Gestion, paiements et numérique

105 chiffres sur l'usage de l'IA dans les TPE et PME en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 36 min de lecture

Le pourcentage d'entreprises utilisant l'IA a triplé en France entre 2023 et 2025 parmi celles de 10 à 249 salariés, et il a été multiplié par 2,8 parmi celles de 250 salariés ou plus (Insee, juillet 2026). Ce constat de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vaut pour toutes les technologies d'intelligence artificielle (IA), mais seulement à partir de 10 salariés. D'une enquête à l'autre, le chiffre change avec la taille des entreprises interrogées et avec ce que la question appelle IA.

Le Baromètre France Num interroge les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME), y compris celles qui n'ont aucun salarié. Bpifrance Le Lab mesure la seule IA générative dans son baromètre semestriel et consacre une étude aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). La Banque de France distingue l'IA générative des autres formes d'IA dans les entreprises de 20 salariés ou plus. Savoir combien d'entreprises utilisent l'IA en France suppose donc de dire lesquelles.

Cette page réunit 105 chiffres sur l'usage de l'IA dans les TPE et PME en France, et dans les entreprises plus grandes quand la statistique ne descend pas sous 10 ou 20 salariés : la part d'entreprises utilisatrices, les outils et les tâches, les dépenses, les freins, le rôle du dirigeant et les effets déclarés. Elle dit aussi la place que les petites entreprises donnent au sujet : en 2026, 18 % des TPE-PME françaises citent « intégrer l'intelligence artificielle (IA) pour gagner en productivité » parmi leurs priorités numériques des deux prochaines années, trois réponses étant possibles (France Num, octobre 2026).

Des repères étrangers complètent ces données : Eurostat pour l'Union européenne, l'Office for National Statistics (ONS) pour le Royaume-Uni, la fédération professionnelle du numérique Bitkom pour l'Allemagne, Statistique Canada, et pour les États-Unis le Census Bureau, les banques de la Réserve fédérale (Fed) et la U.S. Chamber of Commerce, une organisation patronale.

S'y ajoutent une enquête de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans dix pays et celle de la Banque européenne d'investissement (BEI), menée en 2025 auprès d'entreprises de 5 employés ou plus. D'après cette dernière, 81 % des entreprises américaines qui utilisent l'IA l'appliquent à au moins deux processus internes, contre 55 % des entreprises utilisatrices de l'Union européenne (BEI, janvier 2026). Chaque chiffre est donné avec la population mesurée, la date et le lien vers le document d'origine.

Chiffres clés

  • En France, en 2026, le pourcentage d'entreprises utilisant l'IA à des fins professionnelles atteint 40 % parmi les TPE-PME de 0 à 249 salariés, soit trois fois plus qu'en 2024 (+27 points) (France Num, octobre 2026).
  • En France, en 2025, 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent utiliser au moins une technologie d'IA, soit 8 points de plus qu'en 2024 et 12 points de plus qu'en 2023 (Insee, juillet 2026).
  • En France, fin 2025, 55 % des TPE-PME de 1 à 249 salariés déclarent recourir à l'IA générative (Bpifrance Le Lab, janvier 2026).
  • En France, début 2026, 67 % des entreprises de 20 salariés ou plus de l'industrie manufacturière, de la construction et des services marchands non financiers hors commerce déclarent utiliser l'IA générative, surtout à titre expérimental ou de façon limitée (Banque de France, septembre 2026).
  • En France, en 2026, 34 % des TPE-PME utilisent un outil d'IA qui génère du texte, de la voix ou des images, soit 12 points de plus qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • En France, fin 2025, 72 % des TPE-PME qui ont recours à l'IA générative s'en servent pour produire des contenus écrits, ce qui reste leur principal usage (Bpifrance Le Lab, janvier 2026).
  • En France, en 2025, 71 % des entreprises de 10 salariés ou plus qui n'utilisent pas l'IA disent ne pas en voir l'utilité, raison la plus souvent citée ; cette part est de 71 % parmi les entreprises de moins de 50 salariés, contre 54 % parmi celles de 250 salariés ou plus (Insee, juillet 2026).
  • En France, fin 2025, 65 % des TPE-PME qui n'utilisent pas l'IA générative et ne prévoient pas d'y recourir à court terme déclarent ne pas identifier d'usage dans leur entreprise (Bpifrance Le Lab, janvier 2026).
  • En France, en 2026, 68 % des TPE-PME qui utilisent des outils d'IA se disent d'accord avec l'affirmation « L'IA a un impact positif sur mon entreprise » (France Num, octobre 2026).
  • En France, début 2026, parmi les entreprises de 20 salariés ou plus de l'industrie manufacturière, de la construction et des services marchands non financiers hors commerce, 31 % des utilisatrices d'IA générative et 41 % des utilisatrices d'IA non générative déclarent en avoir déjà tiré des gains de productivité (Banque de France, septembre 2026).
  • Dans l'Union européenne, en 2025, 19,95 % des entreprises employant 10 personnes ou plus utilisent au moins une technologie d'IA (Eurostat, décembre 2025).
  • Dans l'Union européenne, en 2025, 17 % des petites entreprises (10 à 49 personnes) utilisent l'IA, contre 30,36 % des entreprises moyennes (50 à 249 personnes) et 55,03 % des grandes (250 personnes ou plus) (Eurostat, décembre 2025).
  • En France, en 2025, le taux d'usage de l'IA des entreprises de 10 à 49 salariés reste inférieur de 2 points à celui des entreprises européennes de même taille, tandis que celui des entreprises de 250 salariés ou plus dépasse le niveau européen de 3 points (Insee, juillet 2026).
  • Aux États-Unis, sur la période de collecte close le 3 mai 2026, 19,8 % des entreprises déclarent utiliser l'IA, et 39,7 % de celles du secteur de l'information, selon l'enquête Business Trends and Outlook Survey (Census Bureau, mai 2026).

