108 chiffres sur les travailleurs des plateformes en France (octobre 2026)
Le nombre de travailleurs de plateforme en France n'a pas de valeur unique. Selon que l'on retient l'indépendant qui tire d'une plateforme au moins la moitié de son activité, le micro-entrepreneur dont une plateforme a communiqué le numéro et que l'Urssaf retrouve dans son fichier, ou toute personne qui a travaillé au moins une heure dans l'année par une plateforme, on ne compte pas les mêmes personnes et l'on ne mesure pas la même intensité de travail.
Cette page réunit 108 chiffres, chacun relié à son document d'origine : les effectifs en France, en Europe et hors d'Europe, le profil des indépendants qui dépendent d'une plateforme, ce que les plateformes prélèvent, les revenus et le temps de travail, le statut et la protection sociale, puis les clients, les contrôles et les déclarations à l'Urssaf. Les données françaises sont privilégiées ; les autres chiffres sont donnés avec le pays ou l'ensemble de pays où ils ont été mesurés.
Chaque chiffre est accompagné de la population comptée et de la date de sa source. Plusieurs mesures datent de 2022 ou d'années antérieures : leur date figure alors dans la phrase, pour qu'elles ne soient pas lues comme actuelles.
Chiffres clés
- Pour estimer le nombre de travailleurs de plateforme en France, l'Insee s'en tient aux indépendants : d'après les enquêtes Emploi 2021 à 2023, environ 100 000 d'entre eux tirent au moins 50 % de leur activité d'une plateforme numérique qui leur donne accès à des clients (Insee, mai 2025).
- En France, en 2022, l'Urssaf a repéré 206 100 micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes : ceux dont le numéro SIREN, communiqué par les plateformes, se retrouve dans son fichier (HCFiPS, janvier 2024).
- En 2022, dans les 17 pays européens de l'enquête pilote d'Eurostat, dont la France, 3,0 % des personnes de 15 à 64 ans avaient travaillé au moins une heure par l'intermédiaire d'une plateforme numérique au cours des douze derniers mois (Eurostat, juin 2023).
- Dans l'Union européenne, sur les 28 millions de personnes qui travailleraient par l'intermédiaire d'une plateforme numérique, jusqu'à 5,5 millions pourraient être classées à tort comme indépendantes, selon l'estimation publiée par la Commission européenne en décembre 2021 avec sa proposition de directive (Commission européenne, décembre 2021).
- En France, en moyenne entre 2021 et 2023, 29 % des indépendants économiquement dépendants d'une plateforme numérique sont immigrés, contre 12 % de l'ensemble des indépendants (Insee, mai 2025).
- En France, parmi les micro-entrepreneurs immatriculés au premier semestre 2018 et encore actifs fin 2023, 70 % de ceux qui utilisaient en 2018 une plateforme numérique comme principale source de chiffre d'affaires ne travaillent plus avec une plateforme en 2023 (Insee, septembre 2025).
- En 2025, la plateforme de travail indépendant en ligne Upwork a conservé 18,7 % des montants échangés dans le monde sur sa place de marché, contre 18,0 % en 2024 : ce taux de prélèvement rapporte le chiffre d'affaires de la place de marché à son volume d'affaires (Upwork, février 2026).
- En 2025, Fiverr, plateforme où des clients commandent des prestations à des indépendants, a conservé 27,7 % des montants échangés dans le monde sur sa place de marché, contre 27,6 % en 2024, d'après le taux de prélèvement que publie la société (Fiverr, mars 2026).
- En France, un avenant signé le 10 juillet 2026 porte de 11,75 € à 19 € par heure d'activité la garantie minimale de revenus des livreurs indépendants des plateformes, avec effet au 1er septembre 2026 (Arpe, juillet 2026).
- Dans l'Union européenne, environ 55 % des personnes qui travaillent par une plateforme gagnent moins que le salaire minimum horaire net de leur pays, selon l'étude d'impact publiée par la Commission européenne en décembre 2021 (Commission européenne, décembre 2021).
- Dans l'Union européenne, les personnes qui travaillent par une plateforme consacrent en moyenne 8,9 heures par semaine à des tâches non payées (chercher des missions, attendre une commande, lire les offres), contre 12,6 heures à des tâches payées, selon l'étude d'impact publiée par la Commission européenne en décembre 2021 (Commission européenne, décembre 2021).
- En 2022, dans les 17 pays européens de l'enquête pilote d'Eurostat, dont la France, 62,4 % des personnes ayant travaillé au moins une heure par une plateforme au cours du mois précédant l'enquête déclaraient n'être couvertes par aucune assurance sociale en cas de chômage ; elles étaient 56,3 % pour la maladie et 54,2 % pour l'accident du travail (Eurostat, juin 2023).
