Commerce, restauration et beauté

105 chiffres sur les instituts de beauté, ongleries et spas en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 32 min de lecture

Pour connaître le nombre d'instituts de beauté en France, il faut passer par la nomenclature des activités : l'Insee range les instituts, avec les ongleries et l'esthétique à domicile, dans les « soins de beauté » (NAF 96.02B), et les spas, avec les hammams, les saunas et les solariums, dans l'« entretien corporel » (NAF 96.04Z). Aucune de ces deux catégories ne se confond tout à fait avec ce que le public appelle un institut ou un spa.

Cette page réunit 105 chiffres sourcés : la taille et la santé économique du secteur, sa clientèle, la prise de rendez-vous, le travail des esthéticiennes, les risques pour la santé dans les ongleries et les cabines de bronzage, puis les spas, avec des repères mondiaux et américains. Les données françaises sont privilégiées, et chaque chiffre est daté dès que sa source donne une date.

Chiffres clés

  • En 2023, l'Insee compte 67 095 entreprises de soins de beauté (NAF 96.02B), avec ou sans salarié, micro-entrepreneurs et ongleries compris, coiffure exclue : c'est le repère statistique du nombre d'instituts de beauté en France (Insee, septembre 2025).
  • En France, en 2023, les entreprises de soins de beauté (NAF 96.02B) ont réalisé 2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires hors taxes (Insee, septembre 2025).
  • Sur 1 499 clients d'instituts de beauté ou de spas interrogés en France en 2025, 77 % déclarent bénéficier de soins du visage dans ces établissements, la prestation qui concerne le plus de répondants (OPCO EP, janvier 2026).
  • En 2025, parmi les clients d'instituts interrogés en France qui expliquent une baisse de leur fréquentation, 70 % citent la diminution de leur budget disponible, la première raison donnée (OPCO EP, janvier 2026).
  • En France, en 2023, parmi les entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique qui ont répondu à l'enquête de branche et ont un site internet, 77 % y proposent la prise de rendez-vous en ligne, 53 % en font un site vitrine et 27 % un site de vente en ligne (un même site peut cumuler ces fonctions) (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Fin 2023, en France, 75 % des salariés des entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique sont en CDI et 21 % en contrat d'apprentissage (Branche esthétique, décembre 2024).
  • En France, en 2020, 93 % des salariés de la branche Esthétique-cosmétique et enseignement (IDCC 3032), parfumerie et écoles comprises, étaient des femmes (OPCO EP, janvier 2025).
  • En France, dans son expertise publiée en 2017 sur les ongleries, l'Anses classe dans son groupe de priorité 1, celui des dangers les plus élevés, 60 substances présentes dans les produits pour ongles ou dans l'air des salons, dont 17 retrouvées dans l'air (Anses, octobre 2017).
  • En France, en 2021, 15,2 % des personnes de 15 à 75 ans déclarent avoir déjà fait des séances d'UV en cabine, et 1,0 % au cours des 12 derniers mois (INCa, janvier 2023).
  • En 2023, la France compte 22 995 entreprises d'entretien corporel, avec ou sans salarié (NAF 96.04Z, qui mêle spas, hammams, saunas, solariums et autres établissements) (Insee, septembre 2025).
  • Aux États-Unis, en 2025, les manucures et pédicures esthétiques (« manicurists and pedicurists » dans la nomenclature américaine) occupaient environ 201 800 emplois (BLS, août 2026).

Combien d'instituts de beauté, et que pèsent-ils ?

En France, l'institut de beauté est d'abord une très petite entreprise : le secteur en compte beaucoup, mais seule une minorité d'entre elles emploie des salariés.

Deux graphiques en barres. À gauche, l'évolution annuelle du chiffre d'affaires d'un panel de 100 instituts de beauté : +1,2 % en 2019, -17,0 % en 2020, +5,7 % en 2021, +14,8 % en 2022 et +1,2 % en 2023. À droite, le taux de défaillance des instituts de beauté (NAF 96.02B) : 5,0 % en 2016, 2,4 % en 2017, 3,1 % en 2018, 4,4 % en 2019, 3,0 % en 2020, 3,9 % en 2021, 3,4 % en 2022 et 4,3 % en 2023, puis 2,3 % sur les neuf premiers mois de 2023 et 2,2 % sur ceux de 2024.
Figure 1 : après la chute de 2020 (-17,0 %) et le rebond de 2022 (+14,8 %), le chiffre d'affaires d'un panel de 100 instituts ne progresse plus que de 1,2 % en 2023, année où le taux de défaillance des instituts remonte à 4,3 % ; sur les neuf premiers mois, ce taux passe de 2,3 % en 2023 à 2,2 % en 2024. Ces données de Xerfi (comptes déposés aux greffes des tribunaux de commerce pour le panel, Bodacc pour les défaillances) couvrent un champ un peu différent de celui de la branche. Sous le graphique des défaillances, le rapport imprime la même unité que sous le premier graphique (« part en % du chiffre d'affaires ») et ne précise pas sur quelle base ce taux est calculé. Source : Branche esthétique-cosmétique (CNAIB-SPA, UPB, FIEPPEC), Rapport de branche Esthétique cosmétique parfumerie et enseignement, IDCC 3032, données 2023, données de 2016 à septembre 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien y a-t-il d'instituts de beauté en France ?

