Clients : attentes, recherche et avis

105 chiffres sur les clients des petites entreprises, en France et à l'étranger (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 29 min de lecture

On sait compter les petites entreprises françaises ; on sait beaucoup moins dire à qui elles vendent. L'Insee décrit en détail la clientèle des entreprises qui viennent de se créer et celle des indépendants. Pour l'ensemble des TPE et des PME en activité, les repères viennent de baromètres de conjoncture, d'enquêtes européennes et de sondages d'opinion, qui ne posent pas tous la même question.

Cette page rassemble ces chiffres, relus un à un dans leur document d'origine. Ils sont classés en cinq parties : le profil de la clientèle, la dépendance des indépendants envers un seul client, la difficulté à trouver des clients, leur origine selon les dirigeants et la confiance que le public accorde aux artisans et aux PME.

Chaque chiffre est donné avec sa population, son pays et sa date : une entreprise créée en 2022, un indépendant et une PME installée ne se comparent pas, et les repères étrangers sont signalés comme tels.

Chiffres clés

  • 62,8 % des entreprises créées en France au premier semestre 2022 ont pour clients principaux des particuliers (Insee, octobre 2024).
  • La clientèle est principalement locale ou de proximité pour 59,2 % des entreprises créées en France au premier semestre 2022 (Insee, octobre 2024).
  • Seules 7,3 % des entreprises créées en France au premier semestre 2022 ont une clientèle principalement internationale (Insee, octobre 2024).
  • En France, 12 % des indépendants sont économiquement dépendants d'un partenaire, en moyenne entre 2021 et 2023 : au moins la moitié de leur activité vient de lui, et le perdre mettrait en péril la survie de leur entreprise (Insee, mai 2025).
  • En France, 68 % des indépendants économiquement dépendants subissent au moins une contrainte de la part de leur partenaire, contre 46 % de ceux qui tirent aussi d'un seul partenaire au moins la moitié de leur activité sans que sa perte mette en péril la survie de leur entreprise, en moyenne entre 2021 et 2023 (Insee, mai 2025).
  • 18,2 % des indépendants de l'Union européenne déclaraient en 2017 n'avoir qu'un seul client ou avoir un client dominant (Eurostat, novembre 2018).
  • Les microentreprises françaises (1 à 9 salariés) notent en moyenne 5,32 sur 10 l'importance du problème « trouver des clients » au 2e trimestre 2026, d'après 222 réponses (BCE, juillet 2026).
  • Dans la zone euro, les microentreprises donnent au problème « trouver des clients » une note moyenne de 5,88 sur 10 au 2e trimestre 2026 (BCE, juillet 2026).
  • 63 % des dirigeants de TPE-PME françaises interrogés en mai et juin 2026 jugent que l'insuffisance de la demande est un obstacle important, voire insurmontable, à l'investissement (Bpifrance Le Lab, juillet 2026).
  • 46 % des TPE et PME françaises déclarent en 2026 qu'au moins 5 % de leurs clients viennent d'internet, après 43 % en 2022, 51 % en 2023, 56 % en 2024 et 44 % en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • 26 % des TPE et PME du panel de l'Afnic déclarent en 2025 tirer du web plus de 30 % de leur chiffre d'affaires, contre 25 % en 2024 ; ce panel français d'autodiagnostic en ligne n'est pas représentatif (Afnic, février 2026).
  • 84 % des personnes interrogées en France en janvier 2026 déclarent avoir confiance dans les artisans (CEVIPOF, février 2026).
  • 80 % des personnes interrogées en France en janvier 2026 déclarent avoir confiance dans les petites et moyennes entreprises (CEVIPOF, février 2026).
  • Les grandes entreprises privées n'obtiennent la confiance que de 48 % des personnes interrogées en France en janvier 2026 (CEVIPOF, février 2026).

Qui sont les clients des petites entreprises ?

L'entreprise qui se crée en France vend d'abord à des particuliers, et près de chez elle. La part des particuliers varie toutefois beaucoup selon le secteur d'activité et le statut, et la clientèle étrangère reste l'exception.

