Petites entreprises, indépendants et travail

106 chiffres sur les créations d'entreprises et leur survie en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 31 min de lecture

La France n'a jamais enregistré autant de créations d'entreprises qu'en 2025, et jamais autant d'immatriculations de micro-entrepreneurs. Ce record, à lui seul, dit peu de chose : une immatriculation ne débouche pas toujours sur une activité, et une entreprise qui démarre ne dure pas forcément.

Cette page réunit les chiffres qui permettent de savoir ce que ce record recouvre : les créations par statut et par secteur, le profil des créateurs, la part des entreprises encore actives après trois et cinq ans, les fermetures et les défaillances, avec des repères étrangers. Elle s'adresse aux dirigeants et aux porteurs de projet qui veulent se situer, ainsi qu'aux journalistes et aux rédacteurs qui cherchent un chiffre daté et sa source d'origine.

Plusieurs organismes comptent les créations et les arrêts d'activité, chacun selon sa définition : l'Insee, les greffes des tribunaux de commerce, l'INPI, l'Urssaf, la Banque de France, Altares. Leurs totaux ne s'additionnent pas et ne se contredisent pas, car ils ne mesurent pas la même chose. Chaque chiffre est donc donné avec son champ, sa période et un lien vers le document qui le publie.

Chiffres clés

  • 1 165 800 entreprises ont été créées en France en 2025, tous statuts confondus, dans l'ensemble des activités marchandes non agricoles (Insee, janvier 2026)
  • Les micro-entrepreneurs représentent 66,5 % des créations d'entreprises en France sur douze mois, de septembre 2025 à août 2026, les sociétés 24,8 % et les entreprises individuelles classiques 8,7 %, en données brutes (Insee, septembre 2026)
  • 116 917 entreprises ont été créées en France en août 2026, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, soit 6,5 % de plus qu'en juillet 2026 (Insee, septembre 2026)
  • 69 % des entreprises créées en France au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs, sont encore actives cinq ans après leur création (Insee, septembre 2025)
  • 28 % des micro-entrepreneurs immatriculés en France au premier semestre 2018 sont encore actifs sous ce régime cinq ans après leur immatriculation (Insee, septembre 2025)
  • En France, les dirigeants des entreprises nouvellement immatriculées au registre du commerce et des sociétés en 2025 ont 40,3 ans en moyenne (CNGTC, janvier 2026)
  • Parmi les créateurs d'entreprise de 2022 en France, huit sur dix créaient une entreprise pour la première fois, contre sept sur dix en 2018, et quatre créateurs sur dix n'avaient aucune expérience du secteur d'activité de leur entreprise, contre deux sur dix en 2018 (Insee, juillet 2024)
  • 37,5 % des créateurs d'entreprise de 2022 en France n'ont engagé aucun moyen financier pour démarrer, 20 % ont investi moins de 1 000 euros et 12 % plus de 16 000 euros (Insee, juillet 2024)
  • Parmi les créations d'entreprises en France, environ trois sur dix sont réalisées dans le cadre des dispositifs de l'assurance chômage, selon une étude de l'Unédic fondée sur des données de 2021 (Unédic, décembre 2022)
  • 663 000 comptes d'auto-entrepreneurs ont été radiés en France en douze mois, selon le décompte de l'Urssaf à fin 2025 (Urssaf, juillet 2026)
  • 18 % des Français qui ont fermé ou cédé une entreprise déclarent que celle-ci a fait l'objet d'une liquidation judiciaire, selon l'enquête 2025 de Bpifrance Création (Bpifrance Création, décembre 2025)
  • Altares a recensé 69 957 défaillances d'entreprises en France en 2025, soit 3,1 % de plus qu'en 2024 (Altares, janvier 2026)
  • La Banque de France compte 70 605 défaillances d'entreprises en France en cumul sur douze mois à fin juillet 2026 (Banque de France, septembre 2026)
  • Dans l'Union européenne, les déclarations de faillite ont augmenté de 5,7 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, en données corrigées des variations saisonnières : elles atteignent leur plus haut niveau depuis 2019 (Eurostat, août 2026)

Créations d'entreprises en France : combien, et sous quel statut ?

La France dépasse désormais le million de créations d'entreprises par an, mais ce total se lit mal sans distinguer les statuts : d'un statut à l'autre, les créations n'évoluent pas dans le même sens et ne débouchent pas aussi souvent sur une activité.

Courbes du nombre de créations d'entreprises en France de 2012 à 2025, en milliers, par statut. L'ensemble passe de 567,3 milliers en 2012 à 1 165,8 milliers en 2025. En 2025, on compte 758,6 milliers d'immatriculations de micro-entrepreneurs, 301,3 milliers de sociétés et 105,9 milliers d'entreprises individuelles classiques.
Figure 1 : les créations d'entreprises en France de 2012 à 2025, par statut, en milliers. Le total a doublé en treize ans, mais il additionne des statuts très différents : la hausse vient surtout des micro-entrepreneurs, alors que les entreprises individuelles classiques restent proches de leur niveau de 2012. Source : Insee, Les créations d'entreprises en 2025, Insee Première n° 2092, janvier 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien d'entreprises sont créées chaque année en France ?

