Petites entreprises, indépendants et travail

105 chiffres sur les difficultés de recrutement des entreprises en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 32 min de lecture

En août 2026, 17 % des entreprises interrogées par la Banque de France déclarent des difficultés de recrutement, une part en léger recul par rapport à juillet (Banque de France, septembre 2026). Parmi les entreprises qui prévoient de recruter un cadre au 3e trimestre 2026, 61 % s'attendent à des difficultés d'embauche, le niveau le plus bas des cinq dernières années (Apec, août 2026). Et en octobre 2025, 74 % des employeurs interrogés en France par ManpowerGroup, entreprise d'intérim et de recrutement, déclaraient avoir du mal à pourvoir leurs postes (ManpowerGroup, février 2026). Ces trois niveaux ne se contredisent pas : chacun dépend de ce que l'enquête demande, et à qui.

Cette page réunit 105 chiffres vérifiés sur les difficultés de recrutement en France, ce que le débat public appelle souvent la pénurie de main-d'œuvre. On y trouve le nombre de projets d'embauche et les établissements qui les portent, la part des recrutements jugés difficiles selon la taille et le secteur, les métiers en tension, les raisons avancées par les employeurs, les effets sur l'activité, puis des comparaisons avec l'Europe, les États-Unis et le reste du monde. Chaque chiffre renvoie au document d'origine et porte sa date de publication.

Elle s'adresse aux dirigeants de petites entreprises qui veulent situer leur propre expérience, ainsi qu'aux journalistes et aux rédacteurs à la recherche d'une donnée fiable. C'est pourquoi la page précise toujours ce que compte un chiffre : des projets d'embauche, des établissements ou des entreprises.

Chiffres clés

  • 43,8 % des projets d'embauche pour 2026 sont jugés difficiles par les employeurs en France, soit 6,3 points de moins qu'en 2025 (France Travail, avril 2026).
  • Les employeurs déclarent 2,28 millions d'intentions d'embauche pour 2026 en France, le plus bas niveau depuis 2018 (France Travail, avril 2026).
  • En France, 75 % des établissements qui ont eu du mal à recruter en 2025 disent avoir reçu des candidatures inadéquates, c'est-à-dire des profils qui ne correspondaient pas à leurs attentes (France Travail, avril 2026).
  • 31 % des établissements français qui ont cherché à recruter en 2025 déclarent y avoir passé plus de temps que prévu, contre 37 % en 2024 (France Travail, avril 2026).
  • En France, six métiers sur dix sont en tension forte ou très forte en 2024, contre sept sur dix en 2023, année où les tensions avaient atteint leur niveau le plus élevé depuis 2011 (Dares, février 2026).
  • En 2024, vingt-trois des trente métiers les plus en tension en France se situent à un niveau faible ou très faible sur l'indicateur de non-attractivité salariale de la Dares : le manque d'attractivité des salaires ne semble pas y être un facteur aggravant (Dares, février 2026).
  • En France, 26 % des entreprises du bâtiment déclarent en septembre 2026 que leur production est limitée par une insuffisance de personnel, autant qu'en août (Insee, septembre 2026).
  • 36 % des dirigeants de TPE-PME françaises citent au 3e trimestre 2026 les difficultés de recrutement parmi les principaux freins à la croissance de leur entreprise : c'est le deuxième frein le plus cité (Bpifrance Le Lab et Rexecode, septembre 2026).
  • Le taux d'emplois vacants est de 2,4 % en France au 2e trimestre 2026, contre 2,5 % un an plus tôt, sur un champ qui exclut l'administration publique et une partie des établissements publics d'enseignement, de santé et d'action sociale (Eurostat, septembre 2026).
  • Dans la zone euro, le taux d'emplois vacants est de 2,1 % au 2e trimestre 2026 (Eurostat, septembre 2026).
  • Dans l'Union européenne, 24 % des PME désignent la disponibilité de personnel qualifié ou de cadres expérimentés comme leur problème le plus important : c'est la réponse la plus fréquente d'une enquête menée d'août à octobre 2025 (Commission européenne, janvier 2026).
  • Dans l'Union européenne, 46 % des PME ont du mal à trouver des travailleurs ayant les bonnes compétences, d'après une enquête présentée le 1er juin 2026 (Commission européenne, juin 2026).
  • Aux États-Unis, 47 % des dirigeants de petites entreprises adhérentes de la fédération NFIB déclarent en août 2026 n'avoir trouvé que peu de candidats qualifiés, voire aucun, pour les postes qu'ils cherchaient à pourvoir, soit 82 % de ceux qui recrutaient ou cherchaient à recruter (NFIB, septembre 2026).
  • Dans le monde, 72 % des employeurs déclarent avoir du mal à pourvoir leurs postes, contre 74 % un an plus tôt, d'après une enquête menée en octobre 2025 dans 41 pays (ManpowerGroup, février 2026).