Répartition des entreprises créées en France au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs, selon leur clientèle principale et leur secteur d'activité : dans l'ensemble, 56,8 % ont surtout des particuliers pour clients, 37,6 % des entreprises et 5,6 % des administrations ; la part des particuliers va de 87,4 % dans l'enseignement, la santé humaine et l'action sociale à 23,0 % dans l'information et la communication (Insee, enquête Sine 2018).
Figure 1 : la clientèle principale des entreprises créées au premier semestre 2018, secteur par secteur. Les particuliers dominent dans l'enseignement, la santé et l'action sociale (87,4 %) comme dans le commerce (70,8 %), les entreprises dans l'information et la communication (69,7 %) : le partage dépend d'abord du secteur d'activité. Ces données datent de 2018 et excluent les micro-entrepreneurs ; elles ne se comparent donc pas terme à terme aux chiffres de 2022 cités dans cette partie. Source : Insee, Insee Première n° 1818, « Les créateurs d'entreprises de 2018 : deux sur trois sont seuls à l'origine du projet de création », septembre 2020. Capture de la page de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Les petites entreprises vendent-elles surtout à des particuliers ou à d'autres entreprises ?

Les nouvelles entreprises vendent surtout à des particuliers ; parmi les TPE et PME en activité, le partage avec la vente aux entreprises est plus équilibré.

  • En France, 29,6 % des entreprises créées au premier semestre 2022 ont pour clients principaux des entreprises ou des comités d'entreprise, professions libérales et associations comprises (Insee, octobre 2024).
  • Les administrations et organismes publics ou parapublics sont les clients principaux de 4,7 % des entreprises créées en France au premier semestre 2022 (Insee, octobre 2024).
  • L'ancien employeur du créateur est le client principal de 2,9 % des entreprises créées en France au premier semestre 2022 (Insee, octobre 2024).
  • Au printemps 2026, 37 % des TPE et PME françaises travaillent exclusivement en BtoB, avec d'autres entreprises (France Num, octobre 2026).
  • En France, au printemps 2026, 34 % des TPE et PME travaillent en BtoC, avec des particuliers, et 29 % ont une clientèle mixte (France Num, octobre 2026).
  • Aux États-Unis, 66 % des petites entreprises employeuses (1 à 499 salariés) doivent à des particuliers au moins 10 % de leurs ventes de 2024 (Federal Reserve Banks, mars 2026).
  • D'autres entreprises ont représenté au moins 10 % des ventes de 2024 pour 45 % des petites entreprises employeuses américaines ; plusieurs réponses étaient possibles (Federal Reserve Banks, mars 2026).

La clientèle des petites entreprises est-elle locale, nationale ou étrangère ?

La clientèle des entreprises créées en France en 2022 est avant tout locale ; le marché national vient ensuite, loin devant l'étranger. Dans l'ensemble des entreprises, exporter reste rare tant que la taille est réduite.

  • En France, 18,2 % des entreprises créées au premier semestre 2022 ont une clientèle principalement nationale (Insee, octobre 2024).
  • Parmi toutes les microentreprises françaises, et non plus parmi les seules créations, 3,3 % ont exporté en 2023 (Insee, septembre 2025).
  • La part d'entreprises exportatrices atteint 26,2 % parmi les PME françaises hors microentreprises, en 2023 (Insee, septembre 2025).
  • Aux États-Unis, environ 20 % des petites entreprises employeuses (1 à 499 salariés) ont vendu à des clients étrangers en 2024 (Federal Reserve Banks, mars 2026).
  • Pour 13 % des petites entreprises employeuses américaines, les clients étrangers ont représenté de 1 à 10 % des ventes de 2024 (Federal Reserve Banks, mars 2026).
  • Au Royaume-Uni, 17 % des PME employeuses (1 à 249 salariés) ont exporté des biens ou des services en douze mois, selon l'enquête de 2024 (Department for Business and Trade, septembre 2025).
  • Dans cette enquête britannique de 2024, 71 % des PME employeuses déclarent ne pas avoir de produit ou de service qui se prête à l'exportation (Department for Business and Trade, septembre 2025).

La clientèle change-t-elle selon le secteur, le statut et la taille ?

La clientèle change d'abord selon le secteur ; le statut compte aussi et, aux États-Unis, la part des particuliers recule quand l'effectif augmente.

