106 chiffres sur la vacance commerciale et le commerce de proximité en France (octobre 2026)
Depuis trois ans, le taux de vacance commerciale, c'est-à-dire la part des locaux commerciaux vides, augmente en France. Le dernier relevé de Codata, qui porte sur 2025, le montre en hausse dans les trois formats suivis : les pieds d'immeuble, les centres commerciaux et les zones commerciales.
Cette page réunit les chiffres de Codata, de l'Insee, de l'Apur, de Procos, de l'Agence nationale de la cohésion des territoires et des instituts de sondage. Elle dit combien de locaux sont vacants et où, combien de pôles commerçants compte le pays, à quel rythme les boutiques changent d'occupant, comment évolue la fréquentation des magasins et ce que les Français disent de leur centre-ville et de l'achat local. L'Irlande, l'Allemagne et la Grande-Bretagne servent de repères.
Elle s'adresse aux journalistes, aux rédacteurs, aux élus et aux commerçants qui ont besoin d'un chiffre daté et de son origine. Chaque valeur est donnée avec son année, son périmètre et un lien vers le document où elle a été lue, car un taux de vacance dépend de ce que l'on compte : deux taux tirés de deux sources ne se comparent pas sans précaution. La page ne détaille aucun métier en particulier.
Chiffres clés
- En 2025, le taux de vacance commerciale atteint 11,6 % en France, tous formats confondus (pieds d'immeuble, centres commerciaux, zones commerciales), sur les emplacements suivis par Codata (Codata, février 2026).
- Les centres commerciaux sont le format le plus touché : leur taux de vacance atteint 16,8 % en 2025 en France, contre 16,0 % en 2024 (Codata, février 2026).
- L'Insee dénombre 7 951 pôles du commerce de proximité en France métropolitaine et à La Réunion en 2015 ; ils réunissent des commerces de détail et des services de la vie courante (Insee, mai 2021).
- En 2025, les grandes surfaces d'alimentation générale réalisent 58,6 % des ventes au détail de produits alimentaires en France, hors tabac et en valeur (comptes du commerce de l'Insee, données provisoires) (Insee, juin 2026).
- En 2024, les commerces de centre-ville ne réalisent plus que 11 % du chiffre d'affaires du commerce de détail en France, selon l'Institut pour la Ville et le Commerce, cité par l'Agence nationale de la cohésion des territoires (Institut pour la Ville et le Commerce, septembre 2025).
- En 2016, 1 888 communes françaises, où vivent 162 000 habitants, sont dépourvues de tout service de proximité au sens de l'Insee (Insee, mai 2018).
- Le taux de rotation commerciale atteint 12,4 % en 2025 en France, tous formats confondus, contre 11,2 % en 2024, sur les emplacements suivis par Codata (Codata, février 2026).
- En pied d'immeuble, seuls 30,4 % des commerces sont occupés par des enseignes en France en 2025 ; la synthèse du Codata Digest 2026 en conclut que près de 70 % sont des commerces indépendants (Codata, février 2026).
- La fréquentation des magasins recule de 1,6 % en France en 2025 par rapport à 2024, d'après l'observatoire de la fréquentation des points de vente Procos/Stackr (Procos, janvier 2026).
- En 2026, 67 % des Français de 18 ans et plus se disent attachés à leur centre-ville (enquête CSA pour Centre-Ville en Mouvement, 2 827 personnes interrogées du 26 mars au 9 avril 2026) (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- En 2022, 71 % des Français déclarent acheter davantage dans les commerces de proximité (étude Ifop pour Solocal-PagesJaunes, 1 000 personnes interrogées du 29 août au 9 septembre 2022) (Solocal, novembre 2022).
- En avril 2025, 66 % des Français qui achètent des produits alimentaires locaux citent leur grande surface habituelle parmi les lieux où ils se les procurent ; la part atteint 77 % chez ceux qui en achètent rarement (enquête Ipsos pour E.Leclerc) (Ipsos, avril 2025).
- En Irlande, 14,6 % des locaux commerciaux, une catégorie qui couvre là-bas tous les locaux non résidentiels, étaient vacants au 4e trimestre 2025, soit 0,1 point de plus qu'un an plus tôt (GeoDirectory, février 2026).
- En Allemagne, la fédération du commerce de détail (HDE) prévoyait en mars 2025 que le nombre de magasins reculerait de 4 500 en 2025, après 5 000 fermetures en 2024 (HDE, mars 2025).
Taux de vacance commerciale : combien de locaux vides en France ?
La vacance commerciale n'est plus seulement l'affaire des rues de centre-ville. Les centres commerciaux comptent désormais la plus forte part de locaux vides, et même le format le mieux loti, la zone commerciale, voit la sienne augmenter.
Quel est le taux de vacance commerciale en France, et comment évolue-t-il ?
