Petites entreprises, indépendants et travail

106 chiffres sur les TPE et les PME en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 36 min de lecture

En 2023, les microentreprises forment 96,5 % des entreprises marchandes non agricoles et non financières en France, et les PME hors microentreprises 3,4 % (Insee, janvier 2026). Ces microentreprises sont ce que le langage courant appelle les TPE, un sigle qui ne désigne aucune des quatre catégories officielles d'entreprises. Le nombre de PME dépend, lui, de la définition retenue : l'Insee classe les microentreprises à part, la Commission européenne les compte parmi les PME. Les deux décomptes ouvrent les chiffres clés ci-dessous.

Le nombre ne dit pas le poids économique. Les grandes entreprises, quelques centaines seulement, emploient à elles seules 28 % des salariés et produisent 32 % de la valeur ajoutée des entreprises françaises en 2023 (Insee, décembre 2025).

Cette page rassemble des chiffres sur le nombre, la taille et les secteurs des TPE et des PME en France, sur leur poids dans l'emploi, la valeur ajoutée, les exportations et l'investissement, sur leur productivité et leur santé financière, avec des repères dans l'Union européenne, au Royaume-Uni, en Amérique du Nord et dans d'autres pays de l'OCDE.

Elle s'adresse aux journalistes, aux rédacteurs et aux dirigeants qui cherchent un chiffre exact et de quoi le vérifier. Chaque chiffre renvoie au document de l'organisme qui l'a produit, et son champ est précisé quand il en change le sens. La page compte des entreprises, et non des personnes : elle ne décrit ni la population des indépendants et des micro-entrepreneurs, ni les créations d'entreprises.

Chiffres clés

  • En 2023, la France compte 4 995 894 microentreprises, la catégorie statistique qui correspond aux TPE, sur 5 178 283 entreprises marchandes non agricoles et non financières (Insee, décembre 2025).
  • La France compte 174 614 PME hors microentreprises en 2023, parmi ses entreprises marchandes non agricoles et non financières : c'est le nombre de PME dans le décompte de l'Insee, qui classe les microentreprises à part (Insee, décembre 2025).
  • Au sens européen, la France compte 5 175 643 PME en 2025, soit 99,9 % de ses entreprises : cette estimation de la Commission européenne retient comme PME toutes les entreprises de 0 à 249 personnes occupées, microentreprises comprises (Commission européenne, juin 2026).
  • Une microentreprise française emploie en moyenne 0,6 salarié en équivalent temps plein en 2023, une PME hors microentreprises 26,4, dans les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers (Insee, décembre 2025).
  • Les microentreprises emploient 17 % des salariés et génèrent 19 % de la valeur ajoutée des entreprises françaises en 2023 ; les salariés sont comptés en équivalent temps plein, sans le dirigeant non salarié (Insee, décembre 2025).
  • Les PME et les microentreprises représentent 96 % des entreprises qui exportent des biens depuis la France en 2025, mais ne réalisent que 11 % des ventes à l'étranger (Douane, avril 2026).
  • En France, la valeur ajoutée par salarié en équivalent temps plein est de 72,2 milliers d'euros dans les PME hors microentreprises en 2023, contre 110,2 milliers d'euros dans les grandes entreprises, dans les secteurs principalement marchands (Insee, décembre 2025).
  • La productivité du travail des PME atteint en moyenne 65 % de celle des grandes entreprises en 2024 dans le secteur marchand de 33 pays membres de l'OCDE ou candidats à l'adhésion ; ce rapport, mesuré par le chiffre d'affaires par personne occupée, va de 30 % en Irlande à 98 % en Suisse (OCDE, juin 2026).
  • En France, les PME de 10 à 249 salariés dont l'emploi est en forte croissance ont créé environ 530 000 emplois entre 2017 et 2020, sans déduction des emplois perdus ailleurs (OCDE, novembre 2025).
  • La trésorerie médiane des microentreprises françaises représente 64 jours de chiffre d'affaires en 2025, après 61 jours en 2024, parmi les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés, micro-entrepreneurs exclus (Banque de France, août 2026).
  • En 2024, 20 % des TPE françaises dont la Banque de France suit les comptes ont des capitaux propres négatifs, de même que 9 % des autres PME ; cette estimation de la Banque de France est publiée par l'Observatoire du financement des entreprises (Observatoire du financement des entreprises, octobre 2025).
  • L'Union européenne compte environ 34 millions de PME en 2025, soit 99,8 % de ses entreprises, selon l'estimation de la Commission européenne, qui retient les entreprises de 0 à 249 personnes occupées (Commission européenne, juin 2026).
  • Les PME de l'Union européenne occupent 105 616 758 personnes en 2025, soit 63,7 % des personnes occupées dans les entreprises, selon l'estimation de la Commission européenne (Commission européenne, juin 2026).
  • Le Royaume-Uni compte 5,7 millions d'entreprises privées au début de 2025, dont 75 % n'emploient personne en dehors de leurs propriétaires (Department for Business and Trade, octobre 2025).

Le nombre et la taille des entreprises en France

La France compte un peu plus de cinq millions d'entreprises, mais ce total est fait presque entièrement de microentreprises, dont la plupart n'ont aucun salarié. C'est la définition qui fait le nombre de PME : moins de deux cent mille si l'on écarte les microentreprises, plus de cinq millions si on les compte.

