Petites entreprises, indépendants et travail

106 chiffres sur l'apprentissage et les apprentis en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 36 min de lecture

Pour la première fois depuis dix ans, le nombre d'apprentis a reculé en France en 2025, et celui des nouveaux contrats continue de baisser en 2026. Ce repli suit une forte expansion : depuis la réforme de 2018, l'apprentissage a gagné l'enseignement supérieur et les métiers des services, et il mobilise un budget public que la direction générale du Trésor, la Cour des comptes et France compétences chiffrent chacune avec son propre périmètre.

Cette page réunit les chiffres de la statistique publique (Dares, DEPP, SIES), de France compétences, du Trésor, de la Cour des comptes, d'organismes de l'artisanat et d'un baromètre mené auprès des dirigeants de TPE. L'Allemagne et l'Angleterre servent de points de comparaison. La page répond à cinq questions : combien d'apprentis, dans quelles entreprises, pour quel coût, avec combien de ruptures de contrat et pour quel emploi ensuite.

Elle s'adresse aux dirigeants de petites entreprises qui forment un apprenti ou envisagent de le faire, ainsi qu'aux journalistes et aux rédacteurs qui cherchent un chiffre daté. Chaque donnée est suivie d'un lien vers le document dont elle est tirée.

Chiffres clés

  • Au 31 décembre 2025, les centres de formation d'apprentis accueillent 1 020 400 apprentis en France, soit 2,8 % de moins qu'au 31 décembre 2024 (DEPP, juillet 2026).
  • En 2025, 846 977 contrats d'apprentissage ont commencé en France, secteurs privé et public confondus, soit 4,8 % de moins qu'en 2024 (Dares, septembre 2026).
  • En France, 44 % des contrats d'apprentissage commencés en 2024 l'ont été dans une structure de moins de 10 salariés, secteurs privé et public confondus ; les entrées y progressent de 6 % en un an (Dares, janvier 2026).
  • En France, 52 % des dirigeants de TPE qui emploient au moins un salarié ont eu recours à l'apprentissage ou au contrat de professionnalisation au cours des dix dernières années, dont 18 % de façon permanente ou pendant presque toute la période, selon une enquête de mai-juin 2025 (Fiducial, juillet 2025).
  • Les dépenses publiques consacrées à l'apprentissage s'élèvent à 14,9 milliards d'euros en France en 2023, contre 6,1 milliards en 2018, selon le chiffrage de la direction générale du Trésor (DG Trésor, novembre 2025).
  • En France, hors rémunération de l'apprenti, un contrat d'apprentissage du secteur privé coûte en moyenne 17 404 euros en 2024, contre 22 478 euros en 2021, soit une baisse de 23 %, selon France compétences (France compétences, février 2026).
  • En France, pour un apprenti de 18 à 20 ans qui prépare un diplôme inférieur à la licence et qui est payé au minimum légal dans une entreprise de moins de 11 salariés, il restait à la charge de l'employeur, salaire et cotisations compris, 373 euros par mois la première année du contrat, 936 euros la deuxième et 1 432 euros la troisième, selon une simulation de novembre 2025 publiée par la direction générale du Trésor, antérieure au barème d'aides du 8 mars 2026 (DG Trésor, novembre 2025).
  • En France, 22 % des contrats d'apprentissage commencés en 2024 ont été rompus au cours de leurs neuf premiers mois, secteurs privé et public confondus (Dares, février 2026).
  • Six mois après leur sortie d'études en 2024, soit en janvier 2025, 62 % des apprentis de niveau CAP à BTS occupent un emploi salarié en France, dont 58 % dans le secteur privé ; ce taux recule de 3,2 points par rapport à la génération sortie en 2023 (InserJeunes, décembre 2025).
  • Parmi les lycéens professionnels et les étudiants de niveau CAP à BTS sortis d'études en 2024, 41 % occupent un emploi salarié en France six mois plus tard, en janvier 2025 : 34 % dans le secteur privé et 8 % dans le secteur public (InserJeunes, décembre 2025).
  • En France, 25 % des apprentis de niveau CAP à BTS sortis d'études en 2024 sont, six mois plus tard, salariés chez l'employeur de leur apprentissage et 37 % chez un autre employeur (InserJeunes, décembre 2025).
  • En Allemagne, 396 817 établissements forment des apprentis en 2024, soit 18,7 % des établissements comptant au moins un salarié soumis à cotisations sociales, contre 24,1 % en 2007, selon l'institut fédéral allemand pour la formation professionnelle, le BIBB (BIBB, août 2026).
  • En 2023, les dépenses publiques consacrées à l'apprentissage atteignent 7,1 milliards d'euros en Allemagne, soit 4 700 euros par apprenti et élève du système de transition, contre environ 14 700 euros par apprenti en France, selon la direction générale du Trésor (DG Trésor, novembre 2025).
  • En Angleterre, 51,3 % des entrées en apprentissage de l'année scolaire 2024-2025 sont le fait de personnes de 25 ans ou plus et 21,2 % de jeunes de moins de 19 ans, selon le Department for Education, le ministère britannique de l'Éducation (DfE, novembre 2025).

Combien d'apprentis en France, et qui sont-ils ?

L'apprentissage d'aujourd'hui ne ressemble plus à celui d'avant 2018. Sa croissance s'est faite dans l'enseignement supérieur et les formations des services bien plus que dans les métiers de la production. Le recul de 2025 touche surtout le supérieur, sans effacer ce changement de public.