Combien d'entreprises utilisent l'IA en France ?

En France, l'usage de l'IA progresse dans les entreprises de toutes tailles, et les petites ne rattrapent pas les grandes.

Part des TPE-PME françaises qui utilisent des outils d'IA à des fins professionnelles, de 2023 à 2026 : 5 % en 2023 (TPE 4 %, PME 6 %), 13 % en 2024 (TPE 12 %, PME 16 %), 26 % en 2025 (TPE 24 %, PME 34 %) et 40 % en 2026 (TPE 38 %, PME 53 %)
Figure 1 : En trois ans, la part des TPE-PME françaises qui utilisent des outils d'IA à des fins professionnelles est passée de 5 % à 40 %, et l'écart entre TPE et PME s'est creusé, de 2 points en 2023 à 15 points en 2026. Source : France Num, Baromètre France Num 2026, rapport final, avril 2026. Page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quelle part des TPE et PME françaises utilise l'IA, et à quelle vitesse cette part progresse-t-elle ?

En France, la part des TPE et PME qui utilisent l'IA augmente chaque année depuis 2023, pour l'IA en général comme pour l'IA générative. Les enquêtes de France Num, de Bpifrance Le Lab et de l'Insee ne portent ni sur la même population ni sur la même question.

  • En France, 5 % des TPE-PME utilisaient des outils d'IA à des fins professionnelles en 2023, 13 % en 2024 et 26 % en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • Pour l'IA générative, 15 % des TPE-PME françaises déclaraient y recourir fin 2023, puis 31 % fin 2024 (Bpifrance Le Lab, janvier 2026).
  • Fin 2023, 3 % des TPE et PME françaises utilisaient régulièrement l'IA générative et 12 % occasionnellement (Bpifrance Le Lab, février 2025).
  • Fin 2025, 17 % des TPE-PME françaises utilisent l'IA générative régulièrement et 37 % occasionnellement (Bpifrance Le Lab, janvier 2026).
  • Les TPE-PME françaises sont 13 %, fin 2025, à prévoir de recourir prochainement à l'IA générative ; 32 % n'ont aucune intention de le faire dans un avenir proche, une part en baisse de 19 points sur un an et de 40 points en deux ans (Bpifrance Le Lab, janvier 2026).
  • Parmi les entreprises françaises de 10 salariés ou plus, 6 % déclaraient utiliser une technologie d'IA en 2023, puis 10 % en 2024, selon l'enquête TIC entreprises (Insee, octobre 2025).

L'usage de l'IA dépend-il de la taille de l'entreprise ?

En France, la part des entreprises qui utilisent l'IA augmente avec leur taille, et l'écart entre petites et grandes s'est creusé depuis 2023.

  • En 2026, 38 % des TPE françaises utilisent des outils d'IA, contre 53 % des PME (France Num, octobre 2026).
  • Parmi les entreprises françaises de 1 à 4 salariés, 36 % utilisent l'IA en 2026, contre 62 % de celles de 50 à 249 salariés (France Num, octobre 2026).
  • En 2025, 15 % des entreprises françaises de 10 à 49 salariés utilisent l'IA, contre 31 % de celles de 50 à 249 salariés et 58 % de celles de 250 salariés ou plus (Insee, juillet 2026).
  • Entre 2023 et 2025, l'écart de taux d'usage de l'IA entre les entreprises françaises de 10 à 49 salariés et celles de 250 salariés ou plus est passé de 16 points à 43 points (Insee, juillet 2026).
  • Fin 2024, l'IA générative était utilisée par 29 % des TPE françaises de 1 à 9 salariés, contre 14 % un an plus tôt, et par 53 % des PME d'au moins 100 salariés, contre 28 % fin 2023 (Bpifrance Le Lab, février 2025).
  • Début 2026, 64 % des entreprises françaises de 20 à 49 salariés déclarent utiliser l'IA générative, contre 83 % à partir de 1 000 salariés (Banque de France, septembre 2026).

Quels secteurs utilisent le plus l'IA, et lesquels l'utilisent le moins ?

En France, le numérique devance nettement les autres secteurs pour l'usage de l'IA ; le bâtiment, le transport et l'agriculture sont loin derrière.

  • En 2026, 72 % des TPE-PME françaises du numérique utilisent l'IA, taux le plus élevé des secteurs détaillés, devant les services spécialisés et techniques, à 60 % (France Num, octobre 2026).
  • Dans le commerce comme dans l'hébergement-restauration, 34 % des TPE-PME françaises utilisent l'IA en 2026, contre 30 % dans le bâtiment-construction, 29 % dans le transport-logistique et 18 % dans l'agriculture, taux le plus bas des secteurs détaillés (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 48 % des TPE-PME françaises dont les clients sont des entreprises utilisent l'IA, contre 33 % de celles dont les clients sont des particuliers (France Num, octobre 2026).
  • En 2025, 59 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus de l'information-communication utilisent l'IA, devant celles des activités spécialisées, scientifiques et techniques, à 33 %, et des activités immobilières, à 26 % (Insee, juillet 2026).
  • Dans les transports et l'entreposage, 9 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus utilisent l'IA en 2025, 10 % dans la construction, 12 % dans l'hébergement-restauration et 13 % dans le commerce (Insee, juillet 2026).
  • Fin 2024, 79 % des PME et ETI françaises de l'information et de la communication utilisaient une IA générative, contre 19 % dans la construction et l'immobilier, et 5 % dans les transports, la logistique et l'entreposage (Bpifrance Le Lab, juin 2025).

Comment les petites entreprises utilisent-elles l'IA ?