Nombre d'entreprises en France en 2023 par catégorie (microentreprises, PME, entreprises de taille intermédiaire, grandes entreprises), avec la part de chaque groupe dans la valeur ajoutée et dans l'effectif salarié
Figure 1 : En 2023, presque toutes les entreprises françaises sont des microentreprises ; les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises ne sont que quelques milliers. Les barres du bas montrent pourtant où se concentre l'activité : ces quelques milliers d'entreprises réunissent plus de la moitié de la valeur ajoutée et de l'effectif salarié. Extrait de l'infographie qui accompagne l'étude ; champ : entreprises marchandes des secteurs non agricoles et non financiers. Source : Insee, Insee Analyses n° 115, « Panorama de l'appareil productif en 2023 », décembre 2025 (données 2023). Graphique publié par la source, capturé le 4 octobre 2026.

Combien la France compte-t-elle de TPE, de PME, d'ETI et de grandes entreprises ?

Selon l'Insee, la France compte en 2023 près de cinq millions de microentreprises (les TPE du langage courant), moins de deux cent mille autres PME, quelques milliers d'ETI et quelques centaines de grandes entreprises. D'autres totaux circulent, car le champ, la définition et l'année changent selon la source.

  • En 2023, la France compte 7 442 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 333 grandes entreprises parmi ses entreprises marchandes non agricoles et non financières (Insee, décembre 2025).
  • Sur le même champ, près de 139 900 entreprises françaises sont organisées en groupes de sociétés en 2023, donc formées de plusieurs unités légales ; toutes les autres sont des unités légales indépendantes (Insee, décembre 2025).
  • Sur le champ plus restreint des secteurs principalement marchands, qui écarte notamment l'enseignement, la santé et l'action sociale, l'Insee compte 4,2 millions d'entreprises en France en 2023 (Insee, décembre 2025).
  • Selon l'estimation de la Commission européenne pour 2025, la France compte 154 446 entreprises de 10 à 49 personnes occupées, 25 244 de 50 à 249 personnes et 6 194 de 250 personnes ou plus (Commission européenne, juin 2026).
  • Eurostat dénombre 5 445 577 entreprises en France en 2024, dont 5 246 721 de 0 à 9 personnes occupées, sur un champ plus large que celui de l'Insee, puisqu'il comprend notamment les activités financières et d'assurance (Eurostat, septembre 2026).

Quelle est la taille réelle d'une petite entreprise ?

Le plus souvent, une microentreprise n'a aucun salarié et se réduit à une seule unité légale. La microentreprise, catégorie de taille, ne se confond pas avec le régime du micro-entrepreneur, que présente le guide Micro-entreprise ou entreprise individuelle.

  • En 2020, les trois quarts des microentreprises françaises n'ont aucun salarié, 10 % en ont un seul et 15 % en emploient plus d'un, dans les secteurs principalement marchands (Insee, décembre 2022).
  • En 2023, plus de 1,9 million de microentreprises françaises relèvent du régime du micro-entrepreneur ; sans salarié, elles ne représentent que 1,4 % de la valeur ajoutée de l'ensemble des entreprises (Insee, décembre 2025).
  • En 2021, 61 % des PME françaises hors microentreprises ont moins de 20 salariés et 12 % seulement en emploient au moins 50 (Insee, décembre 2023).
  • Dans les secteurs principalement marchands, 97 % des microentreprises françaises sont indépendantes en 2023 ; les PME hors microentreprises se partagent entre entreprises indépendantes (48 %), groupes de sociétés uniquement françaises (44 %) et multinationales (8 %) (Insee, décembre 2025).
  • En 2023, dans les secteurs principalement marchands, une microentreprise française correspond en moyenne à 1,0 unité légale, une PME hors microentreprises à 2,0 (Insee, décembre 2025).

Dans quels secteurs travaillent les petites entreprises ?

Les microentreprises sont d'abord des entreprises de services et de commerce, tournées vers une clientèle locale ; les PME se répartissent de façon plus équilibrée. Ensemble, elles dominent la construction et l'hébergement-restauration.

  • Dans les secteurs principalement marchands, 57 % des microentreprises françaises ont leur activité principale dans les services en 2023 et 17 % dans le commerce (Insee, décembre 2025).
  • En 2023, plus de 37 % des PME françaises hors microentreprises des secteurs principalement marchands exercent dans les services, 26 % dans le commerce, 16 % dans l'industrie et 16 % dans la construction (Insee, décembre 2025).
  • Les microentreprises et les PME génèrent 64 % de la valeur ajoutée de la construction en France en 2023 et emploient 68 % des salariés du secteur (Insee, décembre 2025).
  • Dans l'hébergement-restauration, les microentreprises et les PME assurent 73 % de l'activité et emploient 76 % des salariés en France en 2023 ; dans les services aux particuliers, 42 % des salariés travaillent dans une microentreprise (Insee, décembre 2025).
  • En 2023, 70 % des effectifs salariés et 66 % du chiffre d'affaires des microentreprises françaises relèvent d'activités présentielles, exercées sur place pour les personnes présentes dans la zone (Insee, décembre 2025).

Le poids des TPE et des PME dans l'économie française

Les TPE et les PME pèsent bien moins dans l'économie que dans le nombre d'entreprises : elles restent sous la moitié de l'emploi salarié et de la valeur ajoutée. C'est à l'exportation que l'écart est le plus net, avec un peu plus d'un dixième des ventes.

