Commerce, restauration et beauté

112 chiffres sur les salons de coiffure en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 33 min de lecture

Le fichier des entreprises range sous le même code d'activité le salon qui a pignon sur rue, la coiffeuse qui se déplace à domicile et l'établissement resté inscrit sans activité. Le nombre de salons de coiffure en France change donc selon ce que l'on compte : celui des seuls salons ouvre les chiffres clés ci-dessous, et la première partie met les autres totaux en regard.

Cette page réunit les chiffres de la coiffure en France : le nombre de salons et de coiffeurs, l'emploi et l'apprentissage, les habitudes des clients, les rendez-vous et les horaires, les prix et le chiffre d'affaires, avec deux repères étrangers, les États-Unis et l'Allemagne. Journalistes, rédacteurs et professionnels du secteur y trouvent, pour chaque chiffre, le document d'origine, sa date et la population mesurée. Les instituts de beauté et les rendez-vous non honorés n'y sont pas traités.

Trois limites sont à connaître avant de citer ces chiffres. Une bonne part des données vient de la profession elle-même, par le rapport de branche et la brochure de l'UNEC ou par les études de l'OPCO EP. Les enquêtes auprès des clients et des coiffeurs datent de l'été 2023, les données d'alternance de 2022. Les ratios de Fiducial, enfin, décrivent 400 salons clients de ce cabinet comptable, pas l'ensemble du secteur.

Chiffres clés

  • La France compte 69 556 salons de coiffure fin 2024, d'après le fichier Sirene de l'Insee traité par l'UNEC ; ce nombre ne retient que les établissements qui exercent en salon, sans la coiffure à domicile (UNEC, novembre 2025).
  • 31 501 activités de coiffure à domicile sont recensées en France fin 2024, soit 31 % des établissements dont le mode d'exercice est connu (UNEC, novembre 2025).
  • Les entreprises de coiffure réalisent 6,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires hors taxes en France en 2023 ; ce total réunit les entreprises dont la coiffure est l'activité principale (Insee, septembre 2025).
  • La coiffure emploie 103 628 salariés en France au 31 décembre 2025, apprentis compris, dans les établissements employeurs du secteur privé (Urssaf, mai 2026).
  • Salariés et non-salariés réunis, la coiffure compte 182 054 actifs en France au 31 décembre 2023, soit 1 % de plus qu'un an plus tôt (UNEC, novembre 2024).
  • 65 % des établissements de coiffure n'ont aucun salarié en France en 2023, contre 54 % en 2016, coiffure à domicile comprise (UNEC, novembre 2024).
  • 15 % des Français déclarent ne jamais aller chez le coiffeur, dans une enquête en ligne menée en juillet 2023 auprès de 1 507 personnes de 15 ans et plus (OPCO EP, janvier 2024).
  • 74 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 sont fidèles à un coiffeur ou à un salon en particulier (OPCO EP, janvier 2024).
  • Les consommateurs interrogés en France en juillet 2023 consacrent en moyenne 189 € par an à la coiffure ; ce budget est déclaré, et l'étude ne précise pas si la moyenne inclut les personnes qui ne vont jamais chez le coiffeur (OPCO EP, janvier 2024).
  • Un shampoing-coupe-coiffage coûte en moyenne 39,3 € pour une femme et 25,7 € pour un homme en France en 2023, toutes taxes comprises, d'après l'enquête de branche (UNEC, novembre 2024).
  • 71 % des coiffeurs interrogés en France entre juillet et septembre 2023 constatent un changement dans la façon dont leurs clients prennent rendez-vous : c'est l'évolution de comportement qu'ils citent le plus (OPCO EP, janvier 2024).
  • 689 maladies professionnelles en premier règlement ont été enregistrées dans la coiffure en France en 2024, soit 9,9 % de plus qu'en 2023, parmi les salariés du régime général (Assurance maladie, mars 2026).
  • 1 033 fonds de commerce de coiffure ont changé de main en France en 2025, soit 6,3 % de moins qu'en 2024 ; une cession n'est ni une création ni une défaillance (Altares, juin 2026).
  • 41 420 demandeurs d'emploi ont cherché un poste de coiffeur en France sur douze mois arrêtés à la mi-2026, pour 19 580 offres déposées auprès de France Travail (France Travail, juin 2026).

Combien de salons de coiffure et de coiffeurs à domicile, et pourquoi les chiffres diffèrent

Salons, établissements inscrits au répertoire, équipements recensés, entreprises : ces décomptes ne mesurent pas la même chose, et aucun ne remplace l'autre. L'écart entre eux vient surtout de la coiffure à domicile, qui s'est beaucoup développée depuis 2009.

