Gestion, paiements et numérique

105 chiffres sur la digitalisation des TPE et PME en France : équipement, logiciels, vente en ligne (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 36 min de lecture

En France, les chiffres sur la digitalisation des entreprises dépendent d'abord de leur taille : plus une entreprise est petite, moins elle est équipée. L'accès à internet est acquis pour la grande majorité des microentreprises, mais le progiciel de gestion intégré, le logiciel de suivi des clients et le cloud sont bien plus répandus dans les entreprises de 250 personnes ou plus que dans celles de 10 à 49 personnes. La vente en ligne ne concerne qu'une minorité de TPE et de PME.

Cette page réunit 105 chiffres sur l'équipement numérique des TPE et des PME françaises : connexion, logiciels de gestion et de facturation, suivi des clients, cloud, outils collaboratifs, vente en ligne, budget et compétences. Les données françaises sont privilégiées ; des moyennes européennes et quelques repères étrangers, toujours présentés comme tels, servent à situer la France.

Chaque chiffre renvoie à son document d'origine, avec la date de publication et la population étudiée. Les tranches de taille diffèrent d'une source à l'autre : le Baromètre France Num interroge des entreprises de 0 à 249 salariés, les enquêtes de l'Insee distinguent les microentreprises (moins de 10 personnes) des entreprises de 10 personnes ou plus, et les tables d'Eurostat isolent celles de 10 à 49 personnes.

Chiffres clés

  • En France, en 2026, 71 % des dirigeants de TPE-PME estiment que le numérique apporte un bénéfice réel à leur entreprise, d'après les chiffres du Baromètre France Num, enquête annuelle sur la digitalisation des entreprises de 0 à 249 salariés, menée du 23 mars au 18 avril 2026 auprès de 9 655 entreprises (France Num, octobre 2026).
  • En 2022, 82 % des microentreprises implantées en France (moins de 10 personnes) disposent d'un accès à internet pour un usage professionnel, selon l'enquête TIC-TPE de l'Insee (Insee, février 2024).
  • En France, en 2026, 71 % des TPE-PME sont équipées d'un logiciel de facturation, soit 2 points de plus qu'en 2025, selon le Baromètre France Num (France Num, octobre 2026).
  • En 2025, 27,13 % des entreprises françaises de 10 à 49 personnes utilisent un logiciel de gestion de la relation client (CRM), contre 21,28 % en 2023, selon l'enquête TIC de l'Insee, diffusée par Eurostat (Insee, février 2026).
  • En France, dans la 7e vague du baromètre de l'Ordre des experts-comptables et d'ECMA, publiée le 28 avril 2026, 62 % des entreprises déclarent avoir défini un plan d'action pour la facture électronique ou être en train de le mettre en place ; l'Ordre en conclut que 38 % des entreprises ne sont pas prêtes, à quelques mois de l'échéance du 1er septembre 2026 (Ordre des experts-comptables, avril 2026).
  • Au 1er septembre 2026, jour du démarrage de la facture électronique entre entreprises en France, plus de 4 millions d'entreprises avaient désigné leur adresse de réception de ces factures, selon le ministère de l'Action et des Comptes publics (Ministère de l'Action et des Comptes publics, septembre 2026).
  • En France, en 2025, 35,78 % des entreprises de 10 à 49 personnes utilisent des services de cloud payants, selon l'enquête TIC de l'Insee, dont Eurostat diffuse les valeurs (Insee, février 2026).
  • Dans l'Union européenne, 49,3 % des entreprises de 10 à 49 personnes utilisent des services de cloud payants en 2025, soit 7,48 points de plus qu'en 2023, selon Eurostat (Eurostat, janvier 2026).
  • En 2025, dans l'Union européenne, 84,67 % des entreprises de 250 personnes ou plus utilisent des services de cloud payants, soit 6,9 points de plus qu'en 2023, selon Eurostat (Eurostat, janvier 2026).
  • En France, en 2026, 24 % des TPE-PME disposent d'au moins une solution de vente en ligne (site marchand, commande en ligne avec retrait en magasin, vente sur les réseaux sociaux ou sur une place de marché), soit 3 points de moins qu'en 2025, selon le Baromètre France Num (France Num, octobre 2026).
  • En 2024, 14,74 % des entreprises françaises de 10 à 49 personnes ont réalisé des ventes par un site web, une application ou une place de marché, contre 14,61 % en 2023, selon l'enquête TIC de l'Insee, diffusée par Eurostat (Insee, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne, 19,50 % des entreprises de 10 à 49 personnes ont réalisé en 2024 des ventes par un site web, une application ou une place de marché, selon Eurostat (Eurostat, juin 2026).
  • En 2025, le commerce en ligne français a réalisé 196,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 7 % sur un an, selon la Fevad, la fédération professionnelle du secteur (Fevad, juillet 2026).
  • Dans l'enquête européenne de 2023, 17 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus pratiquent le commerce électronique, contre 23 % en moyenne dans l'Union européenne, selon l'Insee, qui reprend les données d'Eurostat (Insee, octobre 2025).

Équipement de base et regard des dirigeants sur le numérique

Dans les petites entreprises françaises, l'équipement de base est en place, mais l'adhésion des dirigeants faiblit : en 2026, la part de ceux qui voient dans le numérique un bénéfice réel pour leur entreprise recule, surtout dans les TPE.