En France, le total dépend de ce que l'on compte : l'Insee recense toutes les entreprises de soins de beauté, avec ou sans salarié, l'Urssaf les seuls établissements qui versent des salaires, et la branche professionnelle les entreprises employeuses qui relèvent de sa convention collective.

  • Au 31 décembre 2025, la France compte 11 987 établissements employeurs du secteur privé dans les soins de beauté (code APE 9602B) (Urssaf, mai 2026).
  • Au 31 décembre 2024, la France comptait 12 144 établissements employeurs du secteur privé dans les soins de beauté (Urssaf, mai 2026).
  • Fin 2015, l'Urssaf dénombrait 9 126 établissements employeurs du secteur privé dans les soins de beauté en France (Urssaf, mai 2026).
  • En France, en 2023, le rapport de la branche IDCC 3032 estime à 15 190 le nombre d'entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique, sur 15 300 dans l'ensemble de la branche (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Parmi les entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique en 2023, 96 % (14 590 entreprises) ont de 1 à 9 salariés et 600 en ont 10 ou plus (Branche esthétique, décembre 2024).

Que pèse le marché de l'esthétique en France, et comment se porte-t-il ?

En France, l'épilation à la cire et les soins du visage pèsent le plus dans le chiffre d'affaires des entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique ; en 2023, la croissance d'un panel d'instituts suivi par Xerfi a fortement ralenti, et le taux de défaillance a augmenté.

  • En 2023, les entreprises de soins de beauté (NAF 96.02B) ont dégagé 1,3 milliard d'euros de valeur ajoutée en France (Insee, septembre 2025).
  • En 2023, l'épilation à la cire représente 20 % du chiffre d'affaires des entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique, et les soins du visage 16 % (Branche esthétique, décembre 2024). Les soins du corps manuels en assurent 13,5 %, les soins du corps technologiques 8,5 % (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Le stylisme ongulaire pèse 9,5 % du chiffre d'affaires 2023 des entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique, et les soins des mains 5,5 % (Branche esthétique, décembre 2024). La vente de produits cosmétiques en apporte 8,5 % (Branche esthétique, décembre 2024). Les cabines UV n'en représentent que 1 % (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Le chiffre d'affaires d'un panel de 100 instituts de beauté suivi par Xerfi a progressé de 1,2 % en 2023, après +14,8 % en 2022 (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Calculé par Xerfi d'après le Bodacc, le taux de défaillance des instituts de beauté atteint 4,3 % en 2023, contre 3,4 % en 2022 (Branche esthétique, décembre 2024).

Qui sont les clients, et que demandent-ils ?

En France, la clientèle des instituts de beauté et des spas vient le plus souvent à un rythme espacé, et ses habitudes, de la fréquence des visites au nail art, changent nettement avec l'âge : c'est ce que montre l'enquête menée en 2025 par l'OPCO EP auprès de 1 499 clients.

Barres empilées : fréquence à laquelle 1 499 personnes interrogées bénéficient d'une prestation d'esthéticienne, au total et par tranche d'âge. Au total : 3 % plusieurs fois par mois, 15 % tous les mois, 23 % tous les deux ou trois mois, 43 % de manière occasionnelle selon les besoins, 17 % une fois par an. Les visites plusieurs fois par mois concernent 6 % des 18-25 ans et des 26-35 ans et 7 % des 36-45 ans, contre 1 % des 46-55 ans, 2 % des 56-65 ans et 1 % des plus de 65 ans.
Figure 2 : les visites plusieurs fois par mois sont plus courantes jusqu'à 45 ans (6 % à 7 % des 18-45 ans) qu'après (1 % à 2 % des plus de 45 ans). Enquête en ligne auprès de 1 499 personnes allées au moins une fois dans l'année dans un institut ou un spa ; l'échantillon est représentatif de la population française sauf pour le sexe, les femmes, très majoritaires dans cette clientèle, y étant volontairement surreprésentées. Source : OPCO EP, Esthétique : évolutions des attentes de la clientèle et impacts sur les métiers et les compétences, édition 2025, juillet 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien de Français vont en institut de beauté, et à quelle fréquence ?

En France, près d'un adulte sur deux disait en 2018 être déjà allé en institut de beauté ; en 2025, seule une minorité des clients interrogés voit une esthéticienne au moins une fois par mois.

  • Sur les clients d'instituts ou de spas interrogés en 2025, 18 % déclarent bénéficier d'une prestation d'esthéticienne au moins une fois par mois, dont 3 % plusieurs fois par mois (OPCO EP, janvier 2026).
  • Dans l'enquête de l'OPCO EP de 2025, la réponse la plus fréquente, donnée par 43 % des personnes interrogées, est « de manière occasionnelle, en fonction des besoins » (OPCO EP, janvier 2026).
  • En France, 17 % des clients d'instituts ou de spas interrogés par l'OPCO EP en 2025 déclarent ne bénéficier d'une prestation d'esthéticienne qu'une fois par an (OPCO EP, janvier 2026).
  • Parmi les clients de 18 à 45 ans interrogés par l'OPCO EP en 2025, 26 % déclarent bénéficier d'une prestation d'esthéticienne au moins une fois par mois, contre 13 % chez les plus de 45 ans (OPCO EP, janvier 2026).
  • En février 2018, 48 % des Français de 18 ans et plus interrogés par YouGov déclaraient être déjà allés dans un institut de beauté (YouGov, février 2018).
  • Dans l'enquête YouGov de février 2018, 65 % des femmes déclaraient être déjà allées dans un institut de beauté, contre 29 % des hommes (YouGov, février 2018).