Dans les petites entreprises françaises, l'IA est d'abord un outil qui produit du texte et des images, adopté à peu de frais. Elle s'achète toute faite bien plus souvent qu'elle ne se développe sur mesure.

Types d'outils d'IA utilisés par les TPE-PME françaises en 2026, en part des entreprises, avec l'évolution sur un an et le détail TPE et PME : génération de texte, de voix ou d'images 34 % (+12 points ; TPE 31 %, PME 47 %) ; chatbot, assistant, recherche d'informations 24 % (+10 points ; 22 % et 33 %) ; analyse et classification de documents 14 % (+8 points ; 12 % et 22 %) ; analyse de données, prévision, optimisation des ressources 11 % (+6 points ; 10 % et 18 %) ; automatisation des tâches 9 % (+4 points ; 8 % et 15 %) ; contrôle qualité, détection 4 % (+3 points ; 4 % et 7 %). Ensemble des utilisatrices : 40 % (+14 points ; 38 % et 53 %)
Figure 2 : En 2026, les TPE-PME françaises utilisent d'abord l'IA pour générer du texte, de la voix ou des images (34 %), puis comme agent conversationnel, assistant ou outil de recherche d'informations (24 %) ; chaque type d'outil est plus fréquent dans les PME que dans les TPE. Source : France Num, Baromètre France Num 2026, rapport final, avril 2026. Page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quels types d'outils d'IA les petites entreprises utilisent-elles ?

En France, les TPE-PME utilisent surtout des outils de génération de contenus, puis des agents conversationnels.

  • En 2026, 24 % des TPE-PME françaises utilisent l'IA sous la forme d'un agent conversationnel (chatbot), d'un assistant ou d'un outil de recherche d'informations, soit 10 points de plus qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 14 % des TPE-PME françaises utilisent l'IA pour l'analyse et la classification de documents, 11 % pour l'analyse de données, la prévision ou l'optimisation des ressources, 9 % pour l'automatisation des tâches et 4 % pour le contrôle qualité ou la détection (France Num, octobre 2026).
  • Parmi les entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA, 56 % recourent en 2025 à la fouille automatique de texte, 43 % à l'IA générative de texte ou de parole et 41 % à la génération d'images, de vidéos ou de contenu audio (Insee, juillet 2026).
  • En 2025, 59 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA déclarent utiliser au moins deux technologies d'IA, et 36 % au moins trois (Insee, juillet 2026).
  • Début 2026, 31 % des entreprises françaises de 20 à 49 salariés déclarent utiliser l'IA non générative, dite prédictive, contre 60 % à partir de 1 000 salariés (Banque de France, septembre 2026).

Pour quelles tâches les entreprises utilisent-elles l'IA ?

En France, l'IA générative sert d'abord aux TPE-PME à écrire, puis à rechercher et à analyser des informations.

  • Fin 2025, 67 % des TPE-PME françaises qui ont recours à l'IA générative l'utilisent pour rechercher et analyser des données et des informations, soit 10 points de plus en un an (Bpifrance Le Lab, janvier 2026).
  • Parmi les TPE-PME françaises qui ont recours à l'IA générative, 34 % l'utilisent fin 2025 pour la traduction, 29 % pour la génération de visuels et 22 % pour la relecture ou la vérification de conformité (Bpifrance Le Lab, janvier 2026).
  • En France, en 2025, la sécurité informatique est la finalité de l'IA la plus citée, en part des effectifs : les entreprises de 10 salariés ou plus qui la déclarent représentent 39 % du total des effectifs salariés (Insee, juillet 2026).
  • L'organisation des processus d'administration devient en 2025 la deuxième finalité de l'IA en France : les entreprises de 10 salariés ou plus qui la déclarent représentent 38 % du total des effectifs salariés, 21 points de plus qu'en 2024, devant la recherche et l'innovation, à 35 % (Insee, juillet 2026).
  • Dans l'Union européenne, en 2025, 34,70 % des entreprises de 10 personnes ou plus qui utilisent l'IA s'en servent pour le marketing ou les ventes et 31,05 % pour l'organisation des processus d'administration ou la gestion (Eurostat, décembre 2025).

Des exemples d'usages figurent dans le guide IA pour indépendant : 10 usages concrets et limites.

Les petites entreprises utilisent-elles des outils d'IA gratuits ou payants ?

En France, les TPE-PME qui utilisent l'IA s'en tiennent souvent aux outils gratuits ; leurs dépenses vont d'abord aux abonnements et aux licences.

  • En 2026, 52 % des TPE-PME françaises qui utilisent l'IA recourent principalement à des solutions gratuites, 20 % à des solutions payantes (licences, abonnements) et 28 % aux deux (France Num, octobre 2026).
  • Parmi les TPE-PME françaises qui utilisent l'IA, 50 % déclarent en 2026 n'avoir engagé aucune dépense pour l'IA et n'utiliser que des solutions gratuites (France Num, octobre 2026).
  • Les abonnements et les licences d'IA sont le premier poste de dépense cité : 43 % des TPE-PME françaises qui utilisent l'IA en ont payé en 2026 (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 12 % des TPE-PME françaises qui utilisent l'IA ont engagé des dépenses de formation à l'IA, 7 % des dépenses de développements spécifiques et 5 % des dépenses de conseil ou de prestations (France Num, octobre 2026).
  • En 2025, 80 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA ont acquis leurs technologies d'IA en achetant des logiciels ou des systèmes du commerce prêts à l'emploi (Insee, juillet 2026).
  • Fin 2024, 54 % des PME et ETI françaises qui avaient adopté l'IA utilisaient des solutions gratuites, plusieurs réponses étant possibles (Bpifrance Le Lab, juin 2025).

Un comparatif des offres figure dans l'article Les meilleures IA pour TPE en 2026.

