110 chiffres sur les délais et retards de paiement des entreprises en France (octobre 2026)
Le délai de paiement compte les jours qui séparent une facture de son règlement ; le retard de paiement, ceux qui s'écoulent après l'échéance convenue. Une facture réglée au bout de deux mois peut l'être à l'heure, une autre réglée en trois semaines peut être en retard. Les statistiques suivent l'un ou l'autre : la Banque de France calcule des délais à partir des bilans, Altares compte les jours de retard après l'échéance.
Cette page rassemble les derniers chiffres publiés sur les délais et les retards de paiement des entreprises en France : délai de paiement moyen par taille et par secteur, fréquence et durée des retards, coût en trésorerie et en temps, délais de l'État, des collectivités et des hôpitaux, contrôles et amendes. Des comparaisons avec le reste de l'Europe et les États-Unis la complètent.
Chaque chiffre est daté et suivi d'un lien vers sa source d'origine, notamment la Banque de France, Altares, la DGFiP, la DGCCRF, le Médiateur des entreprises et la Commission européenne.
Chiffres clés
- En France, les entreprises hors microentreprises ont réglé leurs fournisseurs en 50 jours d'achats en moyenne en 2024, soit 1,5 jour de moins qu'en 2023 (Banque de France, septembre 2026).
- En 2024, 48 % des grandes entreprises françaises paient en moyenne leurs fournisseurs en moins de 60 jours, le plafond légal, soit 2 points de moins qu'en 2023 : c'est la catégorie qui le respecte le moins (Banque de France, septembre 2026).
- Au 2e trimestre 2026, les établissements privés et publics règlent leurs fournisseurs avec 12,3 jours de retard en moyenne en France, contre 14,1 jours un an plus tôt (Altares, septembre 2026).
- En France, 49,7 % des entreprises règlent leurs fournisseurs à l'échéance au 2e trimestre 2026, contre 45,2 % un an plus tôt (Altares, septembre 2026).
- Les entreprises françaises de sécurité (services aux entreprises) règlent leurs fournisseurs avec 26,9 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- En France, les retards de paiement ont privé les PME, microentreprises comprises, de 13 milliards d'euros de trésorerie en 2024, selon une simulation de la Banque de France qui ramène à 60 jours tous les paiements faits au-delà et qu'elle présente comme une estimation haute (Banque de France, septembre 2026).
- Les entreprises françaises interrogées par Intrum déclarent que 14,16 % de leur chiffre d'affaires leur est payé en retard (enquête menée entre décembre 2025 et février 2026) (Intrum, avril 2026).
- En France, 64 % des entreprises interrogées en 2024 dans l'enquête SAFE de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne disent avoir rencontré des problèmes causés par les retards de paiement (Commission européenne, décembre 2025).
- En 2025, le délai global de paiement des services de l'État s'établit à 15,9 jours, toutes dépenses confondues, soit 1,8 jour de plus qu'en 2024 (DGFiP, septembre 2026).
- Au 31 décembre 2025, le délai de paiement moyen du secteur public local s'établit à 19,3 jours au niveau national, contre 19,7 jours en 2024, sous le plafond réglementaire de 30 jours (DGFiP, septembre 2026).
- En 2025, le délai de paiement moyen des établissements publics de santé français atteint 71,3 jours au niveau national, au-dessus de leur plafond réglementaire de 50 jours (DGFiP, septembre 2026).
- La DGCCRF a notifié 336 amendes administratives en 2025 pour retard de paiement, d'un montant total de 59,1 millions d'euros, contre 35,8 millions d'euros en 2024 (DGCCRF, septembre 2026).
- En France, le Médiateur des entreprises a reçu 2 101 demandes de médiation en 2025, tous motifs confondus, soit 10,5 % de plus qu'en 2024 : le niveau le plus élevé hors année du Covid (Médiateur des entreprises, avril 2026).
- En Europe, les entreprises interrogées par Intrum passent en moyenne 9,12 heures par semaine à relancer leurs clients pour être payées (enquête menée dans 20 pays entre décembre 2025 et février 2026) (Intrum, avril 2026).
Délais de paiement entre entreprises en France : combien de jours ?
En 2024, les entreprises françaises ont payé et ont été payées un peu plus vite qu'en 2023. Les grandes entreprises font exception : leur comportement de paiement s'est dégradé.
Quel est le délai de paiement moyen des entreprises en France ?