Quelles prestations les clients demandent-ils, et où les font-ils faire ?

En France, les clients interrogés en 2025 font surtout faire leurs soins du visage en institut ou chez une esthéticienne ; le nail art est bien plus répandu chez les 18-25 ans qu'en moyenne.

  • Parmi les clients interrogés en 2025 concernés par les soins du visage, 62 % les font faire en institut ou chez une esthéticienne qui reçoit chez elle, 12 % en spa et 6 % par une esthéticienne venue à domicile ; 20 % les font eux-mêmes (OPCO EP, janvier 2026).
  • Le nail art concerne 35 % des clients interrogés par l'OPCO EP en 2025, dont 16 % régulièrement ; chez les 18-25 ans, la part monte à 69 % (OPCO EP, janvier 2026).
  • En institut ou en spa, 41 % des clients interrogés en 2025 ont recours à des soins holistiques, dont 10 % régulièrement (OPCO EP, janvier 2026).
  • En 2025, 24 % des clients interrogés recourent à des soins experts et technologiques en institut ou en spa, dont 9 % régulièrement (OPCO EP, janvier 2026).
  • Parmi les clients interrogés en 2025, 61 % ne font eux-mêmes aucun soin esthétique ; chez les moins de 25 ans, cette part tombe à 41 % (OPCO EP, janvier 2026).
  • Côté offre, 88 % des instituts ayant répondu à l'enquête de l'OPCO EP en 2025 proposent des soins du visage (OPCO EP, janvier 2026).
  • Les soins holistiques sont proposés par 61 % des entreprises de la branche ayant répondu à l'OPCO EP en 2025 (OPCO EP, janvier 2026).

Pourquoi va-t-on en institut, et pourquoi certains clients y vont-ils moins souvent ?

En France, l'institut était d'abord associé à la détente dans une enquête de 2018 ; en 2025, une partie des clients dit y aller moins souvent, et près de la moitié perçoit une hausse des prix des prestations.

  • En février 2018, 63 % des Français interrogés par YouGov associaient l'institut de beauté à la relaxation et à la détente ; pour 54 %, la motivation principale était de prendre soin de leur corps (YouGov, février 2018).
  • En 2025, 29 % des clients d'instituts ou de spas interrogés déclarent que leur fréquentation des instituts a diminué au cours des trois dernières années, 45 % qu'elle est restée stable et 26 % qu'elle a augmenté (OPCO EP, janvier 2026).
  • Parmi les clients interrogés en 2025 qui expliquent une baisse de leur fréquentation des instituts, 26 % citent le recours accru aux soins faits soi-même (« DIY ») (OPCO EP, janvier 2026).
  • Sur les trois dernières années, 49 % des clients interrogés en 2025 perçoivent une hausse des prix des prestations, dont 9 % une forte hausse (OPCO EP, janvier 2026).
  • Interrogés en 2025 sur leur budget d'esthétique des trois dernières années, 29 % des clients disent qu'il a augmenté, 42 % qu'il est plutôt stable et 29 % qu'il a diminué (OPCO EP, janvier 2026).

Rendez-vous, relation client et présence en ligne

En France, la réservation en ligne gagne les instituts de beauté, mais elle reste bien plus courante chez les clients de moins de 45 ans que chez leurs aînés.

Barres empilées : fréquence de réservation des prestations sur une plateforme en ligne, pour 1 499 personnes interrogées, au total et par tranche d'âge. Au total : 28 % la plupart du temps, 28 % de temps en temps, 16 % rarement, 28 % jamais. Réservation en ligne la plupart du temps : 43 % chez les 18-25 ans et chez les 26-35 ans, 40 % chez les 36-45 ans, 20 % chez les 46-55 ans, 21 % chez les 56-65 ans et 15 % chez les plus de 65 ans ; 47 % des plus de 65 ans ne réservent jamais en ligne.
Figure 3 : 28 % des personnes interrogées réservent leurs soins sur une plateforme en ligne « la plupart du temps », et autant ne le font jamais ; la réponse « la plupart du temps » varie fortement avec l'âge, de 43 % chez les 18-35 ans à 15 % chez les plus de 65 ans, et 47 % des plus de 65 ans ne réservent jamais en ligne. Enquête en ligne auprès de 1 499 personnes. Source : OPCO EP, Esthétique : évolutions des attentes de la clientèle et impacts sur les métiers et les compétences, édition 2025, juillet 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Les clients des instituts de beauté réservent-ils en ligne ?

En France, en 2025, la réservation en ligne divise les clients d'instituts, et plus de la moitié des instituts et spas interrogés la voient progresser.