L'Insee a enregistré en 2025 un nouveau record, et la hausse se poursuit en 2026. Les greffes, l'INPI et l'Urssaf tiennent d'autres compteurs, qui mesurent autre chose : des inscriptions à un registre, des formalités déposées, des comptes ouverts.

  • Les créations d'entreprises en France ont augmenté de 5 % en 2025 par rapport à 2024, soit 54 600 créations de plus (Insee, janvier 2026).
  • En données brutes, le nombre d'entreprises créées en France de septembre 2025 à août 2026 dépasse de 11,4 % celui des douze mois précédents (Insee, septembre 2026).
  • Le registre du commerce et des sociétés (RCS) a enregistré 634 416 immatriculations en 2025 en France, départements et régions d'outre-mer compris, hors Alsace et Moselle (CNGTC, janvier 2026).
  • Ces immatriculations au RCS ont progressé de 7,7 % en 2025, soit 45 614 de plus qu'en 2024 (CNGTC, janvier 2026).
  • Le Guichet unique des formalités d'entreprises, dont l'INPI est l'opérateur, a enregistré 1,7 million de formalités de création d'entreprise en 2025 (INPI, février 2026).
  • Fin 2025, l'Urssaf recense 793 000 comptes d'auto-entrepreneurs créés en douze mois en France, soit 3,7 % de plus qu'à fin 2024 (Urssaf, juillet 2026).

Micro-entrepreneur, entreprise individuelle ou société : que choisissent les créateurs ?

Le micro-entrepreneur domine, les sociétés progressent, l'entreprise individuelle classique recule. Parmi les sociétés, la SAS arrive en tête ; leur capital de départ est le plus souvent faible.

  • En 2025, 758 600 entreprises ont été créées en France sous le régime du micro-entrepreneur, soit 6 % de plus qu'en 2024 : c'est un record (Insee, janvier 2026).
  • Les sociétés battent aussi leur record, avec 301 300 créations en France en 2025, soit 6 % de plus qu'en 2024 ; leur précédent sommet, 293 200 créations, datait de 2022 (Insee, janvier 2026).
  • À l'inverse, 105 900 entreprises individuelles classiques ont été créées en France en 2025, soit 4 % de moins qu'en 2024 : leur plus faible niveau depuis 2012 (Insee, janvier 2026).
  • En 2025, les entreprises individuelles représentent 37,1 % des immatriculations au registre du commerce et des sociétés (RCS), et les sociétés par actions simplifiées, ou SAS, 33,3 % (CNGTC, janvier 2026).
  • Hors entreprises individuelles, 26 % des immatriculations de 2025 au RCS affichent un capital inférieur à 1 000 euros et 49 % un capital de 1 000 à 2 500 euros (CNGTC, janvier 2026).

Deux guides du blog détaillent ces choix : entreprise individuelle ou société et créer une micro-entreprise en 2026.

Combien de créations débouchent sur une activité réelle ?

Une partie des entreprises immatriculées ne démarrent pas, et la proportion dépend du statut. L'Insee calcule un taux de démarrage : la part des entreprises créées qui montrent un signe d'activité économique dans l'année, puis dans les deux ans.

  • En France, 69 % des entreprises immatriculées entre 2021 et 2023 ont démarré une activité dans les deux ans, tous types d'entreprises confondus (Insee, janvier 2026).
  • Parmi les sociétés créées en France entre 2021 et 2023, 62 % ont débuté leur activité l'année de leur création et 87 % étaient économiquement actives dans les deux ans (Insee, janvier 2026).
  • Les micro-entrepreneurs immatriculés en France entre 2021 et 2023 sont moins nombreux à démarrer : 47 % l'ont fait dès la première année et 64 % dans les deux ans (Insee, janvier 2026).
  • Pour les entreprises individuelles classiques créées en France entre 2021 et 2023, ces parts sont de 42 % la première année et de 59 % dans les deux ans (Insee, janvier 2026).
  • En France, dans les activités de poste et de courrier, qui comprennent notamment la livraison de repas, un tiers seulement des entreprises créées montrent un signe d'activité dans les deux années suivant leur immatriculation (Insee, janvier 2026).

Dans quels secteurs crée-t-on des entreprises ?

Les créations se concentrent dans quelques secteurs, et la hausse de 2025 tient pour beaucoup à un petit nombre d'activités où dominent les micro-entrepreneurs. Elle ne dit donc rien de l'attrait des autres métiers.