Effectifs d'apprentis en France de 2000 à 2025, empilés par niveau de formation : le total varie peu jusqu'en 2019, dépasse le million en 2023, culmine en 2024 puis recule à 1 020 400 au 31 décembre 2025. La hausse vient surtout des niveaux 5, 6, 7 et 8 ; en 2025, 251 869 apprentis préparent un diplôme de niveau 7 ou 8.
Figure 1 : effectifs d'apprentis en France de 2000 à 2025, selon le niveau de formation. Après deux décennies de variations modestes, ils ont plus que doublé en cinq ans et dépassé le million en 2023, portés par l'enseignement supérieur (niveaux 5 à 8, soit bac+2 et au-delà), avant de reculer à 1 020 400 au 31 décembre 2025. Source : DEPP, Note d'Information n° 26.35, « L'apprentissage au 31 décembre 2025 : une baisse des effectifs de 2,8 % par rapport à 2024 », juillet 2026 (données au 31 décembre 2025). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien la France compte-t-elle d'apprentis, et combien de contrats sont signés chaque année ?

Un peu plus d'un million de personnes sont en apprentissage en France fin 2025, selon la DEPP (inscrits en centre de formation, voir les chiffres clés) comme selon la Dares (contrats en cours) ; les entrées reculent depuis 2025. Les alternants sont plus nombreux : aux apprentis s'ajoutent les salariés en contrat de professionnalisation.

  • La Dares dénombre 1 014 500 personnes en contrat d'apprentissage fin 2025, après 1 048 800 fin 2024 (Dares, septembre 2026).
  • Entre 2017, dernière année avant la réforme de 2018, et décembre 2023, le nombre d'apprentis en France a été multiplié par 2,4, passant de 429 900 à 1 021 500 (DEPP, février 2025).
  • En 2024, 889 891 contrats d'apprentissage ont commencé en France, secteurs privé et public confondus (Dares, septembre 2026).
  • De janvier à fin juillet 2026, 137 300 contrats d'apprentissage ont commencé en France, soit 4,3 % de moins que sur la même période de 2025 (Dares, septembre 2026).
  • Au 31 décembre 2025, 4 000 centres de formation accueillent des apprentis en France, contre 950 établissements en 2018 (DEPP, juillet 2026).
  • En 2022, les jeunes de moins de 30 ans ont signé 69 700 contrats de professionnalisation, l'autre forme d'alternance, soit 115 500 de moins en cinq ans (Dares, février 2025).

Quels diplômes préparent les apprentis ?

La majorité des apprentis préparent aujourd'hui un diplôme du supérieur ; le CAP, dominant il y a une trentaine d'années, est devenu minoritaire.

  • Au 31 décembre 2025, 628 436 apprentis préparent un diplôme de l'enseignement supérieur, soit 61,6 % du total ; leur nombre a reculé de 4,5 % en un an (DEPP, juillet 2026).
  • En 2023, 23 % des apprentis préparent un diplôme de niveau bac+2, 16 % de niveau bac+3 et 23 % de niveau bac+5 ou plus, soit 62 % dans le supérieur, contre 2 % en 1992 (DEPP, février 2025).
  • Le CAP représentait 81 % des diplômes préparés par les apprentis en 1992, contre 19 % en 2023, année où 16 % des apprentis préparent un baccalauréat professionnel ou un diplôme de niveau équivalent (DEPP, février 2025).
  • En 2023, 63 % des apprentis se forment dans une spécialité des services, contre 42 % en 2017 ; la part de la production est passée de 57 % à 35 % (DEPP, février 2025).
  • Dans le supérieur, en 2024, 29 % des apprentis sont en section de technicien supérieur (STS), 26 % préparent un titre homologué certifié au RNCP et 17 % sont en école de commerce (SIES, septembre 2025).

Qui sont les apprentis : âge, part des femmes, origine sociale ?

Les apprentis sont en majorité des hommes ; la part des femmes augmente avec le niveau du diplôme. Leur origine sociale diffère de celle des élèves et étudiants hors apprentissage : moins modeste au CAP, plus modeste en formation d'ingénieur.

  • Au 31 décembre 2025, les femmes représentent 42,3 % des apprentis en France (DEPP, juillet 2026).
  • Dans les formations des services, les femmes représentent 56 % des apprentis en France au 31 décembre 2025, contre 17 % dans celles de la production ; leur part va de 30,2 % au niveau 3 (CAP) à 50,0 % aux niveaux 7 et 8, soit bac+5 et plus (DEPP, juillet 2026).
  • En 2023, l'âge moyen des apprenties est de 21,3 ans, contre 20,3 ans pour les hommes (DEPP, février 2025).
  • En 2025, 8,5 % des jeunes de 16 à 29 ans sont en apprentissage en France (DEPP, juillet 2026).
  • Parmi les jeunes entrés en CAP en 2020 ou 2021, 26 % des apprentis ont des parents dont le revenu mensuel est inférieur à 1 600 euros, contre 44 % des élèves de la voie scolaire (DEPP, février 2025).
  • Dans les formations d'ingénieur, 43 % des apprentis ont des parents cadres et 21 % ont des parents employés ou ouvriers, contre respectivement 58 % et 14 % des étudiants hors apprentissage, selon la note du SIES sur l'année 2024 (SIES, septembre 2025).

Quelles entreprises forment des apprentis ? La place des petites entreprises

Les très petites entreprises accueillent une grande part des nouveaux apprentis, et pourtant elles restent en retrait : leur poids parmi les employeurs d'alternants est inférieur à leur poids parmi l'ensemble des employeurs. Sur une année donnée, la plupart d'entre elles n'emploient aucun alternant, même si beaucoup ont eu recours à l'alternance au moins une fois en dix ans.