  • En 2025, 28 % des clients interrogés déclarent réserver leurs prestations sur une plateforme en ligne « la plupart du temps » (OPCO EP, janvier 2026).
  • Interrogés en 2025, 28 % des clients disent ne jamais réserver leurs prestations d'esthétique sur une plateforme en ligne (OPCO EP, janvier 2026).
  • Chez les 26-35 ans interrogés en 2025, 43 % disent réserver en ligne « la plupart du temps » (OPCO EP, janvier 2026).
  • Après 65 ans, 15 % des clients interrogés en 2025 disent réserver en ligne « la plupart du temps », et 47 % jamais (OPCO EP, janvier 2026).
  • En 2025, 55 % des instituts et spas interrogés par l'OPCO EP estiment que, depuis trois ans, leurs clients « prennent plus rendez-vous via les plateformes en ligne qu'avant » (OPCO EP, janvier 2026).
  • Planity, plateforme de réservation, affirme que chez les instituts qui utilisent son outil, « 50 % des rendez-vous sont pris en dehors des horaires d'ouverture grâce à la réservation en ligne », sans publier de date ni de méthode (Planity, octobre 2026).

Le guide choisir un logiciel de prise de rendez-vous en ligne aide à comparer les outils de réservation.

Les instituts de beauté sont-ils présents sur internet et les réseaux sociaux ?

En France, en 2023, presque toutes les entreprises employeuses de la branche sont présentes sur les réseaux sociaux et la plupart ont un site internet ; les entreprises sans salarié qui ont répondu à l'enquête de branche en ont moins souvent un.

  • En 2023, 90 % des entreprises employeuses de la branche IDCC 3032 ont un site internet, une part identique dans la seule esthétique-cosmétique (Branche esthétique, décembre 2024).
  • En 2025, 80 % des instituts et spas interrogés par l'OPCO EP disent proposer la prise de rendez-vous en ligne, dans une enquête distincte de celle de la branche (OPCO EP, janvier 2026).
  • En 2023, 97 % des entreprises employeuses de la branche sont présentes sur les réseaux sociaux ; dans l'esthétique-cosmétique, 92 % de celles qui y sont présentes utilisent Instagram (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Parmi les entreprises de la branche sans salarié ayant répondu en 2023, 73 % ont un site internet, et 69 % de ces sites permettent la prise de rendez-vous en ligne (Branche esthétique, décembre 2024).
  • En 2023, 88 % des entreprises de la branche sans salarié ayant répondu à l'enquête sont présentes sur les réseaux sociaux (Branche esthétique, décembre 2024).

Le comparatif des logiciels pour instituts de beauté présente des outils de gestion et de réservation.

Qu'attendent les clients de leur institut et de leur esthéticienne ?

En France, les clients interrogés en 2025 disent vouloir être écoutés et conseillés selon leur peau ; en 2018, la proximité était le premier critère cité pour choisir un institut.

  • En 2025, 52 % des clients interrogés jugent essentiel que leur esthéticienne prenne en compte les spécificités de leur peau (OPCO EP, janvier 2026).
  • Des conseils personnalisés de leur esthéticienne sont jugés importants ou essentiels par 78 % des clients interrogés en 2025, et essentiels par 32 % (OPCO EP, janvier 2026).
  • Parmi les progrès attendus des esthéticiennes dans la relation client, 53 % des personnes interrogées en 2025 placent en premier « écouter et prendre en considération les demandes de ses clients » (OPCO EP, janvier 2026).
  • En 2025, 37 % des clients interrogés ont déjà bénéficié, en institut ou en spa, d'un diagnostic de peau ou de conseils en maquillage formulés à l'aide de l'intelligence artificielle (OPCO EP, janvier 2026).
  • En février 2018, selon YouGov, les deux premiers critères de choix d'un institut de beauté étaient la proximité (44 % des personnes interrogées) et la recommandation d'un proche (38 %) (YouGov, février 2018).
  • Dans l'enquête YouGov de février 2018, 29 % des personnes interrogées disaient choisir leur institut d'après les soins proposés, et 21 % d'après les notes et avis sur internet (YouGov, février 2018).

Seules, en réseau ou salariées : comment travaillent les esthéticiennes ?

En France, l'esthétique est un métier de petites structures, où les jeunes et les apprentis occupent une large place parmi les salariés.

Trois graphiques sur les entreprises de l'esthétique-cosmétique employant au moins un salarié. En barres, leur lieu d'exercice : 87 % en institut, 11 % en spa, 1 % à domicile, 1 % en free-lance. En anneau, la part de ces entreprises qui font partie d'un réseau : 21 %. En anneau, le type de réseau : 62 % de franchise, 28 % de réseaux d'indépendants, 6 % de réseaux intégrés ou succursalistes, 4 % d'autres.
Figure 4 : pour les entreprises de l'esthétique-cosmétique qui emploient au moins un salarié, l'institut est de loin le premier lieu d'exercice, devant le spa ; parmi celles qui font partie d'un réseau, la franchise est la forme la plus courante, devant les réseaux d'indépendants et, loin derrière, les réseaux intégrés ou succursalistes (6 %). Enquête en ligne de la branche, menée par Xerfi Specific (611 questionnaires reçus en tout). Source : Branche esthétique-cosmétique (CNAIB-SPA, UPB, FIEPPEC), Rapport de branche Esthétique cosmétique parfumerie et enseignement, IDCC 3032, données 2023, décembre 2024 (données 2023). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Où exercent les entreprises d'esthétique, et sous quelle forme ?