Tableau des chiffres clés des entreprises françaises en 2023, par catégorie d'entreprise et par secteur : nombre d'entreprises et parts de l'effectif salarié, du chiffre d'affaires, du chiffre d'affaires à l'export, de la valeur ajoutée, de l'excédent brut d'exploitation, de l'investissement et du passif
Figure 2 : Ce tableau de l'Insee mesure sur un même champ ce que pèse chaque catégorie d'entreprise en 2023 : effectif salarié, chiffre d'affaires, exportations, valeur ajoutée, investissement. La première ligne « Ensemble » donne les totaux ; dans les lignes suivantes, les deux premières colonnes comptent les entreprises et les unités légales en milliers, les autres donnent des parts en pourcentage. Additionnées, les microentreprises (MIC) et les PME restent sous la moitié du total pour chacune de ces parts, et très loin de la moitié pour le chiffre d'affaires à l'export. Source : Insee, Insee Analyses n° 115, « Panorama de l'appareil productif en 2023 », décembre 2025 (données 2023). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

Quelle part des salariés et de la valeur ajoutée les TPE et les PME représentent-elles ?

D'après l'Insee, les TPE et les PME emploient un peu moins de la moitié des salariés et créent environ deux cinquièmes de la valeur ajoutée. La Commission européenne, qui compte toutes les personnes occupées, dirigeants compris, et classe les entreprises d'après leur seul effectif, leur attribue plus de la moitié de l'emploi.

  • En 2023, les PME hors microentreprises emploient 29 % des salariés en France et représentent 23 % de la valeur ajoutée des entreprises marchandes non agricoles et non financières (Insee, décembre 2025).
  • Ce champ réunit 15 866,8 milliers de salariés en équivalent temps plein en France en 2023, dont 2 706,3 milliers dans les microentreprises et 4 637,9 milliers dans les PME hors microentreprises (Insee, décembre 2025).
  • Selon l'estimation de la Commission européenne, les PME de 0 à 249 personnes occupent 11 581 689 personnes en France en 2025, soit 54,2 % des personnes occupées dans les entreprises (Commission européenne, juin 2026).
  • Ces PME produisent 704,2 milliards d'euros de valeur ajoutée en France en 2025, soit 44,1 % du total, selon la même estimation (Commission européenne, juin 2026).
  • Les seules microentreprises de 0 à 9 personnes occupent 5 995 293 personnes en France en 2025 (28,0 % du total) et produisent 329,5 milliards d'euros de valeur ajoutée (20,7 %), d'après la Commission (Commission européenne, juin 2026).

Quelle part du chiffre d'affaires et des exportations les TPE et les PME réalisent-elles ?

Les microentreprises et les PME réalisent environ un tiers du chiffre d'affaires des entreprises françaises, et bien moins à l'export. L'Insee suit le chiffre d'affaires à l'export, biens et services réunis ; la Douane, les seules ventes de biens.

  • En 2023, les microentreprises réalisent 13,2 % du chiffre d'affaires des entreprises françaises et les PME hors microentreprises 21,3 %, parmi les entreprises marchandes non agricoles et non financières (Insee, décembre 2025).
  • Sur le même champ, les microentreprises ne réalisent que 2,0 % du chiffre d'affaires à l'export des entreprises françaises en 2023 et les PME hors microentreprises 10,6 % (Insee, décembre 2025).
  • En 2023, les ETI réalisent 30,0 % du chiffre d'affaires à l'export des entreprises marchandes non agricoles et non financières en France, les grandes entreprises 57,4 % (Insee, décembre 2025).
  • Selon la Douane, les grandes entreprises représentent moins de 0,4 % des exportateurs de biens depuis la France en 2025 mais réalisent 55 % des exportations ; les ETI, 4 % des exportateurs et 34 % des montants (Douane, avril 2026).
  • Les exportations de biens des PME et des microentreprises françaises baissent de 0,1 % en 2025, quand celles des grandes entreprises augmentent de 2,8 % et celles des ETI de 1,9 % (Douane, avril 2026).

Les petites entreprises investissent-elles autant que les grandes ?

Non. Rapporté à la valeur ajoutée, l'investissement des PME hors microentreprises est le plus faible des quatre catégories ; les microentreprises affichent un taux proche de celui des grandes entreprises, mais beaucoup d'entre elles n'investissent pas du tout.

  • En 2023, les PME hors microentreprises réalisent 16,9 % de l'investissement des entreprises françaises et les microentreprises 17,5 %, parmi les entreprises marchandes non agricoles et non financières (Insee, décembre 2025).
  • Sur le même champ, les ETI réalisent 26,6 % de l'investissement des entreprises françaises en 2023 et les grandes entreprises 39,0 % (Insee, décembre 2025).
  • Dans les secteurs principalement marchands, l'investissement corporel représente 15,2 % de la valeur ajoutée des PME françaises hors microentreprises en 2023, contre 22,0 % pour les microentreprises comme pour les ETI et 24,1 % pour les grandes entreprises (Insee, décembre 2025).
  • En 2023, 8,5 % des PME françaises et un peu plus de la moitié des microentreprises, hors micro-entrepreneurs, ne déclarent aucun investissement, alors que la quasi-totalité des ETI et des grandes entreprises investissent (Insee, décembre 2025).
  • Entre 2015 et 2023, le taux d'investissement des entreprises françaises, hors micro-entrepreneurs, a augmenté de 2,7 points (Insee, décembre 2025).

La productivité et la croissance des petites entreprises

Une petite entreprise produit moins par personne qu'une grande, en France comme ailleurs. L'écart varie pourtant beaucoup selon le secteur et le pays : large dans l'industrie, faible dans les services, il masque de fortes différences entre entreprises de même taille.

Productivité du travail des PME en pourcentage de celle des grandes entreprises dans 33 pays, dont la France, en 2024 et en 2013, secteur marchand
Figure 3 : Dans les 33 pays comparés par l'OCDE, les PME de 1 à 249 personnes produisent moins par personne occupée que les grandes entreprises en 2024 (barres), et l'écart s'est creusé depuis 2013 (losanges) dans la majorité d'entre eux. La France se place dans le dernier tiers du classement, devant l'Allemagne. La productivité est mesurée ici par le chiffre d'affaires par personne occupée, et non par la valeur ajoutée : ces pourcentages ne se comparent pas aux montants de valeur ajoutée par salarié cités dans cette partie. Source : OCDE, OECD Compendium of Productivity Indicators 2026, juin 2026 (données 2024 et 2013). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

Quelle est la valeur ajoutée par salarié selon la taille de l'entreprise en France ?

