Petites entreprises, indépendants et travail

105 chiffres sur les accidents du travail en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 34 min de lecture

Le nombre d'accidents du travail en France dépend d'abord de qui les compte. L'Assurance Maladie - Risques professionnels, qui gère la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP), recense ceux des salariés du régime général : en 2024, cette branche couvre près de 20,8 millions de salariés (Assurance Maladie, novembre 2025). Les accidents de trajet de ces salariés sont enregistrés à part : 94 654 en 2024, soit 0,7 % de plus qu'en 2023 (Assurance Maladie, janvier 2026). La Mutualité sociale agricole (MSA) tient ses propres statistiques pour les salariés et les non-salariés agricoles ; les indépendants des autres secteurs n'apparaissent dans aucune de ces deux séries.

Cette page réunit 105 chiffres sur les accidents du travail, les accidents de trajet et les maladies professionnelles : décès, fréquence selon la branche d'activité et la taille de l'établissement, causes, journées d'arrêt, dépenses de la Sécurité sociale, cas non déclarés, prévention dans les petites entreprises. Tous renvoient au document de leur producteur. Les données françaises sont privilégiées. Des chiffres de l'Union européenne, de la Grande-Bretagne, des États-Unis et de l'Organisation internationale du travail (OIT) les complètent, chacun avec son champ et son année.

Chiffres clés

  • En 2024, le nombre d'accidents du travail en France s'établit à 549 614 pour les salariés du régime général, soit 1,1 % de moins qu'en 2023 ; ce total ne retient que les accidents avec arrêt ou incapacité permanente, hors trajet (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • En France, le nombre de morts au travail s'élève à 764 en 2024 pour les salariés du régime général (accidents du travail mortels reconnus), soit 5 décès de plus qu'en 2023 ; les décès par accident de trajet et par maladie professionnelle sont comptés à part (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • En 2024, en France, la Mutualité sociale agricole (MSA) dénombre 9 927 accidents du travail avec arrêt, hors trajet, chez les non-salariés agricoles, pour la plupart chefs d'exploitation ou d'entreprise, soit un indice de fréquence de 23,3 accidents pour 1 000 personnes (MSA, avril 2026).
  • En France, en 2024, la manutention manuelle est à l'origine de 50 % des accidents du travail du régime général dont le risque est identifié, toutes branches confondues (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, en France, l'Assurance Maladie - Risques professionnels a reconnu 50 598 maladies professionnelles avec arrêt de travail ou incapacité permanente parmi les salariés du régime général, soit 6,7 % de plus qu'en 2023 (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • En France, en 2024, les accidents du travail, les accidents de trajet et les maladies professionnelles ont entraîné 79 millions de journées non travaillées parmi les salariés du régime général, soit l'équivalent de plus de 334 000 emplois à temps plein (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • En France, les régimes de base de la Sécurité sociale ont versé 13,2 milliards d'euros de prestations en 2024 au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles, soit près de 2 % de l'ensemble de leurs dépenses (DSS, mai 2026).
  • En France, la commission chargée d'évaluer la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles estime, dans son rapport du 30 juin 2024, que celle-ci coûte entre 2,009 et 3,797 milliards d'euros par an à la branche maladie du régime général (Commission sur la sous-déclaration, juin 2024).
  • En France, en 2019, 41,1 % des établissements de moins de 10 salariés du secteur marchand et associatif avaient élaboré ou actualisé leur document unique d'évaluation des risques professionnels dans l'année, soit 0,6 point de moins qu'en 2013, d'après l'enquête Conditions de travail de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) (Dares, mai 2023).
  • En France, en 2024, 59,1 % des établissements employant au moins cinq personnes déclarent évaluer régulièrement les risques sur le lieu de travail, contre 77,1 % en moyenne dans l'Union européenne, d'après l'enquête ESENER de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) (EU-OSHA, septembre 2026).
  • Dans l'Union européenne, en 2024, 885 des 3 367 accidents du travail mortels recensés sont survenus dans des entreprises de 1 à 9 salariés (Eurostat, septembre 2026).
  • En 2024, la France affiche le taux d'accidents du travail mortels le plus élevé de l'Union européenne dans les statistiques d'Eurostat : 3,61 pour 100 000 personnes en emploi ; Eurostat précise que le système français de déclaration et de reconnaissance, centré sur les événements survenus au travail, peut conduire à compter plus d'accidents que dans les autres pays (Eurostat, septembre 2026).
  • En France, en 2023, les malaises survenus ailleurs que sur la route représentent 57 % des accidents du travail mortels reconnus, hors fonctionnaires et agriculteurs, soit 432 décès ; en Espagne, la part des malaises est de 44 %, selon Eurogip (Eurogip, mars 2026).
  • Dans le monde, environ 2,93 millions de travailleurs sont morts en 2019 de causes liées au travail, maladies et accidents confondus, selon les estimations de l'Organisation internationale du travail (OIT) (OIT, novembre 2023).

Fréquence des accidents du travail et taille de l'entreprise

Les statistiques du régime général ne comptent que les accidents déclarés et reconnus, et seulement ceux des salariés. Les écarts de fréquence selon la taille de l'établissement portent donc sur les accidents reconnus, pas sur tous ceux qui surviennent.