Hors microentreprises, les entreprises françaises ont été payées par leurs clients en 41,7 jours de chiffre d'affaires en moyenne en 2024, contre 56,5 jours en 2007 (Banque de France, octobre 2025). Ce délai est tiré des bilans ; la série connaît une rupture en 2019 (voir la figure 1).
- Le solde commercial des entreprises françaises hors microentreprises (créances clients moins dettes fournisseurs) est de 11,8 jours de chiffre d'affaires en 2024, contre 16,9 jours en 2007 (Banque de France, octobre 2025).
- Les microentreprises françaises ont réglé leurs fournisseurs en 34 jours d'achats en moyenne en 2024, soit 2 jours de moins qu'en 2023 (Banque de France, septembre 2026).
- Microentreprises comprises, les délais clients sont de 28 jours de chiffre d'affaires pour la France entière en 2024 et les délais fournisseurs de 36 jours d'achats, soit 2 jours de moins qu'en 2023 dans les deux cas (IEDOM, septembre 2026).
- L'Insee, qui raisonne sur des montants agrégés nets des acomptes, obtient en France un délai clients de 43,2 jours de chiffre d'affaires en 2024, soit 0,6 jour de moins qu'en 2023 (Insee, septembre 2026).
- Avec la méthode de l'Insee, le délai fournisseurs atteint en France 61,2 jours d'achats en 2024, contre 59,6 jours en 2023 (Insee, septembre 2026).
Quel est le délai de paiement moyen par secteur en France ?
En France, hors microentreprises, le délai clients moyen de 2024 varie de plus de deux mois selon le secteur, de l'hébergement-restauration à l'information-communication.
- Dans l'information et la communication, les entreprises françaises sont payées en 71,6 jours de chiffre d'affaires en 2024 et règlent leurs fournisseurs en 64,1 jours d'achats (Banque de France, octobre 2025).
- En France, les conseils et services aux entreprises sont payés en 64,4 jours de chiffre d'affaires en 2024 et règlent leurs fournisseurs en 57,3 jours d'achats (Banque de France, octobre 2025).
- Les entreprises françaises de la construction encaissent leurs factures en 59,5 jours de chiffre d'affaires en 2024 et paient leurs fournisseurs en 51,3 jours d'achats (Banque de France, octobre 2025).
- Dans les transports et l'entreposage, le délai clients est en France de 50,5 jours de chiffre d'affaires en 2024 et le délai fournisseurs de 40,1 jours d'achats (Banque de France, octobre 2025).
- Les entreprises françaises du commerce sont payées en 24,2 jours de chiffre d'affaires en 2024, mais règlent leurs fournisseurs en 42,4 jours d'achats (Banque de France, octobre 2025).
- En France, l'hébergement et la restauration sont payés en 5,8 jours de chiffre d'affaires en 2024, alors qu'ils règlent leurs fournisseurs en 43,5 jours d'achats (Banque de France, octobre 2025).
Quelle part des entreprises paie ses fournisseurs dans le délai légal de 60 jours ?
En 2024, 72 % des entreprises françaises hors microentreprises paient en moyenne leurs fournisseurs avant 60 jours (Banque de France, septembre 2026). Plus l'entreprise est grande, moins elle respecte ce plafond (la part des grandes entreprises figure dans les chiffres clés) ; la mesure vient des bilans, où une entreprise est comptée quand son délai moyen reste sous le seuil légal.
- Chez les microentreprises françaises, 84 % paient en moyenne leurs fournisseurs avant 60 jours en 2024, soit 2 points de plus qu'en 2023 ; elles sont aussi nombreuses à être payées par leurs clients dans ce délai (Banque de France, septembre 2026).
- Parmi les PME françaises hors microentreprises, 73 % règlent en moyenne leurs fournisseurs en moins de 60 jours en 2024, contre 71 % en 2023 (Banque de France, septembre 2026).
- Les entreprises françaises de taille intermédiaire sont 56 % à régler leurs fournisseurs en moins de 60 jours en 2024, contre 55 % en 2023 (Banque de France, septembre 2026).
- Du côté des encaissements, 67 % des grandes entreprises françaises sont payées en moyenne par leurs clients avant 60 jours en 2024, contre 71 % des PME hors microentreprises (Banque de France, septembre 2026).
Pour discuter ses propres échéances avec un fournisseur, voir le guide Négocier ses délais de paiement fournisseurs sans tension.
Retards de paiement en France : fréquence, durée et profil des retardataires
Une moyenne nationale résume mal les retards de paiement. Le nombre de jours écoulés après l'échéance dépend d'abord de celui qui paie : sa taille, son activité, et même sa région.
Quel est le retard de paiement moyen en France et combien d'entreprises paient à l'heure ?