Combien d'embauches sont prévues, et par quelles entreprises ?

Recruter reste l'affaire d'une minorité d'établissements, et cette minorité se réduit : moins d'un sur quatre prévoit d'embaucher, et la part est plus faible encore chez les plus petits.

Nombre de projets d'embauche annoncés par les employeurs en France, par année, de 2015 à 2026 : 1 739 300 en 2015, un point haut de 3 046 400 en 2022, puis 2 433 000 en 2025 et 2 275 000 en 2026.
Figure 1 : le nombre de projets d'embauche annoncés par les employeurs en France pour chaque année, de 2015 à 2026. Avec 2 275 000 projets, 2026 est au plus bas depuis 2018, loin du point haut de 2022 (3 046 400). Source : France Travail, Éclairages et synthèses n° 87, Enquête Besoins en main-d'œuvre 2026, avril 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Les employeurs prévoient-ils moins d'embauches en 2026 ?

Oui : les établissements français annoncent moins de projets de recrutement pour 2026 que pour 2025, dans tous les grands secteurs. Ce sont des intentions, déclarées dans l'enquête Besoins en main-d'œuvre (BMO) de France Travail, et non des contrats signés, bien plus nombreux.

  • Les intentions d'embauche pour 2026 comptent 158 000 projets de moins que pour 2025 en France, soit une baisse de 6,5 % sur un an (France Travail, avril 2026).
  • En France, 23,3 % des établissements prévoient d'embaucher en 2026, contre 24,1 % en 2025 (France Travail, avril 2026).
  • Entre 2025 et 2026, les intentions d'embauche reculent dans tous les grands secteurs : de 2,4 % dans l'industrie, baisse la plus faible, à 16,4 % dans la construction, baisse la plus marquée (France Travail, avril 2026).
  • Les services aux particuliers restent le premier secteur recruteur, avec 966 000 projets pour 2026, soit 42,5 % des intentions d'embauche (France Travail, avril 2026).
  • Faire face à un surcroît d'activité ponctuel est le premier motif de recrutement : il concerne 40,7 % des projets pour 2026 (France Travail, avril 2026).
  • À titre de repère, 25,7 millions de nouveaux contrats ont été signés en France en 2024, CDI et CDD cumulés, hors intérim (Dares, février 2026).

Les petits établissements recrutent-ils autant que les grands ?

Non. Plus un établissement est grand, plus il prévoit souvent d'embaucher ; les plus petits portent pourtant, au total, le plus grand nombre de projets. Pour une première embauche, la méthode est détaillée dans la checklist du premier salarié.

  • En 2026, 19,0 % des établissements de 0 à 9 salariés envisagent de recruter en France (France Travail, avril 2026).
  • À l'opposé, 81,2 % des établissements de plus de 200 salariés envisagent de recruter en 2026 (France Travail, avril 2026).
  • Dans le détail, 14 % des établissements de 1 à 4 salariés déclarent des projets de recrutement pour 2026, et 27 % de ceux de 5 à 9 salariés (France Travail, avril 2026).
  • La baisse la plus marquée concerne les établissements de 50 à 199 salariés, où la part de ceux qui envisagent de recruter passe de 73,0 % en 2025 à 69,7 % en 2026 (France Travail, avril 2026).
  • En volume, les établissements de 1 à 4 salariés portent 458 217 projets de recrutement pour 2026, le total le plus élevé des huit tranches de taille du rapport national (France Travail, avril 2026).

Quelle part des recrutements est jugée difficile ?

Les recrutements sont moins souvent jugés difficiles en 2026, quelle que soit la taille de l'établissement. Les écarts restent forts : la difficulté est plus de deux fois plus fréquente dans le commerce et la réparation automobile que dans la finance et l'assurance, et ce sont les établissements de 10 à 49 salariés, non les plus petits, qui la signalent le plus.

Part des projets de recrutement jugés difficiles selon la taille de l'établissement, en 2025 puis en 2026 : 50,1 % puis 44,6 % de 0 à 9 salariés, 55,5 % puis 48,7 % de 10 à 19, 54,8 % puis 47,7 % de 20 à 49, 49,6 % puis 42,7 % de 50 à 99, 46,4 % puis 41,1 % de 100 à 199, 44,5 % puis 36,4 % au-delà de 200 salariés.
Figure 2 : la part des projets de recrutement jugés difficiles par les employeurs, selon la taille de l'établissement, en 2025 et en 2026. Le recul vaut pour toutes les tailles, mais la difficulté reste la plus forte dans les établissements de 10 à 19 salariés (48,7 %) et la plus faible dans ceux de plus de 200 salariés (36,4 %). Source : France Travail, Éclairages et synthèses n° 87, Enquête Besoins en main-d'œuvre 2026, avril 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Les difficultés de recrutement reculent-elles en France ?