En France, en 2023, les entreprises d'esthétique exercent très majoritairement en institut, avec ou sans salarié ; une minorité est en réseau, souvent en franchise.

  • En 2023, parmi les entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique, 87 % exercent en institut, 11 % en spa et 1 % à domicile (Branche esthétique, décembre 2024).
  • L'appartenance à un réseau concerne 21 % des entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique en 2023 (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Les entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique membres d'un réseau en 2023 relèvent à 62 % d'une franchise et à 28 % d'un réseau d'indépendants (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Chez les entreprises de la branche sans salarié ayant répondu à l'enquête de 2023, 86 % exercent en institut et 11 % à domicile (Branche esthétique, décembre 2024).
  • En 2023, 13 % des entreprises sans salarié ayant répondu à l'enquête de branche font partie d'un réseau (Branche esthétique, décembre 2024).
  • Parmi les entreprises de la branche sans salarié ayant répondu en 2023, 22 % sont exploitées sous le statut d'auto-entrepreneur et 33 % sous forme d'entreprise individuelle (Branche esthétique, décembre 2024).
  • En 2023, les entreprises de la branche sans salarié ayant répondu à l'enquête ont réalisé un chiffre d'affaires moyen de 50 k€ (Branche esthétique, décembre 2024).

Le guide rester joignable sans interrompre les soins vise surtout l'esthéticienne qui travaille seule.

Quel est le nombre d'esthéticiennes en France, et qui sont les salariés du secteur ?

En France, le nombre d'esthéticiennes salariées s'approche par celui des salariés des établissements de soins de beauté, nettement plus nombreux qu'il y a dix ans ; les esthéticiennes à leur compte, sans salarié, n'entrent pas dans ce décompte.

  • Au 31 décembre 2023, l'Insee compte 30 024 salariés dans les entreprises françaises de soins de beauté (NAF 96.02B) (Insee, septembre 2025).
  • Au 31 décembre 2025, les établissements employeurs du secteur privé classés en soins de beauté (code APE 9602B) comptent 32 548 salariés en France, un peu moins qu'un an plus tôt (Urssaf, mai 2026).
  • Fin 2015, les établissements employeurs de soins de beauté comptaient 23 036 salariés en France (Urssaf, mai 2026).
  • En 2020, 56 % des salariés de la branche IDCC 3032 exerçaient le métier que la nomenclature des professions de l'Insee nomme « manucures, esthéticiens », qui comprend aussi le stylisme ongulaire (OPCO EP, janvier 2025).
  • En 2020, les moins de 30 ans représentaient 50 % des salariés de la branche IDCC 3032, d'après le traitement par l'OPCO EP des données de l'Insee (OPCO EP, janvier 2025).
  • En 2022, 9 307 contrats d'alternance ont débuté dans les entreprises de la branche IDCC 3032 (OPCO EP, janvier 2025).
  • Fin 2023, les salariés des entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique comptent en moyenne 4 ans d'ancienneté dans leur entreprise (Branche esthétique, décembre 2024).

Dans quelles conditions travaillent les salariés des instituts de beauté ?

En France, le temps partiel est minoritaire chez les salariés de l'esthétique ; dans les soins de beauté, les accidents du travail entraînent surtout des arrêts, rarement des séquelles permanentes.

  • Fin 2023, 14 % des salariés des entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique travaillent à temps partiel (Branche esthétique, décembre 2024).
  • En 2023, les salariés des entreprises employeuses de l'esthétique-cosmétique ont été absents 8 jours en moyenne, congés maternité compris (Branche esthétique, décembre 2024).
  • En 2024, l'Assurance Maladie a recensé 257 accidents du travail en premier règlement, c'est-à-dire indemnisés pour la première fois cette année-là, dans les établissements de soins de beauté (NAF 96.02B) rattachés à son comité technique national des activités de services II (CTN II) ; 229 ont entraîné un arrêt de 4 jours ou plus (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, les accidents du travail survenus dans les établissements de soins de beauté rattachés au CTN II ont entraîné 24 321 journées d'arrêt indemnisées (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Dans les soins de beauté, 10 nouvelles incapacités permanentes liées à un accident du travail ont été reconnues en 2024, dont 3 avec un taux d'incapacité de 10 % ou plus ; aucun décès n'est recensé (Assurance Maladie, mars 2026).

Ongleries et cabines de bronzage : quels risques pour la santé ?

En France, deux activités du secteur ont fait l'objet d'évaluations sanitaires publiques : la pose d'ongles, dont l'Anses a examiné les produits et les salons, et le bronzage en cabine, auquel des travaux publiés en 2012 attribuent une part des mélanomes diagnostiqués dans le pays.