En France, le retard de paiement moyen du secteur privé s'établit à 11,7 jours au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026). Tous payeurs confondus, le retard moyen recule depuis un an et davantage d'entreprises paient à l'échéance (voir les chiffres clés).
- L'ensemble du secteur public français règle ses fournisseurs avec 14 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026, soit plus de 2 jours d'écart avec le secteur privé (Altares, septembre 2026).
- La part des retards de paiement supérieurs à 30 jours est de 7,5 % en France au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- Au 3e trimestre 2026, le solde d'opinion des dirigeants français de TPE-PME sur l'évolution des délais de paiement de leurs clients s'établit à +7, stable sur le trimestre : ceux qui voient ces délais s'allonger restent plus nombreux que ceux qui les voient raccourcir (Bpifrance Le Lab et Rexecode, septembre 2026).
- En moyenne sur 2018-2025, le solde d'opinion des dirigeants français de TPE-PME sur les délais de paiement de leurs clients est de +8 (Bpifrance Le Lab et Rexecode, février 2026).
- Pour leurs propres délais envers leurs fournisseurs, le solde d'opinion des dirigeants français de TPE-PME est de −1 au 3e trimestre 2026, en hausse de 1 point sur le trimestre (Bpifrance Le Lab et Rexecode, septembre 2026).
Les petites entreprises paient-elles mieux que les grandes ?
Oui. En France, au 2e trimestre 2026, l'écart de retard moyen entre les plus grandes sociétés et les petites entreprises avoisine 8 jours (Altares, septembre 2026).
- Les sociétés françaises de plus de 1 000 salariés règlent leurs fournisseurs avec 19,6 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- Les entreprises françaises de 250 à 999 salariés paient avec 15,3 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- Les PME françaises de 10 à 49 salariés affichent le retard le plus court, 11,1 jours en moyenne au 2e trimestre 2026, contre 13 jours un an plus tôt (Altares, septembre 2026).
- Les TPE françaises de 1 à 9 salariés règlent leurs fournisseurs avec 11,7 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026, après un gain de près de deux jours sur un an (Altares, septembre 2026).
- Selon l'étude de CRIBIS D&B, qui ne précise pas ses seuils de taille, 55,6 % des entreprises françaises de taille « micro » paient leurs fournisseurs à l'échéance au 4e trimestre 2025 (CRIBIS D&B, mai 2026).
- Selon CRIBIS D&B, 14,5 % des entreprises françaises de taille « large », les plus grandes, paient leurs fournisseurs à l'échéance au 4e trimestre 2025 (CRIBIS D&B, mai 2026).
Quels secteurs paient leurs factures le plus en retard ?
Les retards les plus longs se trouvent dans certains services aux entreprises (voir les chiffres clés) ; le bâtiment compte parmi les activités les plus ponctuelles. La coiffure et le transport routier ont nettement réduit leurs retards depuis 2025.
- Les entreprises françaises du bâtiment règlent leurs fournisseurs avec 8 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- Dans le commerce et la réparation automobile, le retard moyen est de 10,2 jours en France au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- En France, les entreprises de la restauration paient leurs fournisseurs avec 15,8 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- Les activités de coiffure, de soins de beauté et de bien-être paient en France avec 15,2 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026, contre environ 25 jours jusqu'à l'été 2025 (Altares, septembre 2026).
- Le transport routier de marchandises est revenu en France à 14,5 jours de retard en moyenne au 2e trimestre 2026, après avoir dépassé 17 jours au début de 2025 (Altares, septembre 2026).
Ce que les retards de paiement coûtent aux entreprises
Être payé en retard coûte trois fois : en trésorerie, en heures de relance et en retards reportés sur ses propres fournisseurs. En France, la note est réglée par les PME, au bénéfice des grandes entreprises.
Combien les retards de paiement coûtent-ils à la trésorerie des entreprises ?
Sans retards de paiement, les microentreprises françaises auraient disposé de 4 milliards d'euros de trésorerie supplémentaire en 2024 et les PME hors microentreprises de 9 milliards d'euros (Banque de France, septembre 2026). Ces montants viennent d'une simulation de la Banque de France, qu'elle présente comme une estimation haute : tous les paiements faits au-delà de 60 jours y sont ramenés à ce délai.
- Les entreprises françaises de taille intermédiaire récupéreraient 4 milliards d'euros de trésorerie si les retards de paiement disparaissaient, d'après la simulation de la Banque de France sur les bilans 2024 (Banque de France, septembre 2026).