Tableau des créations d'entreprises en France en 2025, en milliers, par secteur d'activité et par statut, avec l'évolution par rapport à 2024. Commerce : 172,6 milliers, en hausse de 11,1 %. Activités spécialisées, scientifiques et techniques : 170,2 milliers, en hausse de 6,2 %. Activités de services administratifs et de soutien : 129,1 milliers, en hausse de 11,7 %. Transports et entreposage : 112,8 milliers, en hausse de 5,7 %, dont 98,6 milliers de micro-entrepreneurs. Ensemble : 1 165,8 milliers, en hausse de 4,9 %.
Figure 2 : les créations d'entreprises de 2025 en France par secteur d'activité et par statut, en milliers, avec leur évolution sur un an. Quatre secteurs dépassent chacun 100 000 créations ; dans le commerce, et plus encore dans les transports, la majorité d'entre elles sont des immatriculations de micro-entrepreneurs. Source : Insee, Les créations d'entreprises en 2025, Insee Première n° 2092, janvier 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quels secteurs concentrent le plus de créations ?

Le commerce arrive en tête dans le décompte de l'Insee, devant les activités spécialisées, scientifiques et techniques. Au registre du commerce, le conseil aux entreprises le devance.

  • En France, 172 600 entreprises ont été créées dans le commerce en 2025 : c'est le premier secteur, mais il reste sous son maximum de 175 200 créations, atteint en 2020 (Insee, janvier 2026).
  • Deuxième secteur, les activités spécialisées, scientifiques et techniques comptent 170,2 milliers de créations d'entreprises en France en 2025 (Insee, janvier 2026).
  • Les activités de services administratifs et de soutien suivent, avec 129 100 créations d'entreprises en France en 2025, soit 12 % de plus qu'en 2024 (Insee, janvier 2026).
  • Sur les 112,8 milliers d'entreprises créées en France en 2025 dans les transports et l'entreposage, 98,6 milliers sont des immatriculations de micro-entrepreneurs (Insee, janvier 2026).
  • Au registre du commerce et des sociétés (RCS), le conseil aux entreprises est devenu en 2025 le premier secteur des nouvelles immatriculations, avec 19 % du total (CNGTC, janvier 2026).
  • Le commerce représente 18,7 % des immatriculations de 2025 au RCS, au deuxième rang (CNGTC, janvier 2026).
  • Le conseil aux entreprises, le commerce et les activités immobilières concentrent plus de la moitié des immatriculations de 2025 au RCS (CNGTC, janvier 2026).

Dans quelles activités les créations d'entreprises augmentent-elles, et où reculent-elles ?

La vente à distance et la livraison tirent les créations vers le haut ; la construction recule, pour l'Insee comme pour les greffes.

  • En France, 30 800 entreprises de vente à distance sur catalogue spécialisé ont été créées sous le régime du micro-entrepreneur en 2025, contre 3 200 en 2017, soit presque dix fois plus (Insee, janvier 2026).
  • Les activités de poste et de courrier, qui comprennent la livraison à domicile, sont le premier secteur d'immatriculation des auto-entrepreneurs en France : 72,2 milliers de comptes en douze mois à fin décembre 2025, contre 64,9 milliers un an plus tôt (Urssaf, juillet 2026).
  • Au registre du commerce et des sociétés (RCS), les immatriculations ont augmenté de 25,2 % dans l'information et la communication en 2025 : c'est la plus forte hausse sectorielle relevée par les greffiers (CNGTC, janvier 2026).
  • Dans la construction, les créations d'entreprises ont reculé de 3,8 % en France en 2025, à 85,6 milliers (Insee, janvier 2026).
  • Au RCS, la construction est en 2025 l'un des trois seuls secteurs en baisse selon les greffiers : les immatriculations y ont diminué de 5,9 % (CNGTC, janvier 2026).

Qui crée une entreprise ? Âge, parcours et motivations

Le créateur d'entreprise vient le plus souvent du salariat ou du chômage et se lance pour la première fois, avec peu de moyens. L'assurance chômage accompagne une bonne part de ces débuts, et ce sont les jeunes adultes qui s'engagent le plus souvent dans la création.

Diagramme en barres de la part des Français qui participent à la chaîne entrepreneuriale selon l'âge, en 2023 puis en 2025. Jeunes de 18 à 29 ans : 58 % puis 56 %. Personnes de 30 à 49 ans : 41 % puis 46 %. Seniors de 50 ans et plus : 18 % puis 19 %.
Figure 3 : la part des Français qui participent à la chaîne entrepreneuriale selon l'âge, en 2023 et en 2025. Les jeunes, ici les 18 à 29 ans, restent les plus engagés, mais la progression vient des 30 à 49 ans ; les seniors, ici les 50 ans et plus, sont loin derrière. L'enquête de 2025 a été menée en juin. Source : Bpifrance Création, L'Indice entrepreneurial français 2025, volet national, décembre 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quel est l'âge moyen des créateurs d'entreprise ?

L'âge moyen dépend du champ : il est plus bas pour les entreprises individuelles qu'au registre du commerce. Les enquêtes, elles, disent quelle tranche d'âge entreprend le plus.