Répartition des accidents du travail et des salariés du régime général selon la taille de l'établissement en 2024, avec l'indice de fréquence, pour six tranches : moins de 10 salariés, 10 à 19, 20 à 49, 50 à 99, 100 à 199, plus de 200. Les établissements de moins de 10 salariés et ceux de plus de 200 comptent une part des accidents inférieure à leur part des salariés ; c'est l'inverse dans les quatre tranches de 10 à 199 salariés. L'indice de fréquence est au plus bas aux deux extrémités et au plus haut de 20 à 99 salariés.
Figure 1 : part des accidents du travail, part des salariés et indice de fréquence (courbe « IF », nombre d'accidents pour 1 000 salariés) selon la taille de l'établissement, en 2024, pour les neuf grandes branches du régime général. La courbe est au plus bas aux deux extrémités, sous 10 salariés et au-delà de 200, et culmine entre 20 et 99 salariés : les plus petits établissements comptent une part des accidents inférieure à leur part des salariés. Source : Assurance Maladie - Risques professionnels, Statistiques de sinistralité 2024 tous CTN et par CTN, étude 2026-026, mars 2026. Page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Le nombre d'accidents du travail baisse-t-il en France ?

En France, les accidents du travail reconnus au régime général reculent un peu en 2024, en nombre comme en fréquence, et restent nettement moins fréquents qu'en 2019, avant la pandémie. Le nombre de décès, à l'inverse, augmente à peine.

  • En France, en 2024, l'indice de fréquence du régime général est de 26,4 accidents du travail avec arrêt pour 1 000 salariés, contre 26,8 en 2023 (Assurance Maladie, mars 2026). Il était de 33,5 en 2019, avant la pandémie (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • Au régime général, en France, le taux de fréquence est de 16,0 accidents du travail avec arrêt par million d'heures de travail en 2024 (Assurance Maladie, mars 2026). Le taux de gravité du régime général est de 1,6 journée perdue pour 1 000 heures de travail en 2024 (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Entre 2023 et 2024, en France, l'évolution du nombre d'accidents du travail va, selon la branche du régime général, d'une baisse de 7,7 % à une hausse de 7,2 % (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En 2024, l'Assurance Maladie - Risques professionnels a recensé en France 34 302 nouvelles incapacités permanentes consécutives à un accident du travail au régime général (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En France, 22 des décès par accident du travail reconnus au régime général en 2024 concernent des salariés de moins de 25 ans (Assurance Maladie, novembre 2025).

Les démarches à accomplir quand un salarié est victime d'un accident du travail sont décrites dans le guide Accident du travail : démarches de l'employeur.

Les petites entreprises ont-elles plus d'accidents du travail que les grandes ?

En France, pour 1 000 salariés, les établissements de moins de 10 salariés et ceux de plus de 200 comptent moins d'accidents du travail reconnus que les établissements de 20 à 199 salariés, d'après un rapport de la Cour des comptes de décembre 2022.

  • En France, l'indice de fréquence du régime général était inférieur à 30 accidents du travail pour 1 000 salariés dans les établissements de moins de 10 salariés, comme dans ceux de plus de 200 salariés, d'après un rapport de la Cour des comptes de décembre 2022, qui ne précise pas l'année de la mesure (Cour des comptes, décembre 2022). Il était supérieur à 40 dans les établissements de 20 à 199 salariés (Cour des comptes, décembre 2022).
  • En Bretagne, en 2019, les établissements de 1 à 9 salariés regroupaient 24 % des salariés du secteur privé et 19 % des accidents du travail et de trajet reconnus (DREETS Bretagne, juillet 2024).
  • Dans l'Union européenne, en 2024, 396 179 accidents du travail non mortels ayant entraîné au moins quatre jours d'arrêt sont survenus dans des entreprises de 1 à 9 salariés, sur un total de 2 780 969 (Eurostat, septembre 2026). Les entreprises de 10 à 49 salariés en comptent 713 745 (Eurostat, septembre 2026). La taille de l'entreprise est inconnue pour 142 137 autres (Eurostat, septembre 2026).

Qui meurt au travail, et quelle part des décès survient dans les petites entreprises et chez les indépendants ?

En Bretagne, de 2011 à 2019, un quart des accidents mortels du travail et de trajet reconnus sont survenus dans des établissements de 1 à 9 salariés. En Grande-Bretagne, les indépendants et les 60 ans ou plus sont surreprésentés parmi les travailleurs tués ; en France, les statistiques du régime général ne couvrent pas les indépendants.