- Les grandes entreprises françaises devraient à l'inverse renoncer à 12 milliards d'euros de trésorerie si toutes les factures étaient réglées avant 60 jours, selon la simulation de la Banque de France sur les bilans 2024 (Banque de France, septembre 2026).
- Au Royaume-Uni, les retards de paiement coûtent 11 milliards de livres sterling par an à l'économie, selon le ministère britannique des Entreprises et du Commerce (Department for Business and Trade, mars 2026).
- Dans l'Union européenne, microentreprises, PME et entreprises de taille intermédiaire auraient dégagé environ 104,9 milliards d'euros de trésorerie supplémentaire en 2024 sans retards de paiement, selon l'EU Payment Observatory, qui extrapole les chiffres français au prorata du PIB (Commission européenne, décembre 2025).
Quelles sont les conséquences d'un retard de paiement pour l'entreprise qui le subit ?
Deux effets dominent dans les enquêtes : l'entreprise payée tard paie à son tour ses fournisseurs en retard, et sa trésorerie se tend.
- En France, 57 % des entreprises interrogées par Intrum entre décembre 2025 et février 2026 disent payer leurs fournisseurs en retard parce qu'elles sont elles-mêmes payées en retard (Intrum, avril 2026).
- Dans l'enquête européenne d'Intrum (20 pays), 62 % des entreprises disent que les retards de paiement les ont conduites à manquer plus souvent les échéances de leurs propres fournisseurs (Intrum, avril 2026).
- Dans l'Union européenne, 31 % des entreprises interrogées en 2024 dans l'enquête SAFE, dont la question diffère de celle d'Intrum, disent retarder le règlement de leurs propres factures parce qu'elles ont été payées en retard, soit autant qu'en 2023 (Commission européenne, décembre 2025).
- Au Royaume-Uni, une entreprise touchée par les retards de paiement consacre en moyenne 86 heures de travail par an à relancer ses clients, selon le gouvernement britannique (Department for Business and Trade, mars 2026).
- En France, 38 % des 210 entreprises interrogées par Atradius au 1er semestre 2026 mentionnent les difficultés de gestion de trésorerie, conséquence la plus citée dans ce baromètre (Atradius, mai 2026).
Pour relancer un client, voir le guide Facture impayée : relances, mise en demeure et modèles.
Quand le client est public : État, collectivités, hôpitaux
Tous les clients publics ne paient pas au même rythme. L'État et les collectivités locales paient en moyenne bien avant leur plafond de 30 jours ; les hôpitaux publics dépassent largement le leur, pourtant fixé à 50 jours.
En combien de jours l'État paie-t-il ses fournisseurs ?
Pour les seules dépenses de la commande publique, le délai global de paiement des services de l'État s'établit à 16,2 jours en 2025, contre 16,4 jours en 2024, sous le délai réglementaire de 30 jours (DGFiP, septembre 2026). Ce délai court de la réception de la facture à sa mise en paiement.
- En 2025, le taux de paiement en plus de 30 jours des services de l'État, hors intérêts moratoires, s'élève à 11,8 %, toutes dépenses confondues, soit 2,1 points de plus qu'en 2024 (DGFiP, septembre 2026).
- Pour la seule commande publique de l'État, le taux de paiement en plus de 30 jours est de 10,8 % en 2025, contre 11,1 % en 2024 (DGFiP, septembre 2026).
- Selon les ministères, le délai global de paiement varie en 2025 de 6,2 jours (Solidarités, Autonomie et Égalité entre les femmes et les hommes) à 37,9 jours (Justice), toutes dépenses confondues (DGFiP, septembre 2026).
- En 2011, année où l'État a fini de basculer ses dépenses dans Chorus, le délai global de paiement de ses services était de 36 jours, toutes dépenses confondues (DGFiP, septembre 2026).
Voir aussi le guide Répondre à un marché public quand on est une TPE.
Quel est le délai de paiement des collectivités territoriales ?
En métropole, les collectivités locales paient en moyenne en moins de 30 jours, leur plafond réglementaire, et les petites communes plus vite que les grandes. L'outre-mer fait exception.
- Outre-mer, le délai de paiement moyen du secteur public local atteint 39,9 jours au 31 décembre 2025, au-dessus du plafond réglementaire de 30 jours, contre 18,9 jours en métropole (DGFiP, septembre 2026).
- Les régions de métropole paient en 29,1 jours en moyenne en 2025, contre 28,7 jours en 2024 (DGFiP, septembre 2026).