Nombre de commerces recensés par l'Insee en France en 2025, par type : grandes surfaces, épiceries et supérettes, boulangeries-pâtisseries, stations-service, stations de recharge de véhicules électriques et coiffure
Figure 1 : Dans la sélection de commerces que l'Insee publie pour la France entière, la coiffure arrive en tête, loin devant la boulangerie-pâtisserie et l'épicerie. Ce décompte de 2025 réunit les salons et la coiffure à domicile : il ne se compare donc pas au seul nombre de salons, et il figure parmi les comptages mis côte à côte ci-dessous. Source : Insee, Sélection d'équipements et services à la population en 2025, France entière, tableau EQUIP T1, janvier 2025 (tableau paru le 16 juillet 2026). Capture de la page de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

Combien y a-t-il de salons, d'entreprises et d'établissements de coiffure en France ?

Avec la coiffure à domicile et les établissements dont le mode d'exercice n'est pas connu, le secteur réunit 111 177 établissements en France fin 2024, d'après le fichier Sirene de l'Insee traité par l'UNEC (UNEC, novembre 2025). Le nombre de salons donné dans les chiffres clés n'en retient que ceux qui exercent en salon ; les autres décomptes ne portent ni sur le même objet ni sur la même date.

  • La base permanente des équipements de l'Insee, tirée d'un autre répertoire, recense 95 049 équipements de coiffure en France entière en 2025, salons et coiffure à domicile confondus (Insee, juillet 2026).
  • En 2024, la même base recensait 93 948 équipements de coiffure en France entière, avec une définition inchangée (Insee, juillet 2025).
  • 84 177 entreprises ont la coiffure pour activité principale en France en 2023 ; une même entreprise peut exploiter plusieurs salons (Insee, septembre 2025).
  • Début 2025, la France compte en moyenne 164 établissements de coiffure pour 100 000 habitants, salons et coiffure à domicile réunis (UNEC, novembre 2025).
  • Dans sa brochure de novembre 2025, l'UNEC relève en France, sur les trois dernières années, un écart de 10 % en moyenne entre les entreprises de coiffure inscrites au répertoire et celles qui sont économiquement actives (UNEC, novembre 2025).

Quelle part de salons indépendants, de salons sous enseigne et de coiffure à domicile ?

En 2023, les salons indépendants représentent 62,5 % des établissements de coiffure en France, la coiffure à domicile 30,5 % et les salons sous enseigne 7 % (UNEC, novembre 2024). La répartition change dès que l'on ne regarde que les employeurs.

  • Parmi les établissements de coiffure qui emploient au moins un salarié en France en 2023, 76 % sont des salons indépendants, 20 % des salons sous enseigne et 4 % des coiffeurs à domicile (UNEC, novembre 2024).
  • Environ 95 % des coiffeurs à domicile travaillent sans salarié en France en 2023, selon le rapport de branche (UNEC, novembre 2024).
  • Fin 2009, la France comptait 7 726 activités de coiffure à domicile, d'après le fichier Sirene de l'Insee traité par l'UNEC (UNEC, novembre 2025).

La part de la coiffure à domicile donnée ici vient du rapport de branche et porte sur 2023 ; celle des chiffres clés vient de la brochure de l'UNEC et porte sur 2024.

Combien de créations, de fermetures et de reprises chaque année ?

En 2024, 9 820 nouveaux établissements de coiffure ont été immatriculés en France (UNEC, novembre 2025). La même année, les fermetures sont moins nombreuses que les créations ; en 2025, les fonds de commerce cédés se vendent plus cher qu'en 2024.

  • Les immatriculations d'établissements de coiffure progressent de 10 % entre 2023 et 2024 en France, et le taux de création, qui les rapporte au nombre total d'établissements, est de 8,8 % (UNEC, novembre 2025).
  • 8 149 établissements de coiffure ont fermé en France en 2024, soit un taux de fermeture de 7,3 % ; une fermeture est une cessation d'activité, qui ne suppose pas de procédure collective (UNEC, novembre 2025).
  • Un fonds de commerce de coiffure s'est vendu 72 515 € en moyenne en France en 2025, soit 6,5 % de plus qu'en 2024 ; le nombre de cessions de l'année figure dans les chiffres clés (Altares, juin 2026).

Qui travaille dans la coiffure : seul, en équipe, salarié, apprenti

La coiffure s'exerce de plus en plus seul, et l'emploi salarié recule depuis la fin des années 2000. L'apprentissage pèse presque autant que le CDI dans les embauches.

Effectifs salariés de la coiffure, code APE 9602A, en France au 31 décembre de chaque année, de 2006 à 2025
Figure 2 : L'emploi salarié de la coiffure n'a jamais retrouvé son niveau de 2008 : après ce point haut, les effectifs reculent presque chaque année jusqu'en 2018, puis oscillent sans repartir, et ils restent fin 2025 proches de leur plus bas niveau depuis 2006. Chaque barre correspond à une année, de 2006 à gauche à 2025 à droite ; le décompte porte sur les salariés des établissements employeurs du secteur privé dont le code d'activité est 96.02A, au 31 décembre. Source : Urssaf, Nombre d'établissements employeurs et effectifs salariés du secteur privé, France entière x APE, au 31/12 depuis 2006, décembre 2025. Capture de la page de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

Combien de coiffeurs sont à leur compte, et qui sont les chefs d'entreprise ?