En France, le taux de vacance commerciale monte sans interruption depuis trois ans : le niveau de 2025 dépasse tous les points de la série de Codata cités ci-dessous.
- En 2024, le taux de vacance commerciale était de 10,7 % en France, tous formats confondus ; la hausse est continue depuis trois ans (Codata, février 2026).
- En 2023, le taux de vacance commerciale s'établissait à 9,73 % en France, selon le Codata Digest de janvier 2025, cité par Procos ; cette édition donnait 10,64 % pour 2024, un peu moins que celle de 2026 (Codata, février 2025).
- La vacance commerciale était de 9,5 % en moyenne nationale en 2019, selon la série de Codata reprise par le Conseil national du commerce, qui relève une baisse temporaire en 2021 et 2022 (Codata, juin 2026).
- Dans les centres-villes des 250 plus grandes agglomérations françaises, la vacance commerciale était en moyenne de 6 % au début des années 2010, selon l'Institut pour la Ville et le Commerce, cité par l'ANCT (Institut pour la Ville et le Commerce, septembre 2025).
- En 2024, la vacance commerciale des centres-villes des 250 plus grandes agglomérations françaises a atteint un record historique, à 14 %, selon l'ANCT (Institut pour la Ville et le Commerce, septembre 2025).
Ces deux derniers taux, propres aux centres-villes, ne prolongent pas la série tous formats de Codata.
Où la vacance commerciale est-elle la plus forte en France ?
La vacance commerciale est la plus forte dans les centres commerciaux, devant les pieds d'immeuble puis les zones commerciales, d'après Codata. Parmi les régions, l'Occitanie est la plus touchée, la Bretagne la moins.
- En pied d'immeuble, format qui correspond majoritairement aux commerces de centre-ville, le taux de vacance atteint 11,7 % en 2025 en France, contre 10,8 % en 2024 (Codata, février 2026).
- Les zones commerciales sont le format le moins touché en France : 8,4 % de locaux vacants en 2025, contre 7,4 % en 2024 (Codata, février 2026).
- La Bretagne est en 2025 la région française où la vacance commerciale est la plus faible : 9,8 %, tous formats confondus (Codata, février 2026).
- L'Occitanie est la région française la plus touchée en 2025, avec 13,4 % de vacance commerciale, tous formats confondus (Codata, février 2026).
- À Paris, 10,9 % des locaux en rez-de-chaussée étaient vacants lors du recensement d'avril 2023 de l'Apur, contre 10,2 % en octobre 2020 (Apur, septembre 2023).
- Parmi les locaux parisiens vacants en avril 2023, 17 % étaient en travaux, selon l'Apur (Apur, septembre 2023).
Le taux parisien, qui inclut bureaux et cabinets médicaux, ne se compare pas à ceux de Codata.
Dans les villes moyennes, la vacance commerciale recule-t-elle ?
La vacance commerciale a reculé de 2020 à 2022 dans les centres-villes du programme Action cœur de ville, sans redescendre au niveau des autres villes. De 2019 à 2024, elle n'a reculé que dans une minorité des villes étudiées.
- En 2020, la vacance des centres-villes culminait à 14,15 % dans les villes Action cœur de ville, contre 7,69 % hors programme, selon Codata et la FACT (Codata, septembre 2023).
- En 2022, la vacance des centres-villes était de 12,50 % dans les villes Action cœur de ville et de 7,39 % hors programme (Codata, septembre 2023).
- Du pic de 2020 à 2022, la vacance des centres-villes a baissé en moyenne de 1,7 point dans les villes Action cœur de ville, contre 0,3 point hors programme (Codata, septembre 2023).
- Entre 2019 et 2024, la vacance commerciale a reculé dans 37,2 % des villes étudiées, selon la FACT, SAD Marketing et Codata, cités par le Conseil national du commerce (FACT, juin 2026).
- Le programme Action cœur de ville a retenu 244 villes ; à la fin de 2024, 10 milliards d'euros y avaient été investis par l'ANCT et ses partenaires (ANCT, septembre 2025).
- Le programme Petites villes de demain compte 1 646 communes bénéficiaires, selon le rapport de juin 2026 du Conseil national du commerce (Conseil national du commerce, juin 2026).
Combien de commerces de proximité en France, et où sont-ils ?
Le commerce de proximité ne se confond pas avec le centre-ville : les pôles de périphérie sont les plus nombreux, et ils concentrent la plus grande part des surfaces commerciales. L'alimentaire, lui, s'achète d'abord en grande surface.
Combien de commerces de proximité et de pôles commerçants la France compte-t-elle ?
Dans son étude de 2021 sur le commerce de proximité, l'Insee ne donne pas de total national des commerces : il compte des pôles, regroupements de commerces et de services de la vie courante, situés en majorité en périphérie.