Tableau des équipements de protection collective dans les ongleries visitées pour des mesures de l'air. Table aspirante : oui 9 (33,3 %), non 18 (66,7 %). Buse aspirante : oui 1 (3,7 %), non 26 (96,3 %). Flacons distributeurs : oui 17 (63,0 %), non 10 (37,0 %). Poubelles fermées : oui 16 (59,3 %), non 11 (40,7 %). Ventilation mécanique contrôlée : oui 12 (46,2 %), non 14 (53,8 %). Autre équipement d'aspiration : oui 4 (16,7 %), non 20 (83,3 %).
Figure 5 : dans les ongleries visitées pour des mesures de l'air, deux sur trois n'ont pas de table aspirante et une seule a une buse d'aspiration. Le tableau compte les réponses équipement par équipement. Selon le rapport, ces équipements rejettent dans la pièce l'air qu'ils aspirent, après une filtration qui peut retenir les poussières, mais pas les vapeurs en l'absence de filtre à charbon actif. Visites dans le nord de la France et en Île-de-France. Source : Anses, Évaluation des risques des professionnels exposés aux produits utilisés dans les activités de soin et de décoration de l'ongle (avis et rapport), juillet 2015 à septembre 2016. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

À quelles substances les professionnelles des ongleries sont-elles exposées, et dans quels locaux travaillent-elles ?

En France, l'Anses a trouvé des substances cancérogènes ou sensibilisantes dans les produits pour ongles, et des salons souvent exigus et mal ventilés parmi ceux qu'elle a visités.

  • Parmi les substances du groupe de priorité 1 de l'Anses, 15 sont classées cancérogènes selon le règlement européen CLP, l'agence américaine de l'environnement ou le Circ (Anses, octobre 2017).
  • Le groupe de priorité 1 de l'Anses compte 30 substances sensibilisantes cutanées, en majorité des acrylates et des méthacrylates (Anses, octobre 2017).
  • En 2016, 18 des 28 ongleries volontaires visitées dans le nord de la France et en Île-de-France (64 %) n'avaient aucune ventilation localisée, table ou buse aspirante (Anses, octobre 2017).
  • Dans l'enquête menée en 2016 auprès d'ongleries volontaires, 49 % des salons ont déclaré utiliser des protections de type masque et gants ; il s'agissait surtout de masques d'hygiène (71 %), que l'Anses juge inefficaces contre les vapeurs (Anses, octobre 2017).
  • En 2017, l'Anses relève que les locaux des professionnelles de l'ongle font le plus souvent moins de 30 m², 5 m² pour le plus petit, ce qui favorise la concentration des polluants s'ils sont mal ventilés (Anses, octobre 2017).
  • En 2016, les mesures dans l'air de 28 ongleries du nord de la France et d'Île-de-France ont identifié 162 composés organiques volatils (COV) différents (Anses, octobre 2017).

Qui utilise les cabines de bronzage en France, et quels risques font-elles courir ?

En France, en 2010, les femmes et les jeunes recouraient plus que les autres aux UV artificiels ; en 2021, la grande majorité des 15-75 ans voit dans les cabines UV une cause de cancer.

  • En 2010, 13,4 % des 15-75 ans déclaraient avoir déjà utilisé des UV artificiels, et 3,5 % dans l'année (Santé publique France, mai 2012).
  • En France, en 2010, l'usage d'UV artificiels dans l'année était plus fréquent chez les femmes (5,0 %) et chez les jeunes, en particulier les 20-25 ans (9,9 %) (Santé publique France, mai 2012).
  • Parmi les rares usagers d'UV artificiels dans l'année interrogés en 2010, 50 % les avaient utilisés dans un salon esthétique et 46 % dans un centre de bronzage (plusieurs réponses possibles) (Santé publique France, mai 2012).
  • En France, en 2021, 89,5 % des personnes de 15 à 75 ans estiment que le recours aux cabines UV est une cause de cancer (INCa, janvier 2023).
  • Boniol et ses coauteurs (BEH, 2012) attribuent aux cabines de bronzage 347 cas de mélanome cutané par an en France, calculés sur l'année 2008, soit 4,6 % des cas ; environ 76 % de ces cas concernaient des femmes (Santé publique France, mai 2012). En supposant que ces mélanomes ont le même pronostic que ceux dus au soleil, les mêmes auteurs leur attribuent entre 19 et 76 décès par an (Santé publique France, mai 2012).

Les spas en France, et des repères à l'étranger

En France, la statistique publique ne mesure pas à part le marché du spa : le montant donné pour la France est une estimation du Global Wellness Institute, en dollars. Les chiffres américains donnent des ordres de grandeur, à ne pas rapprocher terme à terme de la statistique française.

Tableau des vingt premiers marchés du spa dans le monde : chiffre d'affaires en milliards de dollars US de 2019 à 2023, rang en 2023 et croissance annuelle moyenne. En 2023 : États-Unis 28,70 (1er), Chine 11,74 (2e), Allemagne 8,73 (3e), France 6,36 (4e), Japon 5,65 (5e). Pour la France : 5,27 en 2019, 3,41 en 2020, 3,92 en 2021, 5,19 en 2022 et 6,36 en 2023, soit +22,7 % entre 2022 et 2023 et +4,8 % par an entre 2019 et 2023.
Figure 6 : la France est le quatrième marché du spa au monde en 2023, avec 6,36 milliards de dollars de chiffre d'affaires estimé, derrière les États-Unis (28,70), la Chine (11,74) et l'Allemagne (8,73), et au-dessus de son niveau de 2019 (5,27). Ce sont des estimations du Global Wellness Institute pour le monde, en milliards de dollars US courants, révisées pour 2019 à 2022. Source : Global Wellness Institute, Global Wellness Economy Monitor 2024, novembre 2024 (données 2023). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Que pèse le marché du spa en France et dans le monde, et combien d'établissements compte-t-on ?