Répartition par taille des employeurs du secteur privé en France en 2021 : les entreprises de 1 à 9 salariés représentent 62 % de celles qui ont embauché au moins un alternant, contre 84 % de l'ensemble des entreprises employeuses. Dans chaque tranche de 10 salariés ou plus, la part parmi les employeurs d'alternants dépasse la part parmi l'ensemble des employeurs.
Figure 2 : répartition par taille, en 2021, des employeurs qui ont embauché au moins un alternant (apprenti ou salarié en contrat de professionnalisation) et de l'ensemble des employeurs du secteur privé. Les entreprises de 1 à 9 salariés représentent 62 % des premiers, mais 84 % des seconds : les plus petites sont donc sous-représentées parmi les employeurs d'alternants, à l'inverse de toutes les tranches de taille supérieures. Source : Céreq, Dares et France compétences, enquête EFE-a 2021, dans « Formations et emploi », Insee Références, édition 2025, février 2025 (données de 2021). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quelle part des apprentis est formée dans les entreprises de moins de 10 salariés et dans l'artisanat ?

Les structures de moins de 10 salariés sont le premier lieu d'accueil des nouveaux apprentis (voir les chiffres clés), surtout dans le secondaire ; les entreprises artisanales forment plus d'un apprenti sur cinq.

  • En France, en 2024, 59 % des apprentis qui suivent une formation du secondaire effectuent leur contrat dans une structure de moins de 10 salariés, contre 34 % des apprentis du supérieur (Dares, janvier 2026).
  • À l'opposé, 23 % des contrats d'apprentissage commencés en France en 2024 l'ont été dans une structure de 250 salariés ou plus, secteurs privé et public confondus (Dares, janvier 2026).
  • Dans le secteur privé français, 17 % des entreprises et des associations employeuses accueillent au moins un alternant en 2021 (EFE, février 2025).
  • Pendant l'année scolaire 2022-2023, 203 570 apprentis sont formés dans une entreprise artisanale de moins de 20 salariés en France, soit 5 % de plus que l'année précédente (ISM, septembre 2024).
  • Les entreprises artisanales forment 22 % du total des apprentis en France en 2022-2023, selon le baromètre ISM-MAAF (ISM, septembre 2024).
  • Dans l'artisanat du bâtiment, les entreprises d'au plus 10 salariés forment 59 900 apprentis en France au 31 décembre 2025, soit 2,5 % de moins qu'un an plus tôt (CAPEB, juillet 2026).

Combien d'entreprises recrutent des apprentis, et combien en recrutent-elles chacune ?

Plusieurs centaines de milliers d'entreprises recrutent au moins un apprenti chaque année. Les plus petites sont les plus nombreuses, et les grandes en recrutent de plus en plus chacune.

  • En 2024, environ 367 000 entreprises ont accueilli au moins un nouvel apprenti en France (France compétences, février 2026).
  • Entre 2020 et 2024, le nombre d'entreprises recrutant au moins un apprenti dans l'année a augmenté de 38 % en France (France compétences, février 2026).
  • Les entreprises de 1 à 4 salariés représentent 41 % de celles qui ont recruté au moins un apprenti en France en 2024 : c'est la tranche la plus nombreuse, malgré un léger recul depuis 2020 (France compétences, février 2026).
  • En France, une entreprise qui recrute en apprentissage embauche en moyenne 2,4 apprentis dans l'année en 2024, contre 2,0 en 2020 (France compétences, février 2026).
  • Dans les entreprises de plus de 1 000 salariés qui recrutent des apprentis en France, le nombre moyen d'apprentis embauchés dans l'année est passé de 41 en 2020 à 58 en 2024 (France compétences, février 2026).
  • Le commerce rassemble 22,2 % des entreprises ayant recruté au moins un apprenti en France en 2024, devant la construction, passée de 15,4 % en 2020 à 13,2 % (France compétences, février 2026).

Pourquoi les petites entreprises prennent-elles un apprenti, ou y renoncent-elles ?

Les employeurs recrutent d'abord pour former un futur salarié ; les petites entreprises sans apprenti avancent leur taille et le manque de temps.

  • Selon l'enquête Formation Employeur 2024 (résultats provisoires), 56 % des employeurs d'apprentis citent la perspective d'embaucher ensuite une personne formée à leurs besoins, premier motif de recrutement ; la proportion atteint 75 % à partir de 250 salariés (EFE, février 2026).
  • Dans l'enquête Formation Employeur 2024 (résultats provisoires), 31 % des employeurs d'apprentis citent la main-d'œuvre supplémentaire apportée par les alternants et 18 % l'aide financière à l'embauche (EFE, février 2026).
  • D'après les résultats provisoires de l'enquête Formation Employeur 2024, 44 % des entreprises de moins de 5 salariés sans apprenti disent ne pas avoir envisagé d'en recruter, contre 27 % de celles de 250 à 999 salariés (EFE, février 2026).
  • En France, 77 % des dirigeants de TPE ayant eu recours à l'alternance jugent en 2025 ce type de contrat bien adapté aux besoins des petites entreprises comme la leur, contre 46 % en 2016 (Fiducial, juillet 2025).
  • En France, en 2025, les dirigeants de TPE employeuses qui n'ont pas eu recours à l'alternance depuis dix ans invoquent la taille et l'activité de leur entreprise, qui ne le nécessitent pas pour le moment (61 %), le manque de temps pour former (34 %) et la préférence pour des salariés expérimentés (29 %) ; deux réponses étaient possibles (Fiducial, juillet 2025).

Combien coûte l'apprentissage, et qui paie ?

Les finances publiques consacrent à l'apprentissage plus du double de ce qu'elles y consacraient en 2018. Depuis 2021, le coût d'un contrat baisse nettement, mais la dépense totale recule à peine, parce que le nombre de contrats a continué d'augmenter. Hors salaires, la facture repose sur France compétences et sur l'État ; l'entreprise qui forme n'en paie directement qu'une faible part.