- En métropole, le délai global de paiement s'établit en 2025 à 19,2 jours pour les départements et à 18,0 jours pour les communes (DGFiP, septembre 2026).
- Les communes de métropole de moins de 500 habitants paient en 12,3 jours en moyenne en 2025, contre 26,7 jours pour celles de 50 000 à 99 999 habitants (DGFiP, septembre 2026).
- En métropole, 15 % des paiements du secteur public local interviennent au-delà du délai réglementaire de 30 jours en 2025, soit 0,9 point de moins qu'en 2024 (DGFiP, septembre 2026).
- Altares, qui compte les jours après l'échéance, relève 12,7 jours de retard en moyenne pour les collectivités territoriales françaises au 2e trimestre 2026 (Altares, septembre 2026).
En combien de jours les hôpitaux publics paient-ils leurs fournisseurs ?
En métropole, le délai de paiement moyen des établissements publics de santé s'élève à 70,2 jours au 31 décembre 2025, au-dessus du plafond réglementaire de 50 jours (DGFiP, septembre 2026). La situation se dégrade, en métropole comme outre-mer.
- En métropole, 50,7 % des paiements des établissements publics de santé dépassent le délai réglementaire de 50 jours en 2025, soit 6,8 points de plus qu'en 2024 (DGFiP, septembre 2026).
- Outre-mer, le délai de paiement moyen des établissements publics de santé est passé de 121,5 jours en 2024 à 130,6 jours en 2025, pour un plafond de 50 jours (DGFiP, septembre 2026).
- Les petits établissements publics de santé de métropole (moins de 20 millions d'euros de recettes) paient en 53,7 jours en moyenne en 2025, contre 51,6 jours en 2024 (DGFiP, septembre 2026).
- Les établissements publics de santé de métropole dont les recettes vont de 70 à 150 millions d'euros paient en 85,1 jours en moyenne en 2025, contre 73,3 jours en 2024 (DGFiP, septembre 2026).
- Selon Altares, les hôpitaux français règlent leurs factures au 2e trimestre 2026 avec plus de 24 jours de retard sur leur délai de règlement maximal, fixé à 50 jours (Altares, septembre 2026).
Contrôles, sanctions et recours contre les retards de paiement
En France, le retard de paiement ne reste pas une affaire privée entre un client et son fournisseur. La DGCCRF le contrôle et le sanctionne, le Médiateur des entreprises le traite à l'amiable, et les entreprises s'en protègent de plus en plus par leurs propres moyens. Le délai légal, les pénalités et la rédaction des conditions de paiement sont expliqués dans le guide Conditions de paiement sur facture : délais et exemples.
Combien de contrôles et d'amendes pour retard de paiement en France ?
En 2025, la DGCCRF a contrôlé 882 établissements sur le respect des délais de paiement entre entreprises, contre 737 en 2024 (DGCCRF, septembre 2026). Les sanctions ont augmenté elles aussi, et le Sénat a voté un durcissement de l'amende.
- Parmi les établissements contrôlés par la DGCCRF en 2025, 54,2 % étaient en anomalie, contre 42,3 % en 2024 (DGCCRF, septembre 2026).
- L'amende la plus élevée notifiée par la DGCCRF en 2025 atteint 2,1 millions d'euros : elle dépasse le plafond de 2 millions d'euros parce qu'elle sanctionne plusieurs manquements (DGCCRF, septembre 2026).
- L'industrie manufacturière est le secteur le plus sanctionné par la DGCCRF en 2025 : 129 amendes pour 20,4 millions d'euros, soit 34,5 % du montant total (DGCCRF, septembre 2026).
- La proposition de loi adoptée par le Sénat le 19 février 2026 permettrait à la DGCCRF de fixer l'amende à 1 % du chiffre d'affaires mondial de l'entreprise lorsque ce montant dépasse le plafond actuel ; à cette date, le texte n'était pas encore une loi (Sénat, février 2026).
- Autre conséquence pour les mauvais payeurs, 1 290 entreprises ont vu leur cotation Banque de France dégradée en 2025 en raison de leur comportement de paiement, contre 251 en 2022 (Banque de France, septembre 2026).
Quelle part des médiations du Médiateur des entreprises porte sur les conditions de paiement ?
En 2025, les conditions de paiement sont à l'origine de 27,1 % des médiations prises en charge par le Médiateur des entreprises, qui les présente comme le premier poste de litige (Médiateur des entreprises, avril 2026). Ce sont surtout de petites structures qui le saisissent.
- Plus de 70 % des médiations traitées par le Médiateur des entreprises en 2025 se sont conclues par un accord (Médiateur des entreprises, avril 2026).