La coiffure compte 75 500 non-salariés en France fin 2023, soit 6 % de plus qu'un an plus tôt, selon l'estimation du rapport de branche (UNEC, novembre 2024). Leur nombre progresse avec la part des établissements sans salarié, donnée dans les chiffres clés.

  • 81 % des chefs d'entreprise de la coiffure sont des femmes en France en 2023, et 93 % dans la coiffure à domicile (UNEC, novembre 2024).
  • Les chefs d'entreprise de la coiffure ont 49 ans en moyenne en France en 2023 : 48,5 ans pour les femmes et 53 ans pour les hommes (UNEC, novembre 2024).
  • Au 31 décembre 2023, la coiffure compte 31 229 micro-entrepreneurs en France, soit 28 % des établissements du secteur ; leur nombre a augmenté de 6,1 % en un an, d'après les données de l'Urssaf reprises par l'UNEC (UNEC, novembre 2025).
  • En 2025, les 400 salons français suivis par Fiducial, tous clients de ce cabinet comptable, font travailler 2,8 personnes chacun en moyenne (Fiducial, septembre 2026).

Le guide Salon de coiffure : gérer les appels et rendez-vous pendant une prestation traite de la gestion du téléphone quand on coiffe seul.

Combien de salariés et d'employeurs, et comment l'emploi évolue-t-il ?

Au 31 décembre 2025, la France compte 37 068 établissements employeurs dans la coiffure, selon l'Urssaf (Urssaf, mai 2026). Leurs effectifs sont dans les chiffres clés ; les deux séries ont culminé il y a plus de dix ans.

  • Fin 2008, la coiffure employait 130 140 salariés en France, le plus haut niveau de la série de l'Urssaf, ouverte en 2006 (Urssaf, mai 2026).
  • Les établissements employeurs de la coiffure étaient 41 485 en France fin 2011, leur plus haut niveau depuis 2006 (Urssaf, mai 2026).
  • Les femmes représentent 86 % des salariés de la coiffure en France fin 2023 ; la part des hommes est passée de 9,5 % en 2016 à 14 % en 2023 (UNEC, novembre 2024).
  • 74 % des salariés de la coiffure sont en contrat à durée indéterminée et 22,5 % en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, en France en 2023 (UNEC, novembre 2024).
  • Dans la branche coiffure, 95 % des salariés travaillent dans un établissement de moins de 11 postes en France en 2020, d'après les données de l'Insee traitées par l'OPCO EP (OPCO EP, janvier 2025).

La coiffure peine-t-elle à recruter, et combien forme-t-elle d'apprentis ?

Les départs ont dépassé les embauches en 2023 : la coiffure a enregistré 30 900 embauches pour 33 050 départs de salariés en France, soit un solde négatif de 2 150 personnes (UNEC, novembre 2024).

  • 24 % des établissements de coiffure ont cherché à embaucher sans y parvenir en France en 2023, et 9 750 postes restaient non pourvus au 31 décembre (UNEC, novembre 2024).
  • En 2023, 43 % des embauches de la coiffure se font en contrat d'apprentissage et 44 % en contrat à durée indéterminée, en France (UNEC, novembre 2024).
  • 19 601 contrats d'alternance ont débuté dans la branche coiffure en France en 2022, soit 4 562 de plus qu'en 2020, une hausse de 30 % (OPCO EP, janvier 2025).
  • 58 % des alternants de la branche coiffure ont 18 ans ou moins en France en 2022 (OPCO EP, janvier 2025).
  • Le CAP Métiers de la coiffure regroupe à lui seul 50 % des alternants qui ont débuté un contrat dans la branche en France en 2022 (OPCO EP, janvier 2025).
  • À la mi-2026, 80 % des offres d'emploi de coiffeur déposées à France Travail proposent un salaire brut mensuel compris entre 1 802 € et 2 050 € en France (France Travail, juin 2026).

Les habitudes des clients chez le coiffeur : fréquence, fidélité, budget

Les clients changent peu de coiffeur et peu de rythme. Quand les visites s'espacent, la raison donnée est le plus souvent le budget.

Parts des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 qui se font coiffer uniquement en salon, qui fréquentent un salon à moins de vingt minutes de chez eux et qui sont fidèles à un coiffeur ou à un salon
Figure 3 : Chez le coiffeur, la proximité et l'habitude dominent : huit consommateurs sur dix se font coiffer uniquement en salon, à peu près autant choisissent un salon à moins de vingt minutes de chez eux, et près des trois quarts restent fidèles à un salon ou à un coiffeur. Ces réponses viennent d'une enquête en ligne menée en juillet 2023 par le cabinet Kyu, pour l'OPCO EP, auprès de 1 507 personnes représentatives de la population française. Source : OPCO EP, Évolution des attentes et pratiques des clients des salons de coiffure et impacts sur les besoins métiers et compétences, édition 2023, juillet 2023. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

À quelle fréquence va-t-on chez le coiffeur, et pourquoi certains n'y vont-ils jamais ?

Quatre à six visites par an : c'est le rythme le plus répandu, déclaré par 38 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023, coiffeur à domicile compris (OPCO EP, janvier 2024).

