 2023 et 2024 (ONISR, décembre 2025).
  • Tous distracteurs confondus (téléphone, oreillettes, écran), le nombre de contraventions relevées en France a augmenté de 6,5 % entre 2023 et 2024 (ONISR, décembre 2025).

Les verbalisations augmentent-elles, et combien de points de permis coûtent-elles ?

Oui : les verbalisations augmentent nettement depuis 2017, et plus vite pour les oreillettes que pour le téléphone tenu en main, comme le montre la figure 4. Chaque verbalisation pour téléphone tenu en main entraîne un retrait de points ; au total, téléphone et oreillettes comptent pour environ un point retiré sur sept.

  • En France, le nombre de contraventions pour téléphone tenu en main a augmenté de 49 % entre 2017 et 2024 (ONISR, décembre 2025).
  • Pour l'ensemble des distracteurs, le nombre de contraventions relevées en France a augmenté de 56 % entre 2017 et 2024 (ONISR, décembre 2025).
  • L'usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation entraîne de plein droit, en France, le retrait de 3 points du permis de conduire, selon l'article R412-6-1 du code de la route (Légifrance, mai 2020).
  • Le conducteur verbalisé en France pour téléphone tenu en main ou port d'oreillettes encourt aussi une suspension du permis de conduire de 3 ans au plus, d'après le même article (Légifrance, mai 2020).
  • En France, en 2024, le téléphone et les oreillettes représentent 14,6 % des points de permis retirés (ONISR, décembre 2025).
  • Toutes infractions confondues, 11,7 millions de points de permis ont été retirés en France en 2024 (ONISR, décembre 2025).

L'interdiction du téléphone en main est-elle soutenue et contrôlée dans les autres pays ?

L'interdiction du téléphone tenu en main est largement soutenue en Europe comme aux États-Unis, mais peu d'automobilistes européens s'attendent à un contrôle ; la France est sous la moyenne européenne sur ces deux points. En Angleterre et au pays de Galles, les infractions enregistrées augmentent.

  • En Angleterre et au pays de Galles, hors Metropolitan Police (Grand Londres), le nombre d'infractions enregistrées pour usage d'un téléphone tenu en main au volant a augmenté de 11 % entre 2023 et 2024 (Home Office, mars 2026).
  • Sur ce même périmètre anglais et gallois, la part de ces infractions réglées par une amende forfaitaire est passée de 49 % en 2023 à 54 % en 2024 (Home Office, mars 2026).
  • En 2023, dans 22 pays européens, 15,0 % des automobilistes jugent probable d'être contrôlés par la police, lors d'un trajet ordinaire, pour l'usage d'un téléphone tenu en main au volant (ESRA, juillet 2024).
  • En France, 12,6 % des automobilistes jugent probable un tel contrôle dans la même enquête de 2023 (ESRA, juillet 2024).
  • En 2023, en Europe, 79,3 % des personnes interrogées soutiennent l'interdiction, pour tous les conducteurs de véhicules motorisés, d'utiliser un téléphone tenu en main en conduisant (ESRA, juillet 2024).
  • Cette interdiction est soutenue en France par 63,7 % des personnes interrogées en 2023 (ESRA, juillet 2024).
  • Aux États-Unis, en 2025, environ 83 % des conducteurs soutiennent une loi interdisant de tenir un téléphone en main pour converser en conduisant (AAA Foundation, juin 2026).

Les professionnels qui roulent pour leur travail

La route pèse lourd dans les morts du travail, et c'est en mission que l'inattention compte le plus. Les dirigeants de petites entreprises le savent mal et agissent peu.

Part des conducteurs observés avec un appareil mobile à écran en main en Belgique en 2023, par type de véhicule : 2,0 % pour l'ensemble des véhicules, 1,6 % pour les voitures, 3,3 % pour les camionnettes, 3,7 % pour les camions et 0,4 % pour les autobus (échantillon restreint), avec les intervalles de confiance à 95 %.
Figure 5 : part des conducteurs observés avec un appareil mobile à écran en main, le plus souvent un téléphone, selon le type de véhicule, en Belgique en 2023. Les conducteurs de camionnettes (3,3 %) et de camions (3,7 %), des véhicules surtout conduits pour le travail, sont vus appareil en main environ deux fois plus souvent que les conducteurs de voitures (1,6 %). Les traits verticaux donnent l'intervalle de confiance à 95 % ; la barre des autobus repose sur un échantillon restreint. Graphique belge : la méthode diffère de celle des comptages français. Source : Institut Vias, Troisième mesure nationale de comportement « distraction au volant », rapport n° 2025-R-10-FR, rapport de S. Boets, N. Wardenier, M. Vervoort et N. Moreau, observations d'octobre et novembre 2023. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien de personnes meurent sur la route en allant travailler ou en mission ?