Les PME hors microentreprises sont en bas de l'échelle, les grandes entreprises en haut. Le rang des microentreprises dépend de la mesure : par salarié pour l'Insee, par personne occupée, dirigeant compris, pour Eurostat.

  • En 2023, la valeur ajoutée par salarié en équivalent temps plein atteint 86,8 milliers d'euros dans les microentreprises françaises et 92,7 milliers d'euros dans les ETI, dans les secteurs principalement marchands (Insee, décembre 2025).
  • En 2023, dans les secteurs principalement marchands, le salaire brut moyen par salarié en équivalent temps plein s'élève en France à 43,2 milliers d'euros dans les microentreprises, à 41,0 milliers d'euros dans les PME hors microentreprises et à 47,2 milliers d'euros dans les grandes entreprises (Insee, décembre 2025).
  • Par personne occupée, la productivité apparente du travail est de 54,51 milliers d'euros dans les entreprises françaises de 0 à 9 personnes en 2024 et de 90,46 milliers d'euros dans celles de 250 personnes ou plus (Eurostat, septembre 2026).
  • La productivité apparente du travail des entreprises françaises de 50 à 249 personnes atteint 73,31 milliers d'euros par personne occupée en 2024 (Eurostat, septembre 2026).
  • Toutes tailles confondues, la productivité apparente du travail des entreprises françaises est de 74,64 milliers d'euros par personne occupée en 2024 (Eurostat, septembre 2026).

L'écart de productivité entre PME et grandes entreprises est-il le même à l'étranger ?

Non : il existe partout, mais varie fortement d'un pays et d'un secteur à l'autre. L'OCDE le mesure par le chiffre d'affaires par personne occupée, la Commission européenne par la valeur ajoutée.

  • Dans l'industrie hors construction, les PME n'atteignent pas, en moyenne, 50 % de la productivité des grandes entreprises en 2024, dans 33 pays membres de l'OCDE ou candidats à l'adhésion (OCDE, juin 2026).
  • Dans les services marchands des 33 pays comparés par l'OCDE, les PME atteignent en moyenne 87 % de la productivité des grandes entreprises en 2024, contre 98 % en 2013 (OCDE, juin 2026).
  • Dans l'ensemble du secteur marchand des 33 pays comparés par l'OCDE, la productivité des PME représentait en moyenne 70,5 % de celle des grandes entreprises en 2013, davantage qu'en 2024 (OCDE, juin 2026).
  • Les écarts entre entreprises d'une même classe de taille expliquent en moyenne environ 95 % de la variance de la productivité au sein d'un secteur, d'après le projet MultiProd de l'OCDE, qui mesure cette fois la valeur ajoutée par travailleur (OCDE, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne, la productivité des PME rapportée à celle des grandes entreprises va de 86,6 % en Belgique à 25,5 % en Grèce en 2025, selon les estimations de la Commission (Commission européenne, juin 2026).

Combien de PME sont en forte croissance ?

Seule une minorité de PME est en forte croissance. L'OCDE appelle ainsi les PME de 10 à 249 salariés dont l'emploi ou le chiffre d'affaires augmente d'au moins 10 % par an en moyenne pendant trois ans ; elles créent une grande part des emplois nouveaux des PME.

  • Entre 2011 et 2020, dans 17 pays membres de l'OCDE ou candidats à l'adhésion, la moitié des PME de 10 à 249 salariés ont vu leur effectif croître de 1 % par an ou moins, et leur chiffre d'affaires de 3 % ou moins (OCDE, novembre 2025).
  • Selon le pays étudié par l'OCDE, de 16 à 27 % des PME de 10 à 249 salariés sont en forte croissance entre 2011 et 2020, pour l'emploi, le chiffre d'affaires ou les deux (OCDE, novembre 2025).
  • Entre 2017 et 2020, dans les 17 pays étudiés par l'OCDE, les PME en forte croissance ont créé entre 41 % et 62 % des emplois créés par les PME en croissance, selon le pays (OCDE, novembre 2025).
  • Entre 2016 et 2019, les PME, nouvelles ou déjà installées, ont créé 16 emplois pour 10 créés par les grandes entreprises, en moyenne dans 16 pays membres de l'OCDE ou candidats à l'adhésion (OCDE, novembre 2025).
  • Dans les pays étudiés par l'OCDE, les PME en forte croissance sont en moyenne 20 % plus productives que la moyenne des PME l'année précédant leur phase de croissance, et 35 % après trois ans (OCDE, novembre 2025).

La santé financière des TPE et des PME

Fin 2025, les TPE et les PME ont plus de trésorerie qu'en 2019 et des fonds propres en hausse. Leur activité progresse pourtant lentement depuis deux ans, et une partie d'entre elles se fragilise.

Trésorerie médiane en jours de chiffre d'affaires, en France, de 2015 à 2025 : microentreprises (depuis 2019), PME hors microentreprises et entreprises de taille intermédiaire
Figure 4 : La trésorerie médiane des petites entreprises a bondi en 2020 et 2021, puis elle a reculé sans revenir à son niveau de 2019 : en 2025, celle des microentreprises remonte, celle des autres PME continue de s'effriter. La courbe des microentreprises commence en 2019, première année où leurs comptes figurent dans la base FIBEN de la Banque de France ; les micro-entrepreneurs ne sont pas compris dans l'étude. Source : Banque de France, Bulletin de la Banque de France n° 265/3, « Quelle est la situation financière des PME et des ETI françaises à l'issue du cycle de taux d'intérêt 2022-2025 ? », août 2026 (données 2015 à 2025). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

L'activité et les marges des TPE et des PME tiennent-elles ?