- En 2015, les trois quarts des emplois et plus de six établissements sur dix du commerce de proximité se situent dans un pôle, en France métropolitaine et à La Réunion (Insee, mai 2021).
- Un pôle du commerce de proximité compte en moyenne 56 établissements et 300 salariés en 2015 (Insee, mai 2021).
- Le pôle de Paris concentre à lui seul 13 % des établissements et des emplois des pôles du commerce de proximité en 2015 (Insee, mai 2021).
- Les pôles de périphérie représentent 62 % des pôles du commerce de proximité en 2015 (Insee, mai 2021).
- Avec 23 % des établissements, ces pôles de périphérie concentrent 65 % de la surface commerciale et 45 % des emplois des pôles en 2015 (Insee, mai 2021).
- À Paris, l'enquête d'avril 2023 de l'Apur recense 83 154 locaux en rez-de-chaussée, dont 60 846 commerces, bars, restaurants et services commerciaux (Apur, septembre 2023).
- La capitale compte 28 commerces en rez-de-chaussée pour 1 000 habitants en avril 2023 (Apur, septembre 2023).
Où les Français font-ils leurs achats : grandes surfaces, petits commerces, marchés ou internet ?
Pour l'alimentaire, les Français achètent d'abord en grande surface, loin devant les magasins d'alimentation spécialisée, les petites surfaces, la vente à distance et les marchés. En 2025, les ventes progressent pourtant plus vite dans les petites surfaces.
- En 2025, les magasins d'alimentation spécialisée et l'artisanat commercial (boulangeries, boucheries et autres magasins spécialisés) réalisent 20,4 % des ventes au détail de produits alimentaires en France, hors tabac et en valeur ; les petites surfaces d'alimentation générale et les magasins de produits surgelés en réalisent 8,7 % (Insee, juin 2026).
- Les éventaires et marchés réalisent 1,6 % des ventes au détail de produits alimentaires en France en 2025, hors tabac et en valeur, et la vente à distance 4,6 % (Insee, juin 2026).
- La vente à distance représente 8,3 % des ventes au détail en France en 2025, hors automobiles, pièces détachées et réparation, contre 7,0 % en 2019 (Insee, juin 2026).
- En volume, les ventes des petites surfaces d'alimentation générale et des magasins de produits surgelés augmentent de 5,0 % en 2025 en France, contre 0,7 % pour les grandes surfaces d'alimentation générale (Insee, juin 2026).
- En 2024, les magasins de périphérie réalisent 67 % du chiffre d'affaires du commerce de détail en France, selon l'Institut pour la Ville et le Commerce, cité par l'ANCT (Institut pour la Ville et le Commerce, septembre 2025).
Combien de communes n'ont aucun commerce ni service de proximité ?
L'Insee ne compte pas les communes sans commerce, mais celles qui n'offrent aucun service de proximité, une notion plus large. Le décompte cité sur cette page date de 2016 : c'est un repère ancien, à citer avec son année.
- Rapportées aux 35 885 communes que compte la France en 2016, celles qui n'offrent aucun service de la gamme de proximité en représentent une sur vingt ; cette gamme totalise pourtant 1,7 million de points d'accès dans le pays (Insee, mai 2018).
- Plus de 12 000 communes françaises n'offrent en 2016 qu'un à cinq types de services de proximité (Insee, mai 2018).
- Ces communes françaises dotées d'un à cinq types de services de proximité hébergent 2,5 millions de personnes en 2016 (Insee, mai 2018).
- Seules trois communes sur dix disposent en 2016, en France, d'au moins 15 services de la gamme de proximité (Insee, mai 2018).
- La gamme de proximité de l'Insee regroupe 27 services : des commerces comme les boulangeries ou les supérettes, mais aussi les services postaux, les écoles élémentaires ou les artisans du bâtiment (Insee, mai 2018).
Pour passer de ces chiffres nationaux à un quartier précis, voir le guide Zone de chalandise : la cartographier avec des données réelles.
Rotation, fréquentation, enseignes : comment les centres-villes changent
Un centre-ville change plus vite qu'une zone commerciale. Ses locaux tournent davantage, et les services y ont pris la première place parmi les activités marchandes.
À quelle vitesse les commerces changent-ils d'occupant ?
Les commerces changent d'occupant plus vite en pied d'immeuble et dans les centres commerciaux que dans les zones commerciales, d'après le taux de rotation de Codata. Ce taux ne mesure pas des fermetures : il additionne les changements d'occupant, les locaux qui se vident et ceux qui retrouvent un commerce.
- En 2025, le taux de rotation des commerces en pied d'immeuble atteint 13,6 % en France (Codata, février 2026).
- Dans les centres commerciaux français, le taux de rotation est de 13,4 % en 2025 (Codata, février 2026).