  • Dans l'Union européenne, en 2024, 207 accidents du travail mortels sont survenus dans des entreprises sans salarié (Eurostat, septembre 2026). La taille de l'entreprise est inconnue pour 218 autres (Eurostat, septembre 2026).
  • En Bretagne, de 2011 à 2019, 25 % des accidents mortels du travail et de trajet reconnus sont survenus dans des établissements de 1 à 9 salariés, contre 27 % au niveau national (DREETS Bretagne, juillet 2024).
  • En Grande-Bretagne, environ un tiers des travailleurs tués au travail en 2025/26 (année close en mars 2026, chiffres provisoires) étaient des indépendants, qui représentent environ 15 % de la main-d'œuvre (HSE, juillet 2026). De 2021/22 à 2025/26, leur taux d'accidents mortels est environ trois fois plus élevé que celui des salariés (HSE, juillet 2026).
  • En Grande-Bretagne, 117 des travailleurs tués au travail en 2025/26 (chiffres provisoires), soit 93 %, étaient des hommes (HSE, juillet 2026). Les 60 ans ou plus représentaient 32 % de ces décès, alors qu'ils forment 12 % de la main-d'œuvre (HSE, juillet 2026).

Le guide Accident du travail : quelle protection pour l'indépendant ? explique de quelle protection dispose un indépendant.

Dans quels secteurs les accidents du travail sont-ils les plus fréquents, et quelles en sont les causes ?

En France, le risque d'accident du travail se concentre dans quelques branches et sur un petit nombre de causes. Les décès se répartissent autrement, par secteur comme par cause. L'agriculture relève d'un autre régime, celui de la MSA, et se compte à part.

Répartition des accidents du travail de 2024 au régime général selon le risque à l'origine de l'accident, avec le rappel de 2023 : manutention manuelle 50 %, chutes de plain-pied 15 %, chutes de hauteur 12 %, outillage à main 8 %, agressions (y compris par animaux) 5 %, puis sept autres risques qui pèsent chacun 3 % ou moins. Champ : accidents dont le risque est identifié, soit 63 % des accidents avec au moins quatre jours d'arrêt.
Figure 2 : répartition des accidents du travail de 2024 selon le risque à l'origine de l'accident, avec le rappel de 2023, parmi les accidents dont le risque est identifié (63 % des accidents avec au moins quatre jours d'arrêt). La manutention manuelle, les chutes de plain-pied, les chutes de hauteur et l'outillage à main réunissent plus de huit accidents sur dix, et la répartition de 2023 est très proche. Source : Assurance Maladie - Risques professionnels, Rapport annuel 2024, éléments statistiques et financiers, novembre 2025. Page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Accidents du travail par secteur d'activité : quelles branches en comptent le plus ?

En France, en 2024, la santé, le nettoyage et le travail temporaire comptent le plus d'accidents du travail au régime général ; le transport, comme le bâtiment et travaux publics (BTP), pèse plus dans les décès que dans les accidents.

  • En France, en 2024, les activités de la santé, du nettoyage et du travail temporaire réunissent 29 % des accidents du travail du régime général, l'alimentation 17 %, le transport 16 % et le BTP 14 % (Assurance Maladie, janvier 2026). Au régime général, 24 % des décès par accident du travail reconnus en 2024 concernent les transports et 20 % le BTP (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • En France, la branche du comité technique national (CTN) I, qui réunit notamment travail temporaire, action sociale, santé et nettoyage, compte 156 571 accidents du travail en premier règlement en 2024, plus qu'aucune autre branche du régime général ; ceux des intérimaires y sont comptés, quel que soit le secteur où ils surviennent (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En 2024, en France, l'indice de fréquence du régime général s'échelonne de 7,8 accidents pour 1 000 salariés dans le CTN H (banques, assurances et administrations, notamment) à 39,8 dans le CTN I (Assurance Maladie, novembre 2025). Le taux de gravité y atteint 2,5 journées perdues pour 1 000 heures de travail, le plus élevé des neuf branches (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En France, les accidents du travail du BTP reculent de 5,4 % entre 2023 et 2024 au régime général (Assurance Maladie, novembre 2025).

Quelles sont les causes d'accident du travail les plus fréquentes ?

En France, la manutention manuelle devance de loin les autres risques à l'origine des accidents du travail en 2024 ; plus de la moitié des décès font suite à un malaise.

  • En France, en 2024, les chutes de plain-pied sont à l'origine de 15 % des accidents du travail du régime général dont le risque est identifié, les chutes de hauteur de 12 % et l'outillage à main de 8 % (Assurance Maladie, mars 2026). Les lésions touchent les membres supérieurs, doigts et mains compris, dans 33 % des cas, les membres inférieurs dans 25 % et le dos dans 19 % (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Parmi les décès par accident du travail reconnus en France au régime général en 2024, 59 % sont la conséquence de malaises (Assurance Maladie, janvier 2026). Une origine professionnelle, chute ou manutention par exemple, est identifiée pour 24 % de ces décès (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En France hexagonale, pendant l'été 2025, 9 accidents du travail mortels en lien possible avec la chaleur ont été notifiés par la Direction générale du travail (DGT) à Santé publique France (Santé publique France, février 2026). Sur ces 9 accidents, 6 sont survenus dans la construction et les travaux ou dans l'agriculture (Santé publique France, février 2026).
  • En Grande-Bretagne, les chutes de hauteur représentent 28 % des décès de travailleurs par accident du travail, en moyenne annuelle de 2021/22 à 2025/26 (HSE, juillet 2026).