- Les entreprises de moins de 25 salariés sont à l'origine de 80 % des demandes de médiation adressées au Médiateur des entreprises en 2025, contre 73 % en 2024 (Médiateur des entreprises, avril 2026).
- En 2025, la part des entreprises individuelles dans les demandes de médiation adressées au Médiateur des entreprises passe de 29,1 % à 37,4 % (Médiateur des entreprises, avril 2026).
- Avant toute saisine formelle, le Médiateur des entreprises a pris en charge 1 830 sollicitations en 2025, tous canaux confondus, un volume stable par rapport à 2024 (Médiateur des entreprises, avril 2026).
- Les conditions de paiement sont le sujet de 26 % des sollicitations reçues par le Médiateur des entreprises en 2025, premier motif de préoccupation des entreprises qui le contactent (Médiateur des entreprises, avril 2026).
Comment les entreprises se protègent-elles contre les retards de paiement ?
Réclamer les intérêts de retard et se faire payer d'avance sont les deux pratiques les plus répandues en Europe ; l'assurance-crédit reste minoritaire. Les chiffres d'Intrum viennent d'une enquête menée dans 20 pays entre décembre 2025 et février 2026, ceux d'Atradius de 210 entreprises interrogées en France au 1er semestre 2026.
- En Europe, 60 % des entreprises interrogées par Intrum disent réclamer les intérêts et l'indemnité auxquels un paiement tardif leur donne droit, contre 42 % en 2021 (Intrum, avril 2026).
- Le paiement d'avance est désormais demandé par 50 % des entreprises européennes interrogées par Intrum, contre 46 % un an plus tôt et 31 % en 2020 (Intrum, avril 2026).
- La solvabilité des clients est vérifiée par 39 % des entreprises européennes interrogées par Intrum, contre 37 % un an plus tôt (Intrum, avril 2026).
- Pour se prémunir contre les retards de paiement, 26 % des entreprises européennes interrogées par Intrum recourent à l'assurance-crédit (Intrum, avril 2026).
- En France, environ un quart des entreprises interrogées par Atradius utilisent l'assurance-crédit, selon son baromètre 2026 (Atradius, mai 2026).
- Le crédit fournisseur ne représente plus que 22 % des transactions entre entreprises en France, d'après le baromètre 2026 d'Atradius (Atradius, mai 2026).
Délais et retards de paiement en Europe et aux États-Unis
Les retards de paiement touchent aussi le reste de l'Europe, Royaume-Uni compris, et les États-Unis. Les écarts entre pays sont larges, et les entreprises françaises se disent plus gênées que la moyenne des entreprises de l'Union européenne.
Où se situe la France en Europe pour les retards de paiement ?
La France fait un peu mieux que la moyenne européenne pour la durée des retards, et moins bien pour la part du chiffre d'affaires payée en retard (voir les chiffres clés).
- En Europe, le retard de paiement moyen recule à 13,1 jours, contre 14 jours un an plus tôt, d'après le panorama Altares du 1er semestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- Aux Pays-Bas, le retard moyen est limité à 2,9 jours et 82,7 % des entreprises paient sans retard, meilleur résultat des pays européens du panorama Altares du 1er semestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- En Allemagne, le retard de paiement moyen est de 6,5 jours et 64,1 % des paiements sont faits à l'heure, selon le panorama Altares du 1er semestre 2026 (Altares, septembre 2026).
- Au Portugal, pays le plus touché par les retards dans le panorama Altares du 1er semestre 2026, le retard moyen atteint 23,3 jours et seulement 21,2 % des entreprises règlent leurs fournisseurs à l'échéance (Altares, septembre 2026).
- En Europe, les entreprises interrogées par Intrum dans 20 pays, entre décembre 2025 et février 2026, déclarent que 12,13 % de leur chiffre d'affaires leur est payé en retard en moyenne (Intrum, avril 2026).
Quels sont les délais de paiement en Europe, convenus et réels ?
En Europe, les entreprises interrogées par Intrum dans 20 pays, entre décembre 2025 et février 2026, accordent en moyenne 43 jours à leurs clients entreprises pour payer, mais ne sont réglées qu'au bout de 63 jours (Intrum, avril 2026). L'idée d'un plafond légal commun divise les entreprises.
- Aux clients du secteur public, les entreprises européennes interrogées par Intrum accordent en moyenne 53 jours pour payer, mais ne sont réglées qu'au bout de 70 jours (Intrum, avril 2026).