  • Dans l'enseignement, la santé humaine et l'action sociale, 87,4 % des entreprises créées en France au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs, vendent principalement à des particuliers (Insee, septembre 2020).
  • Dans l'information et la communication, 69,7 % des entreprises créées en France au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs, vendent principalement à des entreprises (Insee, septembre 2020).
  • En France, 80,2 % des entreprises individuelles créées au premier semestre 2022, hors régime du micro-entrepreneur, ont pour clients principaux des particuliers (Insee, octobre 2024).
  • Les particuliers sont les clients principaux de 62,2 % des micro-entrepreneurs immatriculés en France au premier semestre 2022 (Insee, octobre 2024).
  • Les sociétés créées en France au premier semestre 2022 sont 57,6 % à avoir des particuliers pour clients principaux (Insee, octobre 2024).
  • Aux États-Unis, 68 % des petites entreprises de 1 à 4 salariés doivent à des particuliers au moins 10 % de leurs ventes de 2024 (Federal Reserve Banks, mars 2026).
  • Parmi les entreprises américaines de 50 à 499 salariés, 46 % doivent à des particuliers au moins 10 % de leurs ventes de 2024 (Federal Reserve Banks, mars 2026).

Un client ou beaucoup : la dépendance économique des indépendants

Dépendre d'un seul client reste minoritaire parmi les indépendants, sans être marginal. La dépendance se paie d'abord en autonomie : celui qui apporte l'activité pèse aussi sur les tarifs et sur l'emploi du temps.

Part des indépendants soumis à une contrainte par le partenaire économique qui les domine, en France, en moyenne de 2021 à 2023 : prix, 51 % des indépendants dépendants et 30 % des dominés non dépendants ; organisation, 28 % et 19 % ; choix des clients, 15 % et 9 % ; choix des fournisseurs, 10 % et 5 % ; choix des produits, 28 % et 16 % ; autre contrainte, 8 % et 4 % ; au moins une contrainte, 68 % et 46 % (Insee, enquêtes Emploi 2021, 2022 et 2023).
Figure 2 : les contraintes que subissent les indépendants dont au moins la moitié de l'activité vient d'un seul partenaire, selon que la perte de ce partenaire menacerait ou non la survie de leur entreprise. Dans le premier cas, 51 % sont contraints sur leurs prix et 28 % sur l'organisation de leur travail ; 68 % subissent au moins une contrainte, contre 46 % dans le second. Les indépendants pour qui la perte du partenaire serait la plus grave sont aussi les plus contraints par lui. Moyenne des années 2021 à 2023. Source : Insee, « En moyenne entre 2021 et 2023, l'activité de 12 % des indépendants est de fait dépendante d'un seul partenaire économique », Emploi et revenus des indépendants, édition 2025, mai 2025. Capture de la page de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien d'indépendants dépendent d'un seul client ou partenaire ?

En France, un quart des indépendants (25 %) déclarent tirer d'un seul partenaire économique au moins la moitié de leur activité, en moyenne entre 2021 et 2023 : l'Insee les dit économiquement dominés (Insee, mai 2025). Ce partenaire est le plus souvent un client ; seuls ceux que sa perte mettrait en péril sont dits dépendants.

  • Le client principal représente au moins la moitié de l'activité de 18 % des indépendants en France, en moyenne entre 2021 et 2023 (Insee, mai 2025).
  • Chez les micro-entrepreneurs français, 23 % sont économiquement dominés par leur client principal, en moyenne entre 2021 et 2023 (Insee, mai 2025).
  • Le partenaire dominant est un fournisseur pour 4 % des indépendants français et, pour 3 %, un autre intermédiaire qui leur donne accès à des clients, hors plateforme numérique, en moyenne sur 2021-2023 (Insee, mai 2025).
  • En 2017, la part des indépendants ayant un client unique ou dominant allait de 9,2 % en Croatie à 32,9 % en Hongrie, extrêmes de l'Union européenne (Eurostat, novembre 2018).
  • Au sens d'Eurostat (sans salarié, avec un client unique ou dominant qui décide des horaires de travail), 3,4 % des indépendants de l'Union européenne étaient économiquement dépendants en 2017 (Eurostat, novembre 2018).

Sur combien de clients repose l'activité des nouvelles entreprises et des indépendants ?

En France, 18,9 % des entreprises créées au premier semestre 2022 tirent leur chiffre d'affaires principalement d'un seul client (Insee, octobre 2024).

  • Pour 10,3 % des entreprises créées en France au premier semestre 2022, le chiffre d'affaires repose principalement sur deux clients (Insee, octobre 2024).
  • En France, 34,2 % des entreprises créées au premier semestre 2022 répartissent leur chiffre d'affaires sur un plus grand nombre de clients, sans client majoritaire ; les autres situations sont intermédiaires (Insee, octobre 2024).
  • Parmi les micro-entrepreneurs immatriculés en France au premier semestre 2022, 23,1 % tirent leur chiffre d'affaires principalement d'un seul client (Insee, octobre 2024).
  • Le chiffre d'affaires de 14,3 % des sociétés créées en France au premier semestre 2022 repose principalement sur un seul client (Insee, octobre 2024).
  • En France, 28 % des indépendants et 41 % des micro-entrepreneurs ont entre un et neuf clients, en moyenne entre 2021 et 2023 (Insee, mai 2025).
  • Dans l'Union européenne, 61,2 % des indépendants déclaraient en 2017 avoir eu plus de neuf clients au cours des douze derniers mois (Eurostat, novembre 2018).