Combien d'accidents du travail dans l'agriculture, chez les salariés et chez les exploitants ?

En France, en 2024, la MSA dénombre plus d'accidents du travail avec arrêt chez les salariés agricoles que chez les non-salariés, et un peu plus d'accidents mortels chez les non-salariés que chez les salariés.

  • En France, en 2024, la MSA dénombre 33 843 accidents du travail avec arrêt, hors trajet, chez les salariés agricoles, soit un taux de fréquence de 22,5 accidents par million d'heures travaillées (MSA, avril 2026).
  • En France, les accidents mortels des salariés agricoles, travail et trajet confondus, sont au nombre de 80 en 2024, d'après la MSA (MSA, avril 2026).
  • La MSA a compté en France 3 320 maladies professionnelles, avec et sans arrêt, chez les salariés agricoles en 2024 (MSA, avril 2026).
  • Chez les non-salariés agricoles, la MSA dénombre en France 87 accidents mortels en 2024, travail et trajet confondus (MSA, avril 2026).
  • En France, les non-salariés agricoles totalisent 1 343 maladies professionnelles, avec et sans arrêt, en 2024, selon la MSA (MSA, avril 2026).

Maladies professionnelles, journées perdues et cas non déclarés

Les accidents ne disent pas tout de ce que le travail coûte à la santé des salariés. Il faut y ajouter les maladies professionnelles, les journées d'arrêt et les prestations versées, puis les accidents et les maladies jamais déclarés, que l'on ne connaît que par estimation.

Nombre de maladies professionnelles reconnues chaque année au régime général de 2010 à 2024. Total : 50 099 en 2010, 54 448 en 2011, 49 505 en 2019, 40 219 en 2020, 47 398 en 2021, 44 217 en 2022, 47 434 en 2023, 50 598 en 2024. Troubles musculosquelettiques : 42 676 en 2010, 46 842 en 2011, 43 622 en 2019, 35 083 en 2020, 40 852 en 2021, 38 286 en 2022, 41 937 en 2023, 44 723 en 2024. Maladies liées à l'amiante : 4 733 en 2010, 4 872 en 2011, 2 878 en 2019, 1 895 en 2023, 2 057 en 2024.
Figure 3 : nombre de maladies professionnelles reconnues chaque année au régime général de 2010 à 2024, au total, pour les troubles musculosquelettiques (TMS) et pour l'amiante (échelle de droite). La courbe des TMS suit de près celle du total et toutes deux remontent depuis 2022, alors que le nombre de maladies liées à l'amiante a diminué de plus de moitié depuis 2010. Source : Assurance Maladie - Risques professionnels, Rapport annuel 2024, éléments statistiques et financiers, novembre 2025. Page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quel est le nombre de maladies professionnelles en France, et lesquelles sont reconnues ?

En France, le régime général a reconnu plus de maladies professionnelles en 2024 qu'en 2023 ; les troubles musculosquelettiques en forment la très grande part.

  • En France, en 2024, 44 723 troubles musculosquelettiques ont été reconnus comme maladies professionnelles au régime général, soit 6,6 % de plus qu'en 2023 (Assurance Maladie, janvier 2026). Ils représentent près de 90 % des maladies professionnelles reconnues au régime général (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En France, le nombre de maladies professionnelles reconnues au régime général dépasse en 2024 les 50 000 cas, pour la première fois depuis une dizaine d'années (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • Au régime général, en France, 2 057 maladies professionnelles liées à l'amiante ont été reconnues en 2024, soit 8,5 % de plus qu'en 2023 (Assurance Maladie, janvier 2026). Hors amiante, 312 cancers ont été reconnus en 2024 au titre des tableaux de maladies professionnelles du régime général, soit 18,6 % de plus qu'en 2023 (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • En France, en 2019, la souffrance psychique liée au travail concernait 5,9 % des femmes salariées vues en visite par les médecins du travail qui participent au programme de surveillance des maladies à caractère professionnel de Santé publique France, une prévalence deux fois plus élevée que chez les hommes ; ce sont des signalements, non des maladies reconnues (Santé publique France, mars 2024).

Combien de journées de travail les accidents du travail et les maladies professionnelles font-ils perdre, et pour quel coût ?

En France, en 2024, les accidents du travail entraînent au régime général bien plus de journées d'arrêt que les maladies professionnelles, et la branche AT-MP verse plus d'indemnités journalières et de rentes qu'en 2023.

  • En France, en 2024, au régime général, les arrêts de travail ont représenté 54 034 448 journées pour les accidents du travail et 16 017 988 pour les maladies professionnelles (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • Au régime général, en France, un arrêt de travail indemnisé à la suite d'un accident du travail dure en moyenne 75 jours en 2024 (DSS, mai 2026).
  • En 2024, en France, les indemnités journalières versées par la branche AT-MP du régime général atteignent 4,9 milliards d'euros, soit 10,8 % de plus qu'en 2023 : elles deviennent son premier poste de dépenses (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • Les rentes versées en France par la branche AT-MP du régime général au titre de l'incapacité permanente s'élèvent à 4 677 millions d'euros en 2024, soit 3,4 % de plus qu'en 2023 (Assurance Maladie, janvier 2026).
  • En France, tous régimes confondus, la branche AT-MP est passée d'un excédent de 0,7 milliard d'euros en 2024 à un déficit de 0,2 milliard d'euros en 2025 (DSS, mai 2026).