- En France, en 2025, 54 % des internautes de 12 ans et plus considèrent que les grandes plateformes numériques (réseaux sociaux, commerces en ligne, sites de streaming, comme Uber, Booking.com, Facebook ou Amazon) rendent invisibles les artisans, hôteliers ou artistes qui ne passent pas par elles ; 25 % ne sont pas d'accord avec cette idée (Arcep, février 2026).
- En France, en 2022, 69,3 % des micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes repérés par l'Urssaf lui ont déclaré un chiffre d'affaires inférieur aux montants transmis par les plateformes, en comptant ceux qui n'ont rien déclaré (HCFiPS, janvier 2024).
Combien de personnes travaillent par l'intermédiaire d'une plateforme ?
En France, les sources ne comptent pas les mêmes travailleurs des plateformes. L'Insee n'interroge sur ce sujet que les personnes dont l'emploi principal est indépendant, l'Urssaf ne connaît que les micro-entrepreneurs dont les plateformes ont communiqué le numéro et qu'elle retrouve dans son fichier, et Eurostat ne publie aucun résultat par pays pour son enquête pilote. Leurs chiffres se lisent côte à côte et ne s'additionnent pas.
Combien de travailleurs des plateformes et de livreurs compte-t-on en France ?
En France, l'Arpe compte environ 120 000 travailleurs indépendants ayant une activité régulière dans la livraison et les VTC, chiffre daté de 2022 (Arpe, avril 2024).
- Au 1er janvier 2022, plus de 230 000 livreurs à deux-roues et chauffeurs de VTC auto-entrepreneurs travaillaient par une plateforme en France, selon le comptage du bureau d'études Compas dans la base Sirene (Compas, novembre 2022). D'après ce comptage, le nombre de livreurs auto-entrepreneurs en activité en France s'élevait à 179 200 (Compas, novembre 2022).
- En France, en moyenne sur 2021-2023, 1,6 % des indépendants sont économiquement dépendants d'une plateforme : ils déclarent que la perdre mettrait en péril la survie de leur entreprise (Insee, mai 2025).
- En France, 9 % des micro-entrepreneurs immatriculés au premier semestre 2018 et encore actifs fin 2023 travaillent par une ou plusieurs plateformes de mise en relation, soit 5 points de moins qu'à leur immatriculation (Insee, septembre 2025).
- Au printemps 2021, 5,6 % des 18-65 ans vivant en France avaient travaillé par une plateforme de travail numérique dans l'année (ETUI, février 2022). Pour 1,4 % des 18-65 ans, cette activité représentait une part importante du temps de travail ou du revenu (ETUI, février 2022).
Combien de travailleurs et de plateformes de travail compte l'Europe ?
En décembre 2021, la Commission européenne prévoyait que le nombre de personnes travaillant par une plateforme dans l'Union, alors de plus de 28 millions, atteindrait 43 millions en 2025 (Commission européenne, décembre 2021). Les enquêtes, menées dans une partie des pays seulement, mesurent des parts de la population, non des effectifs.
- En 2022, dans 17 pays européens, 3,2 % des hommes de 15 à 64 ans avaient travaillé par une plateforme numérique dans l'année, contre 2,8 % des femmes (Eurostat, juin 2023).
- Au printemps 2021, dans 14 pays de l'Union européenne, 17 % des adultes en âge de travailler avaient eu une activité rémunérée par internet dans l'année, et 4,3 % par une plateforme (ETUI, février 2022). Pour 1,1 % des adultes, le travail de plateforme occupait au moins 20 heures par semaine ou fournissait plus de 50 % du revenu (ETUI, février 2022).
- Plus de 500 plateformes de travail numériques seraient actives dans l'Union européenne, selon une estimation « très prudente » reprise par la Commission européenne en décembre 2021 (Commission européenne, décembre 2021).
- Les revenus de l'économie des plateformes dans l'Union européenne sont passés d'environ 3 milliards d'euros en 2016 à 14 milliards en 2020, selon l'estimation prudente que retient la Commission européenne (Commission européenne, décembre 2021).
Combien de personnes gagnent de l'argent par une plateforme hors de l'Union européenne ?
Aux États-Unis, en août 2021, 16 % des adultes avaient déjà gagné de l'argent par une plateforme en ligne de travail à la tâche (Pew Research Center, décembre 2021). Ils étaient 9 % à l'avoir fait dans les douze derniers mois, dont 4 % au moment de l'enquête (Pew Research Center, décembre 2021).
- Au Canada, en décembre 2023, 468 000 personnes, soit 1,7 % des 15-69 ans, déclaraient avoir travaillé dans l'année par une plateforme ou une application qui les payait (Statistique Canada, mars 2024). Avec la définition la plus large, qui ajoute les plateformes de simple mise en relation, elles étaient 927 000, soit 3,3 % (Statistique Canada, mars 2024).
- Aux États-Unis, en octobre 2024, 4 % des adultes avaient effectué, dans le mois précédent, des tâches de courte durée trouvées par une application ou un site internet (Réserve fédérale, mai 2025).