Sur la conduite à tenir, voir le guide Dépendance à un seul client : mesurer le risque et agir.

Quelles contraintes et quels risques la dépendance économique fait-elle peser sur un indépendant ?

La dépendance réduit d'abord la liberté de fixer ses prix, puis celle d'organiser son travail et de choisir ses clients.

  • En France, en moyenne entre 2021 et 2023, 51 % des indépendants économiquement dépendants se disent contraints par leur partenaire pour fixer leurs prix ou leurs tarifs (Insee, mai 2025).
  • En France, 76 % des agriculteurs économiquement dépendants d'un partenaire se disent contraints sur leurs prix, en moyenne sur 2021-2023 (Insee, mai 2025).
  • L'organisation du travail ou des horaires est contrainte par le partenaire pour 28 % des indépendants économiquement dépendants, en France sur 2021-2023 (Insee, mai 2025).
  • Toujours en France sur 2021-2023, le choix des clients est contraint pour 15 % des indépendants économiquement dépendants (Insee, mai 2025).
  • Perdre leur partenaire dominant mettrait en péril la survie de leur entreprise selon 53 % des indépendants économiquement dominés, en France sur 2021-2023 (Insee, mai 2025).
  • À l'inverse, 25 % des indépendants économiquement dominés jugent, en France sur 2021-2023, que la perte de leur partenaire dominant n'entraînerait pas de difficulté notable (Insee, mai 2025).
  • Sont économiquement dominés 63 % des experts libéraux en études techniques (consultants ou développeurs informatiques, par exemple) et 35 % des agents commerciaux immobiliers, en France sur 2021-2023 (Insee, mai 2025).

Trouver des clients : une difficulté mesurée

Dans les enquêtes européennes, trouver des clients n'est pas le premier problème des entreprises, mais il figure parmi les plus cités ; les entreprises françaises le notent moins haut que la moyenne européenne. La demande, elle, fait défaut : les dirigeants de TPE-PME placent son insuffisance en tête des obstacles à l'investissement, devant le coût du crédit.

Part des dirigeants de TPE-PME françaises qui jugent chaque obstacle à l'investissement important ou insurmontable en mai 2026 : demande 63 %, coût du crédit 45 %, rentabilité 44 %, concurrence 37 %, fonds propres 32 %, endettement 22 % ; en novembre 2025, 61 %, 40 %, 42 %, 35 %, 31 % et 22 % (Bpifrance Le Lab, 4 637 réponses).
Figure 3 : la part des dirigeants de TPE-PME qui jugent chaque obstacle à l'investissement important ou insurmontable. L'insuffisance de la demande arrive en tête, à 63 % en mai 2026 après 61 % en novembre 2025, loin devant le coût du crédit (45 %) et la faiblesse de la rentabilité (44 %) : le manque de débouchés freine davantage l'investissement que son financement. Enquête menée du 5 mai au 18 juin 2026, 4 637 réponses. Source : Bpifrance Le Lab, Baromètre semestriel des TPE-PME, premier semestre 2026, juillet 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Trouver des clients est-il le premier problème des petites entreprises, en France et en Europe ?

Non. Dans la zone euro, 61 % des entreprises de toutes tailles font des coûts de production et de main-d'œuvre une forte préoccupation (note d'au moins 7 sur 10) au 2e trimestre 2026 : c'est le problème le plus cité (BCE, juillet 2026).