  • 24 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 vont chez le coiffeur tous les mois et 20 % deux à trois fois par an (OPCO EP, janvier 2024).
  • Dans les comptes de 400 salons français clients de Fiducial, un client vient en moyenne 6,6 fois par an en 2025 ; c'est un comptage fait en salon, pas une déclaration (Fiducial, septembre 2026).
  • La fréquence de visite n'a pas changé en deux ans pour 68 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 ; elle a diminué pour 17 % et augmenté pour 15 % (OPCO EP, janvier 2024).
  • En France, en juillet 2023, le manque de budget représente 71 % des réponses des consommateurs dont la fréquence de visite a baissé ; quand elle a augmenté, 45 % des réponses citent le fait d'avoir trouvé un coiffeur qui convient (OPCO EP, janvier 2024).
  • Interrogés en France en juillet 2023, ceux qui ne vont jamais chez le coiffeur disent ne pas en avoir besoin (47 %), préférer s'occuper eux-mêmes de leurs cheveux (39 %) ou trouver cela trop cher (24 %) ; plusieurs réponses étaient possibles (OPCO EP, janvier 2024).

Les clients sont-ils fidèles à leur salon, et quelle place prend la coiffure à domicile ?

Les clients restent fidèles, et ils se font coiffer près de chez eux : 81 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 fréquentent un salon situé à moins de vingt minutes de leur domicile (OPCO EP, janvier 2024). La coiffure à domicile, elle, attire surtout d'anciens clients des salons.

  • 38 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 se disent fidèles à un salon et 36 % à un coiffeur en particulier (OPCO EP, janvier 2024).
  • Le recours à la coiffure à domicile, plus ou moins régulier, concerne 19 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 (OPCO EP, janvier 2024).
  • Parmi les clients de la coiffure à domicile interrogés en France en juillet 2023, 63 % allaient auparavant en salon et ont opté récemment pour le domicile (OPCO EP, janvier 2024).
  • Les consommateurs interrogés en France en juillet 2023 qui sont passés du salon au domicile l'expliquent d'abord par le confort d'être coiffés chez eux (50 %), puis par leur fidélité à un coiffeur à domicile (41 %) ; le prix moins élevé n'est cité que par 33 % d'entre eux (OPCO EP, janvier 2024).
  • 94 % des clients interrogés en France en juillet 2023 jugent important que leur coiffeur écoute et prenne en considération leurs demandes, et plus de la moitié le jugent essentiel (OPCO EP, janvier 2024).

Quel budget, et que change la hausse des prix ?

Les femmes consacrent en moyenne 245 € par an à la coiffure et les hommes 143 €, parmi les consommateurs interrogés en France en juillet 2023 (OPCO EP, janvier 2024). Quand l'argent manque, plus de la moitié des consommateurs gardent le coiffeur, mais les salons voient les visites s'espacer.

  • Quand le budget du ménage est serré, 58 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 privilégient le coiffeur, le plus souvent sans changer de fréquence (OPCO EP, janvier 2024).
  • Face à un budget serré, 30 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 vont moins souvent chez le coiffeur et 17 % renoncent à toute prestation ; le total des réponses dépasse 100 % (OPCO EP, janvier 2024).
  • 47 % des coiffeurs interrogés en France entre juillet et septembre 2023 constatent une évolution, en trois ans, des dépenses de leurs clients dans leur salon ; huit sur dix d'entre eux parlent d'une baisse (OPCO EP, janvier 2024).
  • 69 % des établissements de coiffure ont constaté une diminution du nombre de visites en France en 2023, contre 71 % en 2022 (UNEC, novembre 2024).
  • En 2023, 78 % des établissements de coiffure ont constaté un effet de l'inflation sur leur chiffre d'affaires en France ; 57 % l'ont répercutée sur leurs tarifs, avec une hausse moyenne de 5,5 % (UNEC, novembre 2024).

Rendez-vous, horaires et organisation du travail en salon

Les coiffeurs voient leurs clients réserver davantage par les applications et en semaine ; les salons ouvrent le plus souvent cinq jours sur sept. Pour les salariés, le métier use plus qu'il ne blesse : les maladies professionnelles font perdre bien plus de journées de travail que les accidents.

Nombre et indice de fréquence des accidents du travail dans la coiffure de 2020 à 2024, et principales maladies professionnelles enregistrées en 2024, France, salariés du régime général
Figure 4 : Dans la coiffure, le nombre d'accidents du travail reste du même ordre depuis 2020, et les maladies professionnelles sont presque toutes de même nature : les affections périarticulaires en représentent près de neuf sur dix en 2024, et les allergies forment l'essentiel du reste. Ces chiffres ne couvrent que les salariés du régime général dont l'établissement relève du code d'activité 96.02A, pour les sinistres ayant donné lieu à un premier règlement dans l'année. Source : Assurance maladie, Fiche de sinistralité NAF 9602A Coiffure, synthèse de l'année 2024 et évolutions depuis 2020, décembre 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

Comment et quand les clients prennent-ils rendez-vous ?