L'activité progresse, mais lentement, et le taux de marge moyen résiste. La Banque de France ne suit ici que les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés, micro-entrepreneurs exclus.

  • En 2025, le chiffre d'affaires des microentreprises françaises a augmenté de 3,4 %, après 2,9 % en 2024 (Banque de France, août 2026).
  • Le chiffre d'affaires des PME françaises hors microentreprises n'a progressé que de 1,5 % en 2025, après 1,8 % en 2024, contre 4,2 % par an en moyenne de 1997 à 2019 (Banque de France, août 2026).
  • En 2025, le taux de marge s'est dégradé dans 49 % des microentreprises françaises et dans 50 % des PME hors microentreprises, contre 55 % de ces dernières en 2024 (Banque de France, août 2026).
  • Entre 2019 et 2025, les charges de personnel sont passées de 69 % à 64 % de la valeur ajoutée dans les microentreprises françaises et de 74 % à 72 % dans les PME hors microentreprises (Banque de France, août 2026).
  • Sur un autre champ, l'Insee situe le taux de marge de 2023 à 22,9 % dans les microentreprises françaises et à 21,1 % dans les PME hors microentreprises, contre 35,4 % dans les grandes entreprises (Insee, décembre 2025).

Quelle trésorerie et quel endettement pour les TPE et les PME ?

La trésorerie des petites entreprises reste nettement au-dessus de son niveau de 2019, leurs fonds propres augmentent et leur dette recule un peu. Le guide sur la réserve de trésorerie à garder dans une TPE aide à situer une entreprise par rapport à ces médianes.

  • La trésorerie médiane des PME françaises hors microentreprises représente 50 jours de chiffre d'affaires en 2025, après 51 jours en 2024 (Banque de France, août 2026).
  • Entre 2019 et 2025, la trésorerie médiane a augmenté de 25 % dans les microentreprises françaises, soit 13 jours de chiffre d'affaires en plus, et de 22 % dans les PME hors microentreprises, soit 9 jours en plus (Banque de France, août 2026).
  • En 2025, les capitaux propres ont augmenté de 7 % dans les microentreprises françaises et de 4 % dans les PME hors microentreprises, tandis que leur dette reculait de 3 % et de 1 %, selon des résultats provisoires (Banque de France, août 2026).
  • En 2025, un tiers des PME françaises ont pourtant vu leur ratio de dette sur capitaux propres se dégrader (Banque de France, août 2026).
  • Fin 2025, les PME françaises avaient remboursé 82 % de leurs encours de prêts garantis par l'État (PGE), contre 72 % fin 2024 (Banque de France, août 2026).

Combien de petites entreprises sont financièrement fragiles ?

Une minorité stable de petites entreprises a des capitaux propres négatifs ; la dégradation se lit ailleurs, dans les cotes de la Banque de France et dans les défaillances. Le guide Lire un bilan et un compte de résultat en TPE explique les postes en cause.

  • Hors secteur immobilier, la part des TPE françaises dont les capitaux propres sont négatifs est de l'ordre de 14 % en 2024, selon l'estimation de la Banque de France que publie l'Observatoire du financement des entreprises (Observatoire du financement des entreprises, octobre 2025).
  • Fin 2025, 59 % des microentreprises cotées par la Banque de France ont une des meilleures cotes, contre 66 % fin 2022 (Banque de France, août 2026).
  • Le taux d'autonomie financière médian des entreprises françaises, soit les fonds propres rapportés au total du bilan, est passé de 32 % en 2015 à 42 % en 2023, une hausse portée surtout par les microentreprises (Insee, décembre 2025).
  • En 2024, par rapport à la moyenne des années 2017 à 2019, les défaillances ont augmenté en France de 16 % parmi les unités légales de 1 à 9 salariés, de 60 % parmi celles de 10 à 49 salariés et de 70 % parmi celles de 50 à 249 salariés (DGE, février 2025).

Les PME françaises face à leurs voisines européennes

La France a autant de PME par habitant que la moyenne de l'Union européenne. Ses emplois sont pourtant plus concentrés dans les grandes entreprises qu'en Italie ou en Espagne, et ses très petites entreprises comptent moins de personnes qu'en Allemagne.

Carte du nombre de PME pour 1 000 habitants dans les 27 États membres de l'Union européenne en 2025, avec le tableau des valeurs par pays et la moyenne de l'Union
Figure 5 : Rapporté à la population, le nombre de PME varie fortement d'un État membre à l'autre en 2025. La France se situe au niveau de la moyenne de l'Union européenne, loin derrière le Portugal et les Pays-Bas, en tête, et loin devant l'Allemagne, dernière du classement. Le tableau en haut à gauche donne le nombre de PME pour 1 000 habitants : FR désigne la France, DE l'Allemagne, EU27 la moyenne de l'Union. Les PME sont ici les entreprises de moins de 250 personnes, microentreprises comprises, et les valeurs sont des estimations du Centre commun de recherche de la Commission. Source : Commission européenne, Annual Report on European SMEs 2025/2026, juin 2026 (estimations 2025). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 4 octobre 2026.

Combien de PME dans l'Union européenne, et quel poids ?