Barres horizontales par secteur d'activité, France, 2022. Part des microentreprises ayant un accès à internet pour un usage professionnel : 82 % pour l'ensemble, de 73 % dans les transports et l'entreposage à 89 % dans l'information-communication. Part des entreprises de 10 personnes ou plus : 99 % pour l'ensemble, 99 % ou 100 % dans chaque secteur. Part des salariés ayant accès à internet : 67 % dans les microentreprises, 64 % dans les entreprises de 10 personnes ou plus.
Figure 1 : part des entreprises implantées en France qui disposent d'un accès à internet pour un usage professionnel en 2022, par secteur d'activité. Dans l'ensemble, 82 % des microentreprises (moins de 10 personnes) sont connectées, contre 99 % des entreprises de 10 personnes ou plus, et l'écart se retrouve dans chaque secteur ; les barres claires donnent la part des salariés qui ont accès à internet. Source : Insee, Insee Première n° 1982, « Les microentreprises ont plus souvent un profil sur les réseaux sociaux qu'un site web », 2022 (publication en février 2024). Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quelle part des entreprises a un accès à internet, et avec quelle connexion ?

En France, presque toutes les entreprises de 10 personnes ou plus ont un accès à internet, et la fibre optique équipe en 2026 la grande majorité des TPE-PME, sans avoir fait disparaître l'ADSL.

  • En 2022, 99 % des entreprises de 10 personnes ou plus implantées en France ont un accès à internet pour un usage professionnel, selon l'enquête TIC de l'Insee (Insee, février 2024).
  • Parmi les microentreprises françaises qui ont un accès à internet, 86 % utilisent en 2022 une connexion fixe à haut ou très haut débit (Insee, février 2024).
  • En 2022, 12 % des microentreprises françaises connectées à internet disposent d'une connexion fixe dont le débit de téléchargement atteint au moins 1 Gbit/s (Insee, février 2024).
  • La fibre optique raccorde 87 % des TPE-PME françaises en 2026, soit 14 points de plus qu'en 2024 (France Num, octobre 2026).
  • Une connexion ADSL (ou VDSL, SDSL) sert encore à travailler dans 25 % des TPE-PME françaises en 2026 (France Num, octobre 2026).

Les dirigeants de petites entreprises jugent-ils le numérique utile ?

En France, une majorité de dirigeants de TPE-PME, moins large qu'en 2022, jugent le numérique bénéfique pour leur entreprise ; ils sont nettement moins nombreux à dire qu'il augmente leur chiffre d'affaires.

  • La part des dirigeants de TPE-PME françaises pour qui le numérique apporte un bénéfice réel à leur entreprise était de 68 % en 2020, première année de la série, et de 81 % en 2022, son plus haut niveau (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, la part des dirigeants français qui voient dans le numérique un bénéfice réel pour leur entreprise recule de 8 points dans les TPE, contre 1 point dans les PME (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 36 % des dirigeants de TPE-PME françaises considèrent que le numérique leur permet d'augmenter leur chiffre d'affaires (France Num, octobre 2026).
  • Pour 37 % des TPE-PME françaises, le numérique permet en 2026 de se démarquer de la concurrence (France Num, octobre 2026).

Repère étranger : aux États-Unis, 86 % des dirigeants de petites entreprises (moins de 250 salariés) interrogés en juin 2025 déclarent que les outils numériques (« technology platforms ») ont aidé leur entreprise à fonctionner plus efficacement, selon une enquête de l'U.S. Chamber of Commerce, une organisation patronale (U.S. Chamber of Commerce, août 2025).

Transformation numérique des PME en France : combien d'entreprises sont avancées, combien restent en retrait ?

En France, les TPE-PME « réticentes » forment le plus nombreux des quatre groupes de la typologie 2026 du Baromètre France Num, les « matures » le moins nombreux.

  • Les « réticentes », moins équipées et sans projet en cours, représentent 35 % des TPE-PME françaises dans la typologie France Num de 2026 (France Num, octobre 2026).
  • Dans la typologie France Num de 2026, 29 % des TPE-PME françaises sont « dynamiques » : plus équipées, elles ont des projets en cours (France Num, octobre 2026).
  • Les entreprises « en potentiel », moins équipées mais avec des projets en cours, souvent numériques, comptent pour 24 % des TPE-PME françaises dans la typologie France Num de 2026 (France Num, octobre 2026).
  • Les « matures », plus équipées mais sans projet en cours, forment 12 % des TPE-PME françaises dans la typologie France Num de 2026 (France Num, octobre 2026).
  • Dans l'enquête D4SME 2025 de l'OCDE, menée fin 2024 auprès de 1 009 PME de dix pays (dont 40 en France) et non représentative, 16 % des PME en restent à un usage « de base » du numérique et 29 % à un niveau « intermédiaire » (OCDE, avril 2025).
  • Le niveau « compétent » est le plus fréquent dans la même enquête D4SME 2025 de l'OCDE, menée fin 2024 dans dix pays et non représentative : 35 % des PME l'atteignent (OCDE, avril 2025).

Logiciels de gestion, de facturation et de suivi des clients

Dans les TPE-PME françaises, les logiciels de gestion courants sont installés et leur diffusion ne progresse plus guère depuis 2022. En 2026, année où démarre la facture électronique entre entreprises, seuls le logiciel de facturation et le logiciel de gestion comptable gagnent quelques points. Le logiciel de suivi des clients et le progiciel de gestion intégré restent surtout l'affaire des entreprises plus grandes.