  • Les créateurs d'entreprises individuelles ont 35 ans en moyenne en France en 2025, et 40 % d'entre eux ont moins de 30 ans, deux valeurs stables par rapport à 2024 (Insee, janvier 2026).
  • En 2025, 11,6 % des 18-64 ans en France sont engagés dans une activité entrepreneuriale émergente (entreprise en cours de création ou créée récemment), contre 8,7 % en 2024 (GEM France, juin 2026).
  • Cette activité émergente est la plus fréquente entre 25 et 34 ans : elle concerne 15,9 % de cette tranche d'âge en France en 2025, contre 9,4 % des 18-24 ans (GEM France, juin 2026).
  • La chaîne entrepreneuriale de Bpifrance Création (intention, projet, direction ou ancienne direction d'une entreprise) réunit 46 % des Français de 30 à 49 ans et 19 % des 50 ans et plus en 2025 (Bpifrance Création, décembre 2025).
  • En France, 3 jeunes sur 10 déclarent en 2025 avoir engagé dans les douze derniers mois des démarches pour créer ou reprendre une entreprise, contre 1 sur 10 parmi les 30 ans et plus (Bpifrance Création, juillet 2026).

Que faisaient les créateurs d'entreprise avant de créer ?

La majorité des créateurs d'entreprise avaient un emploi quand ils se sont lancés ; les demandeurs d'emploi viennent ensuite, devant les étudiants.

  • Parmi les entreprises créées au premier semestre 2022 en France, 52 % l'ont été par des personnes en emploi juste avant de se lancer ; les salariés du secteur privé sont à l'origine de 29 % de l'ensemble des créations, les indépendants de 12 % (Insee, juillet 2024).
  • Juste avant de créer, 25 % des créateurs d'entreprise de 2022 étaient au chômage, dont 16 % depuis moins d'un an, et 12 % étaient étudiants (Insee, juillet 2024).
  • En 2021, près de 230 000 allocataires de l'assurance chômage ont bénéficié de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) en tant que créateurs ou repreneurs d'entreprise (Unédic, décembre 2022).
  • L'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE), versée par l'assurance chômage, a bénéficié à plus de 50 000 demandeurs d'emploi en 2021 (Unédic, décembre 2022).
  • L'Unédic a consacré 2,8 milliards d'euros à l'accompagnement des créateurs d'entreprise en 2021, soit environ 7,3 % de ses dépenses d'indemnisation des demandeurs d'emploi (Unédic, décembre 2022).

Un guide du blog compare les deux aides : ARE ou ARCE, que choisir.

Pourquoi crée-t-on une entreprise, et avec quels appuis ?

Les créateurs de 2022 visaient d'abord l'indépendance ; selon le GEM, la nécessité progresse en 2025. L'entourage aide plus souvent que les structures spécialisées.

  • Le souhait de devenir indépendant est la motivation la plus souvent avancée en France : 43 % des créateurs d'entreprise de 2022 le citent (Insee, juillet 2024).
  • En 2025, 48,9 % des entrepreneurs émergents interrogés en France déclarent avoir créé « pour gagner sa vie, car les emplois sont rares », contre 43,0 % en 2024 ; ce motif repasse devant la volonté de « bâtir une grande richesse ou obtenir un revenu très élevé », à 42,4 % (GEM France, juin 2026).
  • Pour monter leur projet, 46 % des créateurs d'entreprise de 2022 ont été épaulés par leur entourage personnel et 16 % par une structure d'aide à la création ; 35 % n'ont reçu aucun appui extérieur (Insee, juillet 2024).
  • En 2025, 46,6 % des 18-64 ans interrogés en France jugent qu'il est facile de créer une entreprise ; ils étaient 55,4 % en 2022 (GEM France, juin 2026).
  • Parmi les personnes qui perçoivent de bonnes occasions de créer une entreprise en France en 2025, 42,7 % disent y renoncer par peur de l'échec, contre 40,0 % en 2023 (GEM France, juin 2026).

Combien de temps durent les entreprises ? La survie à trois et cinq ans

Créer n'est pas durer, et tout dépend du statut : hors micro-entrepreneurs, une nette majorité des entreprises sont encore en activité cinq ans après leur création. Sous le régime du micro-entrepreneur, la proportion s'inverse et seule une minorité dure. L'Insee appelle « taux de pérennité » ce que l'on nomme couramment « taux de survie ».

Courbes du taux de pérennité, de la création à cinq ans, des entreprises créées en France au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs. Ensemble : 94,6 % à un an, 88,0 % à deux ans, 81,3 % à trois ans, 74,1 % à quatre ans et 69,0 % à cinq ans. Sociétés : 96,6 % à un an et 70,6 % à cinq ans. Entreprises individuelles : 87,2 % à un an et 63,3 % à cinq ans. L'axe vertical commence à 60 %.
Figure 4 : la part des entreprises encore actives, année après année, parmi celles créées en France au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs. La baisse est progressive et près de sept entreprises sur dix passent le cap des cinq ans ; les entreprises individuelles décrochent dès la première année et restent en dessous des sociétés jusqu'au bout. L'axe vertical commence à 60 %, ce qui grossit les écarts. Source : Insee, Entreprises créées en 2018 : 69 % sont encore actives cinq ans après leur création, Insee Première n° 2070, septembre 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quel est le taux de survie des entreprises en France ?

Hors micro-entrepreneurs, la majorité des entreprises créées en France durent au moins cinq ans. La génération 2018, la dernière suivie cinq ans par l'Insee, résiste mieux que celle de 2014, micro-entrepreneurs compris.