- Les zones commerciales ont le taux de rotation le plus faible des trois formats suivis par Codata : 9,3 % en 2025 en France (Codata, février 2026).
- À Paris, le taux de mutation des commerces atteint 12,7 % par an entre 2020 et 2023, contre 10,4 % par an entre 2017 et 2020, selon l'Apur (Apur, septembre 2023).
- Dans les centres-villes des villes de taille intermédiaire, en moyenne 45,5 % des établissements de 2015 n'étaient pas actifs sous la même immatriculation en 2009, et 47,5 % des établissements actifs en 2009 ne l'étaient plus en 2015, selon l'Insee (Insee, novembre 2019).
Cette dernière mesure porte sur six ans, pas sur une année.
La fréquentation des magasins baisse-t-elle, et où ?
Oui : la fréquentation des magasins suivis par l'observatoire Procos/Stackr recule chaque année depuis 2023. De 2022 à 2024, le résultat est toujours le moins bon en centre-ville.
- La fréquentation des magasins a reculé de 1,6 % en France en 2024, après une baisse de 2,3 % en 2023 et une hausse de 0,3 % en 2022 (Procos, février 2025).
- Dans les centres-villes, la fréquentation des magasins a reculé de 0,8 % en 2022, de 3,6 % en 2023 et de 1,8 % en 2024 (Procos, février 2025).
- En périphérie, la fréquentation des magasins a progressé de 1,9 % en 2022, puis reculé de 0,5 % en 2023 et de 1,2 % en 2024 (Procos, février 2025).
- Dans les centres commerciaux, la fréquentation a progressé de 3,6 % en 2022, puis reculé de 0,7 % en 2023 et de 0,8 % en 2024 (Procos, février 2025).
- D'après le dossier de Procos du 22 septembre 2026, la fréquentation des magasins recule de 1,9 % sur douze mois glissants et de 0,5 % sur les huit premiers mois de 2026, malgré une hausse en juillet et août (Procos, septembre 2026).
Enseignes ou indépendants, centre-ville ou périphérie : quels commerces reculent ou progressent ?
Les enseignes dominent les centres commerciaux et les zones commerciales, les indépendants le centre-ville. Entre 2009 et 2015, l'emploi du commerce de proximité a progressé en périphérie et reculé dans la plupart des centres des villes de taille intermédiaire.
- En 2025, les enseignes représentent 70,2 % des commerces dans les centres commerciaux et 63,3 % dans les zones commerciales en France (Codata, février 2026).
- Tous formats confondus, les enseignes occupent 46,5 % des commerces en France en 2025 (Codata, février 2026).
- De 2009 à 2015, l'emploi salarié du commerce de proximité augmente de 2,3 % par an dans les pôles de périphérie et de 1,2 % dans l'ensemble des pôles ; il reste stable en centre-ville, à +0,2 % par an (Insee, mai 2021).
- Entre 2009 et 2015, les effectifs salariés du commerce de proximité reculent dans 82 % des centres-villes des villes de taille intermédiaire ; dans la moitié de ces villes, ils diminuent de plus de 1,4 % par an (Insee, novembre 2019).
- En 2024, les services deviennent pour la première fois la principale catégorie d'activités marchandes des centres-villes, avec plus de 21 % des points de vente en moyenne (ANCT, septembre 2025).
Les Français et leur centre-ville : attachement, habitudes, freins
L'attachement au centre-ville remonte, mais les achats courants se font d'abord au supermarché de proximité et dans les centres commerciaux de périphérie. Ceux qui font leurs courses ailleurs qu'en centre-ville disent pourquoi : les prix d'abord, le stationnement et l'offre de commerces ensuite.
Les Français sont-ils attachés à leur centre-ville, et y vont-ils souvent ?
Oui : les Français se disent plus attachés à leur centre-ville en 2026 qu'en 2023, d'après le baromètre CSA pour Centre-Ville en Mouvement. La plupart s'y rendent chaque semaine, mais ceux qui y vont moins qu'avant sont plus nombreux que ceux qui y vont davantage.
- En 2016, 63 % des Français se disaient attachés à leur centre-ville ; cette part était de 61 % en 2022 et 2023, et elle remonte depuis 2024 (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- L'attachement au centre-ville atteint 79 % chez les moins de 35 ans en 2026 ; il n'est que de 49 % chez les habitants des communes rurales (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- En 2026, 71 % des Français déclarent se rendre en centre-ville au moins une fois par semaine ; ce total comprend les 22 % qui disent y habiter (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- En 2026, 33 % des Français disent aller en centre-ville moins souvent qu'il y a quelques années et 20 % plus souvent ; pour 47 %, rien n'a changé (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- En 2025, 42 % des Français jugeaient que le centre-ville qu'ils fréquentent le plus souvent était plutôt sur le déclin depuis dix ans, et 25 % qu'il était plutôt en développement (Centre-Ville en Mouvement, mai 2025).