Pourquoi certaines petites entreprises n'utilisent-elles pas l'IA ?

Le coût n'est pas le premier frein à l'IA. En France, les entreprises de 10 salariés ou plus qui ne l'utilisent pas le citent plus de deux fois moins souvent que l'absence d'utilité, et celles qui l'utilisent le placent derrière le manque d'expertise, la protection des données et le flou juridique.

Raisons de ne pas utiliser l'IA citées en 2025 par les entreprises de l'Union européenne qui ont envisagé d'y recourir sans le faire, en part de ces entreprises : manque d'expertise 70,89 % ; manque de clarté sur les conséquences juridiques 52,52 % ; inquiétudes sur la protection des données et de la vie privée 48,83 % ; difficultés liées à la disponibilité ou à la qualité des données nécessaires 44,37 % ; incompatibilité avec les équipements, logiciels ou systèmes existants 41,39 % ; coûts jugés trop élevés 33,34 % ; considérations éthiques 23,53 % ; technologies jugées sans utilité pour l'entreprise 20,68 %
Figure 3 : Dans l'Union européenne, en 2025, les entreprises de 10 personnes ou plus qui ont envisagé l'IA sans l'utiliser invoquent d'abord le manque d'expertise (70,89 %), loin devant les coûts (33,34 %) ; l'absence d'utilité est la raison qu'elles citent le moins (20,68 %). Graphique en anglais : « Lack of relevant expertise » désigne le manque d'expertise, « AI technologies are not useful for enterprise » l'absence d'utilité. Source : Eurostat, Use of artificial intelligence in enterprises (Statistics Explained), décembre 2025. Graphique publié par la source, capturé le 5 octobre 2026.

Quelles raisons donnent les entreprises qui n'utilisent pas l'IA ?

En France, les entreprises de 10 salariés ou plus qui n'utilisent pas l'IA invoquent d'abord son absence d'utilité, puis le manque d'expertise ; l'incompatibilité technique et le coût sont cités moins souvent.

  • En 2025, 54 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui n'utilisent pas l'IA évoquent un manque d'expertise ; à partir de 250 salariés, c'est le motif le plus cité, à 73 % (Insee, juillet 2026).
  • L'incompatibilité de l'IA avec les équipements, logiciels ou systèmes existants est citée en 2025 par 38 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui ne l'utilisent pas (Insee, juillet 2026).
  • Des coûts trop élevés sont évoqués en 2025 par 32 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui n'utilisent pas l'IA (Insee, juillet 2026).
  • Au Canada, au deuxième trimestre de 2026, 40,0 % des entreprises indiquent que l'utilisation de l'IA n'est pas pertinente pour elles (Statistique Canada, juin 2026).
  • Parmi les entreprises canadiennes de 1 à 4 employés, 41,4 % déclarent au deuxième trimestre de 2026 que l'IA n'est pas pertinente pour elles, contre 21,3 % de celles de 100 employés ou plus (Statistique Canada, juin 2026).
  • Aux États-Unis, à l'automne 2025, 33 % des petites entreprises employeuses ne prévoient pas d'adopter l'IA ; parmi elles, plus de la moitié disent que l'IA ne s'applique pas à leur activité et 30 % qu'elles préfèrent ne pas l'utiliser, selon l'enquête non représentative de la Fed (Fed, mars 2026).

Quels obstacles et quelles craintes freinent l'usage de l'IA en entreprise ?

En France, les entreprises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA se disent freinées par le manque d'expertise plus souvent que par la protection des données, le flou juridique ou le coût.

  • En 2025, 53 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA se disent freinées dans leurs usages par un manque d'expertise (Insee, juillet 2026).
  • Parmi les entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA, 43 % ont en 2025 des inquiétudes concernant la protection des données et de la vie privée, 42 % évoquent un manque de clarté juridique et 33 % des coûts trop élevés (Insee, juillet 2026).
  • Fin 2024, 30 % des dirigeants de PME et d'ETI françaises citaient les coûts trop élevés parmi leurs principales difficultés ou craintes face à l'IA, et autant (30 %) ses possibles mauvais usages, comme la perte de confidentialité des données, trois réponses au plus étant possibles (Bpifrance Le Lab, juin 2025).
  • Aux États-Unis, à l'automne 2025, les petites entreprises employeuses qui utilisent l'IA citent comme premières difficultés l'exactitude des résultats (46 %) et l'adaptation des outils aux besoins de l'entreprise (43 %), selon l'enquête non représentative de la Fed (Fed, mars 2026).

Les règles d'usage de l'IA font l'objet du guide Créer une charte d'utilisation de l'IA générative dans une TPE.

Qu'est-ce qui retient les entreprises qui ont envisagé l'IA sans l'adopter ?

Dans l'Union européenne, les entreprises qui ont envisagé l'IA sans l'adopter invoquent d'abord le manque d'expertise ; l'inutilité est la raison qu'elles citent le moins.

  • Dans l'Union européenne, en 2025, 14,21 % des entreprises de 10 personnes ou plus qui n'utilisent aucune technologie d'IA ont déjà envisagé d'en utiliser une : 12,65 % des petites entreprises (10 à 49 personnes), contre 36,54 % des grandes, de 250 personnes ou plus (Eurostat, décembre 2025).
  • En 2025, les entreprises de l'Union européenne qui ont envisagé l'IA sans l'utiliser citent d'abord le manque d'expertise (70,89 %), puis le manque de clarté sur les conséquences juridiques (52,52 %) et les inquiétudes concernant la protection des données et de la vie privée, à 48,83 % (Eurostat, décembre 2025).
  • Parmi les entreprises de l'Union européenne qui ont envisagé l'IA sans l'utiliser, 20,68 % jugent en 2025 ces technologies sans utilité pour elles : c'est la raison la moins citée (Eurostat, décembre 2025).
  • Aux États-Unis, à l'automne 2025, les petites entreprises employeuses qui prévoient d'utiliser l'IA dans les douze mois citent d'abord la difficulté à trouver des outils adaptés à leurs besoins (54 %), puis le temps nécessaire pour la mettre en place ou y former leurs salariés (37 %), selon l'enquête non représentative de la Fed (Fed, mars 2026).