Pour un arrêt maladie, les démarches de l'employeur sont décrites dans le guide Arrêt maladie : démarches de l'employeur en TPE.

Combien d'accidents du travail et de maladies professionnelles ne sont pas déclarés ?

En France, aucune statistique ne compte les accidents du travail et les maladies professionnelles non déclarés : une commission estime le nombre de ces accidents et ce que la sous-déclaration coûte à la branche maladie.

  • En France, la commission sur la sous-déclaration estime à 982 000 le nombre d'accidents du travail non déclarés en une année (effectifs de 2022) parmi les salariés du régime général, en majorité sans arrêt de travail (Commission sur la sous-déclaration, juin 2024). Dans l'estimation de la commission, les cancers d'origine professionnelle non déclarés coûtent entre 609 et 902 millions d'euros à la branche maladie du régime général : c'est la ligne la plus élevée de son tableau de synthèse (Commission sur la sous-déclaration, juin 2024).
  • En France, le rapport précédent de la commission sur la sous-déclaration, remis en 2021, en estimait le coût entre 1,230 et 2,112 milliards d'euros, hors souffrance psychique liée au travail (Commission sur la sous-déclaration, juin 2024).
  • En France, en 2024, la branche AT-MP a reversé 1,2 milliard d'euros à la branche maladie au titre de la sous-déclaration ; ce versement doit atteindre 2,0 milliards d'euros d'ici à 2027 (DSS, mai 2026).
  • En Europe, en 2022, les taux d'accidents du travail non mortels publiés par Eurostat varient dans un rapport de 1 à 58 entre la Roumanie, où le taux est le plus bas, et la Suisse, où il est le plus élevé ; Eurogip relie cet écart à des déclarations très inégales selon les pays (Eurogip, mars 2026).

La prévention dans les petites entreprises : document unique, perception, aides

Dans les établissements de moins de 10 salariés, la prévention passe moins par l'écrit que dans les plus grands. Les aides de la branche AT-MP ciblent les petites entreprises, mais les plus petits établissements sont moins souvent couverts par une fiche d'entreprise récente.

Part des établissements ayant élaboré ou actualisé leur document unique d'évaluation des risques professionnels dans l'année, en 2013, 2016 et 2019. Secteur marchand et associatif : moins de 10 salariés 41,7 %, 38,0 % et 41,1 % ; 10 à 49 salariés 71,4 %, 70,8 % et 69,4 % ; 50 à 249 salariés 86,1 %, 88,9 % et 82,6 % ; 250 à 499 salariés 93,0 %, 93,7 % et 90,9 % ; 500 salariés et plus 94,1 %, 96,4 % et 92,8 %. Fonction publique d'État : 50,6 %, 54,2 % et 59,8 % ; territoriale : 33,2 %, 51,1 % et 46,5 % ; hospitalière : 75,4 %, 75,9 % et 70,4 %. Ensemble : 44,0 %, 45,0 % et 46,4 %. Champ : France entière, hors Mayotte.
Figure 4 : part des établissements qui ont élaboré ou actualisé leur document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) dans l'année, par taille et par secteur, en 2013, 2016 et 2019. D'une enquête à l'autre, l'ordre ne change pas dans le secteur marchand et associatif : plus les établissements sont petits, moins ils sont nombreux à avoir élaboré ou actualisé leur document dans l'année. Source : Dares, dans le rapport de l'IGAS « Réforme du document unique d'évaluation des risques professionnels : état des lieux et propositions », mai 2023. Page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Combien de petites entreprises ont élaboré ou actualisé leur document unique (DUERP) ?

En France, moins de la moitié des établissements de moins de 10 salariés avaient élaboré ou actualisé leur document unique dans l'année en 2019.

  • En France, en 2019, 69,4 % des établissements de 10 à 49 salariés du secteur marchand et associatif avaient élaboré ou actualisé leur document unique dans l'année, d'après l'enquête Conditions de travail de la Dares (Dares, mai 2023). La part atteignait 92,8 % dans ceux de 500 salariés et plus (Dares, mai 2023). Toutes tailles confondues, secteur privé et fonction publique réunis, elle était de 46,4 %, contre 44,0 % en 2013 (Dares, mai 2023).
  • Selon l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui s'appuie sur des données de la DGT, les suites données en France par l'inspection du travail à ses contrôles sur le document unique ne représentaient plus en 2022 que 40 % de leur niveau de 2019, toutes tailles confondues (IGAS, mai 2023).
  • En France, en 2024, 52,1 % des établissements de 5 à 9 salariés et 62,0 % de ceux de 10 à 49 salariés déclarent évaluer régulièrement les risques sur le lieu de travail, d'après l'enquête ESENER (EU-OSHA, septembre 2026).

Le guide DUERP en TPE : créer et mettre à jour le document en donne la méthode.