  • En France, 94,6 % des entreprises créées au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs, étaient encore actives un an après leur création et 81,3 % trois ans après, selon les résultats révisés de l'enquête Sine (Insee, septembre 2025).
  • Cinq ans après, 71 % des sociétés créées en France au premier semestre 2018 sont encore actives, contre 63 % des entreprises individuelles classiques (Insee, septembre 2025).
  • Le taux de pérennité à cinq ans des entreprises créées en France au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs, dépasse de 8 points celui de la génération 2014 ; l'Insee l'explique en partie par l'élargissement du régime du micro-entrepreneur en 2018 (Insee, septembre 2025).
  • Parmi les micro-entrepreneurs immatriculés en France au premier semestre 2018 qui ont effectivement démarré leur activité, 39 % sont encore actifs sous ce régime cinq ans après (Insee, septembre 2025).
  • Dans la génération 2014, 22 % des micro-entrepreneurs immatriculés en France, qu'ils aient démarré ou non, étaient encore actifs sous ce régime cinq ans après (Insee, septembre 2025).

Qu'est-ce qui fait durer une entreprise ?

Le secteur, l'expérience du métier, la mise de départ et l'appui reçu distinguent les entreprises qui durent. Ce sont des écarts, non des causes démontrées.

  • Hors micro-entrepreneurs, le taux de pérennité à cinq ans des entreprises créées en France au premier semestre 2018 va de 64 % dans le commerce à 77 % dans les activités financières et d'assurance (Insee, septembre 2025).
  • En France, 33 % des micro-entrepreneurs immatriculés au premier semestre 2018 dont l'activité correspond à leur métier principal sont encore actifs cinq ans après, contre 23 % des autres (Insee, septembre 2025).
  • En France, 50 % des micro-entrepreneurs immatriculés au premier semestre 2018 n'ont rien investi au départ : 23 % d'entre eux restent actifs cinq ans après, contre environ 34 % quand l'investissement dépasse 500 euros (Insee, septembre 2025).
  • Les micro-entrepreneurs immatriculés en France au premier semestre 2018 qui ont reçu un appui (conseil, information ou soutien logistique), soit 64 % des projets, sont plus souvent actifs cinq ans après : 7 points d'écart, sans lien de cause à effet établi selon l'Insee (Insee, septembre 2025).
  • Selon le rapport d'impact 2025 du réseau Initiative France, 90 % des projets qu'il soutient passent le cap des trois ans (Initiative France, juin 2026).

Combien d'entreprises passent le cap des cinq ans à l'étranger ?

Près de quatre entreprises britanniques sur dix et un établissement américain sur deux sont encore actifs après cinq ans. Les champs diffèrent trop pour classer les pays, France comprise.

  • Au Royaume-Uni, 38,4 % des entreprises nées en 2019 étaient encore actives en 2024, cinq ans après leur naissance (ONS, novembre 2025).
  • Parmi les entreprises britanniques nées en 2019, 94,6 % étaient encore actives après un an et 55,9 % après trois ans (ONS, novembre 2025).
  • Aux États-Unis, 80,9 % des établissements du secteur privé ouverts dans l'année close en mars 2020 existaient encore un an plus tard et 51,4 % cinq ans plus tard, en mars 2025 (BLS, décembre 2025).
  • Dix ans après leur ouverture, 34,7 % des établissements du secteur privé ouverts aux États-Unis dans l'année close en mars 2015 existaient encore (BLS, décembre 2025).
  • Dans l'Union européenne, les entreprises créées entre 2019 et 2023 et encore actives en 2024 représentent 29 % de l'ensemble des entreprises actives de l'économie marchande (Eurostat, octobre 2026).
  • Celles qui durent grandissent : dans l'Union européenne, les entreprises nées en 2019 et encore actives en 2024 employaient cette année-là 72 % de personnes de plus qu'à leur naissance (Eurostat, octobre 2026).

Comment les entreprises s'arrêtent-elles ? Cessations et défaillances

La majorité des entreprises qui s'arrêtent le font sans défaillance : elles disparaissent par une radiation volontaire ou d'office, sans passer devant un tribunal.

Courbes du nombre d'immatriculations et de radiations de comptes d'auto-entrepreneurs en France, en milliers sur douze mois glissants, de 2016 à 2025. Fin 2025, on compte 793,2 milliers d'immatriculations et 663,3 milliers de radiations sur douze mois. Les radiations restent en dessous des immatriculations sur toute la période et augmentent nettement fin 2025.
Figure 5 : les immatriculations et les radiations de comptes d'auto-entrepreneurs en France, en milliers, cumulées sur douze mois glissants. Les radiations se comptent par centaines de milliers chaque année, un ordre de grandeur bien supérieur à celui des défaillances ; leur bond de fin 2025 tient en partie aux radiations d'office de comptes restés sans chiffre d'affaires. Source : Urssaf, Stat'ur n° 419, Les auto-entrepreneurs fin décembre 2025, juillet 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien d'entreprises ferment chaque année, et pour quel motif ?