Presque toutes les entreprises de l'Union européenne sont des PME, et la plupart d'entre elles des microentreprises. Ces chiffres sont des estimations de la Commission européenne pour 2025 ; leur total ne se compare pas à celui de l'édition précédente du rapport, au champ plus étroit.

  • Les PME de l'Union européenne produisent 5 847 milliards d'euros de valeur ajoutée en 2025, soit 51,7 % de la valeur ajoutée des entreprises (Commission européenne, juin 2026).
  • L'Union européenne compte 32 171 787 microentreprises de 0 à 9 personnes occupées en 2025, soit 94,5 % de ses entreprises (Commission européenne, juin 2026).
  • L'édition précédente comptait environ 26 millions de PME dans l'Union : l'élargissement du champ à la finance, à l'enseignement, à la santé, aux arts et spectacles et à une partie des autres services en ajoute environ 8 millions (Commission européenne, juin 2026).
  • L'Union européenne compte en moyenne 75 PME pour 1 000 habitants en 2025 (Commission européenne, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne, le nombre de PME pour 1 000 habitants va en 2025 de 38 en Allemagne à 147 au Portugal (Commission européenne, juin 2026).
  • La France compte 75 PME pour 1 000 habitants en 2025, soit le niveau moyen de l'Union européenne (Commission européenne, juin 2026).

France, Allemagne, Italie, Espagne : des tissus d'entreprises différents ?

Oui : l'Italie et l'Espagne reposent davantage sur les microentreprises, alors que les grandes entreprises pèsent plus lourd en Allemagne, comme en France.

  • Eurostat dénombre 3 236 281 entreprises en Allemagne en 2024, dont 2 740 978 de 0 à 9 personnes occupées (Eurostat, septembre 2026).
  • Une entreprise occupe en moyenne 12 personnes en Allemagne en 2024, contre 4 en France ; parmi celles de 0 à 9 personnes, la moyenne est de 3 en Allemagne et de 1 en France (Eurostat, septembre 2026).
  • Selon l'estimation de la Commission européenne pour 2025, les entreprises de 250 personnes ou plus représentent 44,7 % de l'emploi et 54,0 % de la valeur ajoutée en Allemagne, les microentreprises 18,9 % de l'emploi (Commission européenne, juin 2026).
  • En Italie, selon l'estimation de la Commission européenne, les microentreprises représentent 40,5 % de l'emploi des entreprises en 2025 ; les entreprises de 250 personnes ou plus, 25,7 % de l'emploi et 34,6 % de la valeur ajoutée (Commission européenne, juin 2026).
  • En Espagne, les microentreprises représentent 33,4 % de l'emploi des entreprises en 2025, contre 30,4 % en moyenne dans l'Union européenne ; les entreprises de 250 personnes ou plus y concentrent 35,0 % de l'emploi (Commission européenne, juin 2026).

Comment évoluent les PME européennes et françaises ?

Selon les estimations de la Commission européenne, la valeur ajoutée, l'emploi et le nombre des PME de l'Union ont augmenté en 2025 ; la valeur ajoutée a surtout progressé dans les microentreprises, et moins en France que dans l'ensemble de l'Union. Les chiffres de 2026 sont des prévisions, établies avant la crise du Moyen-Orient.

  • En 2025, la valeur ajoutée réelle des PME de l'Union européenne a progressé de 2,5 %, leur emploi de 1,0 % et leur nombre de 1,8 % (Commission européenne, juin 2026).
  • La valeur ajoutée réelle des microentreprises de l'Union européenne a augmenté de 4,8 % en 2025, contre 0,8 % pour les petites entreprises et 1,3 % pour les entreprises moyennes (Commission européenne, juin 2026).
  • En France, l'emploi des PME a progressé de 1,1 % en 2025, après 2,4 % en 2024, et leur valeur ajoutée réelle de 1,0 % (Commission européenne, juin 2026).
  • Pour 2026, la Commission européenne prévoit une hausse de 2,9 % de la valeur ajoutée réelle des PME de l'Union et de 1,1 % de leur emploi (Commission européenne, juin 2026).
  • En France, la Commission européenne prévoit pour 2026 une hausse de 1,1 % de l'emploi des PME et de 3,8 % de leur valeur ajoutée réelle (Commission européenne, juin 2026).

Ailleurs dans le monde : Royaume-Uni, Amérique du Nord, OCDE

Hors de l'Union européenne, les seuils de taille changent d'un pays à l'autre, pas la structure : les petites entreprises forment la quasi-totalité des entreprises, la plupart n'ont aucun salarié, et leur part dans l'emploi privé est très inférieure à leur part dans le nombre d'entreprises.

Part des petites, des moyennes et des grandes entreprises dans le nombre d'entreprises, l'emploi et le chiffre d'affaires du secteur privé au Royaume-Uni, au début de 2025
Figure 6 : Au Royaume-Uni, au début de 2025, les petites entreprises (« Small », 0 à 49 salariés) forment la quasi-totalité des entreprises privées (« Businesses »), mais moins de la moitié de l'emploi (« Employment ») et un tiers environ du chiffre d'affaires (« Turnover ») ; les grandes (« Large », 250 salariés ou plus) présentent le profil inverse. Ce décalage entre le nombre et le poids se retrouve, avec d'autres seuils de taille, aux États-Unis et au Canada. Le chiffre d'affaires exclut les activités financières et d'assurance. Titre du graphique dans la publication : « Contribution of different sized businesses to total population, employment and turnover, start of 2025 ». Source : Department for Business and Trade, Business population estimates for the UK and regions 2025: statistical release, octobre 2025 (données du début de 2025). Graphique publié par la source, capturé le 4 octobre 2026.

Royaume-Uni : combien de petites entreprises, et quel poids ?