Barres par édition du Baromètre France Num : part des TPE-PME françaises équipées de chaque logiciel de gestion. Logiciel de facturation : 57 % en 2021, 70 % en 2022, 69 % en 2023, 67 % en 2024, 69 % en 2025, 71 % en 2026. Logiciel de gestion comptable : 58 %, 73 %, 72 %, 65 %, 68 %, 71 % sur les mêmes éditions. Logiciel de caisse : 31 % en 2023, 32 % en 2024, 30 % en 2025, 30 % en 2026. Logiciel de gestion multi-usages (PGI) : 26 % en 2023, 24 % en 2024, 23 % en 2025, 22 % en 2026.
Figure 2 : part des TPE-PME françaises équipées de chaque logiciel de gestion, de l'édition 2021 à l'édition 2026 du Baromètre France Num. En 2026, 71 % des TPE-PME ont un logiciel de facturation, 71 % un logiciel de gestion comptable, 30 % un logiciel de caisse et 22 % un logiciel de gestion multi-usages (PGI) ; ces deux dernières séries ne commencent qu'en 2023. Source : France Num, Baromètre France Num 2026, rapport final, page 38, avril 2026 (enquête réalisée par le Crédoc). Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quel est le taux d'équipement numérique des entreprises françaises en logiciels de gestion et de facturation ?

En France, en 2026, le logiciel de gestion comptable et le logiciel de facturation équipent chacun une large majorité des TPE-PME, loin devant le logiciel de caisse et le progiciel de gestion intégré.

  • En 2026, 71 % des TPE-PME françaises sont équipées d'un logiciel de gestion comptable, soit 3 points de plus qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • Le logiciel de caisse équipe 30 % des TPE-PME françaises en 2026, comme en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • Un logiciel de gestion multi-usages ou un progiciel de gestion intégré (PGI) équipe 22 % des TPE-PME françaises en 2026, soit 1 point de moins qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 63 % des entreprises françaises sans salarié ont un logiciel de facturation, contre 94 % de celles de 50 à 249 salariés (France Num, octobre 2026).
  • En mars 2026, 54 % des dirigeants d'entreprises françaises de moins de 20 salariés déclarent ne pas avoir de logiciel de facturation dédié et utiliser encore Excel, Word ou le papier, selon un sondage OpinionWay pour Tiime, éditeur de logiciels de gestion ; la question et la population de ce sondage diffèrent de celles du Baromètre France Num (Tiime, mai 2026).

Les obligations légales qui s'appliquent au logiciel de caisse sont détaillées dans le guide Logiciel de caisse sécurisé : obligations et preuves en 2026.

Combien de petites entreprises suivent leurs clients avec un logiciel (CRM) ou pilotent leur activité avec un progiciel (ERP) ?

En France, parmi les entreprises de 10 à 49 personnes, le progiciel de gestion intégré (ERP) est plus répandu que le logiciel de gestion de la relation client (CRM), et tous deux y sont plus utilisés en 2025 qu'en moyenne dans l'Union européenne.

  • En 2025, 48,92 % des entreprises françaises de 10 à 49 personnes utilisent un ERP, contre 42,75 % en 2023 (Insee, février 2026).
  • Dans l'Union européenne, 41,08 % des entreprises de 10 à 49 personnes utilisent un ERP en 2025 (Eurostat, février 2026).
  • Le CRM est utilisé en 2025 par 24,69 % des entreprises de 10 à 49 personnes de l'Union européenne (Eurostat, février 2026).
  • En France, 59 574 entreprises de 10 personnes ou plus utilisent un CRM en 2025, sur les 194 243 entreprises du champ de l'enquête TIC de l'Insee (Insee, juillet 2026).
  • Un ERP est utilisé en 2025 par 104 735 entreprises de 10 personnes ou plus en France (Insee, juillet 2026).
  • En 2026, 14 % des entreprises françaises sans salarié ont un logiciel de gestion multi-usages ou un progiciel de gestion intégré (PGI), contre 52 % de celles de 50 à 249 salariés (France Num, octobre 2026).

Le choix entre un tableur et un logiciel de suivi des clients est traité dans le guide CRM ou Excel : que choisir quand on travaille seul ?.

Les petites entreprises étaient-elles prêtes pour la facture électronique au 1er septembre 2026 ?

Avant l'échéance du 1er septembre 2026, les TPE-PME françaises équipées d'un logiciel de gestion le jugeaient le plus souvent compatible avec la facture électronique, mais une minorité d'entreprises avait choisi sa plateforme agréée.

  • Au printemps 2026, 72 % des TPE-PME françaises équipées d'un logiciel de comptabilité, de facturation ou de caisse le déclarent compatible avec la réforme de la facture électronique ; 10 % répondent que non et 18 % ne le savent pas (France Num, octobre 2026).
  • Dans la 7e vague du baromètre de l'Ordre des experts-comptables et d'ECMA, publiée le 28 avril 2026, 35 % des entreprises françaises déclarent avoir choisi leur plateforme agréée (Ordre des experts-comptables, avril 2026).
  • La même vague du baromètre de l'Ordre et d'ECMA, publiée le 28 avril 2026, indique que 40 % des entreprises françaises ne connaissent aucune plateforme agréée (Ordre des experts-comptables, avril 2026).
  • En mars 2026, parmi les dirigeants d'entreprises françaises de moins de 20 salariés déjà équipés d'un outil numérique, 42 % n'ont pas encore de solution compatible avec la réforme de la facture électronique, selon un sondage OpinionWay pour Tiime, éditeur de logiciels de gestion (Tiime, mai 2026).
  • En France, au 1er septembre 2026, jour de l'échéance, 66 % des entreprises que le ministère de l'Action et des Comptes publics appelle le « cœur de cible » de la réforme de la facture électronique avaient choisi leur plateforme (Ministère de l'Action et des Comptes publics, septembre 2026).