Où les Français disent-ils faire leurs achats courants, et qu'est-ce qui les freine en centre-ville ?
Les Français citent d'abord le supermarché de proximité pour leurs achats courants, puis un centre commercial de périphérie. En centre-ville, le premier frein cité est le prix.
- Le supermarché de proximité est en 2026 le lieu d'achats courants le plus cité par les Français : 67 % le citent en premier ou en second, dont 39 % en premier (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- En 2026, 54 % des Français citent un centre commercial en périphérie parmi leurs deux premiers lieux d'achats courants, et 35 % les commerces ou un marché de centre-ville (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- Les prix sont en 2026 le premier frein aux courses en centre-ville : 58 % des Français qui font d'abord leurs achats courants ailleurs les citent (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- Après les prix, les Français qui font d'abord leurs achats courants ailleurs qu'en centre-ville citent en 2026 les difficultés pour se garer, à 42 %, et une offre de commerces insuffisante, à 38 % (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- En juin 2025, 15 % des Français utilisent le retrait en magasin d'achats faits en ligne (click and collect) au moins une fois par semaine, selon l'Ifop pour la FCD (FCD, juillet 2025).
Sur les appels que reçoit un commerce de proximité, voir le guide Commerce local : gérer les appels sur les horaires, stocks et commandes.
Qu'attendent les Français pour l'avenir de leur centre-ville ?
Les Français attendent d'abord des commerces de proximité plus dynamiques, puis du stationnement et de la sécurité. Pour moderniser leur centre-ville, ils désignent en premier le maire et le conseil municipal.
- La dynamisation des commerces de proximité est en 2026 la priorité la plus citée par les Français pour l'avenir de leur centre-ville : 36 % la placent parmi leurs trois priorités, dont 16 % en premier (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- Le stationnement, cité par 32 % des Français, et la sécurité des biens et des personnes, par 26 %, sont en 2026 les deuxième et troisième priorités (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- Pour moderniser les centres-villes, 71 % des Français citent en 2026 les maires et le conseil municipal parmi les acteurs les plus pertinents, et 54 % les commerces de proximité (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- En 2026, 87 % des Français font de la modernisation des centres-villes un objectif important ou prioritaire pour leur maire durant le mandat 2026-2032 ; 41 % la jugent « tout à fait prioritaire » (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
- Sur les 762 habitants de communes Action cœur de ville interrogés en 2026, 55 % ont déjà entendu parler de ce programme et 44 % n'en ont jamais entendu parler (Centre-Ville en Mouvement, mai 2026).
Acheter local : intentions, habitudes et frein du prix
Entre ce que les Français disent de l'achat local et ce qu'ils déclarent faire, il y a le prix. Les enquêtes relèvent une intention très majoritaire, mais les produits locaux s'achètent presque autant en grande surface qu'au marché, et la préférence pour les commerces de proximité recule face aux supermarchés.
Les Français achètent-ils vraiment chez les commerçants de proximité ?
Les Français déclarent en grande majorité acheter chez les commerçants de proximité, mais ces réponses décrivent des intentions et des habitudes, pas des ventes. La fréquentation hebdomadaire déclarée reste nettement en dessous de l'adhésion de principe.
- En 2022, 72 % des Français déclarent consommer davantage à l'échelle locale et acheter plus de produits « Made in France », selon une étude Ifop pour Solocal-PagesJaunes (Solocal, novembre 2022).
- Faire ses achats dans les commerces du centre-ville est un acte citoyen pour 85 % des Français en 2025, d'après le baromètre CSA pour Centre-Ville en Mouvement (Centre-Ville en Mouvement, mai 2025).
- En mars 2025, 78 % des Français déclarent fréquenter régulièrement un commerce de proximité, selon une étude d'Infopro Digital pour Mediaposte menée auprès de 1 000 personnes (Mediaposte, avril 2025).
- Dans la même étude, 44 % des Français disent en mars 2025 se rendre dans un commerce de proximité au moins une fois par semaine (Mediaposte, avril 2025).
- La proximité géographique est le premier critère de choix d'un commerce de proximité : 93 % des Français qui fréquentent ces commerces la jugent importante en mars 2025 (Mediaposte, avril 2025).
- Parmi les Français qui fréquentent les commerces de proximité, 86 % jugent importante la qualité des produits en mars 2025, et 85 % la relation avec le commerçant (Mediaposte, avril 2025).
Produits locaux : qui en achète, où et pourquoi ?
La grande majorité des Français dit acheter des produits alimentaires locaux, d'abord au marché. L'enquête d'Ipsos porte sur ces produits, pas sur les magasins.
- En avril 2025, 83 % des Français disent acheter souvent ou parfois des produits alimentaires locaux, dont 32 % souvent, selon une enquête Ipsos pour E.Leclerc (Ipsos, avril 2025).