Le rôle du dirigeant et les compétences en IA

En France, l'usage de l'IA dans une entreprise varie avec le profil de la personne qui la dirige : son âge, sa formation, sa propre pratique de l'outil. Parmi les TPE-PME qui utilisent l'IA, près d'une sur trois déclare n'avoir ni compétences en IA ni projet d'en acquérir.

Moteurs de l'adoption de l'IA dans l'entreprise, cités fin 2024 par 748 dirigeants de PME et d'ETI françaises ayant adopté ou envisageant d'adopter une IA (trois réponses au plus) : le dirigeant lui-même 73 % ; des employés 40 % ; des clients ou fournisseurs 16 % ; des organisations professionnelles ou institutionnelles 10 % ; des concurrents 9 % ; des stagiaires ou apprentis 4 % ; des investisseurs ou financeurs 4 %
Figure 4 : Fin 2024, dans les PME et ETI françaises qui avaient adopté l'IA ou envisageaient de le faire, le dirigeant se citait lui-même comme moteur de cette adoption dans 73 % des cas, loin devant les employés (40 %) et les clients ou fournisseurs (16 %). Réponses de 748 dirigeants, trois au plus par dirigeant. Source : Bpifrance Le Lab, L'IA dans les PME et ETI françaises : une révolution tranquille, décembre 2024. Page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quel rôle joue le dirigeant dans l'adoption de l'IA ?

En France, fin 2024, l'usage de l'IA générative dans une PME ou une ETI allait de pair avec celui de son dirigeant, et la direction générale pilotait le sujet plus souvent dans les petites structures que dans les grandes.

  • Fin 2024, dans les PME et ETI françaises qui avaient adopté l'IA ou envisageaient de le faire, le dirigeant se citait lui-même parmi les moteurs de cette adoption dans 73 % des cas (Bpifrance Le Lab, juin 2025).
  • Lorsque le dirigeant d'une PME ou d'une ETI française utilisait lui-même l'IA générative dans son travail, fin 2024, son entreprise l'utilisait dans 46 % des cas ; lorsqu'il ne l'utilisait pas, dans 9 % des cas (Bpifrance Le Lab, juin 2025).
  • La direction générale pilotait elle-même, fin 2024, les sujets et projets d'IA dans 54 % des entreprises françaises de 10 à 49 salariés qui avaient adopté l'IA ou envisageaient de le faire, contre 27 % de celles de plus de 250 salariés (Bpifrance Le Lab, juin 2025).
  • Fin 2024, 57 % des dirigeants de PME et d'ETI françaises déclaraient ne pas avoir établi de stratégie en matière d'IA pour leur entreprise (Bpifrance Le Lab, juin 2025).

L'usage de l'IA varie-t-il avec l'âge et la formation du dirigeant ?

En France, les TPE-PME utilisent plus souvent l'IA quand leur dirigeant est jeune ou a un niveau de formation élevé.

  • En 2026, 57 % des TPE-PME françaises dont le dirigeant a moins de 30 ans utilisent des outils d'IA à des fins professionnelles, contre 25 % de celles dont le dirigeant a plus de 71 ans (France Num, octobre 2026).
  • Quand le dirigeant a un niveau de formation supérieur à bac + 3, 53 % des TPE-PME françaises utilisent des outils d'IA en 2026, contre 20 % quand son niveau est inférieur au baccalauréat (France Num, octobre 2026).
  • Dans l'enquête non représentative de l'OCDE, menée fin 2024 auprès de 1 009 PME de dix pays, dont la France, 47 % des entreprises dont le dirigeant a de 35 à 44 ans utilisent l'IA, contre 40 % de celles dont le dirigeant a de 25 à 34 ans et 26 % de celles dont le dirigeant a plus de 45 ans (OCDE, avril 2025).

Les entreprises ont-elles des compétences en IA, et forment-elles leurs équipes ?

En France, la moitié des TPE-PME qui utilisent l'IA déclarent en 2026 disposer de compétences en IA ; fin 2024, deux PME et ETI sur trois qui avaient adopté l'IA disaient avoir formé leur personnel.

  • En 2026, parmi les TPE-PME françaises qui utilisent l'IA, 51 % déclarent disposer de compétences en intelligence artificielle, le plus souvent en interne (40 %), et 18 % cherchent à en acquérir par la formation ou par un prestataire (France Num, octobre 2026).
  • Parmi les TPE-PME françaises qui utilisent l'IA, 31 % déclarent en 2026 ne pas disposer de compétences en IA et n'avoir aucun projet pour en acquérir (France Num, octobre 2026).
  • Fin 2024, 66 % des PME et ETI françaises qui avaient adopté l'IA déclaraient avoir formé leur personnel en place à l'IA, et 13 % avoir embauché du personnel déjà formé, plusieurs réponses étant possibles (Bpifrance Le Lab, juin 2025).
  • Au Royaume-Uni, en juin 2026, 11 % des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent que plus de la moitié de leur personnel a reçu une formation liée à l'IA (ONS, juillet 2026).
  • Au Canada, au deuxième trimestre de 2026, 24,0 % des entreprises de 1 à 4 employés qui ont utilisé l'IA au cours des 12 derniers mois déclarent former leurs employés en place à l'IA, contre 68,1 % de celles de 100 employés ou plus (Statistique Canada, juin 2026).