- Dans le monde, on comptait en 2020 plus de 777 plateformes de travail numériques, en ligne ou de services rendus sur place, contre 142 en 2010 (OIT, février 2021).
- Dans le monde, en 2019, les plateformes de travail numériques ont réalisé au moins 52 milliards de dollars de chiffre d'affaires, dont 49 % aux États-Unis, 23 % en Chine et 11 % en Europe (OIT, février 2021).
Qui dépend d'une plateforme pour trouver ses clients ?
En France, peu d'indépendants dépendent d'une plateforme pour trouver leurs clients, et ceux qui en dépendent ne ressemblent pas aux autres indépendants, ni par leur secteur ni par leur profil.
Dans quels secteurs passe-t-on le plus par une plateforme ?
En France, les transports viennent en tête : en moyenne sur 2021-2023, 42 % des indépendants de ce secteur économiquement dominés le sont par une plateforme numérique, contre 11 % de l'ensemble des indépendants dominés (Insee, mai 2025).
- En France, en moyenne sur 2021-2023, 25 % des indépendants économiquement dépendants d'une plateforme numérique exercent dans les transports : conducteurs de taxi ou de VTC, coursiers, livreurs (Insee, mai 2025).
- Les services aux particuliers réunissent 22 % des indépendants économiquement dépendants d'une plateforme numérique en France, et le commerce 21 %, en moyenne sur 2021-2023 (Insee, mai 2025).
- Dans la livraison, 67 % des micro-entrepreneurs immatriculés en France au premier semestre 2018 et encore actifs fin 2023 travaillent par une plateforme de mise en relation, contre 53 % fin 2018 (Insee, septembre 2025).
- Fin 2023, en France, 18 % des micro-entrepreneurs de l'hébergement-restauration immatriculés au premier semestre 2018 et encore actifs travaillent par une plateforme de mise en relation, et 17 % de ceux de l'édition et de l'informatique (Insee, septembre 2025).
- En 2022, en France, 52 % des micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes repérés par l'Urssaf exercent dans la livraison (HCFiPS, janvier 2024). Ils sont 9,2 % dans le commerce (HCFiPS, janvier 2024).
Quel est le profil des travailleurs des plateformes ?
En France, les indépendants qui dépendent d'une plateforme sont plus jeunes que l'ensemble des indépendants et moins souvent diplômés du supérieur : en moyenne sur 2021-2023, 47 % le sont, contre 51 % (Insee, mai 2025).
- En France, en moyenne sur 2021-2023, 8 % des indépendants économiquement dépendants d'une plateforme numérique résident dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, et 47 % dans une ville-centre (Insee, mai 2025).
- Au 1er janvier 2022, 24 % des livreurs en activité en France résidaient dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, contre 5 % de l'ensemble des travailleurs (Compas, novembre 2022).
- En 2022, dans 17 pays européens, 3,6 % des 15-29 ans avaient travaillé par une plateforme dans l'année, contre 2,8 % des 30-64 ans (Eurostat, juin 2023). Parmi les 15-64 ans diplômés du supérieur, 3,9 % des femmes et 4,7 % des hommes l'avaient fait, contre 3,0 % ou moins aux niveaux de diplôme inférieurs (Eurostat, juin 2023).
- Au printemps 2021, dans 14 pays de l'Union européenne, 24 % des travailleurs de plateforme avaient de 18 à 24 ans, contre 10 % des adultes n'ayant jamais travaillé par internet (ETUI, février 2022).
Reste-t-on sur une plateforme, et quelle part du revenu en tire-t-on ?
En France, les micro-entrepreneurs adoptent rarement une plateforme en cours de route : parmi ceux qui, immatriculés au premier semestre 2018 et encore actifs fin 2023, travaillaient sans plateforme en 2018, 7 % en utilisent une cinq ans après (Insee, septembre 2025). Dans la livraison, 56 % de ceux qui travaillaient sans plateforme en 2018 en utilisent une en 2023, et 27 % des utilisateurs de plateformes les ont abandonnées (Insee, septembre 2025).
- Fin 2023, en France, parmi les micro-entrepreneurs immatriculés au premier semestre 2018 qui utilisent une plateforme, 54 % le font pour gagner en visibilité et 48 % jugent difficile d'accéder aux marchés sans elle (Insee, septembre 2025).
- En France, en moyenne sur 2021-2023, 58 % des indépendants économiquement dominés par une plateforme en sont aussi dépendants (Insee, mai 2025).
- En 2022, dans 17 pays européens, 52,2 % des personnes ayant effectué une tâche rémunérée par une plateforme au cours du mois précédant l'enquête tiraient de ce travail moins d'un quart de leur revenu d'activité du mois, et 23,4 % les trois quarts ou plus (Eurostat, juin 2023).