- Le marché est le lieu d'achat le plus cité : 73 % des Français qui achètent des produits alimentaires locaux le mentionnent en avril 2025 (Ipsos, avril 2025).
- Les petits commerçants sont cités en avril 2025 par 58 % de ces acheteurs de produits locaux, derrière le marché et la grande surface (Ipsos, avril 2025).
- Soutenir les agriculteurs français et les savoir-faire locaux est la première raison d'achat, citée par 64 % des acheteurs en avril 2025 ; être rassuré sur l'origine des produits vient ensuite, à 53 % (Ipsos, avril 2025).
- Pour 46 % des Français interrogés en avril 2025, un produit local est un produit dont le producteur est situé à moins de 50 km de chez eux (Ipsos, avril 2025).
- En avril 2025, 61 % des Français déclarent acheter plus de produits locaux qu'un an plus tôt, et 10 % en acheter moins (Ipsos, avril 2025).
Le prix freine-t-il l'achat local ?
Oui. Le prix est le premier motif avancé par ceux qui achètent moins de produits locaux comme par ceux qui fréquentent peu les commerces de proximité, et la préférence pour ces commerces recule depuis 2022.
- En avril 2025, 69 % des Français jugent que les produits locaux sont le plus souvent des produits chers, soit 7 points de plus qu'en 2019 (Ipsos, avril 2025).
- Parmi les Français qui disent avoir réduit leurs achats de produits locaux en un an, 78 % l'expliquent en avril 2025 par des prix trop élevés (Ipsos, avril 2025).
- En mars 2025, parmi les Français qui vont dans les commerces de proximité plusieurs fois par mois, plus rarement ou jamais, 69 % citent le prix pour l'expliquer : c'est la première raison donnée (Mediaposte, avril 2025).
- Des prix accessibles sont jugés importants par 89 % des Français qui fréquentent les commerces de proximité, interrogés en mars 2025 : c'est le deuxième critère de choix, derrière la proximité géographique (Mediaposte, avril 2025).
- De 2022 à juin 2025, l'écart de préférence entre les grandes surfaces (supermarchés et hypermarchés) et les commerces de proximité en centre-ville est passé de 22 points à 29 points, d'après le baromètre de l'Ifop pour la FCD (FCD, juillet 2025).
Irlande, Grande-Bretagne, Allemagne : repères hors de France
La France n'est pas un cas isolé : locaux vides en Irlande, magasins en moins en Allemagne, emploi du commerce en recul dans les rues commerçantes britanniques. Chaque pays compte à sa manière, et ces repères ne se classent pas avec le taux français.
Quel est le taux de vacance commerciale en Irlande ?
En Irlande, le taux de vacance des locaux commerciaux était à la fin de 2025 au plus haut depuis le début du suivi de GeoDirectory, puis il a légèrement reculé au 2e trimestre 2026.
- En Irlande, la base de GeoDirectory recensait 210 658 locaux commerciaux au 4e trimestre 2025, soit 236 de moins qu'un an plus tôt (GeoDirectory, février 2026).
- Au 4e trimestre 2025, le taux de vacance des locaux commerciaux allait en Irlande de 10,0 % dans le comté de Meath, le plus bas, à 20,8 % dans celui de Sligo, le plus haut (GeoDirectory, février 2026).
- Parmi les villes irlandaises suivies par GeoDirectory, Shannon (comté de Clare) avait au 4e trimestre 2025 le taux de vacance commerciale le plus élevé : 34,5 % (GeoDirectory, février 2026).
- Au 4e trimestre 2025, le commerce de détail et de gros occupait 21,8 % des locaux commerciaux irlandais en activité dont le secteur est connu : c'est le deuxième secteur, après les services (GeoDirectory, février 2026).
- En Irlande, le taux de vacance des locaux commerciaux est descendu à 14,5 % au 2e trimestre 2026, soit 0,1 point de moins qu'un an plus tôt : c'est la première baisse sur un an depuis le début du suivi, en 2013 (GeoDirectory, août 2026).
En Allemagne et en Grande-Bretagne, les commerces de centre-ville reculent-ils aussi ?
En Allemagne, le nombre de magasins baisse d'année en année, d'après la fédération du commerce de détail (HDE). Pour la Grande-Bretagne, les chiffres de l'office statistique (ONS) datent de 2018 à 2020 : ils décrivent les adresses, l'emploi et la population des rues commerçantes, pas la vacance.
- En Allemagne, le HDE prévoit que le commerce de détail perdra encore 4 900 magasins en 2026, ouvertures déduites (HDE, mars 2026).
- D'après cette prévision du HDE, le commerce de détail allemand ne compterait plus que 296 600 magasins à la fin de 2026, contre 366 800 dix ans plus tôt (HDE, mars 2026).