Presque toutes les entreprises privées britanniques sont de petites entreprises, de 0 à 49 salariés. Le comptage inclut les entreprises non immatriculées : son total ne se compare pas à ceux d'Eurostat.

  • Au début de 2025, le Royaume-Uni compte 5,64 millions de petites entreprises privées, soit 99,18 % du total, pour 38 435 entreprises moyennes, de 50 à 249 salariés, et 8 335 grandes entreprises (Department for Business and Trade, octobre 2025).
  • Les PME britanniques, de 0 à 249 salariés, occupent 16,9 millions de personnes au début de 2025, soit 60 % de l'emploi du secteur privé, et réalisent 51 % de son chiffre d'affaires (Department for Business and Trade, octobre 2025).
  • À elles seules, les petites entreprises britanniques occupent 13,1 millions de personnes au début de 2025, soit 47 % de l'emploi du secteur privé, pour 34 % de son chiffre d'affaires (Department for Business and Trade, octobre 2025).
  • Au début de 2025, 3,0 millions d'entreprises privées britanniques, soit 54 % du total, exercent sans être immatriculées à la TVA ni comme employeur (Department for Business and Trade, octobre 2025).
  • Entre le début de 2020 et le début de 2025, le nombre d'entreprises privées a reculé de 290 000 au Royaume-Uni, soit 4,9 % de moins (Department for Business and Trade, octobre 2025).

États-Unis et Canada : que pèsent les petites entreprises ?

Aux États-Unis, les petites entreprises, de moins de 500 salariés, emploient un peu moins de la moitié des salariés du secteur privé ; au Canada, les PME, sous le même plafond, en emploient près des deux tiers. Ces seuils ne sont pas ceux de l'Europe, et le Canada ne compte que les entreprises employeuses.

  • Les États-Unis comptent 36,2 millions de petites entreprises, entreprises sans salarié comprises, d'après les données de 2022 publiées par l'Office of Advocacy de la SBA (SBA Office of Advocacy, février 2026).
  • Aux États-Unis, 29 811 495 entreprises n'ont aucun salarié en 2022, soit 82,3 % des petites entreprises ; le pays ne compte que 21 041 grandes entreprises (SBA Office of Advocacy, février 2026).
  • Les petites entreprises américaines emploient 62,3 millions de personnes en 2022, soit 45,9 % des salariés du secteur privé, mais ne versent que 38,7 % de la masse salariale privée (SBA Office of Advocacy, février 2026).
  • En décembre 2024, le Canada compte 1,10 million d'entreprises employeuses, dont 98,2 % de petites entreprises de 1 à 99 salariés (ISDE Canada, avril 2026).
  • Les PME canadiennes, de 1 à 499 salariés, emploient 8,0 millions de personnes en 2024, soit 63,6 % des salariés du secteur privé ; les seules petites entreprises en emploient 46,6 % (ISDE Canada, avril 2026).

Que représentent les PME dans les autres pays de l'OCDE ?

Dans les treize pays de l'OCDE comparés ici, sur des données plus anciennes, les entreprises de moins de 250 salariés réunissent la plus grande part de l'emploi du secteur marchand. Les définitions changent encore : l'OCDE classe les microentreprises à part, le Japon fixe ses seuils par secteur.

  • Dans 13 pays de l'OCDE, dont la France, les PME de 10 à 249 salariés représentent en moyenne 40 % de l'emploi et 38 % de la valeur ajoutée du secteur marchand sur la période 2014-2020 (OCDE, novembre 2025).
  • Dans ces mêmes pays, les microentreprises de 1 à 9 salariés représentent en moyenne 31 % de l'emploi et 21 % de la valeur ajoutée du secteur marchand sur la période 2014-2020 (OCDE, novembre 2025).
  • Les grandes entreprises, de 250 salariés ou plus, y représentent en moyenne 29 % de l'emploi et 41 % de la valeur ajoutée sur la même période (OCDE, novembre 2025).
  • Au 30 juin 2026, l'Australie compte 2 814 778 entreprises en activité, dont 996 203 emploient des salariés (Australian Bureau of Statistics, août 2026).
  • Au Japon, l'Agence des PME dénombre 3 364 891 PME en juin 2021, soit 99,7 % des entreprises hors agriculture, sylviculture et pêche (Agence japonaise des PME, juillet 2026).

Méthodologie et sources

Les chiffres de cette page ont été retenus parce qu'ils répondent chacun à une question distincte sur les TPE et les PME et qu'ils viennent de l'organisme qui a produit ou calculé la statistique : institut statistique, banque centrale, administration, institution européenne ou organisation internationale. Les reprises par la presse et les pages de compilation ne sont pas citées. Pour chaque chiffre, le document a été ouvert et le passage relu ; la dernière vérification date du 4 octobre 2026.

La date entre parenthèses est celle de la publication du document, et la période des données est indiquée dans la phrase chaque fois que la source la précise. Les sources ne comptent pas toutes la même chose : le champ, la définition de l'entreprise et le seuil de taille sont précisés chaque fois qu'ils changent le sens du chiffre, et deux chiffres de sources différentes ne s'additionnent pas. Les valeurs 2025 de la Commission européenne sont des estimations, ses valeurs 2026 des prévisions. La page est revue chaque mois, et un chiffre est remplacé dès qu'une édition plus récente paraît.

