106 chiffres sur le chauffage au bois et le ramonage en France (octobre 2026)
Savoir combien de foyers se chauffent au bois en France revient à compter des logements, pas des cheminées : l'Ademe recense les résidences principales qui ont eu recours au bois pendant la saison de chauffe. Avoir une cheminée ne veut pas dire s'en servir. Pendant la saison de chauffe 2022-2023, 1 200 000 maisons individuelles de France métropolitaine occupées en résidence principale étaient équipées d'un appareil de chauffage au bois qui n'a pas servi ; 47 % de ces appareils sont des cheminées à foyer ouvert et 45 % des inserts ou cheminées à foyer fermé (Ademe, juin 2024).
Ce chauffage se retrouve dans toutes les catégories sociales : parmi les ménages de France métropolitaine qui ont utilisé le bois dans leur maison individuelle, en résidence principale, pendant la saison de chauffe 2022-2023, 37 % sont des inactifs (retraités ou sans activité professionnelle), 37 % des cadres, professions intermédiaires ou indépendants, et 26 % des employés ou ouvriers (Ademe, juin 2024).
Cette page réunit 106 chiffres vérifiés à la source sur le parc, les appareils vendus, le combustible, le ramonage, les feux de cheminée, les particules et le métier. Des repères américains, allemands et britanniques complètent les données françaises, chacun avec son pays, sa période et ce qu'il mesure. Chaque chiffre est suivi d'un lien vers le document d'origine et de la date de sa publication.
Deux réserves accompagnent ces chiffres. Les pratiques d'entretien et de conduite du feu sont des déclarations de ménages, recueillies par enquête, et non des constats. Les chiffres étrangers ne mesurent pas la même chose que les chiffres français : ils donnent un ordre de grandeur et ne permettent pas de classer les pays.
Chiffres clés
- Pour savoir combien de foyers se chauffent au bois en France, l'Ademe compte les résidences principales : en France métropolitaine, 7 540 000 d'entre elles (à 150 000 près) ont eu recours au bois, avec au moins un appareil de chauffage individuel, pendant la saison de chauffe 2022-2023, soit 7 300 000 maisons individuelles et 240 000 appartements (3 % de ces logements) (Ademe, juin 2024).
- En 2025, 290 510 appareils domestiques de chauffage au bois ont été vendus en France, soit 2,3 % de moins qu'en 2024 : c'est le niveau d'activité le plus faible observé depuis quatorze ans, selon Observ'ER (Observ'ER, avril 2026).
- En France, les ventes d'appareils de chauffage à bûches sont passées de 330 400 unités en 2023 à 196 030 en 2024, puis à 164 990 en 2025, soit 16 % de moins en un an (Observ'ER, avril 2026).
- En France métropolitaine, 3 110 000 appareils de chauffage au bois en service dans les résidences principales pendant la saison de chauffe 2022-2023 sont des foyers ouverts ou des appareils installés avant 2005, soit 41 % du parc ; ce sont les deux catégories dont le plan d'action pour un chauffage domestique au bois performant, publié par le gouvernement en 2021, veut accélérer le renouvellement (Ademe, juin 2024).
- En France métropolitaine, pendant la saison de chauffe 2022-2023, les appareils de chauffage au bois des maisons individuelles, hors foyers ouverts, avaient un âge moyen proche de 15 ans, selon une estimation de l'Ademe limitée aux appareils dont la période d'installation est connue : de l'ordre de 20 ans pour les inserts et foyers fermés, 12 ans pour les poêles à bûches, 11 ans pour les chaudières et environ 6 ans pour les poêles à granulés (Ademe, juin 2024).
- Pendant la saison de chauffe 2022-2023, les résidences principales de France métropolitaine ont consommé 63,8 TWh de bois pour se chauffer (à 1,9 TWh près, à climat réel) ; les maisons individuelles ont brûlé à elles seules 33 millions de stères de bûches et 1,2 million de tonnes de granulés (Ademe, juin 2024).
- En France, en 2024, le stère de bûches livré aux particuliers coûte en moyenne 87 € toutes taxes comprises, contre 84 € en 2023, soit 3 % de plus, d'après l'enquête de l'Ademe auprès des revendeurs de bois (Ademe, mai 2025).
- En France métropolitaine, 84 % des ménages qui utilisent du bois dans une maison individuelle occupée en résidence principale déclarent faire ramoner les tuyaux et conduits de leur installation une fois par an ; les autres déclarent le faire deux fois par an ou plus, d'après l'enquête de l'Ademe sur la saison de chauffe 2022-2023 (Ademe, juin 2024).
- En France hexagonale, le chauffage au bois des ménages est à l'origine de 60 % des émissions nationales de particules fines PM2,5 en 2024, contre 51 % en 1990 (Citepa, juin 2026).