  • Dans la zone euro, 50 % des entreprises de toutes tailles donnent à la recherche de clients une note d'au moins 7 sur 10 au 2e trimestre 2026 (BCE, juillet 2026).
  • Dans l'Union européenne, les PME notent en moyenne 6,2 sur 10 le problème « trouver des clients », dans l'enquête menée du 27 août au 3 octobre 2025 (Commission européenne, janvier 2026).
  • En France, les PME notent en moyenne 5,5 sur 10 le problème « trouver des clients » en 2025, moins haut que les coûts de production ou de main-d'œuvre et que la disponibilité de personnel qualifié (Commission européenne, janvier 2026).
  • En Allemagne, la note moyenne des PME pour « trouver des clients » atteint 6,8 sur 10 en 2025 (Commission européenne, janvier 2026).
  • Dans l'Union européenne, 18 % des PME classent en 2025 « trouver des clients » comme leur problème le plus important : c'est le deuxième le plus souvent placé en tête (Commission européenne, janvier 2026).
  • En France, 25,6 % des micro-entrepreneurs immatriculés au premier semestre 2022 déclarent des difficultés liées à la clientèle : établir des contacts, définir des produits ou des prestations adaptés (Insee, octobre 2024).

La demande manque-t-elle aujourd'hui aux TPE-PME françaises ?

Oui. En France, 64 % des dirigeants de TPE-PME interrogés du 24 août au 3 septembre 2026 citent l'insuffisance de la demande, actuelle ou anticipée, parmi les trois principaux freins à leur activité : c'est le frein le plus cité (Bpifrance Le Lab, septembre 2026).

  • Le seul manque actuel de débouchés est cité parmi les trois principaux freins par 25 % des dirigeants de TPE-PME français interrogés fin août et début septembre 2026 (Bpifrance Le Lab, septembre 2026).
  • La concurrence figure parmi les trois principaux freins pour 31 % des dirigeants de TPE-PME français, à la même date (Bpifrance Le Lab, septembre 2026).
  • Dans le commerce comme dans la construction, 68 % des TPE-PME françaises voient dans l'insuffisance de la demande un obstacle important, voire insurmontable, à l'investissement, en mai et juin 2026 (Bpifrance Le Lab, juillet 2026).
  • Le solde d'opinion des dirigeants de TPE-PME français sur leurs carnets de commandes des six derniers mois est de −20 en mai et juin 2026 (Bpifrance Le Lab, juillet 2026).
  • Fin juin 2026, 87 % des dirigeants de TPE français adhérents du Syndicat des Indépendants et des TPE n'ont pas constaté de réel regain de consommation depuis le début de l'année (SDI, juillet 2026).

La méthode pour trouver des clients relève d'un guide pratique : Comment trouver plus de clients quand on est artisan ?

Trouver des clients est-il aussi difficile aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada ?

Aux États-Unis et au Canada, ventes et demande arrivent en tête d'au moins une enquête ; au Royaume-Uni, l'enquête retenue mesure le poids de la concurrence, non la recherche de clients. Ces mesures ne se comparent pas entre elles.

  • Aux États-Unis, 57 % des petites entreprises employeuses (1 à 499 salariés) citent en 2025 « toucher des clients ou augmenter les ventes » parmi leurs difficultés d'exploitation des douze derniers mois : c'est la plus citée (Federal Reserve Banks, mars 2026).
  • La faiblesse des ventes est une difficulté financière des douze derniers mois pour 48 % des petites entreprises employeuses américaines, en 2025 (Federal Reserve Banks, mars 2026).
  • Aux États-Unis, 26 % des dirigeants de petites entreprises citent le chiffre d'affaires parmi leurs principales difficultés au 2e trimestre 2026, au deuxième rang derrière l'inflation (U.S. Chamber of Commerce, juillet 2026).
  • Aux États-Unis, 10 % des dirigeants adhérents de la NFIB citent en août 2026 la faiblesse des ventes comme leur problème le plus important, sur 476 réponses (NFIB, septembre 2026).
  • Au Canada, 49 % des PME adhérentes de la FCEI citent en septembre 2026 une demande insuffisante, premier des facteurs qui limitent la hausse de leurs ventes ou de leur production (FCEI, septembre 2026).
  • Au Royaume-Uni, 40 % des PME employeuses citent en 2024 la concurrence sur leur marché comme un obstacle important à leur réussite (Department for Business and Trade, septembre 2025).

D'où viennent les clients des petites entreprises, selon les dirigeants ?

Les enquêtes françaises retenues ici ne mesurent que le poids d'internet : près d'une TPE-PME sur deux lui doit au moins 5 % de ses clients. Pour les autres sources de clients, il ne reste qu'une enquête privée, surtout nord-américaine, qui ne publie pas sa méthode d'échantillonnage.