Glossaire

  • Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.
  • Eurostat : office statistique de l'Union européenne.
  • OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques.
  • Entreprise : pour l'Insee, la Banque de France et la Douane, plus petite combinaison d'unités légales qui forme une unité de production de biens et de services dotée d'une certaine autonomie de décision (décret de 2008 pris pour la loi de modernisation de l'économie). Une entreprise peut donc réunir plusieurs sociétés d'un même groupe.
  • Unité légale : entité juridique identifiée par son numéro Siren, entrepreneur individuel ou société.
  • Microentreprise : catégorie statistique française. Entreprise qui occupe moins de 10 personnes et dont le chiffre d'affaires annuel ou le total de bilan n'excède pas 2 millions d'euros. Eurostat et la Commission européenne appellent ainsi toute entreprise de 0 à 9 personnes occupées, sans critère financier.
  • TPE : très petite entreprise. Ce n'est pas une catégorie statistique ; le terme recouvre en pratique la microentreprise. L'Observatoire du financement des entreprises l'emploie dans ce sens ; la Direction générale des Entreprises (DGE) l'applique aux unités légales de 1 à 9 salariés.
  • PME : petite ou moyenne entreprise. En France, entreprise qui occupe moins de 250 personnes et dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 50 millions d'euros ou le total de bilan 43 millions d'euros ; l'Insee présente à part les microentreprises et parle de PME hors microentreprises. Eurostat et la Commission européenne retiennent toute entreprise de moins de 250 personnes occupées, microentreprises comprises, et y distinguent les petites entreprises, de 10 à 49 personnes, et les entreprises moyennes, de 50 à 249 personnes.
  • ETI : entreprise de taille intermédiaire. Entreprise qui n'est pas une PME, qui occupe moins de 5 000 personnes et dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 1 500 millions d'euros ou le total de bilan 2 000 millions d'euros.
  • Grande entreprise : en France, entreprise qui dépasse les seuils de l'ETI. Dans les classes européennes, entreprise de 250 personnes occupées ou plus, ce qui recouvre des ETI françaises.
  • Micro-entrepreneur : entrepreneur individuel qui bénéficie d'un régime simplifié pour ses formalités, ses cotisations sociales et son impôt sur le revenu, sous un plafond de chiffre d'affaires et sans salarié. Tout micro-entrepreneur dirige une microentreprise ; l'inverse n'est pas vrai.
  • Secteurs marchands non agricoles et non financiers : champ des statistiques d'entreprises de l'Insee. Sa version large comprend l'enseignement, la santé et l'action sociale ; sa version restreinte, dite des secteurs principalement marchands, les écarte. Les deux champs ne donnent pas les mêmes totaux.
  • Équivalent temps plein : décompte des salariés au prorata de leur durée de travail ; un salarié à mi-temps compte pour la moitié d'un salarié.
  • Personnes occupées : salariés et non-salariés qui travaillent dans l'entreprise, dirigeants compris. C'est l'unité des statistiques européennes.
  • Valeur ajoutée : valeur de la production diminuée des consommations intermédiaires, c'est-à-dire des biens et des services achetés pour produire.
  • Excédent brut d'exploitation et taux de marge : l'excédent brut d'exploitation (EBE) est la valeur ajoutée diminuée de la rémunération des salariés et des impôts sur la production, et augmentée des subventions d'exploitation. Le taux de marge est la part de l'EBE dans la valeur ajoutée.
  • Taux d'investissement : investissement corporel rapporté à la valeur ajoutée.
  • Productivité apparente du travail : pour Eurostat, valeur ajoutée par personne occupée. Dans son Compendium, l'OCDE compare les tailles d'entreprise avec le chiffre d'affaires par personne occupée.
  • Activités présentielles : activités mises en œuvre localement pour produire des biens et des services destinés aux personnes présentes dans la zone, résidents ou touristes.
  • Trésorerie en jours de chiffre d'affaires : trésorerie rapportée au chiffre d'affaires de l'année et exprimée en jours. La Banque de France en déduit les dettes bancaires de court terme.
  • Capitaux propres : sommes apportées par les associés, augmentées des bénéfices que l'entreprise a conservés. Ils sont négatifs quand les pertes accumulées dépassent ces montants.
  • Autonomie financière : part des fonds propres dans le total du bilan.
  • Prêt garanti par l'État (PGE) : prêt bancaire garanti par l'État, mis en place pendant la crise sanitaire.
  • Cotation Banque de France : appréciation de la capacité d'une entreprise à faire face à ses engagements financiers à un horizon d'un à trois ans. Elle n'a aucun lien avec la cotation en bourse.
  • Défaillance d'entreprise : entrée en procédure collective, c'est-à-dire sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire.
  • Médiane : valeur qui partage une population en deux moitiés ; une entreprise sur deux est au-dessus, une sur deux en dessous.
  • Point de pourcentage : unité de l'écart entre deux pourcentages, obtenu par soustraction.
  • FIBEN : Fichier bancaire des entreprises, base de la Banque de France qui rassemble les comptes des entreprises.
  • Centre commun de recherche : service scientifique de la Commission européenne. Il estime les valeurs 2025 et prévoit les valeurs 2026 du rapport annuel sur les PME européennes.
  • Petite entreprise (small business) : catégorie des statistiques de langue anglaise. Le seuil change selon le pays : moins de 500 salariés aux États-Unis, 0 à 49 salariés au Royaume-Uni, 1 à 99 salariés au Canada.
  • SBA Office of Advocacy : bureau de la Small Business Administration, l'agence fédérale américaine des petites entreprises ; il publie les statistiques sur ces entreprises.
  • ISDE Canada : Innovation, Sciences et Développement économique Canada, ministère fédéral qui publie les statistiques sur les petites entreprises à partir des données de Statistique Canada.
  • PME en forte croissance : pour l'OCDE, PME de 10 à 249 salariés dont l'emploi ou le chiffre d'affaires augmente d'au moins 10 % par an en moyenne pendant trois ans.

Sources