- En France métropolitaine, pendant l'hiver de décembre 2020 à février 2021, le chauffage au bois a contribué en moyenne à 40 % des concentrations de particules fines PM2,5 dans l'air et à 77 % de celles de matière organique, selon une modélisation retenue par l'Anses (Anses, février 2026).
- En France métropolitaine, en 2024, l'installation d'un poêle à bois, à bûches ou à granulés, a représenté 34 % des gestes de rénovation aidés par MaPrimeRénov', hors rénovations d'ampleur, dans les dossiers soldés (travaux achevés et prime versée), soit 10 points de plus qu'en 2023, selon le SDES (SDES, juillet 2026).
- Aux États-Unis, 49,43 % des feux de chauffage enregistrés dans les bâtiments d'habitation entre 2017 et 2019 sont restés confinés à la cheminée ou au conduit de fumée (USFA, décembre 2021).
- L'Allemagne compte environ 7 600 ramoneurs de district habilités (bevollmächtigte Bezirksschornsteinfeger), d'après le relevé 2024 de la fédération allemande des ramoneurs (ZIV) (ZIV, mai 2025).
- En Allemagne, environ 1,77 million d'appareils de chauffage indépendants à combustible solide ont une date de mise à niveau ou de mise hors service fixée, en application du règlement allemand sur les petites et moyennes installations de combustion (1. BImSchV), selon le relevé 2024 de la fédération allemande des ramoneurs (ZIV) (ZIV, mai 2025).
Logements et ménages chauffés au bois
En France, le bois chauffe presque uniquement des maisons individuelles, et plus souvent à la campagne qu'en ville. La part des résidences principales qui y ont recours est la même qu'en 2017.
Combien de foyers se chauffent au bois en France, et ce nombre augmente-t-il ?
En France métropolitaine, environ un quart des résidences principales se chauffent au bois ; leur nombre est remonté depuis son point bas de 2001, sans atteindre l'objectif fixé par l'État pour 2023.
- Pendant la saison de chauffe 2022-2023, 24 % des résidences principales de France métropolitaine, maisons et appartements confondus, ont eu recours au bois ; le taux était le même en 2017 (Ademe, juin 2024).
- En France métropolitaine, le parc de logements chauffés au bois est passé de 5,7 millions en 1984 à 7,2 millions en 1992, puis est revenu à 5,6 millions en 2001, son niveau le plus bas dans les données disponibles (Ademe, juin 2024).
- En 2022, le parc de logements chauffés au bois en France métropolitaine restait inférieur de 20 % à l'objectif de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE2) pour 2023, soit 9,5 millions de logements utilisant un chauffage individuel au bois ; cet objectif était en cours de révision à la parution du rapport (Ademe, juin 2024).
- En 2024, le bois-énergie fournit 30 % de la production primaire d'énergies renouvelables en France, soit 116 TWh, tous usages confondus ; le SDES précise qu'il sert principalement au chauffage résidentiel (SDES, septembre 2025).
- En France, en 2024, le bois-énergie représente 57 % de la consommation primaire d'énergies renouvelables pour usage de chaleur (SDES, septembre 2025).
- Le secteur résidentiel reste en 2024 le premier consommateur de bois-énergie en France, avec 62 % de la consommation primaire (SDES, septembre 2025).
Quels ménages se chauffent au bois en France, et dans quels logements ?
En France métropolitaine, en maison individuelle, le recours au bois est plus fréquent chez les propriétaires et en zone rurale, plus rare chez les moins de 40 ans.
- Pendant la saison de chauffe 2022-2023, 43 % des maisons individuelles occupées en résidence principale ont eu recours au bois en France métropolitaine ; ce taux ne varie pas de façon significative selon la profession de la personne de référence ni selon la taille du foyer (Ademe, juin 2024).
- Chez les propriétaires vivant en maison individuelle, en résidence principale, le taux de recours au bois atteint 50 % en France métropolitaine pendant la saison de chauffe 2022-2023, soit significativement plus que la moyenne (Ademe, juin 2024).
- Quand la personne de référence a moins de 40 ans, le taux de recours au bois des ménages de France métropolitaine vivant en maison individuelle, en résidence principale, tombe à 32 % pour la saison de chauffe 2022-2023, soit significativement moins que la moyenne (Ademe, juin 2024).
- En zone rurale, 52 % des maisons individuelles de France métropolitaine occupées en résidence principale ont eu recours au bois pendant la saison de chauffe 2022-2023, contre 37 % en zone urbaine (Ademe, juin 2024).
- En janvier 2025, 14 % des foyers français déclarent utiliser un poêle à bois, soit 2 points de plus qu'en 2024 (sondage OpinionWay pour Qualit'ENR) ; limité aux poêles, ce sondage ne se compare pas à l'enquête de l'Ademe (Qualit'EnR, février 2025).