- En août 2021, aux États-Unis, 31 % des personnes ayant gagné de l'argent par une plateforme de travail à la tâche dans l'année disaient en avoir fait leur emploi principal (Pew Research Center, décembre 2021).
Commissions, revenus et temps de travail
Le revenu réel d'un travailleur des plateformes dépend d'un temps de recherche et d'attente qui n'est pas payé. Ce que la plateforme prélève et ce qu'elle laisse au travailleur ne se lisent pas dans les mêmes documents : des sociétés cotées publient un taux de prélèvement, l'Arpe publie les revenus bruts des livreurs, mesurés en course.
Combien les plateformes prélèvent-elles ?
Dans le monde, depuis mai 2025, la plateforme de travail indépendant en ligne Upwork facture aux indépendants de sa place de marché des frais de service de 0 % à 15 % de leurs gains pour chaque nouveau contrat (Upwork, février 2026).
- Le volume d'affaires d'Upwork, total des montants échangés sur ses plateformes dans le monde, a atteint 4,03 milliards de dollars en 2025 (Upwork, février 2026).
- Sur la place de marché de Fiverr, les commandes passées dans le monde ont représenté 1 073 millions de dollars en 2025 (Fiverr, mars 2026).
- Chez Uber, le volume d'affaires (courses, livraisons et fret, tous pays confondus) a atteint 193,5 milliards de dollars en 2025 (Uber, février 2026). Le chiffre d'affaires de la société s'est élevé à 52,0 milliards de dollars, en hausse de 18 % sur un an (Uber, février 2026).
- En France, parmi les plateformes de dépannage à domicile contrôlées par la DGCCRF, 8 se rémunèrent par une commission sur les prestations et 4 par l'abonnement des prestataires, selon une enquête publiée en avril 2020 (DGCCRF, avril 2020).
Le guide Plateformes de mise en relation artisan : coûts et rentabilité aide un artisan à évaluer ce que lui coûte une plateforme.
Combien gagne un travailleur des plateformes ?
En France, le revenu horaire brut en course des livreurs d'Uber Eats, hors temps d'attente, est passé de 20,5 € en 2024 à 21,5 € en 2025 ; selon l'Arpe, cet indicateur tend à surestimer le revenu réellement perçu (Arpe, avril 2026). Entre 2021 et 2025, ce revenu horaire en course a reculé de 22,4 %, et de 31,7 % une fois l'inflation déduite (Arpe, avril 2026).
- Au printemps 2021, dans 14 pays de l'Union européenne, un travailleur des plateformes tirait en moyenne 250 euros par mois de cette activité, contre 350 euros pour l'ensemble des personnes gagnant de l'argent par internet (ETUI, février 2022). Parmi ces dernières, 40 % en retiraient moins de 5 % du salaire médian d'un salarié à temps plein de leur pays (ETUI, février 2022).
- Dans le monde, les travailleurs des plateformes en ligne interrogés par l'OIT gagnent en moyenne 3,4 dollars de l'heure, et la moitié d'entre eux moins de 2,1 dollars, d'après son rapport de 2021 (OIT, février 2021).
- Sur les plateformes de travail indépendant en ligne, les travailleurs des pays en développement gagnent 60 % de moins que ceux des pays développés, à caractéristiques et tâches comparables, selon le rapport de l'OIT de 2021 (OIT, février 2021).
Combien de temps consacre-t-on au travail par plateforme, payé ou non ?
En France, chez Uber Eats, l'attente dure à peu près autant que la livraison : en 2025, les livreurs ont attendu en moyenne 14,1 minutes entre la fin d'une livraison et la proposition de la suivante, contre 13,3 en 2024 (Arpe, avril 2026). Une livraison a duré en moyenne 13,7 minutes en 2025, contre 13,6 en 2024 (Arpe, avril 2026).
- En 2022, dans 17 pays européens, 33,5 % des personnes ayant effectué une tâche rémunérée par une plateforme au cours du mois précédant l'enquête avaient consacré à ce travail de 1 à 9 heures sur l'ensemble du mois, et 22,7 % plus de 30 heures (Eurostat, juin 2023).
- Dans le monde, selon l'OIT en 2021, les travailleurs des plateformes en ligne y consacrent en moyenne 27 heures par semaine, dont environ un tiers, soit huit heures, n'est pas payé (OIT, février 2021).
- Dans 11 pays (Argentine, Chili, Chine, Ghana, Inde, Indonésie, Kenya, Liban, Maroc, Mexique et Ukraine), les livreurs des plateformes interrogés par l'OIT en 2019 et 2020 travaillaient en moyenne 59 heures par semaine (OIT, février 2021).
- En France, en moyenne sur 2021-2023, 25 % des indépendants économiquement dépendants d'une plateforme travaillent moins de 35 heures par semaine, contre 35 % de ceux qu'une plateforme domine sans qu'ils en dépendent (Insee, mai 2025). Parmi les premiers, 68 % travaillent le soir, contre 48 % des seconds (Insee, mai 2025).