Coût unitaire d'un contrat d'apprentissage en France, hors rémunération de l'apprenti : 22 478 € en 2021, 21 947 € en 2022, 18 245 € en 2023 et 17 404 € en 2024. Le coût pédagogique passe de 10 023 € à 9 127 € et les aides aux entreprises de 10 485 € à 5 983 € ; les autres postes pèsent peu.
Figure 3 : coût moyen d'un contrat d'apprentissage du secteur privé, hors rémunération de l'apprenti, de 2021 à 2024. Il recule de 22 478 € à 17 404 €, soit 23 % de moins, et la baisse vient d'abord des aides aux entreprises, passées de 10 485 € à 5 983 € par contrat, quand le coût pédagogique ne diminue que de 9 %. Source : France compétences, Rapport sur l'usage des fonds de la formation professionnelle et du conseil en évolution professionnelle, édition 2025, fiche « L'apprentissage », février 2026 (données de 2021 à 2024). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien l'apprentissage coûte-t-il aux finances publiques ?

De l'ordre de 15 à 17 milliards d'euros par an, selon l'année et le périmètre retenus : le Trésor (voir les chiffres clés), France compétences et la Cour des comptes publient chacun leur chiffrage.

  • Pour les contrats du secteur privé, hors rémunération des apprentis, France compétences chiffre à 15,6 milliards d'euros les engagements financiers consacrés à l'apprentissage en 2024, contre 16,1 milliards en 2021, soit une baisse de 3 % (France compétences, février 2026).
  • Les engagements financiers consacrés aux contrats d'apprentissage du secteur privé, hors rémunération des apprentis, ont augmenté de 11 % entre 2021 et 2022, avant de repasser dès 2023 sous leur niveau de 2021 (France compétences, février 2026).
  • La Cour des comptes estime à plus de 16,8 milliards d'euros le coût de l'alternance pour les finances publiques en 2022, contrats d'apprentissage, contrats de professionnalisation et promotion ou reconversion par alternance (Pro-A) compris (Cour des comptes, juillet 2023).
  • En 2023, selon le Trésor, environ 8,5 milliards d'euros de dépenses publiques financent les CFA et 2,1 milliards d'autres frais, dont les exonérations de cotisations salariales et d'impôt sur le revenu des apprentis (DG Trésor, novembre 2025).
  • France compétences a terminé l'année 2022 avec un déficit de 1,6 milliard d'euros, toutes missions confondues, malgré 4 milliards d'euros de subventions exceptionnelles de l'État, selon la Cour des comptes (Cour des comptes, juillet 2023).

Combien coûte un contrat d'apprentissage, et qui le finance ?

Un peu plus de 17 000 euros en 2024 pour un contrat du secteur privé, hors salaire de l'apprenti (voir les chiffres clés) ; ce coût moyen baisse depuis 2021 (figure 3). France compétences et l'État le financent presque entièrement.

  • Les coûts pédagogiques représentent entre 45 % et 52 % du coût total d'un contrat d'apprentissage selon les années, de 2021 à 2024 (France compétences, février 2026).
  • Les opérateurs de compétences ont engagé 8 176 millions d'euros pour les coûts pédagogiques des contrats d'apprentissage en 2024, contre 7 202 millions en 2021, soit une hausse de 14 % (France compétences, février 2026).
  • Entre 2022 et 2024, le montant moyen engagé par nouveau contrat d'apprentissage pris en charge a diminué de 10 %, principalement sous l'effet de la régulation des niveaux de prise en charge (France compétences, février 2026).
  • La révision des niveaux de prise en charge de 2024 a introduit pour la première fois un plafond, fixé à 12 000 euros, pour les seules formations de niveaux 6 et 7 (France compétences, février 2026).
  • En 2024, France compétences apporte 58,5 % des fonds engagés au titre de l'apprentissage, l'État 36,7 % et les entreprises 2,5 %, hors rémunération des apprentis (France compétences, février 2026).
  • En 2021, France compétences apportait 49,2 % des fonds engagés au titre de l'apprentissage et l'État 48 % (France compétences, février 2026).

Quel est le montant des aides à l'embauche, et que reste-t-il à la charge de l'employeur ?

Les aides à l'embauche sont le deuxième poste de la dépense publique d'apprentissage, et leur barème baisse depuis 2025. Hors salaire, il reste peu à la charge de l'employeur. Les conditions et les démarches figurent dans le guide Embaucher un apprenti en TPE : étapes, coût et aides.

  • En 2023, les employeurs d'apprentis ont reçu 4,3 milliards d'euros d'aides publiques en France (DG Trésor, novembre 2025).
  • Le reste à charge de l'employeur s'élève à 422 euros par contrat du secteur privé en 2024, contre 159 euros en 2021, hors rémunération de l'apprenti (France compétences, février 2026).
  • En 2024, l'aide à l'embauche d'un apprenti était de 6 000 euros, quels que soient le diplôme préparé et la taille de l'entreprise (Dares, septembre 2026).
  • Pour les contrats signés du 24 février au 31 décembre 2025, l'aide passe à 5 000 euros en dessous de 250 salariés et à 2 000 euros à partir de 250, quel que soit le diplôme (Dares, septembre 2026).
  • Depuis le 8 mars 2026, en dessous de 250 salariés, l'aide est de 5 000 euros pour un diplôme de niveau 3 ou 4, de 4 500 euros au niveau 5 et de 2 000 euros au niveau 6 ou 7 (Dares, septembre 2026).

Ruptures de contrat d'apprentissage : combien, où, pourquoi ?