Que représente le chauffage au bois aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni ?
Aux États-Unis, moins d'un ménage sur dix utilisait du bois comme source d'énergie en 2020. En Allemagne, les ramoneurs recensent des appareils ; au Royaume-Uni, une enquête estime les tonnes de bois brûlées par les ménages : aucune de ces mesures ne se compare directement aux chiffres français.
- Aux États-Unis, 8,9 % des ménages, soit environ 11 millions, utilisaient du bois comme source d'énergie en 2020, surtout pour le chauffage (EIA, mai 2026).
- Pour environ 2,2 millions de ménages américains, le bois était le principal combustible de chauffage en 2020 (EIA, mai 2026).
- En Allemagne, les ramoneurs recensaient en 2024 environ 11,73 millions d'appareils de chauffage indépendants à combustible solide, c'est-à-dire des appareils qui chauffent d'abord la pièce où ils sont installés (poêles, inserts, cuisinières) (ZIV, mai 2025).
- Le relevé des ramoneurs allemands pour 2024 compte à part environ 1 160 000 installations de chauffage à combustible solide autres que les appareils indépendants : principalement des chaudières (bûches, granulés, charbon) (ZIV, mai 2025).
- En Allemagne, le bois (chaudières à granulés ou poêles à bois, par exemple) est la principale énergie de chauffage de 3,6 % des bâtiments d'habitation achevés en 2024 (Destatis, juin 2025).
- Au Royaume-Uni, les ménages ont brûlé 3,14 millions de tonnes de bois entre juillet 2022 et juin 2023, dont 2,47 millions à l'intérieur des logements et 0,67 million à l'extérieur (Defra, septembre 2024).
Appareils, ventes et combustible
En France, le marché des appareils neufs s'est contracté deux années de suite, et 2025 ne l'a pas redressé : la bûche recule, le granulé remonte. Le parc en service se renouvelle lentement.
Quels appareils de chauffage au bois équipent les logements en France, et de quand datent-ils ?
En France métropolitaine, les inserts et foyers fermés sont un peu plus nombreux que les poêles, et les appareils installés avant 2005 se comptent en millions.
- Pendant la saison de chauffe 2022-2023, les inserts et cheminées à foyer fermé représentent 45 % des appareils de chauffage au bois en service dans les résidences principales de France métropolitaine, et les poêles, cuisinières comprises, 40 % (Ademe, juin 2024).
- Environ 1 100 000 appareils (à 50 000 près) ont fonctionné aux granulés pendant la saison de chauffe 2022-2023 dans les maisons individuelles de France métropolitaine occupées en résidence principale, soit 15 % des appareils de chauffage au bois de ces maisons (Ademe, juin 2024).
- Dans les maisons individuelles de France métropolitaine occupées en résidence principale, 780 000 cheminées à foyer ouvert ont encore servi pendant la saison de chauffe 2022-2023 ; s'y ajoutent au moins 2 210 000 appareils d'un autre type installés avant 2005 (Ademe, juin 2024).
- Entre 2015 et 2022, environ 2 % des appareils de chauffage au bois ont été renouvelés chaque année en France métropolitaine, soit 100 000 à 150 000 appareils par an, selon l'estimation de l'Ademe (Ademe, juin 2024).
Quel est le nombre de poêles à bois vendus en France, et à quel prix ?
En France, les poêles forment la grande majorité des appareils de chauffage au bois vendus ; le prix du poêle à granulés a augmenté en 2024.
- En 2025, 229 990 poêles à bois, à bûches ou à granulés, ont été vendus en France, soit 0,3 % de plus qu'en 2024 ; les poêles représentent près de 80 % des ventes d'appareils de chauffage au bois (Observ'ER, avril 2026).
- Il s'est vendu 125 520 appareils de chauffage à granulés en France en 2025, contre 101 400 en 2024, soit 24 % de plus (Observ'ER, avril 2026).
- En 2025, 46 750 foyers fermés et inserts ont été vendus en France, soit 11,3 % de moins qu'en 2024 (Observ'ER, avril 2026).
- En France, en 2024, un poêle à granulés de 8 kW coûte en moyenne 4 280 € hors taxes, soit 5 % de plus qu'en 2023, et sa pose 1 050 € hors taxes, soit 3 % de plus, d'après des prix relevés auprès d'installateurs (Observ'ER, avril 2025).
- Le chiffre d'affaires du marché français des appareils domestiques de chauffage au bois est estimé à 508 millions d'euros en 2024, soit 23 % de moins qu'en 2023 (Observ'ER, avril 2025).
- Le label Flamme Verte figurait sur 87 % des appareils domestiques de chauffage au bois vendus en France en 2024 (Observ'ER, avril 2025).