En 2026, les employeurs jugent difficile moins d'un projet d'embauche sur deux en France, et cette part recule pour la troisième année de suite. Elle porte sur des projets : les enquêtes qui comptent des établissements ou des entreprises donnent d'autres niveaux.

  • La part des projets d'embauche jugés difficiles par les employeurs était de 50,1 % en 2025 et de 57,4 % en 2024 en France ; celle de 2026 est la plus basse depuis 2017 (France Travail, avril 2026).
  • Le point haut de la série 2015-2026 date de l'enquête de 2023, quand 61,0 % des projets de recrutement étaient jugés difficiles par les employeurs (France Travail, avril 2026).
  • Sur les recrutements menés en 2025, 37 % des établissements qui ont cherché à recruter déclarent avoir rencontré des difficultés, soit 3 points de moins qu'en 2024 (France Travail, avril 2026).
  • En France, 84 % des PME jugent en mai 2023 « très difficile » ou « moyennement difficile » de trouver du personnel ayant les bonnes compétences, dans une enquête européenne (Commission européenne, septembre 2023).
  • En France, 59 % des PME jugent en mai 2023 « très difficile » ou « moyennement difficile » de garder leur personnel qualifié, dans la même enquête (Commission européenne, septembre 2023).

Les petites entreprises ont-elles plus de mal à recruter que les grandes ?

En France, oui : les établissements de moins de 10 salariés jugent leurs projets plus souvent difficiles que ceux d'au moins 50 salariés, mais moins souvent que ceux de 10 à 49 salariés. Les enquêtes européennes et mondiales, menées auprès d'entreprises avec d'autres questions, montrent l'inverse.

  • Dans les établissements de 0 à 9 salariés, 44,6 % des projets de recrutement pour 2026 sont jugés difficiles en France (France Travail, avril 2026).
  • La part la plus élevée revient aux établissements de 10 à 19 salariés : 48,7 % de projets de recrutement jugés difficiles en 2026 (France Travail, avril 2026).
  • Au-delà de 200 salariés, la part de projets jugés difficiles pour 2026 est la plus faible : 36,4 % (France Travail, avril 2026).
  • Dans l'Union européenne, 53 % des microentreprises (moins de 10 salariés), 65 % des petites entreprises (10 à 49) et 68 % des entreprises moyennes (50 à 249) voient dans la pénurie de compétences un problème sérieux, en septembre-octobre 2023 (Commission européenne, novembre 2023).
  • Dans le monde, 64 % des employeurs de moins de 10 salariés disent peiner à pourvoir leurs postes en octobre 2025, contre 75 % de ceux de 1 000 à 4 999 salariés, la part la plus élevée (ManpowerGroup, février 2026).

Dans quels secteurs les difficultés de recrutement sont-elles les plus fortes ?

Le commerce et la réparation automobile arrivent en tête, avec environ deux projets sur trois jugés difficiles pour 2026 ; la construction est presque au même niveau. Dans les enquêtes de conjoncture, le bâtiment devance l'industrie et les services.

  • Dans le commerce et la réparation automobile, 66,5 % des projets de recrutement pour 2026 sont jugés difficiles, la part la plus élevée de tous les secteurs (France Travail, avril 2026).
  • Dans la construction, les employeurs jugent difficiles 65,2 % de leurs projets de recrutement pour 2026 (France Travail, avril 2026).
  • Les activités financières et d'assurance ont la part la plus faible : 28,8 % de projets de recrutement jugés difficiles pour 2026 (France Travail, avril 2026).
  • En juillet 2026, 61 % des entreprises du bâtiment déclarent des difficultés de recrutement, soit exactement la moyenne de longue période (Insee, septembre 2026).
  • Dans l'industrie manufacturière, 37 % des chefs d'entreprise déclarent des difficultés de recrutement en juillet 2026, pour une moyenne de 33 % depuis 1991 (Insee, juillet 2026).
  • Dans les services, 34 % des chefs d'entreprise déclarent des difficultés de recrutement en juillet 2026, contre 32 % en avril (Insee, juillet 2026).
  • En août 2026, avec une autre question, la Banque de France compte 23 % d'entreprises déclarant des difficultés de recrutement dans la construction, 17 % dans les services et 15 % dans l'industrie (Banque de France, septembre 2026).

Quels métiers manquent le plus de candidats ?

Les tensions de recrutement ont reflué en 2024 après le sommet de 2023, mais la majorité des métiers restent tendus. Pour la plupart des métiers les plus exposés, le salaire ne semble pas, selon la Dares, aggraver les tensions.

Indicateur de tension sur le marché du travail en France et quatre facteurs (intensité des embauches, manque de main-d'œuvre disponible, non-durabilité de l'emploi, inadéquation géographique), par année, de 2011 à 2024 : la tension atteint son sommet en 2023 puis se replie en 2024.
Figure 3 : l'indicateur de tension sur le marché du travail en France et quatre de ses facteurs, de 2011 à 2024. Après le sommet de 2023, la tension se replie en 2024 : l'intensité des embauches chute (de 0,35 à 0,18), tandis que le manque de main-d'œuvre disponible recule à peine. Source : Dares, Dares Résultats n° 5, Les tensions sur le marché du travail en 2024, février 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien de métiers sont en tension ?