Le calendrier de la réforme est détaillé dans le guide Facturation électronique en TPE.

Cloud, outils collaboratifs et exploitation des données

Le cloud a gagné du terrain dans les petites entreprises européennes, mais les grandes restent loin devant, et les entreprises françaises de 10 à 49 personnes se situent sous la moyenne de l'Union. Dans les TPE-PME françaises, l'usage des outils collaboratifs se stabilise en 2026.

Barres par taille d'entreprise, Union européenne : part des entreprises qui utilisent des services de cloud payants. En 2023 : 45,32 % pour l'ensemble, 41,82 % pour les petites entreprises (10 à 49 personnes), 59,09 % pour les moyennes (50 à 249 personnes), 77,77 % pour les grandes (250 personnes ou plus). En 2025 : 52,74 % pour l'ensemble, 49,30 % pour les petites, 66,78 % pour les moyennes, 84,67 % pour les grandes.
Figure 3 : part des entreprises de l'Union européenne qui utilisent des services de cloud payants, selon leur taille, en 2023 et en 2025. Les petites entreprises (10 à 49 personnes, « small enterprises » sur le graphique) passent de 41,82 % à 49,3 % ; les grandes (250 personnes ou plus) atteignent 84,67 % en 2025. Source : Eurostat, Cloud computing - statistics on the use by enterprises, janvier 2026 (extraction ; données 2023 et 2025). Graphique publié par la source, capturé le 5 octobre 2026.

Quelle part des petites entreprises achète des services de cloud, et lesquels ?

En France, en 2025, les entreprises de 10 à 49 personnes utilisent d'abord le cloud payant pour la messagerie, la bureautique et le stockage de fichiers, devant la comptabilité et le suivi des clients ; parmi les microentreprises, une minorité achetait des services de cloud en 2022.

  • En 2025, 30,63 % des entreprises françaises de 10 à 49 personnes utilisent une messagerie électronique en cloud payant, 25,85 % des logiciels de bureautique et 24,88 % du stockage de fichiers, les trois services de cloud payants les plus utilisés dans cette tranche de taille (Insee, février 2026).
  • Un logiciel de comptabilité ou de finance en cloud est utilisé en 2025 par 17,84 % des entreprises françaises de 10 à 49 personnes, et un CRM en cloud par 8,16 % (Insee, février 2026).
  • Dans l'Union européenne, 29,13 % des entreprises de 10 à 49 personnes utilisent en 2025 un logiciel de comptabilité ou de finance en cloud (Eurostat, février 2026).
  • Dans l'Union européenne, 66,78 % des entreprises de 50 à 249 personnes utilisent des services de cloud payants en 2025, contre 59,09 % en 2023 (Eurostat, janvier 2026).
  • En 2022, 245 114 microentreprises implantées en France achètent des services de cloud, sur les 2 088 714 microentreprises couvertes par l'enquête TIC-TPE de l'Insee (Insee, octobre 2023).

Quels outils les petites entreprises utilisent-elles pour travailler à plusieurs et à distance ?

En France, la messagerie instantanée est l'outil collaboratif le plus répandu dans les TPE-PME en 2026.

  • En 2026, 80 % des TPE-PME françaises utilisent au moins un outil collaboratif, soit 1 point de moins qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • La messagerie instantanée est utilisée par 63 % des TPE-PME françaises en 2026, soit 2 points de plus qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • Une plateforme d'échange de documents en ligne équipe 56 % des TPE-PME françaises en 2026, contre 58 % en 2025 et 43 % en 2021 (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 40 % des TPE-PME françaises utilisent une solution de collaboration professionnelle : 34 % des entreprises de 1 à 4 salariés, contre 80 % de celles de 50 à 249 salariés (France Num, octobre 2026).
  • En 2022, parmi les microentreprises françaises qui utilisent internet, 74 % disposent d'un accès à distance à la messagerie professionnelle, 54 % aux documents de l'entreprise et 40 % aux logiciels professionnels (Insee, février 2024).
  • L'accès à distance à la messagerie, aux documents ou aux logiciels est possible en 2022 dans 76 % des microentreprises françaises qui utilisent internet, contre 91 % des entreprises de 10 personnes ou plus (Insee, février 2024).

Comment les petites entreprises exploitent-elles leurs données pour piloter leur activité ?

En France, une large majorité des TPE-PME déclarent exploiter leurs données pour piloter leur activité, d'abord celles de la comptabilité, avec un logiciel métier plus souvent qu'avec un tableur.

  • En 2026, 76 % des TPE-PME françaises déclarent exploiter leurs données pour piloter l'activité de leur entreprise (France Num, octobre 2026).
  • Les données de comptabilité et de finances sont exploitées par 65 % des TPE-PME françaises en 2026, celles sur les clients et les ventes par 53 %, celles de ressources humaines et de paie par 41 % (France Num, octobre 2026).
  • Pour exploiter leurs données, les TPE-PME françaises utilisent d'abord en 2026 un logiciel métier (ERP ou CRM), cité à 67 %, devant le tableur, cité à 58 % (France Num, octobre 2026).
  • En 2025, 34,49 % des entreprises françaises de 10 à 49 personnes pratiquent l'analyse de données, réalisée par leurs propres salariés ou par un prestataire extérieur (Insee, février 2026).
  • En France, 63 836 entreprises de 10 personnes ou plus analysent en 2025 leurs données en interne, avec leurs propres salariés, sur les 194 243 entreprises couvertes par l'enquête TIC de l'Insee (Insee, juillet 2026).