La hausse des rendez-vous pris par une application arrive en tête des changements que les coiffeurs constatent dans la prise de rendez-vous (65 %), en France entre juillet et septembre 2023 (OPCO EP, janvier 2024).

  • Parmi les changements dans la prise de rendez-vous, les coiffeurs interrogés en France entre juillet et septembre 2023 citent des rendez-vous plus nombreux en semaine (48 %), en soirée (18 %) et le week-end (12 %) (OPCO EP, janvier 2024).
  • 58 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 privilégient un rendez-vous en journée la semaine, 23 % le week-end et 14 % le soir en semaine (OPCO EP, janvier 2024).
  • 16 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 jugent essentiel que leur coiffeur propose la prise de rendez-vous en ligne et 29 % le jugent important ; pour 26 %, c'est sans importance (OPCO EP, janvier 2024).

Les rendez-vous non honorés sont traités dans le guide Gérer les annulations et les rendez-vous non honorés, les outils de réservation dans le comparatif Les meilleurs logiciels pour salons de coiffure en 2026.

Combien de jours et à quelles heures les salons ouvrent-ils ?

En France, 70,5 % des établissements de coiffure sont ouverts cinq jours par semaine en 2023, d'après l'enquête de branche (UNEC, novembre 2024). Les salons sous enseigne ouvrent plus souvent un sixième jour ; le samedi finit tôt, et le lundi est le seul jour où une part notable des établissements n'ouvre que l'après-midi.

  • 22,5 % des établissements de coiffure sont ouverts six jours par semaine en France en 2023 : c'est le cas de 58 % des salons sous enseigne, contre 18,5 % des salons indépendants (UNEC, novembre 2024).
  • En France, en 2023, 65 % des établissements de coiffure ferment le samedi entre 16 h et 17 h 30, alors que 61 % ferment le vendredi entre 19 h et 19 h 30 (UNEC, novembre 2024).
  • Le lundi, 28 % des établissements de coiffure n'ouvrent qu'à 13 h ou après en France en 2023 ; l'enquête ne dit pas combien restent fermés ce jour-là (UNEC, novembre 2024).
  • 26 % des établissements de coiffure ont ouvert le dimanche à titre exceptionnel en France en 2023, contre 10 % en 2022 (UNEC, novembre 2024).

Quelles sont les conditions de travail des coiffeurs salariés : durée, absences, accidents ?

En France, 66 % des salariés de la coiffure occupent un poste à 35 heures par semaine en 2023 (UNEC, novembre 2024). Les absences ont nettement augmenté cette année-là. Pour les accidents et les maladies, l'Assurance maladie ne suit que les salariés du régime général ; le nombre de maladies professionnelles figure dans les chiffres clés.

  • Les salariés de la coiffure ont cumulé 2 145 000 jours d'absence en France en 2023, soit 20,1 jours par salarié, contre 11,5 jours en 2022 ; le rapport de branche n'explique pas la hausse (UNEC, novembre 2024).
  • L'Assurance maladie a enregistré 781 accidents du travail en premier règlement dans la coiffure en France en 2024, soit 5,7 % de moins qu'en 2023 (Assurance maladie, mars 2026).
  • L'indice de fréquence est de 7,7 accidents du travail pour 1 000 salariés de la coiffure en France en 2024, et ces accidents ont fait perdre 70 338 journées de travail (Assurance maladie, mars 2026).
  • Les maladies professionnelles ont fait perdre 202 810 journées de travail aux salariés de la coiffure en France en 2024 (Assurance maladie, mars 2026).
  • 88 % des maladies professionnelles enregistrées dans la coiffure en France en 2024 sont des affections périarticulaires, soit 609 cas (Assurance maladie, mars 2026).

Ce que vendent les salons : prestations, prix, chiffre d'affaires

La coupe est de loin la prestation la plus demandée, et un passage en salon se paie quelques dizaines d'euros. La vente de produits reste un appoint, et la rentabilité se joue sur les charges de personnel.

Indice annuel des prix à la consommation de la coiffure pour femmes en France, base 100 en 2015, de 1990 à 2025
Figure 5 : Le prix de la coiffure pour femmes monte régulièrement depuis 1990, avec une hausse plus vive en 2023 ; en 2025, l'indice dépasse d'environ un cinquième son niveau de 2015. Il suit le prix payé par l'ensemble des ménages, en moyenne annuelle, pour une base 100 en 2015 ; cette série en base 2015 s'arrête à décembre 2025. Source : Insee, Indice annuel des prix à la consommation, base 2015, ensemble des ménages, France, Coiffure pour femmes, série 001765084, décembre 2025 (série mise à jour le 15 janvier 2026). Capture de la page de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

Quelles prestations sont les plus demandées (coupe, couleur, barbe, nouveaux services) ?

La coupe domine : 92 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 la citent parmi les prestations de coiffure auxquelles ils ont recours, même de temps en temps (OPCO EP, janvier 2024). Les autres prestations viennent loin derrière, et une partie des salons élargit son offre au-delà de la coiffure.