Statut, protection et dialogue social
Un travailleur déclaré indépendant coûte moins cher à une plateforme qu'un salarié, et la directive proposée par la Commission européenne en décembre 2021 vise ceux qui seraient classés à tort. En France, les plateformes et les représentants des travailleurs indépendants négocient des accords collectifs dans le cadre de l'Arpe, pour la livraison et les VTC.
Indépendants ou salariés : combien de travailleurs des plateformes seraient mal classés ?
Dans l'Union européenne, la directive proposée en décembre 2021 pourrait conduire à requalifier en salariés entre 1,7 million et 4,1 millions des 5,5 millions de personnes que la Commission européenne jugeait exposées à un mauvais classement (Commission européenne, décembre 2021).
- Environ 90 % des personnes qui travaillent par une plateforme dans l'Union européenne auraient, d'après leur contrat, le statut d'indépendant, selon une estimation reprise par la Commission européenne en décembre 2021 (Commission européenne, décembre 2021).
- En décembre 2021, la Commission européenne comptait dans l'Union plus de 100 décisions de justice et 15 décisions administratives rendues sur le statut de travailleurs des plateformes (Commission européenne, décembre 2021).
- Dans l'Union européenne, les entreprises qui emploient leurs travailleurs comme salariés supportent en moyenne des coûts supérieurs de 24,5 %, en impôts et cotisations de protection sociale, selon la Commission européenne en décembre 2021 (Commission européenne, décembre 2021).
- Les requalifications attendues de la directive pourraient rapporter aux États membres jusqu'à 4 milliards d'euros par an d'impôts et de cotisations sociales, estimait la Commission en décembre 2021 (Commission européenne, décembre 2021).
- En 2022, dans 17 pays européens, 75,3 % des personnes ayant travaillé au moins une heure par une plateforme au cours du mois précédant l'enquête décidaient seules de leurs horaires ; 12,8 % ne pouvaient pas les choisir (Eurostat, juin 2023).
Quelle protection sociale pour les travailleurs des plateformes ?
Dans 17 pays européens, les travailleurs des plateformes couverts le sont d'abord par un autre emploi : en 2022, 23,3 % de ceux qui avaient travaillé au moins une heure par une plateforme au cours du mois précédant l'enquête se déclaraient couverts contre le chômage par un autre emploi, 25,0 % contre la maladie et 25,1 % contre l'accident du travail (Eurostat, juin 2023).
- Dans l'Union européenne, sur 52 observations tirées d'une base de 516 plateformes de travail, 23 % des plateformes proposent une assurance contre les accidents et les blessures professionnelles, selon une étude du CEPS de 2021 pour la Commission européenne (Commission européenne, décembre 2021). Sur ces mêmes 52 observations, les plateformes qui représentent 97 % des revenus du travail de plateforme ne versent pas de cotisations d'assurance chômage (Commission européenne, décembre 2021).
- Dans le monde, moins de 20 % des travailleurs des plateformes en ligne interrogés par l'OIT entre 2017 et 2020 déclaraient être couverts contre l'accident du travail, le chômage ou l'invalidité, ou pour leur retraite (OIT, février 2021).
- En France, en moyenne sur 2021-2023, 26 % des indépendants économiquement dépendants d'une plateforme sont inscrits à France Travail, contre 19 % de ceux qu'une plateforme domine sans qu'ils en dépendent et 12 % de l'ensemble des indépendants (Insee, mai 2025).
Où en est le dialogue social des plateformes en France ?
En France, les négociations entre plateformes et travailleurs indépendants organisées dans le cadre de l'Arpe ont abouti à dix accords en deux ans, selon le bilan de sa première mandature 2022-2024 (Arpe, juillet 2024). Parmi eux, quatre concernent la livraison : méthode du dialogue social, revenus et garantie minimale horaire, désactivations de compte, discriminations (Arpe, juillet 2024).
- En France, dans les deux secteurs que couvre l'Arpe, un accord ne s'applique que s'il est signé par au moins une organisation de plateformes et par une ou plusieurs organisations de travailleurs réunissant au moins 30 % des voix (Arpe, avril 2024).
- Au printemps 2024, en France, 2 787 livreurs indépendants ont voté aux élections professionnelles, soit une participation de 3,90 %, contre 1 547 votants et 1,83 % en 2022 (Arpe, juillet 2024).
- Fin 2024, en France, les organisations représentatives des livreurs déclaraient avoir reçu environ 6 000 saisines pour suspension ou désactivation depuis l'entrée en vigueur de l'accord sur les désactivations, en octobre 2023, un même livreur pouvant être compté plusieurs fois ; l'organisation Union-Indépendants signale 40 % de saisines écrites en plus entre novembre 2024 et mars 2025 (Arpe, juin 2025).