En France métropolitaine, en 2024, 549 personnes ont été tuées sur la route lors d'un déplacement lié au travail, selon l'estimation de l'ONISR : 407 sur un trajet domicile-travail et 142 lors d'un trajet professionnel, c'est-à-dire en mission (ONISR, septembre 2025). Les chiffres de l'Assurance Maladie et de la MSA ne portent que sur les salariés du régime général et du régime agricole.

  • Les personnes tuées au cours d'un trajet lié au travail représentent 17 % des tués dont le motif de déplacement est connu, en France métropolitaine en 2024 (ONISR, septembre 2025).
  • En France métropolitaine, en 2024, les hommes représentent 77 % des personnes tuées sur un trajet domicile-travail et 84 % des personnes tuées lors d'un trajet professionnel, alors qu'ils forment 51 % de la population active (ONISR, septembre 2025).
  • En France, en 2023, les moins de 35 ans représentent 45 % des salariés décédés dans un accident de la route sur le trajet domicile-travail ; en mission, les 45 ans et plus représentent 61 % des salariés décédés (Assurance Maladie et MSA, juin 2025).
  • Parmi les salariés décédés sur la route en France en 2023, sur le trajet domicile-travail ou en mission, 34 % avaient moins d'un an d'ancienneté (Assurance Maladie et MSA, juin 2025).
  • Le secteur des transports et de l'entreposage compte 35 salariés décédés sur la route en mission en France en 2023 ; la construction vient ensuite, avec 16 décès (Assurance Maladie et MSA, juin 2025).

Les conducteurs de véhicules professionnels téléphonent-ils plus que les autres ?

Oui. En France, en Belgique et en Angleterre, les conducteurs d'utilitaires sont plus souvent vus avec un téléphone que les automobilistes. En France, l'inattention est aussi plus souvent relevée dans les accidents mortels des conducteurs d'utilitaires et de poids lourds que dans ceux des automobilistes.

  • En Belgique, en 2023, 8,3 % des conducteurs de camionnettes et 7,4 % des conducteurs de camions observés manipulaient une technologie au volant (appareil à écran en main, tableau de bord ou écran fixé sur un support), contre 3,7 % des conducteurs de voitures (Institut Vias, février 2026).
  • À l'automne 2023, en Angleterre, 0,6 % des conducteurs de camionnettes observés en semaine utilisaient un téléphone tenu en main, contre 0,2 % des conducteurs de voitures (Department for Transport, mai 2024).
  • De 2022 à 2024, en France métropolitaine, l'inattention est le premier facteur relevé chez les conducteurs de poids lourds présumés responsables d'un accident mortel : 28 % des cas, et 44 % en agglomération (ONISR, septembre 2025).
  • Sur la même période en France métropolitaine, l'inattention est relevée chez 17 % des conducteurs de véhicules utilitaires présumés responsables d'un accident mortel, contre 11 % des automobilistes (ONISR, septembre 2025).
  • Sur le trajet domicile-travail, en France métropolitaine, l'inattention et les distracteurs sont relevés chez 16 % des présumés responsables d'un accident mortel, deuxième cause derrière la vitesse excessive ou inadaptée (28 %), d'après des données de l'ONISR publiées sans indication de période (ONISR, juin 2025).

Que savent et que font les dirigeants de petites entreprises face au risque routier ?

Les dirigeants de TPE-PME connaissent mieux leur responsabilité que le risque lui-même, et peu passent à l'action, d'après les 250 dirigeants français interrogés par l'Ifop pour le 11e baromètre MMA.

  • Dans le baromètre publié en mai 2026, 78 % des dirigeants français de TPE-PME admettent avoir adopté au moins un comportement à risque au volant lors de leurs déplacements professionnels (MMA, mai 2026).
  • En 2026, 21 % des dirigeants de TPE-PME savent que le risque routier est la première cause d'accidents mortels au travail (MMA, mai 2026).
  • Leur propre responsabilité est mieux connue : en 2026, 77 % des dirigeants français de TPE-PME savent qu'ils peuvent être tenus responsables en cas d'accident lors d'un trajet professionnel, et 52 % pour un trajet domicile-travail (MMA, mai 2026).
  • Le risque routier figure dans le document unique d'évaluation des risques de 51 % des dirigeants de TPE-PME, selon leurs déclarations de 2026, contre 21 % en 2016 (MMA, mai 2026).
  • En 2026, parmi les dirigeants français de TPE-PME, 1 sur 4 déclare avoir mis en place des actions de prévention du risque routier dans son entreprise (MMA, mai 2026).
  • Pour 2026, 5 % des dirigeants de TPE-PME ont planifié des actions de prévention du risque routier (MMA, mai 2026).