Part des TPE et PME françaises qui déclarent qu'au moins 5 % de leurs clients viennent d'internet : 43 % en 2022, 51 % en 2023, 56 % en 2024, 44 % en 2025 et 46 % en 2026 (Baromètre France Num 2026, 9 655 répondants).
Figure 4 : la part des TPE et PME qui déclarent qu'au moins 5 % de leurs clients viennent d'internet, de 2022 à 2026. Après un sommet à 56 % en 2024, elle est retombée à 44 % en 2025, puis remontée à 46 % en 2026 : la hausse ne s'est pas maintenue, et la part reste proche de celle de 2022 (43 %). Base : 9 655 répondants en 2026. Source : France Num, Baromètre France Num 2026, rapport final, octobre 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quelle part des clients des TPE-PME vient d'internet ?

Internet apporte le plus souvent aux TPE-PME une part minoritaire de leurs clients : peu lui en doivent la moitié, et l'écart est net selon le secteur et le type de clients.

  • En France, 14 % des TPE et PME interrogées au printemps 2026 déclarent que la moitié ou plus de leurs clients viennent d'internet, deux points de plus qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • À l'inverse, 46 % des TPE et PME françaises estiment au printemps 2026 que moins de 5 % de leurs clients viennent d'internet, et 8 % ne souhaitent pas répondre (France Num, octobre 2026).
  • Dans l'hébergement-restauration, 74 % des TPE et PME françaises déclarent en 2026 qu'au moins 5 % de leurs clients viennent d'internet, contre 29 % dans le transport et la logistique (France Num, octobre 2026).
  • En France, 49 % des entreprises sans salarié déclarent en 2026 qu'au moins 5 % de leurs clients viennent d'internet, contre 37 % des PME de 50 à 249 salariés (France Num, octobre 2026).
  • Parmi les TPE et PME françaises qui vendent à des particuliers, 55 % déclarent en 2026 qu'au moins 5 % de leurs clients viennent d'internet, contre 27 % de celles qui ne vendent qu'à des entreprises (France Num, octobre 2026).

Par quels canaux les dirigeants de petites entreprises disent-ils trouver leurs clients ?

Les dirigeants citent d'abord la recommandation, loin devant le marketing numérique et la publicité en ligne, dans une enquête privée surtout nord-américaine.

  • En France, 31 % des TPE et PME du panel de l'Afnic déclarent tirer du web moins de 10 % de leur chiffre d'affaires en 2025, contre 32 % en 2024 (Afnic, février 2026).
  • En France, 24,3 % des entreprises créées au premier semestre 2022 utilisent internet ou les réseaux sociaux pour rechercher des marchés (Insee, octobre 2024).
  • Interrogés par LocaliQ en 2025, plus de 300 dirigeants de petites entreprises, surtout américains et canadiens, citent à 83 % les recommandations de clients parmi leurs meilleures sources de nouveaux clients, contre 65 % un an plus tôt (LocaliQ, octobre 2025).
  • Dans l'enquête surtout nord-américaine de LocaliQ, 46 % des dirigeants citent en 2025 le marketing numérique et la publicité en ligne parmi leurs meilleures sources de nouveaux clients (LocaliQ, octobre 2025).
  • Dans le panel de l'Afnic, non représentatif, 61 % des TPE et PME françaises ne surveillent pas, ou pas vraiment, les performances de leurs actions d'acquisition et de fidélisation de clients sur internet en 2025 (Afnic, février 2026).

Pour ce suivi, voir Suivre l'origine des demandes clients avec les UTM.

La confiance envers les artisans et les petites entreprises

La confiance du public décroît avec la taille de l'entreprise. Artisans et PME devancent nettement les grandes entreprises dans les baromètres français, et l'écart se retrouve aux États-Unis.

Part des personnes interrogées en France en janvier 2026 qui déclarent avoir confiance dans chacune de vingt-deux organisations : artisans 84 %, science 82 %, petites et moyennes entreprises 80 %, hôpitaux 79 %, entreprises en général 62 %, grandes entreprises publiques 52 %, grandes entreprises privées 48 %, banques 42 %, partis politiques 15 % (CEVIPOF, Baromètre de la confiance politique, vague 17, 3 166 personnes).
Figure 5 : le niveau de confiance accordé à vingt-deux organisations, mesuré en France en janvier 2026 auprès de 3 166 personnes. Les artisans arrivent en tête (84 %) et les petites et moyennes entreprises au troisième rang (80 %), loin devant les entreprises en général (62 %) et les grandes entreprises privées (48 %). Artisans et PME se situent au niveau de la science et des hôpitaux, en haut du classement. Les triangles indiquent l'évolution depuis la vague 16 (février 2025). Source : CEVIPOF, Baromètre de la confiance politique, vague 17, février 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Les Français font-ils confiance aux artisans et aux PME ?