- En France, une plateforme que l'Arpe ne nomme pas fait état, pour le deuxième trimestre 2024, d'environ 12,5 % de comptes désactivés suivis d'un recours (Arpe, juin 2025).
Clients, contrôles et déclarations
En France, peu de particuliers achètent en ligne un service à un autre particulier. Dans les établissements qu'elle a contrôlés lors de ses enquêtes sur les plateformes de travaux et de dépannage à domicile, la DGCCRF a relevé de nombreuses anomalies, et l'Urssaf ne retrouve dans les déclarations des micro-entrepreneurs qu'une partie des montants transmis par les plateformes.
Les particuliers passent-ils par une plateforme pour acheter un service ?
En France, en 2025, 0,9 % des personnes de 16 à 74 ans ont acheté en ligne, dans les trois mois précédant l'enquête, un service à domicile (ménage, garde d'enfants, réparations, jardinage) auprès d'un particulier (Insee, avril 2026). Dans l'ensemble de l'Union européenne, la part est de 1,7 % (Eurostat, avril 2026).
- En France, en 2025, 5,43 % des personnes de 16 à 74 ans ont acheté en ligne un service de transport auprès d'un particulier dans les trois mois précédant l'enquête (Insee, avril 2026). Dans l'Union européenne, la part est de 4,54 % (Eurostat, avril 2026).
- En France, en 2022, des plateformes étrangères ont capté 18,4 % des paiements en ligne par carte pour des services d'électriciens commandés et rendus en France, 9,9 % pour le ménage à domicile et 3,8 % pour la plomberie (Banque de France, octobre 2025).
- Au quatrième trimestre 2025, Uber a compté en moyenne 202 millions de clients actifs par mois dans le monde, 18 % de plus qu'un an plus tôt (Uber, février 2026).
- Au 31 décembre 2025, la place de marché de Fiverr comptait 3,1 millions d'acheteurs actifs dans le monde, des clients ayant commandé au moins une prestation dans l'année (Fiverr, mars 2026).
Que montrent les contrôles des plateformes de travaux et de dépannage ?
En France, l'enquête menée en 2020 par la DGCCRF sur les plateformes de travaux à domicile, publiée en mars 2023, a relevé un taux d'anomalie général de 50 % dans les 36 établissements visités (DGCCRF, mars 2023). Ce taux porte sur les établissements contrôlés, pas sur l'ensemble du secteur.
- En France, à la suite de l'enquête menée en 2020 par la DGCCRF sur les plateformes de travaux à domicile, une société a reçu une amende administrative de 55 000 euros, notamment pour manquement aux obligations d'information des opérateurs de plateformes (DGCCRF, mars 2023).
- Pour son enquête sur les plateformes de dépannage à domicile, publiée en avril 2020, la DGCCRF a réalisé 46 visites dans 17 sociétés exploitant 19 plateformes (DGCCRF, avril 2020). Le taux d'anomalie s'y élève à 47 % (DGCCRF, avril 2020).
- En France, dans l'enquête de la DGCCRF publiée en avril 2020 sur les plateformes de dépannage à domicile, les pratiques commerciales trompeuses représentent 23 % des anomalies relevées, et les manquements à l'information du consommateur sur les prix 17 % (DGCCRF, avril 2020). Les contrôles se sont conclus par 5 avertissements, 5 injonctions et 1 procès-verbal administratif (DGCCRF, avril 2020).
Le guide Plateformes pour trouver des clients artisan : comparatif 2026 compare plusieurs plateformes pour les artisans.
Les revenus tirés des plateformes sont-ils déclarés à l'Urssaf ?
En France, en 2022, 38,5 % des micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes n'ont déclaré aucun chiffre d'affaires à l'Urssaf, et 30,8 % en ont déclaré un inférieur aux montants transmis par les plateformes (HCFiPS, janvier 2024). Le champ se limite aux micro-entrepreneurs retrouvés dans le fichier de l'Urssaf.
- Le chiffre d'affaires non déclaré ou sous-déclaré à l'Urssaf par les micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes en France est estimé à 927 millions d'euros pour 2022 (HCFiPS, janvier 2024).
- En France, en 2022, le taux de cotisations éludées par les micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes s'élève à 42 %, ce qui représente 174 millions d'euros (HCFiPS, janvier 2024).
- Dans la livraison, le taux de cotisations éludées par les micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes atteint 70 % en France en 2022 (HCFiPS, janvier 2024). Parmi les micro-entrepreneurs de la livraison utilisateurs de plateformes, 49 % n'ont rien déclaré à l'Urssaf en 2022, contre 39 % en 2021 (HCFiPS, janvier 2024).
- En France, dans le commerce, 21 % des micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes n'ont rien déclaré à l'Urssaf en 2022, contre 27 % en 2021 ; le HCFiPS juge difficiles à interpréter les évolutions entre 2021 et 2022 (HCFiPS, janvier 2024).