Aucune source unique ne recense les fermetures d'entreprises : les greffes comptent les radiations du registre du commerce, l'INPI les formalités de cessation, l'Urssaf les comptes d'auto-entrepreneurs radiés. En 2025, les radiations d'office, prononcées sans demande du dirigeant, pèsent dans la hausse.

  • En 2025, 454 673 radiations ont été enregistrées au registre du commerce et des sociétés (RCS), soit 46,6 % de plus qu'en 2024 (CNGTC, janvier 2026).
  • Les radiations volontaires restent en 2025 le premier motif de radiation du RCS : elles représentent 40,6 % du total (CNGTC, janvier 2026).
  • Une procédure collective est à l'origine de 31 % des radiations du RCS en 2025 (CNGTC, janvier 2026).
  • Les radiations d'office représentent 18,3 % des radiations du RCS en 2025, contre 11,5 % en 2024 (CNGTC, janvier 2026).
  • Sur douze mois, les radiations de comptes d'auto-entrepreneurs dépassent fin 2025 de 20,6 % leur niveau de fin 2024 ; cette hausse tient notamment aux radiations d'office des comptes restés sans chiffre d'affaires pendant au moins deux ans (Urssaf, juillet 2026).
  • Le Guichet unique des formalités d'entreprises, dont l'INPI est l'opérateur, a enregistré 0,8 million de formalités de cessation en 2025 (INPI, février 2026).

Pour les démarches, voir le guide fermer une micro-entreprise.

Pourquoi les dirigeants arrêtent-ils leur activité ?

Les dirigeants arrêtent le plus souvent leur activité par choix : la fermeture volontaire est l'issue la plus citée, devant la cession, la transmission et la liquidation judiciaire. Parmi les motifs déclarés, l'opportunité d'un emploi ou d'un investissement devance le manque de rentabilité.

  • Parmi les Français qui ont fermé ou cédé une entreprise, 37 % déclarent l'avoir fermée volontairement, selon l'enquête 2025 de Bpifrance Création (Bpifrance Création, décembre 2025).
  • En 2025, 26 % des anciens chefs d'entreprise interrogés en France par Bpifrance Création déclarent avoir cédé leur entreprise (Bpifrance Création, décembre 2025).
  • La transmission est l'issue déclarée par 19 % des anciens chefs d'entreprise interrogés en France en 2025 par Bpifrance Création (Bpifrance Création, décembre 2025).
  • En France, le taux de sortie entrepreneuriale du Global Entrepreneurship Monitor (part des adultes ayant quitté une activité dans l'année) s'établit à 4,3 % en 2025, comme en 2024 (GEM France, juin 2026).
  • L'opportunité d'un emploi ou d'un investissement est le premier motif de sortie entrepreneuriale déclaré en France en 2025 : 24,0 % des sorties, contre 25,5 % en 2024 (GEM France, juin 2026).
  • Une activité non rentable explique 21,6 % des sorties entrepreneuriales de 2025 en France, contre 18,1 % en 2024 : c'est le deuxième motif déclaré (GEM France, juin 2026).

Combien de défaillances d'entreprises en France, et qui touchent-elles ?

Les totaux diffèrent selon la source : Altares compte l'année civile, la Banque de France douze mois glissants, les greffes le seul registre du commerce. Les très petites structures dominent.

  • En 2025, 63 112 procédures collectives ont été ouvertes au RCS, soit 6,3 % de plus qu'en 2024 (CNGTC, janvier 2026).
  • À fin juillet 2026, les défaillances d'entreprises cumulées sur douze mois en France dépassent de 4,6 % leur niveau de juillet 2025 et de 19,0 % la moyenne des années 2010 à 2019 (Banque de France, septembre 2026).
  • Sur douze mois à fin juillet 2026, 64 937 défaillances d'entreprises en France concernent des microentreprises ou des unités de taille indéterminée (Banque de France, septembre 2026).
  • Au deuxième trimestre 2026, les structures de moins de trois salariés concentrent 75 % des procédures collectives ouvertes en France (Altares, juillet 2026).
  • En 2025, 67,3 % des défaillances d'entreprises recensées par Altares en France sont des liquidations judiciaires directes (Altares, janvier 2026).
  • Selon Altares, 267 000 salariés et dirigeants ont vu leur emploi menacé par la défaillance de leur entreprise en France en 2025 (Altares, janvier 2026).
  • Le régime de garantie des salaires (AGS) a compté 249 995 bénéficiaires en 2025, soit 1,0 % de plus qu'en 2024 (AGS, juin 2026).

Créations et faillites d'entreprises dans l'Union européenne, au Royaume-Uni et dans le monde

Le mouvement observé en France se retrouve dans l'Union européenne : beaucoup de naissances, beaucoup de disparitions, des faillites en hausse. Chaque pays compte pourtant à sa façon, ce qui interdit de comparer les totaux sans précaution.