Vente en ligne et places de marché

La vente en ligne reste minoritaire dans les petites entreprises françaises et ne progresse plus : la part des TPE-PME qui disposent d'une solution de vente en ligne recule en 2026.

Barres horizontales, TPE-PME françaises, 2026 : part des entreprises qui possèdent chaque outil. Site internet marchand de vente en ligne : 16 %. Solution de commande en ligne et retrait en magasin : 11 %. Vente sur les réseaux sociaux : 8 %. Vente sur les places de marché : 7 %. Chacun de ces outils recule d'un point sur un an ; 34 % des entreprises ont au moins une solution de vente ou de paiement en ligne. Le graphique donne aussi la part des entreprises équipées d'une solution de paiement en ligne.
Figure 4 : outils de vente et de paiement en ligne dont disposent les TPE-PME françaises en 2026, avec leur évolution sur un an. Pour la vente en ligne, 16 % des TPE-PME ont un site internet marchand, 11 % une solution de commande en ligne avec retrait en magasin, 8 % vendent sur les réseaux sociaux et 7 % sur les places de marché ; chacune de ces parts perd un point sur un an. Selon la même page du rapport, 24 % des TPE-PME disposent d'au moins une solution de vente en ligne. Les solutions de paiement en ligne figurent aussi sur le graphique ; elles sortent du sujet de cette page. Source : France Num, Baromètre France Num 2026, rapport final, page 32, avril 2026 (enquête réalisée par le Crédoc). Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quel est le nombre d'entreprises qui vendent en ligne en France ?

En France, plusieurs dizaines de milliers d'entreprises de 10 personnes ou plus vendent sur le web, et plus de cent mille microentreprises, d'après deux enquêtes de l'Insee qui ne portent pas sur la même année. Dans les TPE-PME, le site marchand est en 2026 la solution de vente en ligne la plus répandue.

  • En 2024, en France, 32 882 entreprises de 10 personnes ou plus ont réalisé des ventes web de biens ou de services, sur les 194 243 entreprises du champ de l'enquête TIC de l'Insee (Insee, juillet 2026).
  • Selon l'enquête TIC-TPE 2022 de l'Insee, qui porte sur l'activité de 2021, 135 514 microentreprises françaises réalisent des ventes web de biens ou de services, sur 2 088 714 microentreprises dans le champ de l'enquête (Insee, octobre 2023).
  • Le site internet marchand équipe 16 % des TPE-PME françaises en 2026 (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 11 % des TPE-PME françaises disposent d'une solution de commande en ligne avec retrait en magasin (France Num, octobre 2026).
  • Dans l'hébergement-restauration, 35 % des TPE-PME françaises ont un site internet marchand en 2026, contre 3 % de celles du bâtiment et de la construction (France Num, octobre 2026).

Combien de petites entreprises vendent par une place de marché ?

En France, peu de petites entreprises vendent par une place de marché ; parmi celles de 10 à 49 personnes, la part est inférieure à la moyenne européenne.

  • En 2026, 7 % des TPE-PME françaises vendent sur des places de marché, soit 1 point de moins qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • En 2024, 4,02 % des entreprises françaises de 10 à 49 personnes ont réalisé des ventes par une place de marché en ligne (Insee, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne, 8,95 % des entreprises de 10 à 49 personnes ont réalisé en 2024 des ventes par une place de marché en ligne (Eurostat, juin 2026).
  • D'après l'enquête TIC-TPE 2022 de l'Insee (activité de 2021), 47 687 microentreprises françaises vendent des biens ou des services par une place de marché (Insee, octobre 2023).
  • Dans l'enquête TIC-TPE 2022 de l'Insee, 14 202 microentreprises françaises vendant par une place de marché déclarent un taux moyen de commission de 15 % à moins de 20 %, la tranche la plus fréquente des six proposées (Insee, octobre 2023).
  • Les entreprises françaises de 10 personnes ou plus, toutes tailles confondues, ont réalisé 16,19 milliards d'euros de ventes web par des places de marché en 2024 (Insee, juillet 2026).

Quel poids la vente en ligne a-t-elle dans le chiffre d'affaires, et pourquoi des entreprises ne vendent-elles pas en ligne ?

En France, les ventes électroniques pèsent peu dans le chiffre d'affaires des entreprises de 10 à 49 personnes, et les TPE-PME qui ne vendent pas en ligne invoquent d'abord leur métier.

  • En 2024, les ventes électroniques (web et échange de données informatisé) représentent 7,00 % du chiffre d'affaires des entreprises françaises de 10 à 49 personnes, contre 6,21 % en 2022 (Insee, février 2026).
  • Dans l'Union européenne, les ventes électroniques représentent 8,65 % du chiffre d'affaires des entreprises de 10 à 49 personnes en 2024 (Eurostat, février 2026).
  • En 2026, 17 % des TPE-PME françaises qui vendent en ligne réalisent 50 % ou plus de leur chiffre d'affaires par ce canal, contre 11 % en 2022 (France Num, octobre 2026).
  • Pour 42 % des TPE-PME françaises qui vendent en ligne, ce canal apporte en 2026 moins de 5 % du chiffre d'affaires (France Num, octobre 2026).
  • Parmi les TPE-PME françaises qui ne vendent pas en ligne, 76 % répondent en 2026 que ce n'est pas pertinent pour leur métier ou leur secteur d'activité, soit 8 points de moins qu'en 2024 ; la deuxième raison citée, l'effort continu de mise à jour, n'atteint que 10 % (France Num, octobre 2026).