Les Français font largement confiance aux artisans et aux PME, et un peu plus qu'un an auparavant. Un second sondage, qui mesure la bonne opinion et non la confiance, retrouve le même écart entre petites et grandes entreprises.

  • En France, 62 % des personnes interrogées en janvier 2026 déclarent avoir confiance dans les entreprises en général (CEVIPOF, février 2026).
  • Un an plus tôt, en janvier 2025, 82 % des personnes interrogées en France déclaraient avoir confiance dans les artisans (CEVIPOF, février 2025).
  • La confiance dans les petites et moyennes entreprises était déclarée par 76 % des personnes interrogées en France en janvier 2025 (CEVIPOF, février 2025).
  • Fin septembre 2025, 92 % des personnes interrogées en France par Odoxa déclarent avoir une bonne opinion des TPE et petites entreprises de moins de 20 salariés (Odoxa, octobre 2025).
  • Les grandes entreprises de plus de 5 000 salariés recueillent 60 % de bonnes opinions dans le sondage Odoxa mené en France fin septembre 2025 (Odoxa, octobre 2025).
  • En France, 84 % des personnes interrogées fin septembre 2025 ont une bonne opinion des chefs d'entreprise qui dirigent de petites PME (Odoxa, octobre 2025).
  • Les entreprises en général recueillent 82 % de bonnes opinions en France fin septembre 2025 (Odoxa, octobre 2025).

Quels métiers de l'artisanat inspirent le plus ou le moins confiance ?

Les métiers de bouche inspirent le plus confiance, les garagistes le moins, dans un classement français de début 2023. Chaque pourcentage compte les personnes qui citent un métier parmi huit, plusieurs réponses étant possibles.

  • En France, 75 % des personnes interrogées début 2023 citent les boulangers-pâtissiers parmi les professions artisanales auxquelles elles font le plus confiance (CEVIPOF, février 2023).
  • Les bouchers-charcutiers sont cités à la même question par 49 % des personnes interrogées en France début 2023 (CEVIPOF, février 2023).
  • Les fleuristes viennent ensuite parmi les artisans qui inspirent le plus confiance, cités par 39 % des personnes interrogées en France début 2023 (CEVIPOF, février 2023).
  • À la question inverse, 62 % des personnes interrogées en France début 2023 citent les garagistes parmi les professions artisanales auxquelles elles font le moins confiance (CEVIPOF, février 2023).
  • Les taxis suivent parmi les artisans qui inspirent le moins confiance, cités par 43 % des personnes interrogées en France début 2023 (CEVIPOF, février 2023).
  • Les plombiers arrivent troisièmes à cette question : 40 % des personnes interrogées en France début 2023 les citent (CEVIPOF, février 2023).
  • Seules 13 % des personnes interrogées en France début 2023 citent les plombiers parmi les artisans en qui elles ont le plus confiance (CEVIPOF, février 2023).

Fait-on aussi confiance aux petites entreprises à l'étranger ?

Oui. Aux États-Unis, les petites entreprises inspirent bien plus confiance que les grandes ; en Europe, la confiance dans les PME est plus élevée en Allemagne et en Italie qu'au Royaume-Uni.

  • Aux États-Unis, 67 % des adultes interrogés en juin 2026 déclarent avoir une grande ou une assez grande confiance dans les petites entreprises (Gallup, juillet 2026).
  • Les grandes entreprises n'inspirent une grande ou une assez grande confiance qu'à 17 % des adultes américains interrogés en juin 2026 (Gallup, juillet 2026).
  • Aux États-Unis, 86 % des adultes interrogés en janvier 2024 estiment que les petites entreprises ont un effet positif sur la marche du pays (Pew Research Center, février 2024).
  • Les grandes sociétés n'ont un effet positif sur la marche du pays que pour 29 % des adultes américains interrogés en janvier 2024 (Pew Research Center, février 2024).
  • En Allemagne, 75 % des personnes interrogées début 2026 déclarent avoir confiance dans les petites et moyennes entreprises (CEVIPOF, février 2026).
  • En Italie, la même question sur les petites et moyennes entreprises recueille 74 % de réponses de confiance début 2026 (CEVIPOF, février 2026).
  • Au Royaume-Uni, 60 % des personnes interrogées début 2026 déclarent avoir confiance dans les petites et moyennes entreprises (CEVIPOF, février 2026).