Que constatent les entreprises qui utilisent l'IA ?

En France, parmi les entreprises de 20 salariés ou plus qui utilisent l'IA, moins de la moitié déclarent en avoir tiré des gains de productivité, et l'effet constaté sur l'emploi est faible.

Accord des TPE-PME françaises utilisatrices d'IA avec la phrase « L'IA a un impact positif sur mon entreprise », en 2026 (4 049 répondants) : tout à fait d'accord 24 % ; plutôt d'accord 44 %, soit 68 % d'accord ; ni en accord ni en désaccord 28 % ; plutôt pas d'accord 3 % ; pas d'accord du tout 1 %. La part de 68 % passe à 84 % chez les utilisatrices de solutions d'IA payantes et à 56 % chez celles de solutions gratuites. Un encadré détaille la part de « tout à fait d'accord » selon le secteur, la taille, le niveau de formation du dirigeant, le type de clients et la connaissance de France Num
Figure 5 : En 2026, parmi les TPE-PME françaises qui utilisent l'IA, 68 % sont d'accord avec l'affirmation « L'IA a un impact positif sur mon entreprise » (24 % tout à fait, 44 % plutôt), 28 % ne sont ni d'accord ni en désaccord et 4 % sont en désaccord. Source : France Num, Baromètre France Num 2026, rapport final, avril 2026. Page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Qu'attendent les entreprises de l'IA ?

En France, les entreprises de 10 salariés ou plus disent utiliser l'IA d'abord pour optimiser leurs coûts ; dans celles de 20 salariés ou plus, les gains de productivité sont plus souvent attendus que constatés.

  • Parmi les entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA, 73 % déclarent en 2025 s'en servir pour optimiser leurs coûts : gain de temps ou de main-d'œuvre, automatisation de tâches répétitives (Insee, juillet 2026).
  • En 2025, 64 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA déclarent s'en servir pour améliorer la qualité et la fiabilité de leurs processus, et 56 % pour réaliser des travaux complexes (Insee, juillet 2026).
  • Fin 2024, 81 % des dirigeants de PME et d'ETI françaises qui avaient adopté une IA citaient l'amélioration des performances de l'entreprise parmi les bénéfices et motivations de cette adoption, réponse la plus fréquente, et 45 % la réduction des coûts (Bpifrance Le Lab, juin 2025).
  • Début 2026, 60 % des entreprises françaises de 20 salariés ou plus qui utilisent l'IA ou prévoient de l'utiliser dans l'année en attendent un effet positif sur leur productivité d'ici trois ans, et 17 % un effet « significatif » ; 6 % des utilisatrices d'IA générative disent avoir constaté un effet significatif (Banque de France, septembre 2026).

L'automatisation des tâches répétitives est traitée dans le guide Automatiser les tâches administratives d'une TPE.

Les entreprises qui utilisent l'IA y voient-elles un bénéfice ?

En France, une majorité des TPE-PME qui utilisent l'IA y voient un bénéfice, plus souvent quand elles paient leurs outils que lorsqu'elles s'en tiennent au gratuit.

  • En 2026, 84 % des TPE-PME françaises qui utilisent des solutions d'IA payantes jugent que l'IA a un impact positif sur leur entreprise, contre 56 % de celles qui utilisent des solutions gratuites (France Num, octobre 2026).
  • En mai 2023, en France métropolitaine, 58 % des établissements de 10 salariés ou plus qui utilisaient l'IA déclaraient que leur relation client avait progressé, selon une enquête de Pôle emploi, devenu France Travail (France Travail, juin 2023).
  • Aux États-Unis, à l'automne 2025, 71 % des petites entreprises employeuses qui utilisent l'IA déclarent qu'elle a augmenté leur productivité, et 31 % qu'elle a fait progresser leurs ventes, selon l'enquête non représentative de la Fed (Fed, mars 2026).
  • En Allemagne, à l'été 2026, 66 % des entreprises de 20 salariés ou plus qui utilisent l'IA déclarent qu'elle a amélioré leur position concurrentielle, selon la fédération Bitkom (Bitkom, septembre 2026).
  • Fin 2024, dans l'enquête non représentative de l'OCDE auprès de 1 009 PME de dix pays, dont la France, 43 % des PME qui utilisent l'IA déclarent un effet modéré sur leur activité, 18 % un effet important et 6 % un effet transformateur (OCDE, avril 2025).

Quels effets l'IA a-t-elle sur les effectifs et sur le travail ?

En France, l'effet de l'IA sur l'emploi constaté début 2026 par les entreprises de 20 salariés ou plus est légèrement négatif ; au Royaume-Uni, une majorité des entreprises utilisatrices déclarent des effectifs inchangés.

  • Début 2026, dans les entreprises françaises de 20 salariés ou plus, le solde d'opinion sur l'emploi (la part de celles qui déclarent une baisse de leurs effectifs liée à l'IA, moins la part de celles qui déclarent une hausse) est de 2 % chez les utilisatrices d'IA générative et de 3 % chez les utilisatrices d'IA non générative (Banque de France, septembre 2026).
  • Au Royaume-Uni, en juin 2026, parmi les entreprises qui utilisent l'IA pour améliorer leur fonctionnement, 63 % déclarent que l'IA n'a pas modifié leurs effectifs, 6 % qu'elle les a réduits et 1 % qu'elle les a augmentés (ONS, juillet 2026).
  • En Allemagne, début 2026, 19 % des entreprises de 20 salariés ou plus qui utilisent déjà l'IA déclarent avoir supprimé des postes à cause de l'IA, selon la fédération Bitkom (Bitkom, mars 2026).
  • En mai 2023, en France métropolitaine, 74 % des établissements de 10 salariés ou plus qui recouraient à l'IA mentionnaient un effet positif sur l'évolution des compétences de leurs salariés, selon une enquête de Pôle emploi, devenu France Travail, auprès de 3 000 établissements (France Travail, juin 2023).