En France, une nette majorité des métiers sont en tension forte ou très forte en 2024, y compris parmi ceux qui emploient le plus de salariés. Le repli de 2024 touche tous les domaines professionnels.

  • En France, 55 % des salariés occupent en 2024 un métier en tension forte ou très forte (Dares, février 2026).
  • En 2024, les trente métiers qui emploient le plus de salariés en France réunissent près de 9 millions de salariés : dix-sept d'entre eux sont en tension forte ou très forte (Dares, février 2026).
  • Dans les métiers de l'industrie, l'indicateur de tension de la Dares passe de 1,18 à 1,02 entre 2023 et 2024, en France (Dares, février 2026).
  • L'indicateur de tension de la Dares s'établit à 1,31 en 2024 dans les métiers de l'électricité et de l'électronique, en France (Dares, février 2026).
  • C'est dans l'informatique et les télécommunications que les tensions baissent le plus entre 2023 et 2024 en France : le domaine passe au niveau 4 (tension forte), après le niveau 5 (tension très forte) constaté depuis 2016 (Dares, février 2026).
  • L'indicateur d'intensité des embauches de la Dares, l'un des facteurs de tension, passe de 0,35 à 0,18 entre 2023 et 2024 en France (Dares, février 2026).

Quels métiers recrutent le plus, et lesquels sont les plus difficiles à pourvoir ?

En France, les agents d'entretien de locaux et les aides-soignants comptent parmi les métiers les plus recherchés pour 2026. Des métiers de l'industrie mécanique arrivent en tête des plus difficiles à pourvoir.

  • En 2026, 67,8 % des projets d'embauche ne sont pas saisonniers en France, soit 1,54 million, en baisse de 8,1 % sur un an (France Travail, avril 2026).
  • Le métier d'agent d'entretien de locaux compte le plus de projets non saisonniers pour 2026 en France : 64 200, sur 80 900 projets au total (France Travail, avril 2026).
  • Les employeurs déclarent 62 100 projets de recrutement d'aides-soignants pour 2026 en France, dont 56,6 % sont jugés difficiles (France Travail, avril 2026).
  • À contre-courant, les projets de recrutement d'ouvriers du conditionnement, du tri et de l'emballage augmentent de 22,2 % entre 2025 et 2026 en France (France Travail, avril 2026).
  • Parmi les métiers d'au moins 5 000 projets pour 2026 en France, les ouvriers qualifiés en conduite d'équipement d'usinage ont la plus forte part de projets jugés difficiles : 80,6 % (France Travail, avril 2026).
  • En 2024, les agents de maîtrise en fabrication mécanique arrivent en tête des trente métiers les plus en tension en France, avec un indicateur de 3,3 (Dares, février 2026).

Pourquoi certains métiers sont-ils en tension ?

En France, les trente métiers les plus tendus manquent d'abord de candidats, et exigent souvent une formation précise. Les conditions de travail et la géographie ne pèsent que sur une minorité.

  • En 2024, dix-neuf des trente métiers les plus en tension en France relèvent de l'industrie et sept du bâtiment et des travaux publics (Dares, février 2026).
  • Parmi les trente métiers les plus en tension en France, deux tiers requièrent en 2024 une formation spécifique, soit un lien fort ou très fort entre formation et emploi (Dares, février 2026).
  • Un vivier de candidats réduit (manque fort ou très fort de main-d'œuvre disponible) caractérise en 2024 deux tiers des trente métiers les plus en tension en France (Dares, février 2026).
  • En 2024, treize des trente métiers les plus en tension en France présentent une inadéquation géographique forte ou très forte entre offre et demande d'emploi (Dares, février 2026).
  • Des conditions de travail contraignantes distinguent en 2024 plus d'un tiers des trente métiers les plus en tension en France, soit 11 métiers (Dares, février 2026).
  • En 2024, dix-huit des trente métiers les plus en tension en France présentent un indicateur de non-durabilité de l'emploi faible ou très faible : l'emploi y est plutôt durable (Dares, février 2026).

Pourquoi les recrutements sont-ils difficiles, et que font les employeurs ?

Les employeurs mettent en cause les candidatures avant leurs propres offres. Quand il faut réagir, relever le salaire proposé reste une réponse minoritaire.