Comment les dirigeants de petites entreprises perçoivent-ils le risque d'accident ?

En France, fin 2014, environ un tiers des dirigeants d'entreprises de 1 à 9 salariés jugeaient leur activité sans risque particulier. Dans l'Union européenne, en 2024, les établissements qui n'évaluent pas régulièrement les risques disent d'abord connaître déjà les problèmes.

  • En France, fin 2014, 35 % des dirigeants d'entreprises de 1 à 9 salariés se reconnaissaient dans l'affirmation « Notre activité ne présente pas de risque particulier. D'ailleurs, je ne vois pas l'intérêt du document unique » ; en comptant les entreprises sans salarié, la part montait à 49 % (INRS, janvier 2015).
  • Fin 2014, 16 % des dirigeants d'entreprises françaises de 1 à 9 salariés plaçaient la santé et la sécurité au travail en tête de leurs préoccupations de gestion, contre 25 % en 2010 (INRS, mars 2015).
  • Dans l'Union européenne, en 2024, les établissements qui n'évaluent pas régulièrement les risques l'expliquent d'abord par la « connaissance préalable des problèmes » (80 % d'entre eux) et par l'« absence de problèmes majeurs » (78 %), d'après l'enquête ESENER (EU-OSHA, février 2025).
  • Dans l'Union européenne, en 2024, 40 % des établissements citent la complexité des obligations légales comme une difficulté majeure pour gérer la santé et la sécurité au travail (EU-OSHA, février 2025). En France, 44 % des établissements citent cette complexité en 2024, contre 52 % en 2019 (EU-OSHA, février 2025). En 2024, le manque de temps ou de personnel est la deuxième difficulté la plus citée : 32 % des établissements dans l'Union européenne, 41 % en France (EU-OSHA, février 2025).

Quelles aides et quel suivi les petites entreprises reçoivent-elles pour prévenir les accidents ?

En France, en 2024, une subvention est réservée aux entreprises de moins de 50 salariés, qui reçoivent la majorité des visites des caisses régionales de l'Assurance Maladie - Risques professionnels.

  • En France, en 2024, l'Assurance Maladie - Risques professionnels a accordé 2 884 Subventions Prévention à des entreprises de moins de 50 salariés, pour 29,8 millions d'euros ; 53 % sont allées à celles de moins de 10 salariés (Assurance Maladie, janvier 2026). S'y ajoutent 916 contrats de prévention, ouverts aux entreprises de moins de 200 salariés, pour 31,4 millions d'euros (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • Les caisses régionales de l'Assurance Maladie - Risques professionnels ont réalisé en France 36 300 visites d'entreprises ou de chantiers en 2024, dont 64 % dans des entreprises de moins de 50 salariés (Assurance Maladie, janvier 2026). Sur leurs injonctions de 2024, 25 % visent des entreprises de moins de 10 salariés et 38 % celles de 10 à 49 salariés (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • Fin 2024, en France, 27 % des établissements de moins de 11 salariés avaient une fiche d'entreprise de moins de quatre ans, contre 32,4 % de l'ensemble des établissements suivis par les services de prévention et de santé au travail interentreprises (DGT, mai 2026).
  • En France, 30 % des établissements déclarent en 2024 avoir été visités par l'inspection du travail dans les trois années précédentes, contre 25 % en 2019 (EU-OSHA, février 2025). Dans l'Union européenne, la part est de 40 %, contre 41 % en 2019 et 49 % en 2014 (EU-OSHA, février 2025).

La France face à l'Europe et au reste du monde

Les chiffres qui suivent ne permettent pas de classer les pays selon le danger réel du travail. Ce qui est déclaré, reconnu et compté comme accident du travail change d'un pays à l'autre, et les données britanniques, américaines et mondiales reposent sur d'autres définitions encore : elles donnent des ordres de grandeur.

Accidents du travail mortels pour 100 000 personnes en emploi en 2024, pays par pays, d'après Eurostat (graphique en anglais). La France a le taux le plus élevé de l'Union européenne (3,61), devant la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie et la Lettonie ; la moyenne de l'Union européenne est de 1,65 ; les Pays-Bas, l'Allemagne et la Suède ont les taux les plus bas. La Suisse et la Norvège sont présentées à part.
Figure 5 : accidents du travail mortels pour 100 000 personnes en emploi en 2024, pays par pays (graphique en anglais ; la barre « EU » donne la moyenne de l'Union européenne). La France arrive en tête du classement, nettement au-dessus de la moyenne européenne, un rang qui, selon Eurostat, peut tenir en partie au système français de déclaration et de reconnaissance. Source : Eurostat, Accidents at work statistics, Statistics Explained, septembre 2026. Graphique publié par la source, capturé le 5 octobre 2026.

Où se situe la France en Europe pour les accidents du travail ?

En 2024, d'après Eurostat, la France dépasse la moyenne de l'Union européenne pour les accidents du travail, mortels ou non. Selon Eurogip, la prise en compte des malaises mortels et un taux de reconnaissance élevé pèsent sur ce résultat.