Plus d'un contrat d'apprentissage sur cinq est rompu dans ses neuf premiers mois, et la proportion augmente lentement depuis 2017. Le risque reste le plus élevé au niveau CAP et dans les très petites entreprises, alors que la hausse récente vient surtout du supérieur. Rompre un contrat ne veut pas toujours dire quitter l'apprentissage : une part importante des jeunes concernés en signent un autre.

Taux de rupture à neuf mois des contrats d'apprentissage commencés en 2017 et en 2022 en France, par niveau de formation : l'ensemble passe de 19 % à 21 %. Le CAP garde le taux le plus élevé ; la hausse touche tous les niveaux et elle est la plus forte à bac+2, où 26,2 % des contrats commencés en 2022 sont rompus.
Figure 4 : part des contrats d'apprentissage rompus dans leurs neuf premiers mois, selon le niveau de formation préparé, pour les contrats commencés en 2017 et en 2022. Le taux d'ensemble passe de 19 % à 21 % : le CAP reste le niveau le plus exposé, mais c'est à bac+2 que la hausse est la plus forte, avec 26,2 % de contrats rompus en 2022. Source : Dares, Système d'information sur l'apprentissage, dans « Formations et emploi », Insee Références, édition 2025, février 2025 (contrats commencés en 2017 et en 2022). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quelle part des contrats d'apprentissage est rompue avant son terme ?

Environ un contrat sur trois est rompu avant son terme, si l'on observe toute la durée prévue. Le taux mesuré à neuf mois est nettement plus bas.

  • En France, 21 % des contrats d'apprentissage commencés en 2022 ont été rompus dans leurs neuf premiers mois, contre 19 % de ceux de 2017 (Dares, février 2025).
  • Sur toute leur durée prévue, 33 % des contrats d'apprentissage commencés en France en 2022 ont été rompus avant leur terme (Dares, février 2026).
  • En France, 18 % des contrats d'apprentissage commencés en 2021 ont été rompus sans que l'apprenti reprenne un contrat d'apprentissage dans les six mois, alors que 32 % l'ont été au total (Dares, février 2026).
  • Parmi les contrats d'apprentissage prévus pour environ deux ans et commencés en France en 2022, 43 % ont été rompus avant leur terme et 12 % dès les trois premiers mois (Dares, février 2026).
  • La durée effective moyenne des contrats d'apprentissage est passée de 15,8 mois en 2018 à 13,8 mois en 2023, soit 13 % de moins (France compétences, février 2026).

Une partie des ruptures survient dès les premiers mois du contrat : sur l'accueil d'une recrue, voir le guide Onboarding salarié en TPE : checklist des 30 jours.

Les ruptures sont-elles plus fréquentes dans les petites entreprises et aux premiers niveaux de diplôme ?

Oui : le taux de rupture baisse quand la taille de l'entreprise augmente, même à caractéristiques comparables selon la Dares, et il est plus élevé dans le secondaire que dans le supérieur.

  • En France, 28 % des contrats d'apprentissage commencés en 2022 dans une entreprise de moins de 5 salariés ont été rompus dans les neuf premiers mois, contre 21 % entre 10 et 49 salariés et 12 % à partir de 250 salariés (Dares, juillet 2024).
  • Dans le secondaire (CAP, baccalauréat, mentions complémentaires), 26 % des contrats d'apprentissage commencés en France en 2022 ont été rompus dans les neuf premiers mois, contre 18 % dans le supérieur (Dares, juillet 2024).
  • Pour les contrats commencés en France en 2022, le taux de rupture dans les neuf premiers mois atteint 26 % à bac+2 et dépasse désormais celui du niveau baccalauréat, à 23 % (Dares, juillet 2024).
  • Entre les contrats commencés en France en 2017 et ceux de 2022, la part rompue dans les neuf premiers mois a augmenté de 1 point au niveau CAP, de 4 points au baccalauréat professionnel, de 11 points à bac+2 et de 8 points à bac+3 comme à bac+5 ou plus (Dares, février 2025).

Qui rompt le contrat, et pour quelles raisons ?

Le plus souvent, l'apprenti dit être à l'origine de la rupture et met en cause l'employeur ou le poste plus que le métier. Les apprentis interrogés pouvaient citer plusieurs motifs.

  • Parmi les jeunes entrés en apprentissage en France à la rentrée 2018, du CAP au bac+2, qui ont rompu un contrat entre la mi-2019 et le 1er mars 2020, 63 % déclarent être à l'origine de la rupture (Dares, octobre 2024).
  • Parmi les apprentis entrés en 2018 en France dont le contrat a été rompu entre la mi-2019 et le 1er mars 2020, 65 % attribuent la rupture, au moins en partie, à un problème avec l'employeur ou avec le poste occupé : c'est le motif le plus cité (Dares, octobre 2024).
  • Chez les apprentis entrés en 2018 en France qui ont rompu leur contrat, les autres motifs viennent loin derrière : 25 % citent un désintérêt pour le métier, 9 % le souhait d'un meilleur contrat ou d'une meilleure rémunération et 6 % des problèmes avec le centre de formation (Dares, octobre 2024).
  • En France, 43 % des contrats d'apprentissage commencés en 2021 puis rompus ont été suivis d'un nouveau contrat d'apprentissage dans les six mois ; pour 32 % des contrats rompus, le nouveau contrat porte sur la même formation et la même spécialité (Dares, février 2026).

Après le contrat : emploi et poursuite d'études

À diplôme égal, l'apprentissage mène plus vite à l'emploi que le lycée professionnel. Deux réserves : l'insertion recule pour la génération sortie en 2024, et les deux publics ne se ressemblent pas, ce qui interdit d'attribuer tout l'écart à l'apprentissage.