La France face à l'Union européenne, au Royaume-Uni et à l'Amérique du Nord

Les écarts d'usage de l'IA sont bien plus larges entre pays de l'Union européenne qu'entre la France et la moyenne européenne. Les enquêtes nationales du Royaume-Uni, de l'Allemagne ou de l'Amérique du Nord reposent sur d'autres questions et d'autres champs, et ne permettent aucun classement.

Part des entreprises de 10 personnes ou plus qui utilisent au moins une technologie d'IA, en 2024 et en 2025, dans l'Union européenne, dans chacun de ses États membres classés par taux décroissant en 2025, puis en Norvège, en Bosnie-Herzégovine, en Serbie, au Monténégro et en Turquie. En 2025 : 19,95 % dans l'Union européenne, 42,03 % au Danemark, 37,82 % en Finlande, 25,97 % en Allemagne, 18 % en France, 8,36 % en Pologne et 5,21 % en Roumanie
Figure 6 : En 2025, dans l'Union européenne, la part des entreprises de 10 personnes ou plus qui utilisent l'IA va de 5,21 % en Roumanie à 42,03 % au Danemark, pour une moyenne de 19,95 % ; la France, à 18 %, se situe un peu sous cette moyenne, et la hausse par rapport à 2024 se lit dans presque tous les pays. Graphique en anglais, États membres classés par taux décroissant en 2025. Source : Eurostat, Use of artificial intelligence in enterprises (Statistics Explained), décembre 2025. Graphique publié par la source, capturé le 5 octobre 2026.

Où se situe la France dans l'Union européenne pour l'usage de l'IA en entreprise ?

En France, la part des entreprises de 10 salariés ou plus qui utilisent l'IA est un peu inférieure à la moyenne de l'Union européenne.

  • Entre 2024 et 2025, la part des entreprises de l'Union européenne (10 personnes ou plus) qui utilisent l'IA a augmenté de 6,47 points de pourcentage (Eurostat, décembre 2025).
  • En 2025, le Danemark (42,03 %) et la Finlande (37,82 %) sont les pays de l'Union européenne où la part d'entreprises utilisant l'IA est la plus élevée ; la Roumanie (5,21 %) et la Pologne (8,36 %), ceux où elle est la plus faible (Eurostat, décembre 2025).
  • En Allemagne, en 2025, 25,97 % des entreprises de 10 personnes ou plus utilisent au moins une technologie d'IA, d'après l'enquête européenne sur les TIC dans les entreprises (Eurostat, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne, en 2025, 62,52 % des entreprises de l'information et de la communication utilisent l'IA, devant celles des activités spécialisées, scientifiques et techniques, à 40,43 % : ce sont les deux secteurs où l'IA est la plus répandue (Eurostat, décembre 2025).
  • Par secteur, en 2025, le taux d'usage de l'IA des entreprises françaises est inférieur au taux européen de 4 points dans l'information-communication, de 7 points dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et de 6 points dans le commerce ; ailleurs, les niveaux sont très proches de la moyenne de l'Union européenne (Insee, juillet 2026).

Quelle part des entreprises utilise l'IA au Royaume-Uni et en Allemagne ?

Au Royaume-Uni comme en Allemagne, l'usage de l'IA a fortement progressé en deux à trois ans, d'après des enquêtes nationales qui ne se comparent pas à l'enquête européenne.

  • Au Royaume-Uni, environ 35 % des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent utiliser au moins une technologie d'IA en juin 2026, contre environ 12 % en septembre 2023 (ONS, juillet 2026).
  • Les entreprises britanniques de 0 à 9 salariés sont 28 % à déclarer utiliser au moins une technologie d'IA en juin 2026, contre 49 % à partir de 250 salariés (ONS, juillet 2026).
  • Au Royaume-Uni, en juin 2026, les grands modèles de langage sont la technologie d'IA la plus utilisée par les entreprises de 10 salariés ou plus (18 %), devant la création de contenus visuels, à 16 % (ONS, juillet 2026).
  • En Allemagne, 57 % des entreprises de 20 salariés ou plus utilisent l'IA à l'été 2026, contre 36 % un an plus tôt et 20 % deux ans plus tôt (Bitkom, septembre 2026).
  • À l'été 2026, 38 % des entreprises allemandes de 20 salariés ou plus prévoient d'utiliser l'IA ou en discutent, et 4 % déclarent que l'IA n'est pas un sujet pour elles (Bitkom, septembre 2026).

Combien d'entreprises utilisent l'IA aux États-Unis et au Canada ?

Aux États-Unis, la part des entreprises qui utilisent l'IA augmente avec leur taille ; au Canada, elle a plus que triplé en deux ans. Les enquêtes des deux pays ne posent pas la même question.

  • Aux États-Unis, d'après les données de décembre 2025 à mai 2026, 37 % des entreprises d'au moins 250 salariés déclarent utiliser l'IA, et 32 % de celles de 100 à 249 salariés sur la période de collecte close le 3 mai 2026 (Census Bureau, mai 2026).
  • Entre décembre 2025 et mai 2026, l'usage de l'IA a progressé dans les entreprises américaines d'au moins 20 salariés, sans changement significatif dans les plus petites ; moins de 20 % de celles de quatre salariés ou moins déclarent l'utiliser (Census Bureau, mai 2026).
  • Au Canada, au deuxième trimestre de 2026, 19,2 % des entreprises déclarent avoir utilisé l'IA pour produire des biens ou fournir des services au cours des 12 mois précédents, contre 6,1 % au deuxième trimestre de 2024 (Statistique Canada, juin 2026).
  • Dans l'enquête non représentative de la Fed, 46 % des petites entreprises employeuses américaines déclarent, à l'automne 2025, que l'entreprise ou ses salariés utilisent l'IA, et 15 % prévoient de commencer dans les douze mois (Fed, mars 2026).
  • En juin 2025, 58 % des petites entreprises américaines de moins de 250 salariés interrogées en ligne pour la U.S. Chamber of Commerce déclarent utiliser l'IA générative, contre 40 % en 2024 et 23 % en 2023 (U.S. Chamber, août 2025).