Courbes de l'indice trimestriel des déclarations de faillite dans l'Union européenne, base 100 en 2021, du premier trimestre 2019 au deuxième trimestre 2026, en données brutes et en données corrigées des variations saisonnières. L'indice chute au premier semestre 2020, oscille autour de 100 jusqu'à fin 2021, puis augmente presque sans interruption. Au deuxième trimestre 2026, la série corrigée des variations saisonnières atteint son plus haut niveau depuis 2019, entre 190 et 200 ; la série brute, du même ordre, est un peu en dessous de son niveau du trimestre précédent. Le graphique est en anglais et son axe vertical ne commence pas à zéro.
Figure 6 : l'indice trimestriel des déclarations de faillite dans l'Union européenne depuis 2019, base 100 en 2021. Après la chute de 2020, liée aux aides publiques du début de la crise sanitaire, les faillites remontent presque sans interruption à partir de fin 2021 et atteignent au deuxième trimestre 2026, en données corrigées des variations saisonnières, leur plus haut niveau depuis 2019 : la France n'est pas seule à voir ses défaillances augmenter. Sur ce graphique en anglais, « Non-adjusted » désigne les données brutes et « Seasonally adjusted » les données corrigées des variations saisonnières. Source : Eurostat, Quarterly registrations of new businesses and declarations of bankruptcies, Statistics Explained, août 2026. Graphique publié par la source, capturé le 5 octobre 2026.

Combien d'entreprises naissent dans l'Union européenne et au Royaume-Uni ?

Plusieurs millions d'entreprises naissent chaque année dans l'Union européenne, quelques centaines de milliers au Royaume-Uni.

  • Dans l'Union européenne, 3,5 millions d'entreprises sont nées en 2024 (Eurostat, octobre 2026).
  • Le taux de naissance des entreprises (part des entreprises actives nées dans l'année) s'établit à 10,4 % dans l'Union européenne en 2024 (Eurostat, octobre 2026).
  • En 2024, le taux de naissance des entreprises va de 6,3 % en Autriche, le plus bas de l'Union européenne, à 17,5 % en Lituanie, le plus élevé (Eurostat, octobre 2026).
  • En France, le taux de naissance des entreprises est d'un peu plus de 14 % en 2024, l'un des plus élevés de l'Union européenne (Eurostat, octobre 2026).
  • Le taux de disparition des entreprises atteint 9,2 % dans l'Union européenne en 2024, selon une estimation encore provisoire (Eurostat, octobre 2026).
  • Au Royaume-Uni, 317 000 entreprises sont nées en 2024, contre 316 000 en 2023, selon l'Office for National Statistics (ONS, novembre 2025).
  • En 2024, 280 000 entreprises ont disparu au Royaume-Uni, contre 310 000 en 2023, selon des chiffres provisoires (ONS, novembre 2025).
  • Le taux de naissance des entreprises britanniques est de 11,1 % en 2024, leur taux de disparition de 9,8 % (ONS, novembre 2025).

Les faillites d'entreprises augmentent-elles aussi hors de France ?

Dans l'Union européenne, les faillites augmentent depuis plusieurs années, et les immatriculations fléchissent. En Angleterre et au pays de Galles, les insolvabilités de sociétés reculent légèrement sur un an.

  • Les immatriculations de nouvelles entreprises dans l'Union européenne ont reculé de 0,5 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, en données corrigées des variations saisonnières (Eurostat, août 2026).
  • En Angleterre et au pays de Galles, 1 946 sociétés sont entrées en procédure d'insolvabilité en août 2026, soit 3 % de moins qu'en août 2025 (Insolvency Service, septembre 2026).
  • Du 1er septembre 2025 au 31 août 2026, le taux d'insolvabilité atteint 50,1 sociétés sur 10 000 en Angleterre et au pays de Galles, soit une société sur 200 (Insolvency Service, septembre 2026).
  • Ce taux reste très inférieur à son pic de 113,1 pour 10 000 sociétés en Angleterre et au pays de Galles, atteint pendant la récession de 2008-2009 (Insolvency Service, septembre 2026).
  • L'assureur-crédit Allianz Trade prévoit une hausse de 6 % des défaillances d'entreprises dans le monde en 2026, la cinquième d'affilée, puis une stabilisation à un niveau élevé en 2027 (Allianz Trade, avril 2026).
  • Selon Allianz Trade, les défaillances d'entreprises menaceraient directement 2,2 millions d'emplois dans le monde en 2026 (Allianz Trade, avril 2026).

Méthodologie et sources

Cette page ne retient que des chiffres publiés par l'organisme qui les produit : instituts statistiques (Insee, Eurostat, ONS, BLS), administrations et organismes nationaux (Urssaf, Unédic, INPI, Banque de France, AGS, Insolvency Service), greffiers des tribunaux de commerce, et enquêtes ou études dont l'auteur publie lui-même les résultats (Bpifrance Création, GEM, Altares, Allianz Trade, Initiative France). Chaque chiffre a été vérifié dans son document d'origine en octobre 2026.