Le guide Déclaration de chiffre d'affaires Urssaf en micro-entreprise explique quoi déclarer, quand et comment.
Méthodologie et sources
Les 108 chiffres de cette page viennent de documents lus à la source : statistique publique (Insee, Eurostat, Statistique Canada), organismes publics français (Arpe, HCFiPS, DGCCRF, Arcep, Banque de France), institutions européennes et internationales (Commission européenne, OIT), banque centrale des États-Unis (Réserve fédérale), instituts de recherche et bureau d'études (ETUI, Pew Research Center, Compas), rapports annuels de sociétés cotées (Upwork, Fiverr, Uber). Plusieurs estimations de la Commission européenne viennent d'études qu'elle a commandées ; les indicateurs d'Upwork, de Fiverr et d'Uber sont publiés par ces sociétés, avec leurs propres définitions ; les résultats de l'enquête pilote d'Eurostat, menée dans 17 pays européens, sont expérimentaux.
Les chiffres de l'Insee sur la dépendance à une plateforme sont des moyennes des enquêtes Emploi 2021, 2022 et 2023 ; les valeurs françaises des tables d'Eurostat, collectées par l'Insee, sont citées sous son nom. Tout chiffre mesuré hors de France est donné avec son pays, son groupe de pays ou la mention « dans le monde ». La date qui suit chaque source est celle de la publication du document ; la période mesurée figure dans la phrase quand la source la donne. Les chiffres ont été vérifiés dans les documents d'origine le 5 octobre 2026, et la page est revue chaque mois.
Glossaire
- Travailleur de plateforme : personne qui travaille par l'intermédiaire d'une plateforme numérique. Eurostat, dont l'Insee rappelle la définition, entend par plateforme numérique un site internet ou une application qui met en relation de nombreux travailleurs, en concurrence pour accéder à un marché, et de nombreux demandeurs. Cette définition n'est pas réservée aux indépendants et ne suppose ni domination ni dépendance économique.
- Plateforme de travail numérique, ou plateforme de mise en relation : site ou application qui met en relation un prestataire et un client.
- Plateformes en ligne et plateformes de services rendus sur place : vocabulaire de l'OIT. Sur les premières, le travail se fait à distance (travail indépendant en ligne, programmation, microtâches) ; sur les secondes, il se fait sur place (taxi, livraison).
- Indépendant économiquement dominé : au sens de l'Insee, indépendant dont au moins la moitié de l'activité dépend d'un de ses partenaires économiques : client, fournisseur, relation de location-gérance, de licence ou de franchise, plateforme numérique donnant accès à des clients, ou autre relation.
- Indépendant économiquement dépendant : au sens de l'Insee, indépendant économiquement dominé par un partenaire économique et qui déclare que la perte de cette relation mettrait en péril la survie de son entreprise.
- Micro-entrepreneur : entrepreneur individuel soumis à un régime fiscal et social simplifié. Le terme a remplacé celui d'auto-entrepreneur.
- Arpe : Autorité des relations sociales des plateformes d'emploi. Elle organise le dialogue social entre plateformes et travailleurs indépendants dans deux secteurs, la livraison de marchandises et les VTC.
- VTC : voiture de transport avec chauffeur.
- HCFiPS : Haut Conseil du financement de la protection sociale. Son Observatoire du travail dissimulé reprend les chiffrages de l'Urssaf sur les micro-entrepreneurs utilisateurs de plateformes.
- Urssaf : organisme qui collecte les cotisations sociales ; les micro-entrepreneurs lui déclarent leur chiffre d'affaires.
- Cotisations éludées : cotisations qui auraient dû être payées sur un chiffre d'affaires non déclaré ou sous-déclaré.
- DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
- Arcep : Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse ; elle publie, avec d'autres organismes publics, le Baromètre du numérique.
- Sirene et SIREN : Sirene est le répertoire des entreprises et de leurs établissements tenu par l'Insee ; le numéro SIREN y identifie chaque entreprise.
- Taux de prélèvement (take rate) : part du volume d'affaires qu'une plateforme conserve et enregistre en chiffre d'affaires. Chaque société a sa propre définition.
- Volume d'affaires : montant total des transactions passées par une plateforme. Upwork parle de gross services volume, Fiverr de GMV et Uber de gross bookings.
- Place de marché : nom que donnent Upwork et Fiverr au site où des clients commandent des prestations à des indépendants.
- Revenu horaire en course : indicateur de l'Arpe, égal au revenu moyen par prestation rapporté à la durée moyenne d'une prestation. Il est brut et ne compte pas le temps d'attente entre deux courses.
- Garantie minimale de revenus : montant plancher par heure d'activité, fixé par accord collectif pour les livreurs indépendants. L'heure d'activité va de l'acceptation d'une livraison à la remise au destinataire, hors temps d'attente.
- Requalification : reconnaissance du statut de salarié à un travailleur déclaré indépendant.