Méthodologie et sources

Chaque chiffre a été relu dans le document de l'organisme qui l'a produit : sources publiques françaises (Insee, France Num, Bpifrance Le Lab), institutions européennes (BCE, Commission européenne, Eurostat), organismes publics étrangers, centres de recherche, instituts de sondage, fédérations professionnelles, une association (l'Afnic) et une entreprise privée (LocaliQ). Aucun n'est repris d'un article qui en cite un autre. La date entre parenthèses est celle de la publication du document ; la période mesurée figure dans la phrase. Dernière vérification des sources : 5 octobre 2026. La page est mise à jour chaque mois, et les chiffres de conjoncture sont remplacés à chaque nouvelle édition des baromètres.

Les sources n'ont pas toutes la même portée. Les enquêtes menées auprès d'adhérents (SDI, NFIB, FCEI), le panel d'autodiagnostic de l'Afnic et l'enquête de LocaliQ, dont la méthode d'échantillonnage n'est pas publiée, ne représentent pas l'ensemble des entreprises. Celle des banques de la Réserve fédérale repose sur un échantillon de convenance, pondéré, et tient pour petite une entreprise de 1 à 499 salariés.

Les notes de l'enquête SAFE publiées par la BCE (chaque trimestre, pour les microentreprises) et par la Commission européenne (chaque année, pour les PME) ne portent ni sur la même période ni sur la même population. La mesure européenne de la dépendance date de 2017 et ne retient pas la définition de l'Insee. Aucun repère étranger ne se compare terme à terme aux chiffres français.

Glossaire

  • TPE et microentreprise : entreprise de moins de 10 salariés. À ne pas confondre avec le régime du micro-entrepreneur.
  • PME : entreprise de moins de 250 salariés.
  • Micro-entrepreneur : indépendant qui relève d'un régime fiscal et social simplifié ; c'est l'ancien auto-entrepreneur.
  • Indépendant, ou non-salarié : personne qui exerce son activité à son compte, sans contrat de travail.
  • Indépendant économiquement dominé : selon l'Insee, « un indépendant est économiquement dominé si au moins la moitié de son activité dépend d'un de ses partenaires économiques (client, fournisseur, relation de location-gérance, de licence ou de franchise, plateforme numérique donnant accès à des clients ou autre relation) ».
  • Indépendant économiquement dépendant : selon l'Insee, « un indépendant est économiquement dépendant s'il est économiquement dominé par un partenaire économique et qu'il déclare que la perte de cette relation économique dominante mettrait en péril la survie de son entreprise ».
  • Partenaire économique dominant : client, fournisseur ou intermédiaire dont dépend au moins la moitié de l'activité d'un indépendant.
  • BtoB et BtoC : vente aux entreprises (business to business) et vente aux particuliers (business to consumer).
  • Clientèle locale ou de proximité, nationale, internationale : catégories de l'enquête Sine, qui demande au créateur où se trouve principalement sa clientèle ; une quatrième catégorie, régionale, les complète.
  • Enquête Sine : Système d'information sur les nouvelles entreprises, dispositif de l'Insee qui interroge les créateurs d'une même génération d'entreprises. Les chiffres de 2022 portent sur les entreprises créées au premier semestre 2022.
  • Enquête SAFE : Survey on the Access to Finance of Enterprises, enquête de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne. Les entreprises y notent de 1 à 10 l'importance de plusieurs problèmes, dont « trouver des clients ».
  • Solde d'opinion : écart entre la part des réponses favorables et la part des réponses défavorables à une même question. Un solde négatif signifie que les secondes l'emportent ; ce n'est pas une part de dirigeants.
  • Carnet de commandes : ensemble des commandes reçues qui restent à exécuter.
  • Débouchés : clients et marchés auxquels une entreprise peut vendre ce qu'elle produit.
  • Échantillon représentatif et échantillon non probabiliste : le premier est construit pour reproduire la structure de la population étudiée, par tirage au sort ou par quotas ; le second désigne ici des répondants qui se sont portés volontaires (adhérents, autodiagnostic en ligne, échantillon de convenance), et ses résultats ne s'étendent pas sans précaution à l'ensemble de la population.
  • CEVIPOF : Centre de recherches politiques de Sciences Po.
  • Afnic : Association française pour le nommage Internet en coopération, qui gère les noms de domaine en .fr.
  • SDI, NFIB, FCEI : Syndicat des Indépendants et des TPE (France), National Federation of Independent Business (États-Unis) et Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (Canada), trois organisations qui interrogent leurs adhérents.

Sources