La date qui suit chaque source est celle de sa publication ; quand le document n'en affiche pas, elle est déduite de son contenu ou du calendrier de diffusion de l'organisme. Les compteurs qui n'ont pas le même champ ne sont ni additionnés ni opposés, et les chiffres étrangers sont donnés avec leur pays et leur année. La page est mise à jour chaque mois, au fil des nouvelles publications.

Glossaire

  • Création d'entreprise (au sens de l'Insee) : mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production, sans qu'une autre entreprise soit impliquée. La statistique couvre les activités marchandes non agricoles et compte les immatriculations de micro-entrepreneurs, qu'elles soient ou non suivies d'une activité.
  • Micro-entrepreneur (ancien auto-entrepreneur) : entrepreneur individuel soumis à un régime simplifié, dans lequel les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d'affaires, lui-même plafonné. L'Urssaf emploie toujours le terme d'auto-entrepreneur. À ne pas confondre avec la microentreprise, catégorie de taille que la Banque de France utilise pour les plus petites entreprises.
  • Entreprise individuelle classique : entreprise individuelle qui ne relève pas du régime du micro-entrepreneur.
  • Société : entreprise dotée d'une personnalité juridique distincte de celle de ses associés (SAS, SARL, SCI, par exemple).
  • Immatriculation : inscription d'une entreprise à un registre, ou ouverture d'un compte auprès d'un organisme comme l'Urssaf. Elle précède l'activité et ne la garantit pas.
  • Radiation : retrait d'une entreprise d'un registre ou clôture de son compte. Elle peut être volontaire, faire suite à une procédure collective ou être prononcée d'office, sans demande du dirigeant.
  • RCS (registre du commerce et des sociétés) : registre tenu par les greffiers des tribunaux de commerce, où sont inscrits notamment les commerçants et les sociétés. Le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce (CNGTC) en publie le bilan annuel.
  • Guichet unique des formalités d'entreprises (INPI) : portail en ligne, géré par l'Institut national de la propriété industrielle, par lequel passent les formalités de création, de modification et de cessation d'entreprise.
  • Taux de démarrage : part des entreprises immatriculées qui montrent un signe d'activité économique dans un délai donné, ici l'année de création puis les deux ans qui suivent.
  • Taux de pérennité (ou taux de survie) : part des entreprises d'une même génération encore actives un nombre donné d'années après leur création.
  • Enquête Sine (système d'information sur les nouvelles entreprises) : enquête de l'Insee qui suit pendant cinq ans des entreprises créées au premier semestre d'une année donnée (générations 2014, 2018 et 2022 dans cette page).
  • Cessation d'activité : arrêt définitif de l'activité d'une entreprise. Elle peut être volontaire et ne suppose pas de difficulté financière.
  • Défaillance d'entreprise : ouverture d'une procédure collective à l'encontre d'une entreprise qui ne peut plus faire face à ses dettes. Le périmètre retenu varie d'une source à l'autre, ce qui explique les écarts entre Altares, la Banque de France et les greffes.
  • Procédure collective (sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire) : procédure ouverte par un tribunal pour une entreprise en difficulté. La sauvegarde intervient avant la cessation des paiements, le redressement vise la poursuite de l'activité, la liquidation y met fin.
  • Cumul sur douze mois glissants : total des douze derniers mois connus, recalculé chaque mois. Il ne coïncide avec l'année civile qu'en décembre.
  • Données brutes et données corrigées des variations saisonnières : les données brutes sont celles qui sont observées ; les données corrigées sont débarrassées des effets réguliers du calendrier (saison, jours ouvrables), ce qui permet de comparer deux mois ou deux trimestres qui se suivent.
  • ARE et ARCE (aides de l'assurance chômage aux créateurs) : l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) peut continuer d'être versée au demandeur d'emploi qui crée son entreprise ; l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE) consiste à lui verser, à la place, une partie de ses droits sous forme de capital.
  • AGS (régime de garantie des salaires) : régime qui avance les salaires et les indemnités dus aux salariés d'une entreprise en procédure collective.
  • Chaîne entrepreneuriale (Indice entrepreneurial français) : indicateur de Bpifrance Création qui réunit les personnes ayant l'intention de créer ou de reprendre une entreprise, les porteurs de projet, les chefs d'entreprise et les anciens chefs d'entreprise.
  • Activité entrepreneuriale émergente et sortie entrepreneuriale (GEM) : dans l'enquête du Global Entrepreneurship Monitor, l'activité émergente désigne les 18-64 ans engagés dans une entreprise en cours de création ou créée récemment ; la sortie désigne ceux qui ont quitté, vendu ou arrêté une activité au cours des douze derniers mois.
  • Taux de naissance et taux de disparition des entreprises (Eurostat, ONS) : nombre d'entreprises nées, ou disparues, dans l'année, rapporté au nombre d'entreprises actives. L'ONS est l'Office for National Statistics, l'institut statistique britannique.
  • Établissement (unité suivie par le BLS, distincte de l'entreprise) : lieu où s'exerce une activité (magasin, atelier, bureau). Une entreprise peut en compter plusieurs ; le Bureau of Labor Statistics (BLS) américain suit la survie des établissements, non celle des entreprises.

Sources