- Désactivation de compte : fermeture de l'accès d'un travailleur à la plateforme.
- Quartier prioritaire de la politique de la ville : quartier urbain que l'État désigne comme prioritaire pour la politique de la ville, d'après le revenu de ses habitants.
- Ville-centre : commune principale d'une agglomération, par opposition à sa banlieue.
- Travail à la tâche (gig work) : travail payé à la tâche, à la course ou à la mission. Le Pew Research Center parle de plateformes de travail à la tâche.
- ETUI : European Trade Union Institute, Institut syndical européen.
- OIT : Organisation internationale du travail.
- CEPS : Centre for European Policy Studies, centre de recherche auteur d'une étude de 2021 sur les plateformes pour la Commission européenne.
- Enquête Emploi : enquête de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques). Depuis 2021, elle interroge sur leur relation avec une plateforme numérique les seules personnes dont l'emploi principal est indépendant.
- Enquête pilote d'Eurostat : enquête sur le travail par plateforme menée en 2022 dans 17 pays européens, soit 16 pays de l'Union européenne, dont la France, et la Norvège. Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne, classe ses résultats comme expérimentaux.
Sources
- Insee, Emploi et revenus des indépendants, édition 2025 (Insee Références), dossier « En moyenne entre 2021 et 2023, l'activité de 12 % des indépendants est de fait dépendante d'un seul partenaire économique », mai 2025
- Insee, Insee Première n° 2069, « Micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 : moins de trois sur dix encore actifs cinq ans après », septembre 2025
- HCFiPS, Observatoire du travail dissimulé, bilan 2023, janvier 2024
- Compas, Compas zOOm n° 27, « L'ubérisation des quartiers populaires », novembre 2022
- Arpe, Dossier de presse 2024, « Chauffeurs et livreurs indépendants : faire vivre le dialogue social dans le secteur des plateformes d'emploi », avril 2024
- Arpe, Bilan de la première mandature 2022-2024 (rapport des travaux de l'Arpe, cycle 2022-2024), juillet 2024
- Arpe, Rapport d'observation 2025 de l'Autorité des relations sociales des plateformes d'emploi (ARPE), juin 2025
- Arpe, Revenus et temps de travail : analyse de l'activité des livreurs des plateformes de mobilité, édition 2026, avril 2026
- Arpe, Actualité « Dialogue social dans le secteur de la livraison : signature d'un avenant revalorisant la garantie minimale de revenus des livreurs indépendants », juillet 2026
- DGCCRF, Contrôle des plateformes de dépannage à domicile (résultats d'enquête), avril 2020
- DGCCRF, Plateformes de travaux à domicile : des pratiques commerciales à corriger (résultats d'enquête), mars 2023
- Arcep, Baromètre du numérique, édition 2026 (rapport), février 2026
- Banque de France, « Le commerce numérique et les consommateurs français dans la mondialisation », dossier d'un ouvrage de la collection Insee Références, édition 2025, octobre 2025
- Commission européenne, Impact Assessment Report accompanying the Proposal for a Directive on improving working conditions in platform work, SWD(2021) 396 final, décembre 2021
- Commission européenne, Communication COM(2021) 761 final, « Better working conditions for a stronger social Europe: harnessing the full benefits of digitalisation for the future of work », décembre 2021
- Eurostat, Statistics Explained, « Employment statistics - digital platform workers » (article expérimental, enquête pilote de 2022), juin 2023
- Eurostat, Table isoc_ec_ce_i, « Internet purchases - collaborative economy (2020 onwards) » (enquête de l'Union européenne sur l'usage des TIC par les ménages et les particuliers ; valeurs de la France collectées par l'Insee), avril 2026
- ETUI, The second ETUI Internet and Platform Work Survey. Country tables, février 2022
- ETUI, The platform economy in Europe. Results from the second ETUI Internet and Platform Work Survey, Working Paper 2022.05, février 2022
- OIT, World Employment and Social Outlook 2021: The role of digital labour platforms in transforming the world of work (Executive summary), février 2021
- OIT, World Employment and Social Outlook 2021: The role of digital labour platforms in transforming the world of work (rapport complet), février 2021
- Pew Research Center, The State of Gig Work in 2021, décembre 2021
- Statistique Canada, The Daily, « Defining and measuring the gig economy using survey data », mars 2024
- Réserve fédérale, Economic Well-Being of U.S. Households in 2024, mai 2025
- Upwork, Rapport annuel 10-K de l'exercice 2025 (Annual Report on Form 10-K for the fiscal year ended December 31, 2025), février 2026
- Fiverr, Rapport annuel 20-F de l'exercice 2025 (Annual Report on Form 20-F for the fiscal year ended December 31, 2025), mars 2026
- Uber, Rapport annuel 10-K de l'exercice 2025 (Annual Report on Form 10-K for the fiscal year ended December 31, 2025), février 2026