Méthodologie et sources

Ces statistiques sur l'IA dans les entreprises viennent toutes du document d'origine de leur producteur : instituts de statistique publique (Insee, Eurostat, ONS, Statistique Canada, Census Bureau), banques centrales (Banque de France, banques de la Réserve fédérale), organismes publics (France Num, Bpifrance Le Lab, France Travail), institutions internationales (OCDE, BEI) et organisations professionnelles (Bitkom, U.S. Chamber of Commerce).

Les données françaises sont privilégiées ; les chiffres étrangers servent de repères et portent toujours leur pays. Les enquêtes de la Fed et de l'OCDE ne sont pas représentatives : chaque chiffre qui en vient le signale. Le rapport de la U.S. Chamber of Commerce repose sur une enquête en ligne et ne dit pas comment son échantillon a été constitué. Aucun chiffre de ces trois sources ne figure parmi les chiffres clés.

Deux taux ne se comparent qu'à champ et question identiques : selon la source, le mot IA désigne toutes les technologies ou la seule IA générative, et la taille minimale des entreprises interrogées va de zéro à 20 salariés. L'enquête de la Banque de France, pour l'usage de l'IA comme pour ses effets, couvre l'industrie manufacturière, la construction et les services marchands non financiers hors commerce.

Aux États-Unis, le Census Bureau demande aux entreprises si elles ont utilisé l'IA au cours des deux dernières semaines ; Statistique Canada, si elles l'ont utilisée au cours des douze derniers mois pour produire des biens ou fournir des services. La date entre parenthèses est celle de la publication du document ; sous les figures, la date est celle des données. Tous les chiffres ont été vérifiés dans leur source le 5 octobre 2026. La page est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • IA (intelligence artificielle) : dans l'enquête TIC entreprises, que l'Insee mène en France et dont Eurostat réunit les résultats européens, une entreprise utilise l'IA si elle déclare au moins une des huit technologies suivies : analyse du langage écrit (fouille de textes), reconnaissance automatique de la parole, génération de texte ou de parole, génération d'images, de vidéos ou de contenu audio, reconnaissance d'images ou de vidéos, apprentissage automatique, automatisation ou assistance dans la prise de décision, machines autonomes qui se déplacent en observant leur environnement (robots, drones).
  • IA générative : outils qui produisent du texte, des images ou de la voix à partir d'une consigne. Une partie des enquêtes ne mesure qu'elle ; chaque chiffre de la page précise s'il porte sur l'IA en général ou sur l'IA générative.
  • IA non générative (ou prédictive) : dans le bulletin de la Banque de France, les outils d'IA autres que l'IA générative, apparus avant elle.
  • Agent conversationnel (chatbot) : logiciel qui répond en langage courant aux questions qu'on lui pose. Dans le Baromètre France Num, il s'agit d'outils utilisés par l'entreprise elle-même.
  • Grand modèle de langage : modèle d'IA entraîné sur de grands volumes de texte et capable d'en produire ; les agents conversationnels d'IA générative reposent sur cette technologie.
  • Taux d'usage de l'IA (ou taux d'adoption de l'IA en entreprise) : part des entreprises d'un champ donné qui déclarent utiliser au moins un outil ou une technologie d'IA.
  • TPE : très petite entreprise, de moins de 10 salariés.
  • PME : petite ou moyenne entreprise, de moins de 250 salariés.
  • ETI : entreprise de taille intermédiaire, de 250 à 4 999 salariés.
  • TPE-PME : dans le Baromètre France Num, entreprises de 0 à 249 salariés ayant une activité économique, y compris sans salarié ; dans le baromètre semestriel de Bpifrance Le Lab, entreprises de 1 à 249 salariés.
  • Petites, moyennes et grandes entreprises (Eurostat) : entreprises de 10 à 49 personnes, de 50 à 249 personnes et de 250 personnes ou plus, salariés et non-salariés compris.
  • Petites entreprises employeuses (Fed) : entreprises américaines de 1 à 499 salariés.
  • Établissement : lieu où s'exerce l'activité d'une entreprise ; une même entreprise peut en compter plusieurs. L'enquête de Pôle emploi compte des établissements, pas des entreprises.
  • Enquête TIC entreprises : enquête annuelle de l'Insee sur les technologies de l'information et de la communication (TIC), menée auprès des entreprises de 10 salariés ou plus des secteurs principalement marchands, hors secteurs agricole, financier et d'assurance.
  • Point de pourcentage (ou point) : écart entre deux pourcentages, obtenu par soustraction. Il ne se confond pas avec une hausse exprimée en pourcentage.
  • Solde d'opinion : différence entre la part des entreprises qui donnent une réponse et la part de celles qui donnent la réponse opposée, par exemple une baisse et une hausse des effectifs.
  • Enquête non représentative : enquête dont les répondants n'ont pas été tirés au sort parmi toutes les entreprises du champ. Ses résultats décrivent les entreprises interrogées, pas l'ensemble des entreprises du pays.
  • Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.
  • ONS : Office for National Statistics, l'institut statistique du Royaume-Uni.
  • Fed : Réserve fédérale, la banque centrale des États-Unis, dont les banques régionales mènent l'enquête Small Business Credit Survey.
  • OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques.
  • BEI : Banque européenne d'investissement.

Sources