En France, le marché du spa se classe parmi les premiers du monde selon le Global Wellness Institute ; l'Insee et l'Urssaf comptent les spas dans l'entretien corporel, qui réunit aussi hammams, saunas et solariums.

  • En 2023, le Global Wellness Institute estime le marché du spa en France à 6,36 milliards de dollars, 4e marché au monde derrière les États-Unis, la Chine et l'Allemagne (Global Wellness Institute, novembre 2024).
  • En 2023, le monde compte 191 348 spas en activité, pour 136,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires estimé (Global Wellness Institute, novembre 2024).
  • L'Europe est en 2023 la première région du monde pour le spa, par le chiffre d'affaires estimé (49,7 milliards de dollars) comme par le nombre de spas (65 385) (Global Wellness Institute, novembre 2024).
  • En 2023, les spas d'hôtel ou de complexe touristique (80 728) et les spas à la journée, de club de forme ou de salon de beauté (72 247) sont les plus nombreux dans le monde (Global Wellness Institute, novembre 2024).
  • Fin 2025, l'entretien corporel (code APE 9604Z) compte 2 560 établissements employeurs du secteur privé en France (Urssaf, mai 2026).
  • Au 31 décembre 2025, les établissements employeurs de l'entretien corporel comptent 11 684 salariés en France (Urssaf, mai 2026).
  • En 2025, 52 % des clients d'esthétique interrogés par l'OPCO EP déclarent fréquenter aussi un spa (OPCO EP, janvier 2026).

Combien de spas, d'esthéticiennes et de manucures compte-t-on aux États-Unis ?

Aux États-Unis, l'activité des spas a progressé en 2025 selon l'ISPA, dont les chiffres ne se comparent pas à l'estimation du Global Wellness Institute (autre année, autre méthode) ; une part notable des esthéticiennes et des manucures travaille à son compte.

  • Aux États-Unis, les spas ont réalisé 23,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2025, en hausse de 4,2 %, selon l'International Spa Association (ISPA, mars 2026).
  • Les spas américains ont reçu 191 millions de visites en 2025, en hausse de 1,8 % (ISPA, mars 2026).
  • En 2025, l'ISPA dénombre 22 060 spas aux États-Unis, en hausse de 0,4 % (ISPA, mars 2026).
  • Aux États-Unis, les spécialistes des soins de la peau, l'équivalent des esthéticiennes, occupaient environ 104 200 emplois en 2025 (BLS, août 2026).
  • En 2025, 29 % des emplois américains de spécialiste des soins de la peau sont occupés par des indépendants (BLS, août 2026).
  • Aux États-Unis, en 2025, 23 % des emplois de manucure et pédicure esthétique sont occupés par des indépendants (BLS, août 2026).
  • Aux États-Unis, les femmes forment 81 % de la main-d'œuvre des ongleries, selon l'étude « Nail Files » publiée en novembre 2018 par l'UCLA Labor Center (UCLA Labor Center, novembre 2018).
  • Dans son étude de novembre 2018, l'UCLA Labor Center relève que 79 % de la main-d'œuvre des ongleries américaines est née à l'étranger (UCLA Labor Center, novembre 2018).

Méthodologie et sources

Les 105 chiffres de cette page décrivent le nombre d'instituts de beauté, leur activité, leur clientèle, le travail des esthéticiennes, les risques sanitaires des ongleries et des cabines de bronzage, et les spas.

Chacun renvoie au document de l'organisme qui l'a publié : statistique publique (Insee, Urssaf, Assurance Maladie), agences sanitaires (Anses, Santé publique France, INCa), organismes liés à la branche professionnelle (l'OPCO EP, et les organisations professionnelles dont le rapport de branche, réalisé par Xerfi Specific, reprend aussi les séries de Xerfi sur le panel d'instituts et les défaillances), institut de sondage (YouGov), organismes étrangers (Global Wellness Institute, ISPA, BLS, UCLA Labor Center) et une plateforme de réservation, Planity, dont le chiffre n'est ni daté ni expliqué.