Raisons des difficultés de recrutement citées par les établissements en 2025, comparées à 2024 : concurrence d'autres entreprises 43 %, rémunération trop faible 38 %, image de l'entreprise, du secteur ou du métier 32 %, pénibilité ou risque du métier 31 %, technicité du poste 31 %, horaires décalés ou trop importants 27 %, nature ou durée du contrat 20 %, accès au lieu de travail 17 %.
Figure 4 : les raisons avancées par les établissements dont les difficultés de recrutement tiennent à des candidatures insuffisantes ou inadaptées, ou à des désistements, en 2025 et en 2024. La concurrence d'autres entreprises arrive en tête (43 %), devant une rémunération jugée trop faible (38 %) et l'image de l'entreprise, du secteur ou du métier (32 %). Source : France Travail, Éclairages et synthèses n° 87, Enquête Besoins en main-d'œuvre 2026, avril 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Comment les employeurs expliquent-ils leurs difficultés de recrutement ?

Les établissements qui peinent à recruter citent d'abord des candidatures trop rares ou inadaptées, puis la concurrence d'autres entreprises et la rémunération. Sur ce dernier point, un guide du blog détaille le calcul du coût complet pour l'employeur.

  • Parmi les établissements qui ont eu du mal à recruter en 2025, 69 % disent avoir reçu trop peu de candidatures, voire aucune (France Travail, avril 2026).
  • Parmi les établissements qui ont reçu des candidatures inadéquates en 2025, 64,3 % reprochent aux candidats un manque de compétences techniques, 64,1 % d'expérience professionnelle et 60,9 % de motivation (France Travail, avril 2026).
  • 44 % des établissements qui ont eu du mal à recruter en 2025 indiquent que des candidats ont finalement refusé le poste proposé (France Travail, avril 2026).
  • Quand leurs difficultés de 2025 tiennent aux candidatures ou à des désistements, 43 % des établissements invoquent la concurrence d'autres entreprises, première explication citée (France Travail, avril 2026).
  • Une rémunération trop faible ou pas assez attractive est mise en cause en 2025 par 38 % des établissements dont les difficultés de recrutement tiennent aux candidatures ou à des désistements (France Travail, avril 2026).
  • Parmi les établissements dont les difficultés de recrutement de 2025 tiennent aux candidatures ou à des désistements, 32 % citent l'image de l'entreprise, du secteur ou du métier, soit 15 points de plus qu'en 2024 (France Travail, avril 2026).

Quelles solutions les employeurs citent-ils face aux difficultés de recrutement ?

En France, les employeurs qui anticipent des difficultés disent compter d'abord sur France Travail, puis sur la formation de candidats extérieurs ; dans l'Union européenne, les PME citent en premier un meilleur emploi de leurs salariés.

  • 83 % des employeurs qui anticipent des difficultés de recrutement pour 2026 disent compter sur France Travail, première solution envisagée, dans une enquête que France Travail mène lui-même (France Travail, avril 2026).
  • Parmi les employeurs qui anticipent des difficultés de recrutement pour 2026, 75 % envisagent de former des candidats venus de l'extérieur, deuxième solution citée (France Travail, avril 2026).
  • En 2025, 24 % des établissements qui ont cherché à recruter ont augmenté le salaire proposé : 37 % de ceux qui ont rencontré des difficultés, contre 17 % des autres (France Travail, avril 2026).
  • Dans l'Union européenne, 43 % des PME disent en mai 2023 mieux employer les salariés déjà en place quand elles manquent de compétences, réponse la plus citée (Commission européenne, septembre 2023).
  • Dans la même enquête de mai 2023, 35 % des PME de l'Union européenne disent investir davantage dans la formation (Commission européenne, septembre 2023).
  • Dans le monde, 27 % des employeurs misent en octobre 2025 sur la montée en compétences ou la reconversion de leurs salariés, stratégie la plus citée contre la pénurie de talents (ManpowerGroup, février 2026).
  • Face à la pénurie de talents, 19 % des employeurs dans le monde augmentent les salaires, en octobre 2025 (ManpowerGroup, février 2026).

Quel effet les difficultés de recrutement ont-elles sur l'activité des entreprises ?

Le recrutement pèse moins qu'avant dans les préoccupations des dirigeants, sans en disparaître. Le coût des difficultés se lit dans le temps passé à chercher, dans les départs à remplacer et, pour une partie des entreprises, dans une production limitée faute de personnel.

Part des dirigeants de TPE-PME françaises citant chacun des principaux freins à la croissance au 3e trimestre 2026, avec le 2e trimestre 2026, le 3e trimestre 2025 et la moyenne 2018-2025 en comparaison : les difficultés de recrutement sont citées par 36 % des dirigeants au 3e trimestre 2026.
Figure 5 : les principaux freins à la croissance cités par les dirigeants de TPE-PME françaises au 3e trimestre 2026, comparés au trimestre précédent, à l'année précédente et à la moyenne de 2018 à 2025. Les difficultés de recrutement gardent le deuxième rang, mais 36 % des dirigeants les citent, contre 49 % en moyenne de 2018 à 2025. Source : Bpifrance Le Lab et Rexecode, Baromètre trimestriel Trésorerie, investissement et croissance des TPE-PME, septembre 2026, septembre 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Où se place le recrutement parmi les freins cités par les dirigeants ?