  • 26 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 citent le brushing, 20 % la couleur et 15 % le balayage ou les mèches (OPCO EP, janvier 2024).
  • Les services de barbier sont cités par 17 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 ; ils concernent plus d'un homme sur quatre, précise l'étude (OPCO EP, janvier 2024).
  • Dans les salons du panel UNEC-Hairnet, 80 % des clients et clientes ont fait faire une coupe en France en 2024, 50 % des clientes une technique et 14,1 % des clients une taille de barbe ou de moustache ; ces parts sont relevées dans les salons, pas déclarées par les clients (UNEC, novembre 2025).
  • 17 % des établissements de coiffure proposent des services esthétiques (soins du visage, onglerie, maquillage) en France en 2023, contre 13 % en 2022 (UNEC, novembre 2024).

Combien coûte une coupe, et combien un client dépense-t-il par visite ?

Le shampoing-coupe-coiffage coûte plus cher en Île-de-France : en 2023, il y atteint en moyenne 46 € pour une femme et 29,1 € pour un homme, contre 36,9 € et 24,2 € en province (UNEC, novembre 2024). La dépense par passage change avec la source : aucune n'observe les mêmes salons, ni la même année, ni tout à fait la même dépense.

  • L'enquête de branche, qui interroge les établissements, donne une fiche moyenne hors ventes de produits de 55,4 € pour une femme et de 26,4 € pour un homme en France en 2023, toutes taxes comprises (UNEC, novembre 2024).
  • Dans les salons du panel UNEC-Hairnet, la fiche moyenne est de 43 € tous clients confondus en France en 2024 : 53,61 € pour une femme, 28,30 € pour un homme (UNEC, novembre 2025).
  • Le ticket moyen par client est de 42,7 € en 2025 dans les 400 salons français suivis par Fiducial (Fiducial, septembre 2026).
  • Seuls 7 % des consommateurs interrogés en France en juillet 2023 fréquentent plutôt un salon haut de gamme (OPCO EP, janvier 2024).
  • L'indice des prix à la consommation de la coiffure pour femmes s'établit à 120,9 en moyenne annuelle en France en 2025, pour une base 100 en 2015 (Insee, janvier 2026).

Quel chiffre d'affaires et quelle rentabilité pour un salon ?

Dans les salons du panel UNEC-Hairnet, le chiffre d'affaires toutes taxes comprises atteint 277 € par personne active et par jour en France en 2025, en hausse de 6,5 % sur un an (UNEC, janvier 2026). À l'échelle du secteur, le personnel absorbe la plus grande part de la valeur ajoutée.

  • En 2023, la valeur ajoutée des entreprises de coiffure s'élève à près de 4 milliards d'euros en France (Insee, septembre 2025).
  • Les frais de personnel des entreprises de coiffure atteignent 3,1 milliards d'euros en France en 2023 (Insee, septembre 2025).
  • Les prestations de coiffure représentent 86 % du chiffre d'affaires des établissements employeurs en France en 2023 et la vente de produits 10 % ; 70 % du chiffre d'affaires vient des prestations destinées aux femmes (UNEC, novembre 2024).
  • En 2025, dans les 400 salons français suivis par Fiducial, les charges de personnel représentent 43 % des produits d'exploitation dans les salons soumis à l'impôt sur le revenu et 57 % dans ceux qui sont soumis à l'impôt sur les sociétés, où elles incluent la rémunération du dirigeant (Fiducial, septembre 2026).
  • Le résultat net des 400 salons français suivis par Fiducial représente, en 2025, 21 % des produits d'exploitation dans ceux qui sont soumis à l'impôt sur le revenu, où il rémunère le dirigeant, et 4 % dans ceux qui sont soumis à l'impôt sur les sociétés (Fiducial, septembre 2026).

Repères étrangers : États-Unis et Allemagne

Les chiffres américains et allemands ne valent que dans leurs propres catégories : ni les métiers ni les registres ne sont définis comme en France. Aux États-Unis, le métier s'exerce en grande partie à son compte. En Allemagne, le nombre d'apprentis remonte en 2024, après un net recul des nouveaux contrats entre 2013 et 2023.

Emplois de barbiers, de coiffeurs et de cosmétologues aux États-Unis en 2025 et emplois projetés en 2035, par catégorie professionnelle
Figure 6 : Aux États-Unis, la statistique publique compte les barbiers à part et range les coiffeurs avec les cosmétologues : cette seconde catégorie est de loin la plus nombreuse, et c'est elle qui porte l'essentiel des créations d'emplois attendues d'ici 2035. Ces catégories ne recouvrent pas les métiers français : les chiffres ne se comparent pas terme à terme avec ceux de la France. Source : BLS, Occupational Outlook Handbook, Barbers, Hairstylists, and Cosmetologists, décembre 2025 (emplois de 2025 et projections à 2035 ; page mise à jour en août 2026). Capture de la page de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

États-Unis : combien de coiffeurs et de barbiers, quel salaire, quelle part d'indépendants ?

Aux États-Unis, barbiers, coiffeurs et cosmétologues réunis occupent 670 800 emplois en 2025, et le BLS prévoit 7 % d'emplois en plus d'ici 2035, soit 48 400 (BLS, août 2026). Les barbiers y forment une petite catégorie, en grande majorité indépendante.