Taux d'emploi salarié des apprentis de niveau CAP à BTS sortis d'études en 2022, France hors Mayotte : 67 % à 6 mois, 73 % à 12 mois, 71 % à 18 mois et 74 % à 24 mois. La part employée chez l'employeur de l'apprentissage recule de 27 % à 19 %, celle employée chez un autre employeur monte de 40 % à 55 %.
Figure 5 : part des apprentis de niveau CAP à BTS sortis d'études en 2022 qui occupent un emploi salarié 6, 12, 18 et 24 mois plus tard. Elle passe de 67 % à six mois à 74 % à deux ans, et cet emploi se trouve de plus en plus souvent chez un autre employeur que celui de l'apprentissage : 40 % des sortants à six mois, 55 % à deux ans. Source : InserJeunes, DEPP et Dares, mise en forme France compétences, Rapport sur l'usage des fonds de la formation professionnelle et du conseil en évolution professionnelle, édition 2025, fiche « L'apprentissage », février 2026 (sortants de 2022 suivis jusqu'en juillet 2024). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien d'apprentis ont un emploi six mois, un an et deux ans après leur formation ?

La majorité des apprentis du CAP au BTS ont un emploi salarié six mois après leurs études (voir les chiffres clés), et la part augmente ensuite. Le diplôme pèse plus que le sexe.

  • Six mois après leur sortie d'études en 2024, 71 % des apprentis de brevet professionnel occupent un emploi salarié, contre 65 % après un BTS, 64 % après un baccalauréat professionnel et 56 % après un CAP (InserJeunes, décembre 2025).
  • Parmi les apprentis sortis en 2024 d'un CAP, d'un baccalauréat professionnel, d'un brevet professionnel ou d'un BTS, 66 % de ceux qui ont obtenu leur diplôme occupent un emploi salarié six mois après, contre 54 % des autres (InserJeunes, décembre 2025).
  • En France, 63 % des hommes sortis d'apprentissage en 2024 occupent un emploi salarié six mois plus tard, contre 61 % des femmes (InserJeunes, décembre 2025).
  • Parmi les apprentis de niveau CAP à BTS sortis d'études en 2022, 73 % occupent un emploi salarié douze mois après et 71 % dix-huit mois après (InserJeunes, février 2026).
  • En juillet 2025, deux ans après leur sortie d'études en 2023, 73 % des apprentis de niveau CAP à BTS occupent un emploi salarié, dont 5 % dans le secteur public (InserJeunes, juin 2026).

Les apprentis restent-ils dans l'entreprise qui les a formés, et sont-ils embauchés en CDI ?

Une minorité reste chez l'employeur de l'apprentissage, et l'emploi à durée indéterminée progresse ensuite. Les parts portent sur tous les sortants, en emploi ou non.

  • Parmi les apprentis de niveau CAP à BTS sortis d'études en 2023, 27 % sont salariés six mois après chez l'employeur de leur apprentissage ; deux ans après, ils ne sont plus que 19 % (InserJeunes, juin 2026).
  • Six mois après leur sortie d'études en 2024, 37 % des apprentis de niveau CAP à BTS sont en emploi à durée indéterminée (CDI ou fonctionnaire), 19 % en CDD et 5 % en intérim (InserJeunes, décembre 2025).
  • Deux ans après leur sortie d'études en 2023, 48 % des apprentis de niveau CAP à BTS occupent un emploi salarié à durée indéterminée (InserJeunes, juin 2026).
  • Parmi les apprentis sortis d'études en 2023, 77 % de ceux qui avaient un emploi à durée indéterminée à six mois l'ont encore à deux ans, et 39 % de ceux qui étaient en CDD ou en intérim en ont obtenu un (InserJeunes, juin 2026).
  • En France, 56 % des dirigeants de TPE ayant eu recours à l'alternance déclarent en 2025 avoir déjà embauché à l'issue d'une période d'apprentissage, contre 39 % en juin 2011 (Fiducial, juillet 2025).

Apprentissage ou voie scolaire : quel écart d'insertion, et combien d'apprentis poursuivent leurs études ?

À chaque diplôme, les apprentis sont plus souvent en emploi que les sortants de la voie scolaire ; l'écart se resserre quand le niveau monte. Les lycéens poursuivent aussi plus souvent leurs études, ce qui change la population des sortants que l'on compare.

  • Six mois après leur sortie d'études en 2024, 24 % des lycéens professionnels sortant d'un CAP ont un emploi salarié, contre 39 % après un baccalauréat professionnel et 55 % après un BTS (InserJeunes, décembre 2025).
  • Douze mois après leur sortie d'études en 2022, 69 % des apprentis de CAP ont un emploi salarié, contre 37 % des sortants de la voie scolaire ; 76 % contre 53 % après un baccalauréat professionnel, 75 % contre 69 % après un BTS (InserJeunes, février 2025).
  • Dix-huit mois après le diplôme, l'écart d'accès à l'emploi entre apprentis et jeunes de la voie scolaire va de 27 points au niveau CAP (diplômés de 2021) à 6 points pour les diplômés de master de 2020 (DG Trésor, novembre 2025).
  • Parmi les apprentis en dernière année d'une formation de niveau CAP à BTS en 2023-2024, 39 % poursuivent des études en France l'année suivante ; 94 % d'entre eux le font en apprentissage (InserJeunes, décembre 2025).
  • Chez les lycéens professionnels et étudiants en dernière année de même niveau en 2023-2024, 54 % sont toujours en formation l'année suivante (InserJeunes, décembre 2025).

Et ailleurs ? L'apprentissage en Allemagne et en Angleterre

Les trois pays mettent le même mot sur des réalités différentes. L'Allemagne forme davantage d'apprentis avec beaucoup moins d'argent public par apprenti, mais ses petits établissements se retirent de la formation. En Angleterre, l'apprentissage s'adresse en grande partie à des adultes déjà en poste.