- L'écart entre délai accordé et délai réel des clients entreprises est passé en Europe de 16 jours en 2023 à 20 jours en 2026 ; pour les clients du secteur public, il reste de 17 jours (Intrum, avril 2026).
- Dans 87 % des cas étudiés par l'EU Payment Observatory sur des données de 2019 à 2024, un délai de paiement convenu plus long va de pair avec un délai réel plus long (Commission européenne, décembre 2025).
- Dans l'Union européenne, 41 % des répondants à l'enquête menée en 2025 par la Commission européenne (environ 3 500 réponses volontaires, non représentatives) sont favorables à un délai de paiement maximal obligatoire entre entreprises ; 23 % le sont avec de la souplesse pour certains secteurs, et 37 % s'y opposent (Commission européenne, décembre 2025).
Quels sont les retards de paiement au Royaume-Uni et aux États-Unis ?
Au Royaume-Uni, les petites entreprises utilisatrices du logiciel Xero ont été payées avec 8,3 jours de retard en moyenne au trimestre d'avril à juin 2026, contre 8,0 jours au trimestre précédent (Xero, juillet 2026). Le gouvernement britannique prépare un plafond légal ; les données américaines portent sur la ponctualité des paiements.
- Les petites entreprises britanniques utilisatrices de Xero ont attendu en moyenne 29,1 jours après l'envoi d'une facture pour être payées au trimestre d'avril à juin 2026, après 28,8 jours au trimestre précédent (Xero, juillet 2026).
- Le gouvernement britannique a annoncé en mars 2026 son intention de plafonner à 60 jours les délais de paiement entre entreprises, avec des exceptions strictement limitées (Department for Business and Trade, mars 2026).
- Lors de la consultation publique britannique de 2025 sur les retards de paiement (867 réponses au total), 66 % des répondants ont approuvé la proposition d'un plafond strict de 60 jours, ramené à 45 jours au bout de cinq ans, et 27 % l'ont désapprouvée (Department for Business and Trade, mars 2026).
- À la fin de 2025, 60,3 % des entreprises américaines règlent leurs fournisseurs à l'échéance (CRIBIS D&B, mai 2026).
- En décembre 2025, 2,8 % des entreprises américaines paient leurs fournisseurs avec plus de 90 jours de retard (CRIBIS D&B, mai 2026).
Méthodologie et sources
Cette page ne retient que des chiffres lus dans leur document d'origine : celui de l'organisme qui les a produits ou le rapport officiel dans lequel il les publie. Trois familles de sources s'y côtoient : des rapports publics (Banque de France, Insee, IEDOM, DGFiP, DGCCRF, Médiateur des entreprises, Sénat, Commission européenne, ministère britannique des Entreprises et du Commerce), des données de paiement observées par des acteurs privés (Altares, CRIBIS D&B, Xero) et des enquêtes déclaratives (Intrum, Atradius, Bpifrance Le Lab et Rexecode, enquête SAFE).
Les délais de la Banque de France sont calculés sur les bilans de sa base FIBEN ; les chiffres de l'Insee, de la DGFiP et de la DGCCRF sont cités d'après le rapport annuel de l'Observatoire des délais de paiement, qui les publie. Un délai et un retard ne sont jamais additionnés ; quand deux sources divergent, la différence de méthode est indiquée. La période, le pays et la population sont précisés pour chaque chiffre, et les éditions les plus récentes ont été préférées. Tous les chiffres ont été vérifiés dans leur source le 5 octobre 2026. La page est mise à jour chaque mois.
Glossaire
- Délai de paiement et retard de paiement : le délai compte les jours entre la facture et son règlement ; le retard, les jours écoulés au-delà de l'échéance convenue. Un paiement peut être long sans être en retard.
- Délai clients : créances clients d'une entreprise rapportées à son chiffre d'affaires, exprimées en jours de chiffre d'affaires. Il indique en combien de jours elle est payée.
- Délai fournisseurs : dettes fournisseurs rapportées aux achats, exprimées en jours d'achats. Il indique en combien de jours l'entreprise paie.
- Solde commercial, ou crédit interentreprises : écart entre les créances clients et les dettes fournisseurs, exprimé en jours de chiffre d'affaires. Positif, il signifie que l'entreprise finance ses clients plus que ses fournisseurs ne la financent.
- Plafond légal de paiement entre entreprises : délai maximal dont deux entreprises peuvent convenir en France, soit 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, sauf régimes particuliers.
- Délai global de paiement (DGP) : pour un acheteur public, délai qui court de la réception de la facture à sa mise en paiement par le comptable public. Son plafond est de 30 jours pour l'État et les collectivités, de 50 jours pour les établissements publics de santé.