  • Dans l'Union européenne, en 2024, on compte 1,65 accident du travail mortel pour 100 000 personnes en emploi (Eurostat, septembre 2026). Pour les accidents non mortels, le taux est de 1 359 pour 100 000 ; il va de 65 en Roumanie à 2 622 en France, où le système de déclaration peut conduire à compter plus d'accidents qu'ailleurs, selon Eurostat (Eurostat, septembre 2026).
  • Selon Eurogip, si la France ne comptait pas les malaises mortels (421 malaises non routiers sur 738 décès en 2022, chez les travailleurs du secteur privé), son nombre d'accidents du travail mortels et son taux d'incidence seraient presque divisés par deux, ce qui la placerait en milieu de classement d'Eurostat (Eurogip, mars 2026).
  • En France, en 2023, 93,5 % des déclarations d'accident du travail instruites dans le secteur privé sont reconnues, contre 82,7 % en Italie (Eurogip, mars 2026). Selon Eurogip, appliquer le taux italien aux demandes françaises de 2023 donnerait quelque 130 000 accidents du travail en moins (Eurogip, mars 2026).

Comment évoluent les accidents du travail en Grande-Bretagne et aux États-Unis ?

En Grande-Bretagne, le nombre de travailleurs tués au travail varie peu entre 2024/25 et 2025/26 ; aux États-Unis, les blessures et les maladies non mortelles déclarées par les employeurs du secteur privé reculent en 2024.

  • En Grande-Bretagne, 128 travailleurs ont été tués dans un accident lié au travail en 2024/25, chiffre définitif, et 126 en 2025/26, chiffre provisoire (HSE, juillet 2026).
  • D'après l'enquête britannique sur les forces de travail, 680 000 travailleurs déclarent avoir subi une blessure non mortelle au travail en 2024/25 ; les employeurs ont signalé 59 219 blessures non mortelles de salariés (HSE, novembre 2025). Maladies et blessures non mortelles liées au travail ont fait perdre 40,1 millions de journées de travail en Grande-Bretagne en 2024/25 (HSE, novembre 2025).
  • Le Health and Safety Executive (HSE) estime à 22,9 milliards de livres sterling le coût annuel des blessures au travail et des nouveaux cas de maladies liées au travail en Grande-Bretagne en 2023/24, hors maladies à longue latence comme les cancers (HSE, novembre 2025).
  • Aux États-Unis, les employeurs du secteur privé ont déclaré 2,5 millions de blessures et de maladies non mortelles liées au travail en 2024, soit 3,1 % de moins qu'en 2023 (BLS, janvier 2026). Cela représente 2,3 cas pour 100 travailleurs en équivalent temps plein, contre 2,4 en 2023 (BLS, janvier 2026). Les maladies déclarées ont baissé de 26,0 %, à 148 000 cas (BLS, janvier 2026).

Combien d'accidents du travail et de décès liés au travail dans le monde ?

Dans le monde, d'après les estimations de l'OIT pour 2019, la grande majorité des décès liés au travail sont dus à des maladies, non à des accidents.

  • Sur les décès liés au travail dans le monde en 2019, 2,6 millions sont attribués à des maladies liées au travail et 330 000 à des accidents du travail, selon les estimations de l'OIT (OIT, novembre 2023). Plus de 395 millions de travailleurs ont subi une blessure non mortelle au travail la même année (OIT, novembre 2023).
  • Le nombre de décès liés au travail dans le monde a augmenté de plus de 12 % entre 2000 et 2019, selon les estimations de l'OIT (OIT, novembre 2023).
  • Dans le monde, les maladies de l'appareil circulatoire, les cancers et les maladies respiratoires causent ensemble près des trois quarts des décès liés au travail, selon les estimations de l'OIT pour 2019 (OIT, novembre 2023).
  • Parmi les vingt facteurs de risque professionnels étudiés par l'Organisation mondiale de la santé et l'OIT, l'exposition à de longues durées de travail (55 heures ou plus par semaine) cause le plus de décès dans le monde : près de 745 000 en 2016 (OIT, novembre 2023).

Méthodologie et sources

Les 105 chiffres de cette page ont été relus le 5 octobre 2026 dans le document de leur producteur : organismes de Sécurité sociale et leur administration (Assurance Maladie - Risques professionnels, MSA, DSS, commission sur la sous-déclaration), services de l'État et organes de contrôle (Dares, DGT, DREETS de Bretagne, IGAS, Cour des comptes), organismes de prévention et de santé publique (INRS, Santé publique France, Eurogip), instituts statistiques et agences hors de France (Eurostat, EU-OSHA, HSE, BLS, OIT).

Aucun n'est repris d'un article de presse. Trois séries sont citées d'après le rapport public où elles se lisent : l'enquête Conditions de travail de la Dares dans le rapport de l'IGAS, l'enquête de la DGT dans le rapport de la DSS, les seuils de fréquence par taille dans le rapport de la Cour des comptes.