Part des établissements qui forment des apprentis en Allemagne de 2007 à 2024, par taille : de 16,8 % à 9,7 % pour les établissements de 1 à 9 salariés, de 48,4 % à 40,8 % pour 10 à 49 salariés, de 68,5 % à 64,7 % pour 50 à 249 salariés, de 84,7 % à 81,7 % pour 250 salariés ou plus. Le taux d'ensemble recule jusqu'à 18,7 % en 2024.
Figure 6 : part des établissements qui forment des apprentis en Allemagne, selon leur taille, de 2007 à 2024. Graphique en allemand : barres orange pour les établissements de 1 à 9 salariés, bleu-vert pour 10 à 49, vertes pour 50 à 249, bleues pour 250 ou plus ; la courbe noire donne le taux d'ensemble, à lire sur l'axe de droite. Chez les plus petits, la part recule de 16,8 % à 9,7 %, alors qu'elle dépasse encore 80 % dans les établissements de 250 salariés ou plus. Source : BIBB, Datenreport zum Berufsbildungsbericht 2026, août 2026 (données au 31 décembre de chaque année, de 2007 à 2024). Capture d'une page du document de la source (licence CC BY-SA 4.0, image recadrée), réalisée le 5 octobre 2026.

En Allemagne, quelle part des petites entreprises forme des apprentis ?

Une minorité : moins d'un établissement de 1 à 9 salariés sur dix forme des apprentis en Allemagne, et la part recule dans toutes les tailles depuis 2007 (figure 6). La statistique allemande, publiée par l'institut fédéral BIBB, compte des établissements, non des entreprises.

  • En Allemagne, 9,7 % des établissements de 1 à 9 salariés forment des apprentis en 2024, contre 16,8 % en 2007 (BIBB, août 2026).
  • Parmi les établissements allemands de 10 à 49 salariés, 40,8 % forment des apprentis en 2024, contre 48,4 % en 2007 (BIBB, août 2026).
  • Les établissements allemands de 1 à 9 salariés emploient environ 209 500 apprentis fin 2024, après 215 100 fin 2023, soit 2,6 % de moins (BIBB, août 2026).
  • En 2024, 1,22 million d'apprentis sont en formation dans le système dual en Allemagne, contre 1,51 million en 2010 (BIBB, août 2026).
  • Entre le 1er octobre 2024 et le 30 septembre 2025, 475 950 nouveaux contrats d'apprentissage ont été conclus en Allemagne, soit 2,1 % de moins en un an (BIBB, août 2026).
  • En Allemagne, 159 000 contrats d'apprentissage ont été résiliés avant leur terme en 2024, soit un taux de résiliation de 29,7 %, comme en 2023 ; le BIBB précise qu'une résiliation n'est pas un abandon (BIBB, août 2026).

En Angleterre, combien d'apprentissages commencent chaque année, et à quel âge ?

Un peu plus de 350 000 apprentissages ont commencé en Angleterre en 2024-2025 ; plus de la moitié concernent des personnes de 25 ans ou plus (voir les chiffres clés), souvent déjà en poste. Les chiffres portent sur l'Angleterre seule ; les entrées comptent des programmes commencés, non des personnes.

  • Le ministère britannique de l'Éducation (Department for Education, DfE) a enregistré 353 500 entrées en apprentissage en Angleterre au cours de l'année scolaire 2024-2025, soit 4,1 % de plus qu'en 2023-2024 (DfE, novembre 2025).
  • Au cours de l'année scolaire 2024-2025, 761 480 personnes ont suivi un apprentissage en Angleterre, soit 3,4 % de plus qu'en 2023-2024 (DfE, novembre 2025).
  • En Angleterre, 198 330 apprentissages ont été menés à leur terme au cours de l'année scolaire 2024-2025, soit 11,3 % de plus qu'en 2023-2024 (DfE, novembre 2025).
  • En Angleterre, 243 340 entrées en apprentissage de l'année scolaire 2024-2025, soit 68,8 % du total, sont financées par les fonds de la taxe d'apprentissage (apprenticeship levy) des employeurs qui y sont assujettis (DfE, novembre 2025).
  • Lorsque l'ancienneté est connue, 43,8 % des entrées en apprentissage de l'année scolaire 2024-2025 en Angleterre concernent des salariés présents chez leur employeur depuis plus d'un an, contre 40,5 % pour des salariés embauchés depuis trois mois au plus (DfE, novembre 2025).

La France dépense-t-elle plus d'argent public par apprenti que l'Allemagne ?

Oui, environ trois fois plus en 2023, selon le calcul du Trésor (voir les chiffres clés), pour qui l'écart tient d'abord aux aides aux employeurs, presque absentes en Allemagne. La comparaison a une limite : la dépense allemande est rapportée aux apprentis et aux élèves du système de transition, la dépense française aux seuls apprentis.

  • En 2023, les employeurs allemands d'apprentis ont reçu 0,1 milliard d'euros de subventions publiques, soit 76 euros par apprenti et élève du système de transition, contre 4 200 euros par apprenti en France, selon la direction générale du Trésor (DG Trésor, novembre 2025).
  • En 2023, la formation hors entreprise coûte aux finances publiques 8 381 euros par apprenti en France, contre 4 350 euros en Allemagne, selon la direction générale du Trésor (DG Trésor, novembre 2025).
  • Pour calculer ces montants par apprenti, la direction générale du Trésor retient, en 2023, 1 510 140 apprentis et élèves du système de transition en Allemagne et 1 016 229 apprentis en France (DG Trésor, novembre 2025).