  • Les barbiers (catégorie « Barbers ») occupent environ 75 800 emplois aux États-Unis en 2025 (BLS, août 2026).
  • Aux États-Unis, 80 % des barbiers sont des travailleurs indépendants en 2025 (BLS, août 2026).
  • En mai 2025, le salaire horaire médian des barbiers est de 18,37 dollars aux États-Unis (BLS, août 2026).
  • Les coiffeurs et cosmétologues (catégorie « Hairdressers, hairstylists, and cosmetologists ») occupent environ 595 000 emplois aux États-Unis en 2025 (BLS, août 2026).
  • Parmi les coiffeurs et cosmétologues, 48 % sont des travailleurs indépendants aux États-Unis en 2025 (BLS, août 2026).
  • Le salaire horaire médian des coiffeurs et cosmétologues est de 17,21 dollars aux États-Unis en mai 2025 (BLS, août 2026).
  • D'ici 2035, l'emploi des coiffeurs et cosmétologues devrait augmenter de 8 % aux États-Unis, soit 45 900 emplois de plus qu'en 2025, selon les projections du BLS (BLS, août 2026).
  • Pour les barbiers, la hausse projetée entre 2025 et 2035 est de 3 % aux États-Unis, soit 2 500 emplois de plus (BLS, août 2026).

Allemagne : combien de salons, quel chiffre d'affaires, combien d'apprentis ?

Au 31 décembre 2025, 80 118 entreprises de coiffure sont inscrites au registre allemand de l'artisanat, contre 80 363 au 1er janvier 2025, selon le ZDH (ZDH, juin 2026). La statistique fiscale en compte moins : elle ne retient pas les plus petites, et elle ne porte ni sur la même année ni sur la même unité.

  • Le registre allemand de l'artisanat a enregistré 6 055 inscriptions et 6 300 radiations d'entreprises de coiffure en 2025, selon le ZDH ; une radiation recouvre toute sortie du registre (ZDH, juin 2026).
  • 53 516 entreprises de coiffure sont assujetties à la TVA en Allemagne en 2024, c'est-à-dire que leur chiffre d'affaires annuel dépasse 22 000 € (Destatis, mars 2026).
  • Les entreprises de coiffure assujetties à la TVA réalisent 7,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires hors taxes en Allemagne en 2024 (Destatis, mars 2026).
  • L'Allemagne compte 13 889 apprentis coiffeurs en 2024, soit 2,8 % de plus qu'en 2023, d'après les données des chambres de métiers publiées par la fédération allemande de la coiffure (ZV Friseurhandwerk, avril 2026).
  • 34 % des 6 300 apprentis coiffeurs qui ont signé un nouveau contrat en Allemagne en 2023 sont des hommes, selon Destatis (Destatis, avril 2025).
  • En 2013, 13 % seulement des 10 900 nouveaux contrats d'apprentissage en coiffure avaient été signés par des hommes en Allemagne (Destatis, avril 2025).

Méthodologie et sources

Chaque chiffre de cette page répond à une question distincte sur la coiffure et vient de l'organisme qui a produit la donnée : statistique publique (Insee, Urssaf, Assurance maladie, France Travail), organisations de la profession (UNEC, OPCO EP), entreprises qui publient leurs propres données (Altares, Fiducial), offices et fédérations étrangers.

Quelques chiffres sont cités chez l'organisme qui a traité les données d'un autre : l'UNEC pour le fichier Sirene de l'Insee (établissements, coiffure à domicile, densité, fermetures) et pour les micro-entrepreneurs de l'Urssaf, l'OPCO EP pour la base Tous salariés de l'Insee, la fédération allemande de la coiffure pour les chambres de métiers. Les reprises par la presse et les pages de compilation sont écartées.

Pour chaque chiffre, le document a été ouvert et le passage relu. La date entre parenthèses est celle de la publication ; pour la fiche métier de France Travail, qui n'en porte pas, c'est le dernier mois de la période mesurée. La période des données est dite dans la phrase.

La page ne donne qu'un nombre de salariés, celui de l'Urssaf, dont les données sont diffusées sous licence ODbL. Les chiffres étrangers portent le nom de leur pays et ne sont pas comparés aux chiffres français. Dernière vérification des liens et des chiffres : 4 octobre 2026. La page est mise à jour chaque mois ; quand une source publie une nouvelle édition, celle-ci remplace l'ancienne.