- En Grande-Bretagne, en mars 2020, 29 % des adresses situées dans les rues commerçantes (« high streets ») étaient classées en commerce de détail (ONS, août 2020).
- Les établissements des rues commerçantes de Grande-Bretagne employaient 4 397 240 personnes en 2018, tous secteurs confondus, soit 14 % de l'emploi total (ONS, août 2020).
- L'emploi du commerce de détail dans les rues commerçantes de Grande-Bretagne a reculé entre 2015 et 2018 dans plus des trois quarts des collectivités locales (ONS, août 2020).
- Environ 16 % de la population de Grande-Bretagne vivait en 2018 dans une rue commerçante ou dans son voisinage immédiat (ONS, août 2020).
Méthodologie et sources
Les chiffres de cette page ont été relevés dans les documents publiés par les organismes qui produisent ou commandent les données : instituts statistiques, observatoires professionnels, agences publiques, instituts de sondage. Quand le document d'origine n'est pas en accès libre, le chiffre est lu dans la publication qui le reprend, ce que précise la phrase ou la liste des sources : c'est le cas du Codata Digest 2026, cité d'après la synthèse de la Confédération des commerçants de France, et des chiffres de l'Institut pour la Ville et le Commerce, repris par l'ANCT.
Les taux de vacance de Codata, de l'Institut pour la Ville et le Commerce, de l'Apur et de GeoDirectory ne comptent pas les mêmes locaux : ils ne sont jamais additionnés ni classés ensemble. Les enquêtes d'opinion mesurent des déclarations, pas des ventes. Les sources ont été vérifiées le 5 octobre 2026 ; la page est mise à jour chaque mois.
Glossaire
- Vacance commerciale, taux de vacance commerciale : part des locaux commerciaux inoccupés dans l'ensemble des emplacements observés. La définition change d'une source à l'autre : Codata suit des emplacements commerciaux, l'Apur tous les locaux en rez-de-chaussée de Paris, locaux en travaux compris, GeoDirectory tous les locaux non résidentiels d'Irlande.
- Codata : producteur de données qui recense sur place les emplacements commerciaux ; sa publication, le Codata Digest, donne les taux de vacance et de rotation par format.
- Pied d'immeuble : format de Codata qui, en zone urbaine, correspond aux quartiers commerçants du centre-ville.
- Centre commercial, zone commerciale : les deux autres formats d'emplacements que Codata distingue du pied d'immeuble.
- Parc constant : série calculée sur les mêmes emplacements d'une année à l'autre (figure 1).
- Taux de rotation commerciale : mesure de Codata qui compte les changements d'occupant, les passages d'un commerce à un local vacant et l'inverse. Ce n'est pas un taux de fermeture.
- Taux de mutation : mesure de l'Apur, calculée d'une enquête à l'autre sur les commerces parisiens. Elle regroupe les changements d'activité ou d'enseigne, les réouvertures après une vacance et les transformations en un autre local d'activité ou en un local vacant ou en travaux.
- Apur, BDCom : l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) mène avec la Ville de Paris et la Chambre de commerce et d'industrie de Paris l'enquête BDCom, qui recense les commerces et les locaux en rez-de-chaussée des rues parisiennes.
- Enseigne, commerce indépendant : la synthèse du Codata Digest oppose les commerces occupés par une enseigne aux commerces indépendants, sans définir ces deux termes. Un commerce sous enseigne peut être tenu par un franchisé.
- Commerce de proximité : au sens de l'Insee, le commerce de détail et les services de la vie courante, comme la restauration et les débits de boissons, les soins corporels, l'équipement de la personne et de la maison ou les agences bancaires et immobilières.
- Pôle du commerce de proximité : regroupement d'établissements du commerce de proximité repéré par l'Insee. Un pôle de centre-ville est une zone dense en petits magasins, proche du centre de la commune ; un pôle de périphérie se définit par la surface commerciale cumulée de ses magasins.
- Forme de vente : classement de l'Insee selon le type de point de vente (grandes surfaces d'alimentation générale, magasins d'alimentation spécialisée, petites surfaces, éventaires et marchés, vente à distance).
- Vente à distance : vente conclue sans passage en magasin, par internet notamment.
- Gamme de proximité, services de proximité : pour l'Insee, les services présents dans le plus grand nombre de communes : des commerces, mais aussi les services postaux, les écoles élémentaires, les artisans du bâtiment ou les médecins généralistes.
- Villes de taille intermédiaire (VTI) : pour l'Insee, les agglomérations situées au centre des moyennes ou grandes aires urbaines, ou dans leur couronne quand elles offrent assez d'emplois, à l'exclusion des plus grandes agglomérations.
- Action cœur de ville (ACV) : programme national lancé en 2018 et piloté par l'ANCT en faveur des centres des villes moyennes.