Méthodologie et sources

Cette page ne retient que des chiffres publiés par l'organisme qui les produit ou qui a commandé l'enquête : services statistiques des ministères (Dares, DEPP, SIES), France compétences, direction générale du Trésor, Cour des comptes, organismes de l'artisanat (ISM, CAPEB), Fiducial pour son baromètre des TPE, institut fédéral allemand BIBB et ministère britannique de l'Éducation.

Quand une donnée de la Dares ou de la DEPP est reprise dans une publication de l'Insee ou de France compétences, la citation nomme le producteur de la donnée et le lien mène au document consulté. Chaque chiffre a été vérifié dans son document d'origine le 5 octobre 2026, avec sa population, son année et son unité.

Trois précautions de lecture valent pour toute la page. Les effectifs (apprentis présents au 31 décembre) ne se comparent pas aux entrées (contrats commencés dans l'année). Les répartitions par taille changent selon que la source compte des structures, des entreprises ou des établissements. Les données mensuelles de la Dares sont des données brutes, non corrigées des variations saisonnières. La page est mise à jour chaque mois.

Les démarches d'embauche et le calcul complet du coût d'un salarié ne sont pas traités ici : voir les guides Embaucher son premier salarié : checklist TPE et Coût d'un salarié pour l'employeur : calcul et exemples 2026.

Glossaire

  • Alternance, apprenti et alternant : l'alternance réunit deux contrats de travail, le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation. Un apprenti est un alternant en contrat d'apprentissage ; les chiffres sur les alternants couvrent les deux contrats.
  • Contrat d'apprentissage : contrat de travail qui associe une formation chez un employeur et des enseignements en CFA, pour préparer un diplôme ou un titre professionnel.
  • Contrat de professionnalisation : autre contrat de travail en alternance, qui relève de la formation continue et vise une qualification professionnelle.
  • CFA (centre de formation d'apprentis) : organisme qui dispense les enseignements suivis par les apprentis.
  • Entrées et effectifs : les entrées comptent les contrats commencés dans l'année ; les effectifs comptent les apprentis présents à une date donnée, en général le 31 décembre.
  • Taux de rupture : part des contrats rompus avant leur terme, mesurée soit dans les neuf premiers mois, soit sur toute la durée prévue du contrat. Une rupture peut être suivie d'un nouveau contrat.
  • Établissement et entreprise : un établissement est un lieu d'activité (atelier, boutique, agence) ; une entreprise peut en compter plusieurs. Selon la source, la taille est mesurée pour l'un, pour l'autre ou pour une « structure » sans autre précision.
  • TPE : très petite entreprise, en général de moins de 10 salariés. Le baromètre de Fiducial, réalisé par l'Ifop, interroge des dirigeants d'entreprises de 0 à 19 salariés.
  • France compétences : institution nationale publique qui répartit les fonds de la formation professionnelle et de l'apprentissage et en régule les coûts.
  • OPCO (opérateur de compétences) : organisme agréé par l'État qui finance les contrats d'apprentissage et de professionnalisation des entreprises de ses branches professionnelles.
  • Niveau de prise en charge : montant versé au CFA pour chaque contrat, fixé par les branches professionnelles après recommandations de France compétences.
  • Coût pédagogique : part du coût d'un contrat qui finance la formation dispensée par le CFA.
  • Dares : direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques, service statistique du ministère du Travail.
  • DEPP : direction de l'Évaluation, de la Prospective et de la Performance, service statistique du ministère de l'Éducation nationale.
  • SIES : sous-direction des Systèmes d'information et des Études statistiques, service statistique du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
  • InserJeunes : dispositif de la DEPP et de la Dares qui mesure l'emploi salarié des apprentis et des lycéens professionnels après leur sortie de formation.
  • Système d'information sur l'apprentissage : base de la Dares fondée sur les contrats d'apprentissage. La DEPP, elle, compte les apprentis inscrits en CFA au 31 décembre.
  • ISM : Institut supérieur des métiers, centre national de ressources sur l'artisanat et la petite entreprise, qui réalise le baromètre ISM-MAAF avec le soutien de l'assureur MAAF.
  • Enquête EFE : enquête Formation Employeur, conduite auprès des entreprises par France compétences, la Dares et le Céreq.
  • CAP, BP, BTS : certificat d'aptitude professionnelle (niveau 3), brevet professionnel (niveau 4, comme le baccalauréat professionnel) et brevet de technicien supérieur (niveau 5, soit bac+2). Les niveaux 6 et 7 correspondent à bac+3 et bac+5, le niveau 8 au doctorat.
  • STS et RNCP : section de technicien supérieur, qui prépare au BTS ; répertoire national des certifications professionnelles, qui recense les diplômes et titres reconnus par l'État.
  • Pro-A : promotion ou reconversion par alternance, dispositif destiné à des salariés en poste.
  • Système dual (Allemagne) : formation professionnelle partagée entre l'entreprise et l'école professionnelle. Le taux d'établissements formateurs (Ausbildungsbetriebsquote) est la part des établissements qui comptent au moins un apprenti ; le taux de résiliation (Vertragslösungsquote) rapporte les contrats résiliés avant leur terme aux contrats commencés.
  • Système de transition (Allemagne) : année de formation supplémentaire proposée aux jeunes sans place d'apprentissage. Pour l'Allemagne, le Trésor additionne ces élèves aux apprentis quand il calcule une dépense par tête.
  • BIBB : Bundesinstitut für Berufsbildung, institut fédéral allemand pour la formation professionnelle.
  • DfE : Department for Education, ministère de l'Éducation du gouvernement britannique, dont les statistiques d'apprentissage portent sur l'Angleterre.
  • Levy (Angleterre) : apprenticeship levy, taxe d'apprentissage due par les plus grands employeurs ; ses fonds financent une partie des entrées en apprentissage.

Sources