- Parmi les appareils domestiques de chauffage au bois vendus en France en 2024, 68 % étaient importés, contre 57 % en 2023 (Observ'ER, avril 2025).
Quelle est la consommation de bois de chauffage en France, d'où vient ce bois et à quel prix ?
En France métropolitaine, une résidence principale chauffée au bois a consommé en moyenne près de cinq équivalents stères en 2022-2023. Le circuit court est la première source de bûches, et le prix du granulé a nettement baissé en 2024.
- En France métropolitaine, une résidence principale chauffée au bois a consommé en moyenne 8,5 MWh pendant la saison de chauffe 2022-2023 (à climat réel), soit 4,9 équivalents stères, tous combustibles bois confondus (Ademe, juin 2024).
- Pendant la saison de chauffe 2022-2023, 25 % des bûches consommées en France métropolitaine viennent de modes d'approvisionnement où les ménages produisent eux-mêmes tout ou partie de leurs bûches (auto-approvisionnement et affouage) ; les 75 % restants sont obtenus déjà façonnés (Ademe, juin 2024).
- Le circuit court (bois venu directement d'un propriétaire forestier, d'un agriculteur ou d'un particulier, sans que le ménage participe à sa production) a fourni 48 % des bûches consommées en France métropolitaine pendant la saison de chauffe 2022-2023, et le circuit professionnel (vendeur spécialisé, grande surface, station-service) 27 % (Ademe, juin 2024).
- En France, en 2024, la tonne de granulés de bois livrée en vrac aux particuliers coûte en moyenne 365 € toutes taxes comprises, contre 479 € en 2023, soit 24 % de moins ; en sacs livrés par palette, elle coûte 383 € (Ademe, mai 2025).
- La France compte plus de 70 unités de production de granulés de bois, d'après l'association Propellet (Propellet, avril 2026).
Ramonage et entretien : fréquence et pratiques des ménages
En France, les ménages déclarent nettoyer leur appareil plus souvent quand le bois est leur chauffage principal. L'allumage par le haut, recommandé parce qu'il pollue moins, reste minoritaire.
À quelle fréquence les ménages font-ils ramoner leur conduit et nettoient-ils leur appareil ?
En France métropolitaine, tous les ménages utilisateurs de bois interrogés par l'Ademe déclarent faire ramoner leur conduit au moins une fois par an ; ils disent nettoyer la vitre et vider les cendres bien plus souvent.
- D'après les déclarations des ménages de France métropolitaine pour la saison de chauffe 2022-2023, l'appareil de chauffage au bois est nettoyé deux fois par an en moyenne : 2,4 fois lorsqu'il sert de chauffage principal, 2,1 fois en appoint régulier et 1,9 fois en appoint exceptionnel (Ademe, juin 2024).
- Les ménages de France métropolitaine équipés d'un appareil indépendant déclarent en nettoyer la vitre 28 fois par an en moyenne pendant la saison de chauffe 2022-2023 : 32 fois quand l'appareil est le chauffage principal, 19 fois quand il ne sert que d'appoint exceptionnel (Ademe, juin 2024).
- En France métropolitaine, pendant la saison de chauffe 2022-2023, 23 % des ménages qui utilisent du bois déclarent vider leurs cendres deux fois par semaine, 22 % trois fois et 19 % quatre fois ; les réponses vont de moins d'une fois à six fois par semaine (Ademe, juin 2024).
- Pour la saison de chauffe 2022-2023, 56 % des ménages concernés de France métropolitaine déclarent changer le joint de la porte de leur appareil au moins une fois par an (Ademe, juin 2024).
Pour les ramoneurs, un guide du blog explique comment organiser les demandes de ramonage en saison.
Comment les ménages allument-ils et conduisent-ils leur feu ?
En France métropolitaine, la grande majorité des ménages qui brûlent des bûches allument leur feu par le bas, alors que l'allumage par le haut pollue moins.
- Moins de 20 % des ménages de France métropolitaine qui utilisent un foyer ouvert ou un appareil indépendant à bûches allument leur feu par le haut, méthode recommandée car moins polluante ; plus de 80 % l'allument de manière traditionnelle, par-dessous le bois, d'après l'enquête de l'Ademe sur la saison de chauffe 2022-2023 (Ademe, juin 2024).
- Parmi les ménages de France métropolitaine qui utilisent un appareil indépendant à bûches, hors foyer ouvert, 43 % rechargent régulièrement leur appareil pour maintenir un feu continu, 17 % allument puis laissent le feu s'éteindre (flambée) et 12 % font fonctionner l'appareil au ralenti, en « mode nuit », pendant la saison de chauffe 2022-2023 ; chaque ménage ne donnait qu'une réponse (Ademe, juin 2024).