Les données françaises sont privilégiées ; les chiffres étrangers sont signalés comme tels. L'enquête clientèle de l'OPCO EP interroge des personnes allées au moins une fois dans l'année dans un institut ou un spa, avec une majorité de femmes voulue par l'enquête : ses résultats décrivent ces personnes, pas l'ensemble des Français. Les enquêtes de la branche et de l'Anses portent sur les entreprises ou les salons qui ont répondu. Tous les chiffres ont été vérifiés le 6 octobre 2026 dans leur document d'origine ; sous chaque figure, la légende donne la date des données ou celle du document. La page est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • Accident du travail : accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail ; l'Assurance Maladie compte ceux qu'elle reconnaît et indemnise pour la première fois dans l'année (premier règlement).
  • Acrylates et méthacrylates : substances qui entrent dans la composition des résines et des gels utilisés pour la pose d'ongles.
  • Alternance : formation qui associe cours et travail en entreprise, sous contrat d'apprentissage ou de professionnalisation.
  • Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.
  • Auto-entrepreneur : entrepreneur individuel soumis au régime simplifié de la micro-entreprise.
  • Baromètre cancer : enquête nationale sur les opinions et les comportements des 15-75 ans face au cancer, menée notamment en 2010 et en 2021.
  • BEH : Bulletin épidémiologique hebdomadaire, revue publiée aujourd'hui par Santé publique France.
  • BLS : Bureau of Labor Statistics, office statistique du ministère du Travail des États-Unis.
  • Bodacc : Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, où sont publiées les ouvertures de procédures collectives.
  • Branche professionnelle (IDCC 3032) : ensemble des entreprises qui appliquent la convention collective de l'esthétique-cosmétique et de l'enseignement technique et professionnel lié aux métiers de l'esthétique et de la parfumerie ; IDCC 3032 est le numéro de cette convention.
  • CDI : contrat de travail à durée indéterminée.
  • Circ : Centre international de recherche sur le cancer, agence de l'Organisation mondiale de la santé.
  • CLP : règlement européen sur la classification, l'étiquetage et l'emballage des substances chimiques.
  • Code APE, code NAF : code d'activité de la nomenclature d'activités française (NAF) ; l'Insee attribue à chaque entreprise ou établissement un code APE qui indique son activité principale.
  • COV (composés organiques volatils) : substances qui passent facilement dans l'air, comme de nombreux solvants.
  • CTN (comité technique national) : regroupement de secteurs d'activité utilisé par l'Assurance Maladie pour suivre les risques professionnels ; la plupart des établissements de soins de beauté relèvent du CTN II, quelques-uns d'autres CTN, comme celui du commerce non alimentaire.
  • Défaillance d'entreprise : ouverture d'une procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire), publiée au Bodacc.
  • DIY : de l'anglais « do it yourself », soins faits soi-même, sans esthéticienne.
  • Échantillon représentatif : groupe de personnes interrogées dont la composition (âge, sexe, région, profession) reproduit celle de la population étudiée.
  • Entreprise, établissement, établissement employeur : l'entreprise est l'unité juridique et économique ; l'établissement est un lieu où elle exerce, et une entreprise peut en avoir plusieurs ; l'établissement employeur est celui qui verse des salaires, seul compté par l'Urssaf.
  • Entreprise employeuse : entreprise qui emploie au moins un salarié.
  • Entreprises de l'esthétique-cosmétique : dans le rapport de branche, les entreprises de la branche IDCC 3032 hors écoles, parfumerie comprise.
  • Entretien corporel (NAF 96.04Z) : sous-classe de la nomenclature qui réunit spas, hammams, saunas, solariums et autres établissements d'entretien corporel.
  • Ésane : dispositif de l'Insee qui produit les statistiques annuelles d'entreprises à partir de leurs déclarations fiscales et d'enquêtes.
  • Franchise, réseau d'indépendants : dans une franchise, l'entreprise exploite l'enseigne et le savoir-faire d'une marque contre rémunération ; un réseau d'indépendants regroupe des entreprises qui restent maîtresses de leur enseigne et mettent en commun des achats ou des services.
  • Groupe de priorité 1 : dans l'expertise de l'Anses sur les ongleries, substances de la classe de danger la plus élevée, cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, sensibilisantes, ou inscrites sur une liste de perturbateurs endocriniens.
  • Incapacité permanente : séquelle durable d'un accident du travail, reconnue par l'Assurance Maladie et exprimée par un taux.
  • INCa : Institut national du cancer.
  • Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.
  • ISPA : International Spa Association, association professionnelle des spas, basée aux États-Unis.
  • Mélanome cutané : cancer de la peau qui se développe à partir des cellules qui fabriquent le pigment.
  • Nail art : décoration des ongles par motifs, vernis ou pose de faux ongles.
  • Onglerie : salon spécialisé dans le soin et la décoration des ongles. La statistique publique ne mesure pas à part le marché de l'onglerie en France : elle range ces salons dans les soins de beauté (NAF 96.02B).
  • OPCO EP : opérateur de compétences des entreprises de proximité, organisme qui finance notamment la formation et l'alternance dans la branche de l'esthétique.
  • Sensibilisant : se dit d'une substance qui peut provoquer une allergie, ici de la peau, après des contacts répétés.
  • Soins de beauté (NAF 96.02B) : sous-classe de la nomenclature qui regroupe instituts de beauté, ongleries et esthétique à domicile, sans la coiffure.
  • Soins experts et technologiques : dans l'étude de l'OPCO EP, prestations ciblées qui visent des résultats visibles, comme les soins anti-âge ou minceur.
  • Soins holistiques : soins qui visent le bien-être de la personne dans son ensemble, comme le massage énergétique, la réflexologie plantaire ou le massage ayurvédique.
  • Stylisme ongulaire : soin et décoration des ongles, pose de faux ongles comprise.
  • UCLA Labor Center : centre de recherche sur le travail de l'université de Californie à Los Angeles.
  • Urssaf : organisme qui collecte les cotisations sociales et publie les effectifs salariés du secteur privé.
  • UV artificiels, cabine UV : rayons ultraviolets émis par des appareils de bronzage ; les cabines UV sont interdites aux mineurs en France.
  • Valeur ajoutée : richesse créée par une entreprise, c'est-à-dire son chiffre d'affaires diminué de ce qu'elle achète à d'autres entreprises pour produire.
  • Ventilation localisée : aspiration placée au plus près du poste de travail, comme une table ou une buse aspirante, par opposition à l'aération générale de la pièce.

Sources