Glossaire

  • NAF 96.02A : code de la coiffure dans la nomenclature d'activités française, aussi appelé code APE. Il réunit les salons et la coiffure à domicile ; les soins de beauté relèvent d'un autre code.
  • Entreprise et établissement : une entreprise est une unité économique ; un établissement est un lieu où elle exerce, un salon par exemple. Une entreprise peut compter plusieurs établissements, et les deux décomptes ne se comparent pas.
  • Fichier Sirene : répertoire des entreprises et de leurs établissements, tenu par l'Insee. Un établissement peut y rester inscrit sans avoir d'activité.
  • Base permanente des équipements (BPE) : base de l'Insee qui recense chaque année les commerces et les services accessibles au public. Son type « Coiffure » réunit les salons et la coiffure à domicile.
  • Ésane : dispositif de l'Insee qui produit les statistiques annuelles d'entreprises (nombre d'entreprises, chiffre d'affaires, valeur ajoutée, frais de personnel).
  • Établissement employeur : établissement qui a déclaré une masse salariale à l'Urssaf au dernier mois de l'année.
  • Salon indépendant, salon sous enseigne : un salon sous enseigne appartient à un réseau, en franchise ou en succursale ; un salon indépendant n'en dépend pas.
  • Coiffure à domicile : activité exercée chez le client, sans salon.
  • Micro-entrepreneur : indépendant soumis à un régime simplifié, dont les cotisations sont calculées sur le chiffre d'affaires.
  • Non-salarié : personne qui travaille à son compte, sans contrat de travail, comme un chef d'entreprise individuelle, un micro-entrepreneur ou un conjoint collaborateur.
  • Immatriculation, fermeture, défaillance : l'immatriculation est l'inscription d'un nouvel établissement ; la fermeture, la cessation de son activité ; la défaillance, l'ouverture d'une procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire).
  • Cession de fonds de commerce : vente d'un salon en activité à un repreneur.
  • UNEC, rapport de branche, enquête de branche : l'UNEC est l'Union nationale des entreprises de coiffure. Le rapport de branche, publié avec le CNEC et réalisé par Xerfi Specific, s'appuie sur une enquête annuelle auprès des établissements : 1 510 questionnaires pour l'exercice 2023.
  • Panel UNEC-Hairnet : groupe de salons dont l'UNEC publie les indicateurs d'activité ; ses publications n'en donnent ni le nombre ni la méthode.
  • OPCO EP : opérateur de compétences des entreprises de proximité, qui finance la formation et l'alternance de la branche. Ses deux enquêtes de 2023, auprès de 1 507 consommateurs et de 838 coiffeurs, ont été réalisées par le cabinet Kyu.
  • Alternance : formation partagée entre un établissement de formation et une entreprise, sous contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.
  • CAP, CDI : certificat d'aptitude professionnelle, premier diplôme du métier ; contrat à durée indéterminée.
  • Shampoing-coupe-coiffage : prestation de base, qui sert de repère de prix d'un salon à l'autre.
  • Technique : dans le vocabulaire du métier, couleur, mèches, balayage, permanente ou lissage.
  • Fiche moyenne (ou ticket moyen) : dépense moyenne d'un client par passage.
  • Personne active : personne qui travaille dans le salon ; le panel UNEC-Hairnet et Fiducial rapportent l'activité d'un salon à ce nombre.
  • Valeur ajoutée : chiffre d'affaires diminué des achats et des charges externes. Elle rémunère le personnel, paie les impôts et laisse le résultat de l'entreprise.
  • Produits d'exploitation, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés : les produits d'exploitation sont les recettes de l'activité courante. Dans une entreprise à l'impôt sur le revenu, le résultat rémunère le dirigeant ; dans une société à l'impôt sur les sociétés, sa rémunération est une charge de personnel.
  • Premier règlement : un accident du travail ou une maladie professionnelle « en premier règlement » a donné lieu, dans l'année, à un premier versement de l'Assurance maladie pour un arrêt de travail ou une incapacité permanente.
  • Indice de fréquence : nombre d'accidents du travail en premier règlement pour 1 000 salariés.
  • Affections périarticulaires : maladies professionnelles du tableau n° 57, provoquées par certains gestes et postures de travail ; elles touchent les articulations et leurs tendons.
  • Indice des prix à la consommation : indicateur de l'Insee qui suit les prix payés par les ménages, par rapport à une année de base fixée à 100.
  • BLS : Bureau of Labor Statistics, office américain des statistiques du travail. Il compte à part les barbiers (« Barbers ») et réunit dans une même catégorie les coiffeurs et les cosmétologues (« Hairdressers, hairstylists, and cosmetologists »). « Cosmétologue » traduit ici « cosmetologist », qui désigne aux États-Unis un professionnel de la coiffure et des soins de beauté, et non un spécialiste des produits cosmétiques.
  • ZDH, registre de l'artisanat : le ZDH (Zentralverband des Deutschen Handwerks) est la confédération allemande de l'artisanat. Les entreprises artisanales s'inscrivent à un registre, la Handwerksrolle.
  • Destatis, statistique de la TVA : Destatis est l'office fédéral allemand de la statistique. Sa statistique de la TVA ne couvre que les entreprises dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 22 000 €.
  • ZV Friseurhandwerk : Zentralverband des Deutschen Friseurhandwerks, fédération allemande de la coiffure.
  • Altares, Fiducial : Altares est une société d'information sur les entreprises, qui recense les cessions de fonds de commerce ; Fiducial est un cabinet d'expertise comptable, dont l'observatoire annuel est tiré des comptes de salons clients.

Sources