Dépenses, projets, freins et compétences

Les TPE-PME françaises dépensent peu pour le numérique, alors qu'elles sont plus nombreuses à annoncer des projets. Dans peu d'entre elles, le dirigeant ou des collaborateurs ont suivi une formation au numérique dans l'année.

Barres par édition du Baromètre France Num, de 2021 à 2026 : budget annuel consacré au numérique l'année précédente par les TPE-PME françaises (matériel et logiciels, hors formation et recrutements). Aucun budget : 30 %, 24 %, 24 %, 21 %, 25 %, 33 %. Moins de 1 000 euros : 35 %, 35 %, 37 %, 39 %, 33 %, 30 %. Plus de 1 000 euros : 35 %, 41 %, 39 %, 40 %, 42 %, 38 %.
Figure 5 : budget annuel que les TPE-PME françaises déclarent avoir consacré au numérique l'année précédente (matériel et logiciels, hors formation et recrutements), de l'édition 2021 à l'édition 2026 du Baromètre France Num. La part des entreprises sans aucun budget, descendue à 21 % dans l'édition 2024, remonte à 33 % dans l'édition 2026. Le rapport imprime à côté de ce graphique la mention « Base : entreprises ayant des projets numériques, soit 6 203 répondants », alors que les valeurs de 2026 sont celles qu'il donne page 71 pour l'échantillon total (9 655 répondants). Source : France Num, Baromètre France Num 2026, rapport final, page 74, avril 2026 (enquête réalisée par le Crédoc). Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Combien les petites entreprises dépensent-elles pour le numérique, et quels projets ont-elles ?

En France, les TPE-PME se partagent en trois groupes de taille voisine selon leur budget numérique annuel, et la plupart annoncent des projets numériques.

  • En 2025, 33 % des TPE-PME françaises n'ont consacré aucun budget au numérique (matériel et logiciels, hors formation et recrutements), soit 8 points de plus en un an ; 30 % ont dépensé moins de 1 000 euros et 38 % plus de 1 000 euros (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 78 % des TPE-PME françaises ont des projets numériques pour les deux prochaines années, soit 8 points de plus qu'en 2025 (France Num, octobre 2026).
  • Se préparer à l'échéance de la facture électronique est en 2026 la première priorité numérique des TPE-PME françaises pour les deux ans à venir, citée à 39 % (11 points de plus en un an), devant l'acquisition ou l'amélioration de logiciels, à 26 % (France Num, octobre 2026).

Repère étranger : en Australie, 10,5 % des entreprises de 0 à 4 personnes et 19,9 % de celles de 5 à 19 personnes déclarent avoir investi dans de nouvelles technologies ou infrastructures numériques pendant l'exercice clos le 30 juin 2025 (Australian Bureau of Statistics, juin 2026).

Le choix des outils est traité dans le guide Outils numériques pour indépendants et TPE.

Qu'est-ce qui freine la digitalisation des petites entreprises, et ont-elles les compétences nécessaires ?

En France, une courte majorité de TPE-PME déclarent disposer de compétences numériques en interne ; dans l'enquête menée par l'OCDE dans dix pays, les freins à la numérisation les plus cités sont les coûts et le manque de temps pour se former.

  • En 2026, 55 % des TPE-PME françaises déclarent disposer de compétences numériques en interne (France Num, octobre 2026).
  • En 2026, 15 % des TPE-PME françaises déclarent que le dirigeant ou des collaborateurs ont suivi dans les douze derniers mois une formation portant spécifiquement sur le numérique, et 21 % en comptant les formations qui incluent une dimension numérique (France Num, octobre 2026).
  • Parmi les PME de dix pays interrogées fin 2024 par l'OCDE (enquête D4SME 2025, non représentative), les trois freins à la numérisation les plus cités sont les coûts de maintenance, logiciels compris, à 40 %, le manque de temps pour se former, à 39 %, et le coût du matériel, à 32 % (OCDE, avril 2025).
  • Dans la même enquête D4SME 2025 de l'OCDE, menée dans dix pays et non représentative, 35 % des PME se forment au numérique par des recherches sur internet, 13 % recourent à une formation organisée en interne et 6 % à un programme animé par des experts (OCDE, avril 2025).
  • Dans dix pays, 21 % des PME interrogées fin 2024 par l'OCDE (enquête D4SME 2025, non représentative) connaissent l'existence d'aides publiques à la numérisation, et 10 % en ont bénéficié (OCDE, avril 2025).

Les petites entreprises françaises face aux grandes, à l'Europe et aux autres pays

L'écart d'équipement entre petites et grandes entreprises n'est pas propre à la France : il se retrouve en moyenne dans l'Union européenne, au Royaume-Uni et en Australie. Les repères étrangers ne se comparent pas terme à terme aux chiffres français.

Carte de l'Union européenne : part des entreprises de 10 salariés ou plus qui pratiquent le commerce électronique, enquête européenne de 2023, en quatre classes (moins de 20 %, de 20 % à moins de 29 %, de 29 % à moins de 34 %, 34 % ou plus). La France est dans la classe la plus basse ; la Lituanie, la Suède, le Danemark et l'Irlande sont dans la plus haute. Exemple de lecture donné par la source : 39 % des entreprises lituaniennes.
Figure 6 : part des entreprises de 10 salariés ou plus qui pratiquent le commerce électronique dans chaque pays de l'Union européenne, d'après l'enquête européenne de 2023. La France se range dans la classe la plus basse de la carte (moins de 20 %) : l'Insee y relève 17 % d'entreprises concernées, contre 23 % en moyenne dans l'Union européenne. Source : Insee, Économie et société à l'ère du numérique, Insee Références, édition 2025, fiche 3.8 « Entreprises de l'UE et outils numériques », 2023 (publication en octobre 2025), d'après Eurostat. Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quel écart d'équipement sépare les petites entreprises des grandes ?