- Environ 30 % des ménages de France métropolitaine qui utilisent un appareil indépendant à bûches, hors foyer ouvert, ont pour pratique principale la flambée ou le feu au ralenti pendant la saison de chauffe 2022-2023 : deux façons de conduire le feu que l'Ademe juge fortement émettrices de polluants (Ademe, juin 2024).
Les ménages brûlent-ils du bois sec, et comment stockent-ils leurs bûches ?
En France métropolitaine, les bûches brûlées par les ménages ont le plus souvent été stockées sous abri, pendant six mois au moins.
- En France métropolitaine, la moitié des bûches consommées pendant la saison de chauffe 2022-2023 ont été stockées dehors sous un abri, un quart dans un bâtiment fermé ou dans l'habitation, et 20 % dehors, sous une bâche ou sans abri (Ademe, juin 2024).
- Entre 40 % et 45 % des bûches consommées en France métropolitaine pendant la saison de chauffe 2022-2023 ont été stockées plus de 18 mois au domicile, 40 % à 45 % entre 6 et 18 mois et 15 % moins de 6 mois (Ademe, juin 2024).
- D'après les déclarations des ménages de France métropolitaine pour la saison de chauffe 2022-2023, 47 % des bûches achetées dans le circuit professionnel font l'objet d'une mention du vendeur sur leur taux d'humidité : bois prêt à l'emploi pour 41 %, bois à faire sécher avant utilisation pour 6 % (Ademe, juin 2024).
- Les producteurs et revendeurs de bûches interrogés par l'Ademe en France métropolitaine pour son étude 2022-2023 déclarent vendre des bûches sèches (taux d'humidité inférieur à 23 %) pour 35 % de leurs volumes, des bûches à plus de 23 % d'humidité pour 26 % et un mélange des deux pour 39 % (Ademe, juin 2024).
Feux de cheminée
En France, le ministère de l'Intérieur publie les interventions pour feux de cheminée de chaque service d'incendie et de secours, sans total national. Deux séries longues, les feux de cheminée en Angleterre et les feux de chauffage aux États-Unis, reculent nettement.
Combien de feux de cheminée les pompiers traitent-ils en France, en Angleterre et au pays de Galles ?
En France, deux services d'incendie et de secours, ceux du Nord et du Pas-de-Calais, ont chacun déclaré plusieurs centaines d'interventions pour feux de cheminée en 2024 ; ces deux chiffres ne font pas un total national. En Angleterre, les pompiers en traitent bien moins qu'à la fin des années 1990.
- En 2024, le service d'incendie et de secours du Nord a déclaré 707 interventions pour feux de cheminée, d'après le fichier 2024 du ministère de l'Intérieur (DGSCGC, juillet 2026).
- Le service d'incendie et de secours du Pas-de-Calais a déclaré 640 interventions pour feux de cheminée en 2024, dans le fichier où le ministère de l'Intérieur détaille ces interventions service par service (DGSCGC, juillet 2026).
- En Angleterre, les services d'incendie et de secours ont traité 1 665 feux de cheminée pendant l'exercice 2025-2026 (avril 2025 à mars 2026) (MHCLG, juillet 2026).
- Pendant l'exercice 1999-2000, les services d'incendie et de secours d'Angleterre avaient traité 9 173 feux de cheminée : c'est le premier exercice pour lequel le tableau donne ce chiffre, et le plus élevé de la série (MHCLG, juillet 2026).
- Au pays de Galles, les services d'incendie et de secours ont traité 230 feux de cheminée en 2024-2025 (avril 2024 à mars 2025), soit 6 % de plus qu'en 2023-2024 (Welsh Government, décembre 2025).
- Les logements ont concentré 97 % des feux de cheminée traités au pays de Galles en 2024-2025 (Welsh Government, décembre 2025).
Aux États-Unis, combien de feux sont liés au chauffage, et quand surviennent-ils ?
Aux États-Unis, les feux de chauffage dans les bâtiments d'habitation se comptent en dizaines de milliers par an et se concentrent en hiver ; ces chiffres, déjà anciens, couvrent tous les appareils de chauffage.
- Aux États-Unis, 34 200 feux de chauffage ont été signalés en moyenne chaque année dans les bâtiments d'habitation entre 2017 et 2019, selon l'estimation de l'administration fédérale des incendies (USFA, décembre 2021).
- Le nombre de feux de chauffage dans les bâtiments d'habitation est passé de 200 000 en 1983 à 33 100 en 2019 aux États-Unis, selon des estimations fédérales dont la méthode a pu changer (USFA, décembre 2021).
- Janvier a concentré 20,4 % des feux de chauffage enregistrés dans les bâtiments d'habitation aux États-Unis entre 2017 et 2019 : c'est le mois le plus touché (USFA, décembre 2021).