En France, le recrutement reste le deuxième frein à la croissance cité par les dirigeants de TPE-PME, mais bien moins souvent que par le passé. Le manque de personnel qualifié arrive en tête en Europe et aux États-Unis.

  • De 2018 à 2025, 49 % des dirigeants de TPE-PME françaises citaient en moyenne les difficultés de recrutement parmi les principaux freins à la croissance (Bpifrance Le Lab et Rexecode, septembre 2026).
  • Dans les pays de l'Union européenne où la disponibilité de personnel qualifié est le problème le plus cité, la part des PME qui la placent en tête va de 17 % (Roumanie, Hongrie) à 37 % (Chypre) en 2025 (Commission européenne, janvier 2026).
  • Dans l'Union européenne, les entreprises de 1 à 9 salariés notent en 2025 à 6,1 sur 10 en moyenne l'importance du problème de disponibilité de personnel qualifié, contre 7,2 pour celles de 250 salariés ou plus (Commission européenne, janvier 2026).
  • Au 2e trimestre 2026, les microentreprises françaises donnent à la disponibilité de personnel qualifié ou de cadres expérimentés une note d'importance de 5,4 sur 10 en moyenne, d'après 222 réponses seulement (BCE, juillet 2026).
  • Aux États-Unis, 23 % des dirigeants de petites entreprises adhérentes de la NFIB citent en août 2026 la qualité ou la disponibilité de la main-d'œuvre comme leur problème le plus important, en tête des réponses (NFIB, septembre 2026).

Le manque de personnel limite-t-il l'activité des entreprises ?

Oui, pour une partie d'entre elles : en France, environ une entreprise du bâtiment sur quatre déclare sa production limitée faute de personnel. L'enquête européenne, qui porte sur l'activité en général, donne des parts bien plus élevées.

  • En France, sur longue période, 29 % des entreprises du bâtiment déclarent en moyenne une production limitée par une insuffisance de personnel (Insee, septembre 2026).
  • En 2025, 17 % des établissements français qui ont cherché à recruter déclarent avoir eu du mal à garder leur personnel en raison d'un turn-over important (France Travail, avril 2026).
  • En France, 70 % des PME déclarent en mai 2023 que le manque de compétences les freine dans leur activité générale (Commission européenne, septembre 2023).
  • Dans l'ensemble de l'Union européenne, 63 % des PME se disent en mai 2023 freinées dans leur activité générale par le manque de compétences (Commission européenne, septembre 2023).
  • Dans l'Union européenne, 45 % des PME déclarent en mai 2023 que le manque de compétences freine leurs efforts pour adopter ou utiliser les technologies numériques, et 39 % qu'il complique le verdissement de leur activité (Commission européenne, septembre 2023).
  • En Allemagne, 21,1 % des entreprises déclarent en avril 2026 que le manque de personnel qualifié gêne leur activité (KfW Research, juin 2026).
  • En Allemagne, 31,7 % des entreprises de la construction (gros œuvre et travaux publics) déclarent en avril 2026 une production limitée faute de personnel qualifié (KfW Research, juin 2026).

Les difficultés de recrutement sont-elles propres à la France ?

La France n'a rien d'une exception : le manque de personnel qualifié revient dans les réponses des PME européennes comme dans celles des petites entreprises américaines. D'un pays à l'autre, les niveaux se comparent mal, parce que les enquêtes ne posent pas la même question.

Taux d'emplois vacants dans la zone euro et dans l'Union européenne, par trimestre, du 1er trimestre 2016 au 2e trimestre 2026, sans correction des variations saisonnières : les deux courbes passent de moins de 2 % en 2016 à plus de 3 % en 2022, puis redescendent vers 2 % en 2026.
Figure 6 : le taux d'emplois vacants dans la zone euro (« Euro area », trait plein) et dans l'Union européenne (« EU », pointillé), par trimestre, de 2016 au 2e trimestre 2026, en % et sans correction des variations saisonnières. Après un sommet au-dessus de 3 % en 2022, le taux de la zone euro est redescendu à 2,1 %, près de ses niveaux de 2018 et 2019. Source : Eurostat, communiqué Euro indicators « Euro area job vacancy rate at 2.1 % », septembre 2026. Graphique publié par la source, capturé le 5 octobre 2026.

Quel est le taux d'emplois vacants en France et en Europe ?

En France comme dans la zone euro, environ deux postes sur cent sont vacants au 2e trimestre 2026. Eurostat signale que le champ français, plus étroit, n'est pas strictement comparable.