En France, les entreprises de 250 personnes ou plus sont, en proportion, près de deux fois plus nombreuses que celles de 10 à 49 personnes à utiliser un progiciel de gestion intégré, et plus de deux fois plus nombreuses à utiliser un logiciel de suivi des clients ou le cloud payant, et à vendre en ligne. Pour le progiciel, l'écart est comparable dans l'Union européenne.

  • En 2025, 92,64 % des entreprises françaises de 250 personnes ou plus utilisent un progiciel de gestion intégré (ERP) (Insee, février 2026).
  • Un CRM est utilisé en 2025 par 73,63 % des entreprises françaises de 250 personnes ou plus (Insee, février 2026).
  • En 2025, 84,65 % des entreprises françaises de 250 personnes ou plus utilisent des services de cloud payants (Insee, février 2026).
  • En 2024, 40,18 % des entreprises françaises de 250 personnes ou plus ont réalisé des ventes par un site web, une application ou une place de marché (Insee, juin 2026).
  • En 2024, 16,05 % des entreprises françaises de 250 personnes ou plus ont vendu par une place de marché en ligne (Insee, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne, 88,71 % des entreprises de 250 personnes ou plus utilisent un ERP en 2025 (Eurostat, février 2026).

Taux de digitalisation des entreprises en France : où se situe le pays face à la moyenne européenne ?

La France se situe sous la moyenne de l'Union européenne pour les ventes électroniques et, de peu, pour l'intensité numérique des PME.

  • En 2024, année des ventes et non de l'enquête, 19,44 % des entreprises françaises de 10 personnes ou plus ont réalisé des ventes électroniques, échange de données informatisé compris (Insee, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne, 23,59 % des entreprises de 10 personnes ou plus ont réalisé des ventes électroniques en 2024 (Eurostat, février 2026).
  • En 2025, 69,44 % des PME françaises (10 à 249 personnes) atteignent au moins le niveau de base de l'indice d'intensité numérique d'Eurostat (Insee, février 2026).
  • Dans l'Union européenne, 71,39 % des PME (10 à 249 personnes) atteignent en 2025 au moins le niveau de base de l'indice d'intensité numérique (Eurostat, février 2026).
  • L'Union européenne vise 90 % de PME ayant au moins un niveau de base d'intensité numérique en 2030 ; la France a retenu la même cible (Commission européenne, juin 2026).
  • La feuille de route de la France pour la Décennie numérique prévoyait, pour 2025, 62,9 % de PME ayant au moins un niveau de base d'intensité numérique ; la Commission européenne juge que le pays suit cette trajectoire (Commission européenne, juin 2026).

Où en est la digitalisation des entreprises aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et en Australie ?

Aux États-Unis, presque toutes les petites entreprises interrogées en 2025 utilisent au moins un outil numérique ; au Canada, près de la moitié des entreprises de cinq employés ou plus utilisaient le cloud en 2023.

  • Aux États-Unis, 99 % des petites entreprises (moins de 250 salariés) interrogées en juin 2025 par l'U.S. Chamber of Commerce, une organisation patronale, utilisent au moins un outil numérique, moteur de recherche ou messagerie compris, contre 93 % en 2022 (U.S. Chamber of Commerce, août 2025).
  • Au Royaume-Uni, 64 % des entreprises de 10 à 19 salariés utilisaient en 2023 des systèmes et applications informatiques en cloud, contre 79 % de celles de 250 salariés ou plus, selon l'institut statistique britannique (ONS, mars 2025).
  • Au Canada, 48 % des entreprises de cinq employés ou plus utilisaient l'infonuagique (le cloud) en 2023, soit 3 points de plus qu'en 2021 (Statistique Canada, septembre 2024).
  • Au Canada, 32 % des entreprises de cinq employés ou plus ont reçu des commandes en ligne en 2023, contre 25 % en 2019 (Statistique Canada, septembre 2024).
  • En Australie, 68,5 % des entreprises de 0 à 4 personnes ont utilisé le cloud au cours de l'exercice 2024-2025, contre 92,7 % de celles de 200 personnes ou plus (Australian Bureau of Statistics, juin 2026).
  • En Australie, 11,6 % des entreprises de 0 à 4 personnes ont utilisé un CRM au cours de l'exercice 2024-2025, contre 62,8 % de celles de 200 personnes ou plus (Australian Bureau of Statistics, juin 2026).

Méthodologie et sources

Chaque chiffre est pris dans le document de l'organisme qui l'a produit ou qui a commandé l'enquête : statistique publique (Insee, Eurostat, Office for National Statistics ou ONS, Statistique Canada, Australian Bureau of Statistics), administrations et institutions publiques (France Num, ministère de l'Action et des Comptes publics, Commission européenne, OCDE), organisations professionnelles (Ordre des experts-comptables, Fevad, U.S. Chamber of Commerce) et un éditeur de logiciels (Tiime, qui a commandé un sondage à OpinionWay).

Les moyennes européennes publiées par l'Insee viennent d'Eurostat. Les liens et les valeurs ont été vérifiés le 5 octobre 2026. Après chaque chiffre, la date entre parenthèses est celle de la publication du document ; sous les figures, la légende précise la date des données.