- Petites villes de demain (PVD) : programme de revitalisation des petites villes, conduit par l'ANCT.
- ANCT : Agence nationale de la cohésion des territoires.
- Conseil national du commerce : instance dont un groupe de travail a publié en juin 2026 le rapport « La vacance commerciale en centre-ville ».
- Institut pour la Ville et le Commerce (IVC) : organisme d'études dont les chiffres de vacance, calculés à partir des données de Codata, sont repris par l'ANCT et par le Conseil national du commerce.
- FACT : Fédération des acteurs du commerce dans les territoires, coauteur avec Codata des études sur la vacance citées ici.
- FCD : Fédération du commerce et de la distribution, commanditaire du baromètre de l'Ifop cité ici.
- Observatoire Procos/Stackr : observatoire de la fréquentation des points de vente, alimenté par des capteurs installés en magasin. Les documents cités ne précisent pas le nombre de magasins suivis.
- Produit local : dans l'enquête d'Ipsos, produit alimentaire issu d'une exploitation proche de chez soi ; la distance retenue varie selon les personnes interrogées.
- Click and collect : retrait en magasin d'une commande passée en ligne.
- High street : rue commerçante, au sens de l'office statistique britannique (ONS, Office for National Statistics), qui la repère à la densité des adresses de commerce de détail.
- HDE : Handelsverband Deutschland, la fédération allemande du commerce de détail.
- GeoDirectory : base d'adresses irlandaise ; elle classe comme locaux commerciaux tous les locaux non résidentiels, hors agriculture.
Sources
- Codata, Commerce de proximité et immobilier commercial, Codata Digest 2026, synthèse publiée par la Confédération des commerçants de France, février 2026
- Codata, Action cœur de ville 2018-2022 : quel bilan tirer du plan ACV sur la vacance commerciale des centres-villes de villes moyennes ? Étude de Codata et de la FACT présentée au SIEC 2023, septembre 2023
- Conseil national du commerce, La vacance commerciale en centre-ville, rapport du groupe de travail, juin 2026
- ANCT, Mon centre-ville 2030, synthèse de l'expérimentation 2025, programme Action cœur de ville, septembre 2025
- Apur, Note n° 236, Premiers résultats 2023 de l'enquête sur les commerces parisiens, BDCom, septembre 2023
- Insee, Insee Première n° 1858, Le commerce de proximité : des pôles plus florissants en périphérie qu'en centre-ville, mai 2021
- Insee, Parts de marché du commerce de détail selon la forme de vente, données annuelles 2025, Chiffres-clés, juin 2026
- Insee, Insee Première n° 2111, Le compte du commerce en 2025, juin 2026
- Insee, Insee Focus n° 113, Dans les communes les moins dotées en services, artisans du bâtiment et restaurants sont les plus présents, mai 2018
- Insee, Insee Première n° 1782, La déprise du commerce de proximité dans les centres-villes des villes de taille intermédiaire, novembre 2019
- Procos, Dossier de presse du 12 février 2025, février 2025
- Procos, Communiqué de presse du 13 janvier 2026, « En décembre, les performances en magasins sont en baisse de -2.8 % pour un bilan annuel à -0.8 % », janvier 2026
- Procos, Dossier de presse du 22 septembre 2026, « Commerce spécialisé : une activité toujours sous pression », septembre 2026
- Centre-Ville en Mouvement, 11e Baromètre du centre-ville et des commerces, présentation des résultats, mai 2026
- Centre-Ville en Mouvement, 10e Baromètre du centre-ville et des commerces, rapport, mai 2025
- FCD, Le regard des Français sur le commerce et la grande distribution, vague 2, baromètre Ifop pour la Fédération du commerce et de la distribution, juillet 2025
- Solocal, Étude exclusive pagesjaunes & Ifop sur l'hyperlocalité, communiqué de Solocal, novembre 2022
- Mediaposte, étude d'Infopro Digital sur le commerce de proximité, « Quelles attentes des consommateurs ? », étude complète, avril 2025
- Ipsos, Les Français et la consommation de produits locaux, rapport complet, avril 2025
- GeoDirectory, GeoDirectory Commercial Buildings Report Q4 2025, n° 30, février 2026
- GeoDirectory, National Commercial Vacancy Rate Falls to 14.5 % in First Year-on-Year Decline, annonce du rapport du 2e trimestre 2026, août 2026
- HDE, HDE-Prognose: Zahl der Geschäfte sinkt 2025 um 4.500, communiqué de presse, mars 2025
- HDE, Schlechte Nachrichten für die Innenstädte - HDE-Prognose für 2026: Einzelhandel in Deutschland verliert 4900 Geschäfte, communiqué de presse, mars 2026
- ONS, High streets in Great Britain: March 2020, août 2020