Pour rester joignable sans téléphoner en conduisant, voir le guide Artisan sur le terrain : rester joignable sans décrocher.

Méthodologie et sources

Les chiffres de cette page viennent des documents d'origine : bilans et notes des organismes publics (ONISR, NHTSA, ministères britanniques, Assurance Maladie et MSA), rapports d'enquêtes (ESRA, Institut Vias, AAA Foundation, baromètres de fondations et d'assureurs), articles scientifiques et texte du code de la route. Aucun n'est repris d'un article de presse ou d'un site qui en cite un autre. Chaque chiffre a été relu dans son document, avec sa population, son pays et sa période, et les liens ont été vérifiés en octobre 2026.

Les parts déclarées, les taux observés, les risques mesurés et les estimations ne se comparent pas entre eux ; les chiffres étrangers ne se transposent pas à la France, et les deux études sur simulateur portent sur de petits échantillons, dont l'effectif (24 et 26 conducteurs) est donné à la première mention de chaque étude. La page s'en tient au téléphone, à l'inattention et au risque routier professionnel : les autres accidents du travail et les conducteurs novices n'y figurent pas. Elle est revue chaque mois : quand une édition plus récente paraît, le chiffre est remplacé et sa date mise à jour.

Glossaire

  • ONISR : Observatoire national interministériel de la sécurité routière, qui publie les statistiques officielles des accidents et des infractions routières en France.
  • NHTSA : National Highway Traffic Safety Administration, agence fédérale américaine de la sécurité routière.
  • ESRA : E-Survey of Road users' Attitudes, enquête internationale sur les attitudes et les comportements déclarés des usagers de la route ; ESRA3 en est la troisième édition, menée en 2023.
  • Department for Transport et Home Office : ministère britannique des Transports et ministère britannique de l'Intérieur.
  • Inserm et Ifsttar : Institut national de la santé et de la recherche médicale ; Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux, aujourd'hui intégré à l'Université Gustave Eiffel.
  • MSA : Mutualité sociale agricole, régime de protection sociale du monde agricole.
  • Distracteur : appareil ou activité qui détourne l'attention de la conduite ; les bilans français visent surtout le téléphone, les oreillettes et les écrans.
  • Défaut d'attention : terme des bilans de l'ONISR qui regroupe l'inattention, l'usage du téléphone et celui d'un autre distracteur technologique.
  • Kit mains libres : dispositif qui permet de téléphoner sans tenir l'appareil, par exemple le système Bluetooth intégré au véhicule.
  • Rapport de cotes (odds ratio) et risque relatif : deux mesures qui comparent la fréquence d'un accident avec et sans le facteur étudié ; une valeur de 4 correspond à un risque environ quatre fois plus élevé, les deux mesures étant proches quand l'événement est rare.
  • Risque attribuable : part des accidents qui n'auraient pas eu lieu sans le facteur étudié ; elle dépend à la fois du surrisque et de la fréquence de la pratique.
  • Étude en conduite réelle (naturalistic driving) : étude qui filme et mesure des conducteurs volontaires dans leur propre véhicule, pendant leurs trajets habituels.
  • Étude cas-croisé : méthode qui compare, pour un même conducteur, l'usage du téléphone juste avant l'accident et pendant une période comparable sans accident.
  • Comptage au bord des routes (taux observé) et part déclarée : le premier relève ce que font les conducteurs à l'instant où ils passent devant un observateur ; la seconde vient d'un sondage, où chacun décrit ses habitudes sur une période.
  • Accident corporel : accident de la circulation qui fait au moins une victime, blessée ou tuée.
  • Présumé responsable : usager auquel les forces de l'ordre attribuent la responsabilité de l'accident dans leur procédure, sans préjuger d'une décision de justice.
  • Trajet domicile-travail et trajet en mission : le premier relie le domicile au lieu de travail ; le second, que l'ONISR appelle trajet professionnel, est effectué pendant le travail pour les besoins de l'activité.
  • Véhicule utilitaire léger et poids lourd : le premier est une camionnette ou un fourgon qui se conduit avec le permis B ; le second est un camion dont la conduite exige un permis poids lourd.
  • Amende forfaitaire : amende d'un montant fixé à l'avance, que le contrevenant règle sans passer devant un juge.
  • TPE-PME : très petites entreprises et petites et moyennes entreprises.

Sources