  • Dans l'Union européenne, le taux d'emplois vacants est de 2,0 % au 2e trimestre 2026, contre 2,1 % au trimestre précédent comme un an plus tôt (Eurostat, septembre 2026).
  • Dans la zone euro, le taux d'emplois vacants était de 2,2 % au 2e trimestre 2025 et de 2,3 % au 1er trimestre 2026 (Eurostat, septembre 2026).
  • Au 2e trimestre 2026, le taux d'emplois vacants est de 2,3 % en France dans l'industrie et la construction comme dans les services (Eurostat, septembre 2026).
  • En Allemagne, le taux d'emplois vacants est de 2,4 % au 2e trimestre 2026, contre 2,5 % un an plus tôt (Eurostat, septembre 2026).
  • Dans la zone euro, la construction a le taux d'emplois vacants le plus élevé des secteurs marchands au 2e trimestre 2026 (3,0 %), devant les services administratifs et de soutien, agences d'intérim comprises (2,8 %), et l'hébergement-restauration (2,6 %) (Eurostat, septembre 2026).
  • Les Pays-Bas (4,1 %) et la Belgique (3,3 %) ont au 2e trimestre 2026 les taux d'emplois vacants les plus élevés des pays de l'Union européenne aux données comparables (Eurostat, septembre 2026).

Les PME européennes manquent-elles de personnel qualifié ?

Oui : une grande partie des PME interrogées par la Commission européenne disent peiner à trouver du personnel qualifié. L'enquête de 2023 distingue des degrés de difficulté ; ses résultats ne se comparent donc pas à la part unique publiée en 2026.

  • Dans l'Union européenne, 95 % des PME jugent en mai 2023 important, pour leur modèle d'activité, d'avoir du personnel aux bonnes compétences : 82 % disent « très important » et 13 % « moyennement important » (Commission européenne, septembre 2023).
  • En mai 2023, 52 % des PME de l'Union européenne jugent « très difficile » de trouver du personnel ayant les bonnes compétences, et 26 % « moyennement difficile » (Commission européenne, septembre 2023).
  • Garder son personnel qualifié est jugé « très difficile » par 21 % des PME de l'Union européenne et « moyennement difficile » par 31 %, en mai 2023 (Commission européenne, septembre 2023).
  • Les PME de l'Union européenne peinent le plus à recruter des conducteurs de machines, des ouvriers qualifiés et des artisans : là où ces postes existent, 39 % disent en mai 2023 recevoir peu de candidatures, voire aucune, et 22 % disent que les candidats n'ont pas les qualifications requises (Commission européenne, septembre 2023).
  • Dans l'Union européenne, 54 % des PME qui ont recruté des ressortissants de pays extérieurs à l'Union jugent la procédure de recrutement difficile, d'après une enquête présentée le 1er juin 2026 (Commission européenne, juin 2026).

Que montrent les enquêtes sur le recrutement aux États-Unis et dans le reste du monde ?

Le manque de candidats ressort aussi des enquêtes américaines et mondiales. La NFIB n'interroge que ses adhérents et reçoit quelques centaines de réponses ; ManpowerGroup interroge des employeurs de toutes tailles.

  • Aux États-Unis, 35 % des dirigeants de petites entreprises adhérentes de la NFIB déclarent en août 2026 avoir des postes qu'ils n'arrivent pas à pourvoir, soit 11 points de plus que la moyenne historique (NFIB, septembre 2026).
  • Aux États-Unis, 7,1 millions de postes étaient à pourvoir le dernier jour ouvré d'août 2026, tous secteurs non agricoles confondus (Bureau of Labor Statistics, septembre 2026).
  • Le taux de postes à pourvoir s'établit à 4,3 % aux États-Unis en août 2026, sans être directement comparable aux taux européens (Bureau of Labor Statistics, septembre 2026).
  • En août 2026, 3,1 millions de démissions, départs à l'initiative du salarié, ont été enregistrées aux États-Unis, hors agriculture (Bureau of Labor Statistics, septembre 2026).
  • En Allemagne, 83 % des employeurs déclarent en octobre 2025 avoir du mal à pourvoir leurs postes, contre 48 % en Chine, le grand marché le moins touché par la pénurie selon ManpowerGroup (ManpowerGroup, février 2026).
  • Aux États-Unis, 69 % des employeurs déclarent en octobre 2025 avoir du mal à pourvoir leurs postes, un peu moins que la moyenne mondiale (ManpowerGroup, février 2026).

Méthodologie et sources

Les chiffres de cette page viennent uniquement de sources primaires : des organismes publics français (France Travail, Dares, Insee, Banque de France), des institutions européennes et américaines (Commission européenne, Eurostat, BCE, Bureau of Labor Statistics) et quelques enquêtes de banques publiques, d'organisations professionnelles ou d'entreprises privées, nommées à chaque fois (Bpifrance Le Lab et Rexecode, KfW Research, Apec, NFIB, ManpowerGroup). Chaque chiffre a été vérifié dans le document d'origine le 5 octobre 2026, avec son champ, sa période et son unité.