- Intérêts moratoires : intérêts dus au fournisseur par un acheteur public qui dépasse son délai de paiement.
- Chorus : système d'information financière de l'État, par lequel passent ses dépenses.
- Microentreprise, PME, ETI, grande entreprise : catégories statistiques d'entreprises issues de la loi de modernisation de l'économie, définies par l'effectif, le chiffre d'affaires et le total de bilan. ETI signifie entreprise de taille intermédiaire. TPE (très petite entreprise) désigne les plus petites structures ; chaque source retient ses propres seuils, rappelés dans le texte.
- FIBEN : fichier bancaire des entreprises, tenu par la Banque de France. Les bilans qu'il rassemble servent au calcul des délais clients et fournisseurs.
- Esane : dispositif de l'Insee qui élabore les statistiques annuelles d'entreprises, notamment à partir des déclarations fiscales.
- IEDOM : Institut d'émission des départements d'outre-mer, qui publie chaque année un rapport sur les délais de paiement dans les départements et collectivités d'outre-mer (DCOM).
- DGFiP : Direction générale des Finances publiques. Ses comptables paient les dépenses de l'État, des collectivités locales et des hôpitaux publics.
- DGCCRF : Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes. Elle contrôle le respect des délais de paiement entre entreprises.
- Amende administrative : sanction financière prononcée directement par l'administration, ici la DGCCRF, sans passer par un tribunal.
- Cotation Banque de France : appréciation portée par la Banque de France sur la capacité d'une entreprise à honorer ses engagements financiers.
- Médiateur des entreprises : service du ministère de l'Économie qui aide à régler à l'amiable un différend entre entreprises, ou entre une entreprise et un acheteur public.
- Enquête SAFE : enquête de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne sur l'accès des entreprises au financement (Survey on the Access to Finance of Enterprises).
- Solde d'opinion : différence entre la part des dirigeants qui déclarent une hausse et la part de ceux qui déclarent une baisse. Il s'exprime en points et mesure une opinion, pas un nombre de jours.
- Assurance-crédit : contrat par lequel un assureur indemnise une entreprise lorsqu'un client professionnel ne règle pas sa facture.
- Crédit fournisseur : délai de paiement qu'un fournisseur accorde à son client professionnel, qui reçoit la marchandise ou la prestation avant de la payer.
Sources
- Banque de France, Rapport annuel de l'Observatoire des délais de paiement 2025, septembre 2026
- Banque de France, Bulletin de la Banque de France n° 260/5, « Les délais de paiement se sont réduits en 2024, sauf pour les grandes entreprises qui sont de plus mauvais payeurs », octobre 2025
- Insee, Rapport annuel de l'Observatoire des délais de paiement 2025 (encadré 1, données Insee, Esane), septembre 2026
- DGFiP, Rapport annuel de l'Observatoire des délais de paiement 2025 (sections 2.1 à 2.3, données DGFiP), septembre 2026
- DGCCRF, Rapport annuel de l'Observatoire des délais de paiement 2025 (section 3.1 et annexe 4, contrôles et amendes), septembre 2026
- IEDOM, Délais de paiement pratiqués par les entreprises et les organismes publics des DCOM, rapport annuel 2025, septembre 2026
- Altares, Communiqué de presse « Retards de paiement des entreprises en France au 1er semestre 2026 », septembre 2026
- Bpifrance Le Lab et Rexecode, Baromètre trimestriel « Trésorerie, investissement et croissance des TPE-PME », 3e trimestre 2026, septembre 2026
- Bpifrance Le Lab et Rexecode, Baromètre trimestriel « Trésorerie, investissement et croissance des PME / TPE », 1er trimestre 2026, février 2026
- CRIBIS D&B, Payment Study 2026, mai 2026
- Intrum, European Payment Report 2026, avril 2026
- Atradius, Pratiques de paiement B2B en France (Baromètre Atradius 2026), mai 2026
- Commission européenne, EU Payment Observatory Annual Report 2025, décembre 2025
- Department for Business and Trade, Late payments consultation: government response (« Time to pay up »), mars 2026
- Médiateur des entreprises, Bilan annuel 2025 du Médiateur des entreprises, avril 2026
- Sénat, L'Essentiel sur la proposition de loi visant à réduire les retards de paiement afin de lutter contre les défaillances d'entreprises, février 2026
- Xero, Xero Small Business Insights, United Kingdom Update, April - June 2026 : « Sales growth slows as fuel price impacts bite », juillet 2026