- Aux États-Unis, 29 % des feux de chauffage enregistrés dans les bâtiments d'habitation entre 2017 et 2019 ont été signalés entre 17 h et 21 h, avec un pic de 18 h à 20 h (USFA, décembre 2021).
- Entre 2017 et 2019, 80 % des feux de chauffage enregistrés dans les bâtiments d'habitation aux États-Unis se sont déclarés dans des maisons d'un ou deux logements (USFA, décembre 2021).
- Chaque année de 2017 à 2019, les feux de chauffage dans les bâtiments d'habitation ont causé en moyenne 165 morts, 600 blessés et 367 millions de dollars de dégâts matériels aux États-Unis, selon les estimations fédérales (USFA, décembre 2021).
Particules et qualité de l'air
En France, le chauffage au bois des ménages pèse lourd dans les particules fines, à l'échelle nationale comme en Île-de-France, où il devance de loin le transport routier. Ses émissions reculent depuis 1990, moins vite que le total national.
Chauffage au bois et particules fines : quelle part des émissions, en France et au Royaume-Uni ?
En France hexagonale, le chauffage au bois des ménages émet une part plus faible des PM10 que des particules fines PM2,5. Au Royaume-Uni, l'inventaire national suit la combustion domestique et, à part, le bois brûlé dans les logements.
- En France hexagonale, le chauffage au bois des ménages représente 43 % des émissions nationales de particules PM10 en 2024, contre 42 % en 1990 (Citepa, juin 2026).
- Le chauffage au bois des ménages a émis 100,8 kt de particules fines PM2,5 en France hexagonale en 2024 (Citepa, juin 2026).
- En Île-de-France, le chauffage au bois résidentiel est responsable de 47 % des émissions de particules fines PM2,5, d'après l'inventaire régional des émissions d'Airparif pour 2021 (Airparif, avril 2024).
- Dans l'inventaire francilien d'Airparif pour 2021, le transport routier est responsable de 16 % des émissions de PM2,5, dont environ un tiers dû à la combustion des moteurs thermiques et deux tiers à l'abrasion des freins, des pneus et de la route (Airparif, avril 2024).
- Au Royaume-Uni, la combustion domestique (bois, combustibles solides sans fumée, charbon et combustibles issus de déchets brûlés par les ménages) représente 20 % des émissions nationales de PM2,5 et 11 % de celles de PM10 en 2024 (Defra, février 2026).
- Le bois brûlé par les ménages à l'intérieur des logements représente 12 % des émissions nationales de PM2,5 du Royaume-Uni et 6 % de celles de PM10 en 2024 (Defra, février 2026).
Quels appareils de chauffage au bois émettent le plus de particules fines, et ces émissions baissent-elles ?
En France hexagonale, les inserts et les poêles à bûches sont les premiers émetteurs de particules fines du chauffage au bois ; les émissions du secteur résidentiel et tertiaire ont encore baissé après 2021.
- En France hexagonale, en 2024, les émissions de particules fines du chauffage au bois des ménages proviennent d'abord des inserts à bûches (39 %) et des poêles à bûches (34 %) ; les foyers ouverts en représentent encore 11,5 % (Citepa, juin 2026).
- Entre 1990 et 2024, les émissions de PM2,5 dues à la combustion de bois ont diminué de 56 % en France hexagonale, notamment grâce au remplacement des appareils individuels par des équipements plus performants (Citepa, juin 2026).
- Les émissions de PM2,5 du secteur résidentiel ont baissé de 23 % en France hexagonale entre 2012 et 2021, deux années comparables par la consommation de bois et la rigueur de l'hiver (Citepa, juin 2026).
- Entre 2021 et 2024, les émissions de PM2,5 de la France hexagonale ont reculé de 20 %, en lien notamment avec la baisse de 22 % des émissions du secteur résidentiel et tertiaire (Citepa, juin 2026).
- D'après les pré-estimations du Citepa pour 2025, les émissions de PM2,5 du chauffage domestique au bois en France hexagonale sont inférieures de 10 % à celles de 2020 (Citepa, juin 2026).
- Au Royaume-Uni, les émissions de particules (PM2,5 et PM10) de la combustion domestique ont baissé de 7 % entre 2023 et 2024 (Defra, février 2026).
Quel effet le chauffage au bois a-t-il sur la qualité de l'air et sur la santé ?
Pendant l'hiver 2020-2021, étudié par l'Anses, le chauffage au bois a largement contribué aux concentrations de particules, en France métropolitaine comme à Paris ; ses effets sur la santé sont inégalement documentés.
- De décembre 2020 à février 2021, le chauffage au bois a contribué en moyenne à 72 % des concentrations de carbone suie en France métropolitaine, contre 41 % à Paris, où les émissions du trafic routier pèsent davantage (Anses, février 2026).