La date qui suit le nom du producteur est celle de la publication du document, qui peut être postérieure à la période mesurée. Quand deux enquêtes donnent des niveaux différents pour une question proche, le texte indique ce que chacune compte. La page est mise à jour chaque mois : les résultats des enquêtes mensuelles et trimestrielles sont remplacés à chaque nouvelle parution.

Glossaire

  • Apec : Association pour l'emploi des cadres, qui publie chaque trimestre un baromètre des intentions de recrutement de cadres.
  • BCE : Banque centrale européenne.
  • BMO (Besoins en main-d'œuvre) : enquête annuelle de France Travail, réalisée avec le concours du Crédoc, sur les intentions d'embauche des établissements pour l'année à venir. L'édition 2026 a été menée d'octobre à décembre 2025 ; elle ne couvre pas les administrations de l'État.
  • Dares : direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques, le service statistique du ministère chargé du Travail.
  • Emploi saisonnier : emploi lié à une activité qui revient chaque année à la même période, comme les récoltes ou la saison touristique. L'enquête BMO distingue les projets saisonniers des autres.
  • Emploi vacant, taux d'emplois vacants : poste rémunéré, nouvellement créé, inoccupé ou sur le point de se libérer, pour lequel l'employeur cherche activement un candidat hors de l'entreprise. Le taux rapporte le nombre d'emplois vacants à la somme des postes occupés et des emplois vacants (définition d'Eurostat).
  • Enquête de conjoncture : enquête mensuelle ou trimestrielle dans laquelle l'Insee ou la Banque de France demandent aux chefs d'entreprise de décrire leur situation du moment : activité, effectifs, difficultés de recrutement.
  • Établissement : lieu d'activité géographiquement distinct (boutique, atelier, agence) qui dépend juridiquement d'une entreprise. Une entreprise peut en compter plusieurs. L'enquête BMO interroge des établissements, les enquêtes de conjoncture des entreprises.
  • Eurobaromètre Flash : enquête thématique ponctuelle commandée par la Commission européenne, ici auprès de PME.
  • Insee : Institut national de la statistique et des études économiques, qui mène des enquêtes de conjoncture auprès des chefs d'entreprise.
  • JOLTS : Job Openings and Labor Turnover Survey, enquête mensuelle du Bureau of Labor Statistics américain sur les postes à pourvoir, les embauches et les départs.
  • KfW Research : service d'études de la KfW, banque publique allemande, qui publie avec l'institut ifo un baromètre du manque de personnel qualifié.
  • Manque de compétences : dans les enquêtes de la Commission européenne citées ici, difficulté à pourvoir des postes faute de candidats ayant les bonnes qualifications.
  • Métier en tension, indicateur de tension : la Dares mesure la tension par un indicateur synthétique qui prend en compte trois dimensions : les difficultés de recrutement anticipées par les employeurs, le nombre d'offres d'emploi rapporté au nombre de demandeurs d'emploi, et la facilité des demandeurs d'emploi à retrouver un emploi. Les métiers sont classés sur une échelle de 1 à 5 ; le niveau 4 correspond à une tension forte, le niveau 5 à une tension très forte. L'indicateur est normalisé : la moyenne de l'ensemble des métiers sur les années 2011 à 2022 vaut 0. La Dares le complète par sept indicateurs qui éclairent les causes des tensions, normalisés et classés de la même façon : intensité des embauches, manque de main-d'œuvre disponible, lien entre formation et emploi, conditions de travail contraignantes, non-durabilité de l'emploi, inadéquation géographique et non-attractivité salariale.
  • NFIB : National Federation of Independent Business, fédération américaine de petites entreprises, qui publie chaque mois une enquête menée auprès de ses adhérents.
  • Projet de recrutement, intention d'embauche : embauche qu'un établissement déclare envisager pour l'année à venir dans l'enquête BMO. Ce n'est pas une embauche réalisée.
  • Projet jugé difficile : projet de recrutement que l'employeur s'attend, au moment de l'enquête BMO, à avoir du mal à mener à bien. La difficulté est anticipée, elle n'est pas constatée.
  • SAFE : Survey on the Access to Finance of Enterprises, enquête de la Commission européenne et de la BCE sur l'accès des entreprises au financement, qui leur demande aussi de noter l'importance de leurs principaux problèmes.
  • TPE, PME, microentreprise : dans les enquêtes européennes citées ici, une microentreprise compte moins de 10 salariés, une petite entreprise de 10 à 49 salariés et une entreprise moyenne de 50 à 249 salariés ; l'ensemble forme les PME. En France, on appelle couramment TPE les entreprises de moins de 10 salariés. Le baromètre de Bpifrance Le Lab et Rexecode interroge des TPE-PME de 1 à moins de 250 salariés.
  • Turn-over : rotation du personnel, c'est-à-dire le rythme auquel des salariés quittent un établissement et y sont remplacés. Sur les premières semaines d'une recrue, voir le guide Onboarding salarié en TPE : checklist des 30 jours.

Sources