Le Baromètre France Num 2026, réalisé par le Crédoc du 23 mars au 18 avril 2026 auprès de 9 655 entreprises de 0 à 249 salariés, fournit un peu plus du tiers des chiffres. Les valeurs françaises des tables d'Eurostat viennent de l'enquête TIC de l'Insee. L'Insee précise que les résultats de son enquête de 2022 ne sont pas comparables à ceux des éditions précédentes. L'enquête D4SME 2025 de l'OCDE, menée fin 2024 auprès de 1 009 PME de dix pays, dont 40 en France, n'est pas représentative ; ses pourcentages sont des moyennes des résultats obtenus dans chaque pays.

Les enquêtes sur la facture électronique n'interrogent pas les mêmes populations, et les repères étrangers reposent sur d'autres définitions : ni les unes ni les autres ne se comparent terme à terme. Les rapports entre petites et grandes entreprises (« près de deux fois plus », « plus de deux fois plus ») sont calculés à partir des valeurs citées sur la page. La page ne traite ni le site internet et les réseaux sociaux, ni l'intelligence artificielle, ni la sécurité informatique, ni les moyens de paiement. Elle est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • TPE : très petite entreprise, de moins de 10 salariés.
  • PME : petite ou moyenne entreprise, de moins de 250 salariés. Dans le Baromètre France Num, « TPE-PME » désigne les entreprises de 0 à 249 salariés ; dans l'indice d'intensité numérique d'Eurostat, les PME sont les entreprises de 10 à 249 personnes.
  • Microentreprise (au sens de l'Insee) : entreprise de moins de 10 personnes occupées dont le chiffre d'affaires annuel ou le total de bilan n'excède pas 2 millions d'euros.
  • TIC : technologies de l'information et de la communication. Les enquêtes TIC de l'Insee interrogent les entreprises de 10 personnes ou plus ; l'enquête TIC-TPE de 2022 portait sur les microentreprises.
  • CRM : logiciel de gestion de la relation client, aussi appelé logiciel de suivi des clients ; il réunit les contacts, les échanges et le suivi commercial.
  • ERP ou PGI : progiciel de gestion intégré, un logiciel qui réunit plusieurs fonctions de gestion de l'entreprise (comptabilité, achats, stocks, ventes).
  • Échange de données informatisé (EDI) : transmission automatique de commandes ou de factures entre les systèmes informatiques de deux entreprises.
  • ECMA : organisme qui réalise le baromètre de la facture électronique avec l'Ordre des experts-comptables ; il édite la plateforme jefacture.com, ce qui en fait une partie prenante de la réforme.
  • Cœur de cible : expression que le ministère de l'Action et des Comptes publics emploie, sans la définir, dans son communiqué sur le démarrage de la facture électronique.
  • Cloud : informatique en nuage, soit des services informatiques (messagerie, stockage, logiciels) loués en ligne. Le « cloud payant » désigne les services achetés par l'entreprise.
  • ADSL, VDSL, SDSL : connexions à internet qui passent par la ligne téléphonique en cuivre, à la différence de la fibre optique.
  • Gbit/s : gigabit par seconde, unité de débit d'une connexion.
  • Crédoc : Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, l'organisme d'études qui a réalisé l'enquête du Baromètre France Num 2026.
  • Typologie France Num : classement des TPE-PME en quatre groupes, selon leur niveau d'équipement numérique et l'existence de projets en cours.
  • Outil collaboratif : dans le Baromètre France Num, messagerie instantanée, plateforme d'échange de documents, solution de collaboration, signature électronique ou intranet.
  • Site marchand : site internet sur lequel le client peut commander et payer.
  • Place de marché : site où plusieurs vendeurs proposent leurs produits ou leurs services.
  • Commande en ligne avec retrait en magasin : achat passé sur internet, que le client vient chercher sur place.
  • Ventes web et ventes électroniques : les ventes web passent par un site, une application ou une place de marché ; les ventes électroniques y ajoutent les commandes reçues par EDI.
  • Facture électronique et plateforme agréée : la facture électronique est émise, transmise et reçue sous forme de données, et non sur papier ou en simple PDF ; elle passe par une plateforme agréée par l'administration fiscale.
  • Logiciel de caisse : logiciel qui enregistre les ventes et les encaissements d'un point de vente.
  • Indice d'intensité numérique : indicateur d'Eurostat qui compte, pour chaque entreprise de 10 personnes ou plus, les technologies numériques utilisées parmi une liste fixée ; le « niveau de base » correspond à un nombre minimal de ces technologies. La Décennie numérique s'en sert pour suivre la numérisation des PME.
  • D4SME : « Digital for SMEs », initiative de l'OCDE sur le numérique dans les PME ; son enquête 2025 a été menée fin 2024 auprès de 1 009 PME de dix pays et n'est pas représentative.
  • Niveaux de maturité numérique (OCDE) : classement des PME de l'enquête D4SME 2025 selon leur usage du numérique. Le niveau « de base » se limite au courriel et à la bureautique ; le niveau « intermédiaire » ajoute le site internet, les paiements numériques et un usage simple des réseaux sociaux ; au niveau « compétent », les outils numériques (cloud, outils mobiles, commerce en ligne) sont intégrés à plusieurs fonctions de l'entreprise. Deux niveaux viennent ensuite, « avancé » et « transformateur ».
  • Décennie numérique : programme de l'Union européenne qui fixe des objectifs numériques pour 2030, suivis chaque année dans un rapport de la Commission européenne.
  • Union européenne (UE) : les moyennes européennes citées portent sur les 27 États membres actuels.
  • Point : unité qui mesure l'écart entre deux pourcentages, par simple soustraction.

Sources