- À Paris, de décembre 2020 à février 2021, le chauffage au bois a contribué en moyenne à 39 % des concentrations de PM2,5, à 36 % de celles de PM10 et à 73 % de celles de matière organique (Anses, février 2026).
- À l'horizon 2030, les concentrations hivernales de PM2,5 baisseraient en moyenne de 13,4 % en France métropolitaine si les émissions du chauffage au bois suivaient leur tendance, et de 19,8 % si elles étaient réduites selon l'objectif national (Anses, février 2026).
- Pour évaluer les effets du chauffage au bois sur la santé, l'Anses a passé en revue 115 publications portant sur des pays à hauts revenus, qui rapportent 186 études chez l'humain, dont 148 observationnelles (Anses, février 2026).
- Sur les 44 corpus d'études épidémiologiques constitués par l'Anses, 6,8 % aboutissent à une indication « forte » d'effet sur la santé et 13,6 % à une indication « modérée » ; pour 68,2 % de ces corpus, l'indication est jugée « inadéquate », faute d'éléments suffisants (Anses, février 2026).
Le métier : ramoneurs, poêliers et installateurs
En France, la pose d'un poêle à bois est l'un des gestes les plus fréquents de la rénovation aidée par l'État. Sur le ramonage, les chiffres du métier viennent d'Allemagne : pour la France, aucun décompte daté des ramoneurs n'a été trouvé.
En Allemagne, que contrôlent les ramoneurs et que constatent-ils ?
En Allemagne, les ramoneurs mesurent ou contrôlent des dizaines de millions d'installations de combustion, tous combustibles confondus. Parmi les installations à combustible solide à chargement manuel qu'ils ont mesurées en 2024, hors appareils indépendants, plus de neuf sur dix respectaient le règlement applicable.
- En Allemagne, les ramoneurs mesurent ou contrôlent près de 33 millions d'installations de combustion (Feuerungsanlagen), tous combustibles confondus, selon le relevé 2024 de leur fédération (ZIV, mai 2025).
- Parmi les appareils de chauffage indépendants à combustible solide recensés en Allemagne en 2024, 27 % ont été construits entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2024, d'après leur année de construction ou la date de leur plaque signalétique (ZIV, mai 2025).
- En Allemagne, 94 % des installations à combustible solide à chargement manuel mesurées par les ramoneurs en 2024, hors appareils indépendants, respectaient les exigences du règlement sur les petites et moyennes installations de combustion (1. BImSchV) (ZIV, mai 2025).
- En 2024, les ramoneurs allemands ont relevé près de 0,83 million de défauts (Mängel) sur des installations de combustion existantes, tous combustibles confondus, lors des visites de contrôle des foyers (Feuerstättenschau) et des travaux de ramonage et de contrôle (ZIV, mai 2025).
- Sur les défauts relevés par les ramoneurs allemands en 2024, 184 100 concernaient des foyers à combustible solide (Feuerstätten für feste Brennstoffe), installations existantes, neuves et modifiées confondues (ZIV, mai 2025).
Un guide du blog détaille 10 critères pour choisir un logiciel de ramoneur.
Par quels circuits passe le marché du poêle à bois en France, et quelle part va au logement neuf ?
En France, les appareils de chauffage au bois, en majorité des poêles, se vendent d'abord en magasin spécialisé ; la vente en ligne et le logement neuf ne représentent qu'une faible part des ventes.
- En 2024, les magasins spécialisés (équipements de chauffage, cheministes, fumistes) ont écoulé 35,8 % des appareils domestiques de chauffage au bois vendus en France : c'est le premier canal de distribution, d'après les déclarations des fabricants recueillies par Observ'ER (Observ'ER, avril 2025).
- Les grandes surfaces de bricolage (GSB) ont écoulé 19,7 % des appareils domestiques de chauffage au bois vendus en France en 2024 (Observ'ER, avril 2025).
- En France, en 2024, 17,1 % des appareils domestiques de chauffage au bois vendus sont passés par des grossistes (Observ'ER, avril 2025).
- Des réseaux d'installateurs exclusifs, liés à un fabricant, ont diffusé 15,6 % des appareils domestiques de chauffage au bois vendus en France en 2024, et des installateurs revendeurs, qui peuvent proposer d'autres marques, 10,6 % (Observ'ER, avril 2025).
- Les ventes en ligne, sur le site d'un fabricant ou d'un distributeur, n'ont représenté que 0,7 % des appareils domestiques de chauffage au bois vendus en France en 2024 (Observ'ER, avril 2025).