Les données françaises sont privilégiées ; un chiffre étranger porte toujours son pays. La date entre parenthèses est celle de la publication du document, souvent postérieure à l'année des données. Les chiffres du régime général, ceux de la MSA et ceux des autres pays ne reposent pas sur les mêmes définitions : ils ne s'additionnent pas et ne se comparent qu'avec les réserves indiquées. Les estimations (sous-déclaration, coût britannique, chiffres mondiaux de l'OIT) sont présentées comme telles. La page est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • Accident du travail : accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail, quelle qu'en soit la cause, selon le code de la sécurité sociale.
  • Accident du travail mortel : décès reconnu à la suite d'un accident du travail. Pour le nombre de morts au travail en France, cette page donne le chiffre du régime général, hors accidents de trajet et maladies professionnelles, et, à part, ceux du régime agricole.
  • Accident de trajet : accident survenu entre le domicile et le lieu de travail ; il est compté à part des accidents du travail.
  • Maladie professionnelle : maladie reconnue comme causée par le travail, le plus souvent parce qu'elle figure dans un tableau de maladies professionnelles. Pour le régime général, les nombres cités portent sur les maladies ayant donné lieu à un premier règlement.
  • Malaise : dans les statistiques d'accidents du travail, défaillance sans origine traumatique (arrêt cardiaque, accident cardiovasculaire, crise d'épilepsie) survenue au temps et au lieu de travail.
  • Maladie à caractère professionnel : maladie ou symptôme susceptible d'être d'origine professionnelle ou aggravé par le travail, signalé par un médecin du travail et non reconnu comme maladie professionnelle.
  • AT-MP : accidents du travail et maladies professionnelles ; nom de la branche de la Sécurité sociale qui les indemnise.
  • Assurance Maladie - Risques professionnels : branche de l'Assurance Maladie qui couvre les salariés du régime général contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.
  • Régime général : régime de Sécurité sociale des salariés du secteur privé.
  • MSA (Mutualité sociale agricole) : organisme qui gère le régime agricole, celui des salariés et des non-salariés de l'agriculture.
  • Non-salarié agricole : chef d'exploitation ou d'entreprise agricole, conjoint ou aide familial affilié à la MSA.
  • Accident avec arrêt, accident en premier règlement : deux libellés de l'Assurance Maladie pour un accident ayant donné lieu à un premier règlement, c'est-à-dire avec arrêt de travail ou incapacité permanente.
  • Indice de fréquence : nombre d'accidents du travail en premier règlement pour 1 000 salariés ; pour les non-salariés agricoles, nombre de cas pour 1 000 personnes.
  • Taux de fréquence : nombre d'accidents du travail en premier règlement par million d'heures de travail.
  • Taux de gravité : nombre de journées perdues pour 1 000 heures de travail.
  • Taux d'incidence : dans les statistiques européennes, nombre d'accidents du travail pour 100 000 personnes en emploi.
  • Incapacité permanente : séquelles durables d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, indemnisées par un capital ou par une rente.
  • Indemnités journalières : sommes versées au salarié pendant son arrêt de travail.
  • CTN (comité technique national) : l'une des neuf grandes branches d'activité entre lesquelles le régime général répartit les entreprises.
  • BTP : bâtiment et travaux publics.
  • TMS (troubles musculosquelettiques) : affections des muscles, des tendons et des articulations, première famille de maladies professionnelles reconnues.
  • DUERP ou document unique : document unique d'évaluation des risques professionnels, que l'employeur établit et tient à jour.
  • Fiche d'entreprise : document établi par le service de prévention et de santé au travail, à ne pas confondre avec le document unique de l'employeur.
  • Injonction : demande adressée à une entreprise par une caisse régionale de prendre des mesures de prévention dans un délai fixé.
  • Sous-déclaration : accidents et maladies d'origine professionnelle qui ne sont pas déclarés comme tels et sont pris en charge par la branche maladie.
  • Commission sur la sous-déclaration : commission instituée par l'article L. 176-2 du code de la sécurité sociale pour estimer ce que cette sous-déclaration coûte à la branche maladie.
  • TPE : très petite entreprise, de moins de 10 salariés.
  • Établissement : lieu d'activité d'une entreprise, qui peut en compter plusieurs ; les statistiques par taille citées ici portent tantôt sur l'établissement, tantôt sur l'entreprise.
  • ESENER : enquête européenne des entreprises sur les risques nouveaux et émergents, menée par l'EU-OSHA auprès d'établissements d'au moins cinq personnes.
  • EU-OSHA : Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.
  • Eurostat : office statistique de l'Union européenne.
  • Eurogip : observatoire et centre de ressources créé par l'Assurance Maladie - Risques professionnels, auteur d'une étude sur les statistiques d'accidents du travail en Europe.
  • Dares : Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques, service statistique du ministère du Travail.
  • DGT : Direction générale du travail.
  • DSS : Direction de la sécurité sociale.
  • DREETS : Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités.
  • IGAS : Inspection générale des affaires sociales.
  • INRS : Institut national de recherche et de sécurité.
  • Santé publique France : agence nationale de santé publique.
  • HSE (Health and Safety Executive) : autorité britannique de santé et de sécurité au travail.
  • BLS (Bureau of Labor Statistics) : service statistique du ministère américain du Travail.
  • OIT : Organisation internationale du travail.

Sources