- En 2024, 9 % des appareils domestiques de chauffage au bois vendus en France ont été installés dans un logement neuf, 54 % ont équipé un logement existant (y compris en remplacement d'une cheminée à foyer ouvert) et 37 % ont remplacé un appareil (Observ'ER, avril 2025).
Quelle place les poêles à bois tiennent-ils dans MaPrimeRénov' ?
En France, en 2025, MaPrimeRénov' a financé davantage de poêles à granulés que de poêles à bûches, et la prime moyenne a couvert une faible part de la dépense.
- En 2025, MaPrimeRénov' a été accordée en France pour l'installation de 43 342 poêles à granulés, soit 19 % des gestes de travaux financés en rénovation par geste, selon le bilan annuel de l'Anah (Anah, mars 2026).
- Pour les poêles à bûches, MaPrimeRénov' a été accordée en France pour 21 351 installations en 2025, soit 9 % des gestes de travaux financés en rénovation par geste (Anah, mars 2026).
- L'installation d'un poêle à granulés aidée par MaPrimeRénov' en France en 2025 représentait en moyenne 6 459 € de travaux, pour une prime moyenne de 1 047 €, soit 16 % de la dépense, selon l'Anah (Anah, mars 2026).
- En France, en 2025, l'installation d'un poêle à bûches aidée par MaPrimeRénov' représentait en moyenne 6 115 € de travaux, pour une prime moyenne de 944 €, soit 15 % de la dépense (Anah, mars 2026).
- En France métropolitaine, en 2024, les poêles à bois ont apporté 16 % des économies d'énergie attribuées aux rénovations par geste aidées par MaPrimeRénov', selon le SDES (SDES, juillet 2026).
- Un poêle à bois installé avec MaPrimeRénov' en France métropolitaine en 2024 a procuré en moyenne une économie d'énergie conventionnelle, c'est-à-dire calculée, de 2,4 MWh par an, selon le SDES (SDES, juillet 2026).
Méthodologie et sources
Les 106 chiffres de cette page viennent de 21 documents, tous consultés dans leur version d'origine le 5 octobre 2026. Les uns sont des rapports, des tableaux et des fichiers d'organismes publics français : l'Agence de la transition écologique (Ademe), le service des données et études statistiques des ministères chargés de l'énergie et du logement (SDES), l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC).
D'autres viennent d'organismes publics étrangers : l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), l'administration fédérale américaine des incendies (USFA), l'office allemand de la statistique (Destatis), les ministères britanniques de l'Environnement (Defra) et du Logement (MHCLG) et le gouvernement gallois.
S'y ajoutent les inventaires d'émissions du Citepa et d'Airparif, les études de l'observatoire Observ'ER, et les publications de deux associations professionnelles, Qualit'EnR et Propellet, et de la fédération allemande des ramoneurs (ZIV). Aucun chiffre n'est repris d'un article de seconde main. Les données françaises sont privilégiées ; les chiffres étrangers portent leur pays et leur période dans la phrase. La date placée après chaque source est celle de la publication du document. Le SDES compte les dossiers MaPrimeRénov' soldés en 2024, l'Anah les primes accordées en 2025 : les deux séries ne se comparent pas directement. La page est relue et mise à jour chaque mois.
Glossaire
- Foyer : le mot désigne tantôt un ménage, c'est-à-dire les occupants d'un logement, tantôt la partie d'une cheminée ou d'un appareil où brûle le bois. Quand l'Ademe dénombre les foyers qui se chauffent au bois, elle compte des résidences principales.
- Résidence principale : logement occupé de façon habituelle par un ménage, par opposition aux résidences secondaires et aux logements vacants.
- Foyer ouvert, foyer fermé, insert : un foyer ouvert est une cheminée dont le feu brûle à l'air libre ; un foyer fermé est une cheminée dont le feu brûle derrière une porte vitrée ; un insert est un foyer fermé que l'on encastre dans une cheminée existante.
- Poêle à bûches, poêle à granulés : appareils posés dans la pièce à chauffer. Le poêle à bûches se charge à la main ; le poêle à granulés brûle des granulés (pellets), petits cylindres de sciure compressée, qu'il dose automatiquement.
- Appareil indépendant : appareil qui chauffe d'abord la pièce où il est installé (poêle, insert, foyer fermé, cuisinière), par opposition à une chaudière reliée à un circuit de chauffage central.
- Chauffage principal, appoint : le bois est le chauffage principal quand il assure la plus grande part du chauffage du logement ; il sert d'appoint, régulier ou exceptionnel, quand il complète une autre énergie.
- France métropolitaine, France hexagonale : deux noms du territoire français hors outre-mer. L'Ademe et l'Anses écrivent « France métropolitaine », le Citepa « France hexagonale » ; pour leurs chiffres, la page reprend le terme de la source.
- Saison de chauffe : période de l'année pendant laquelle les logements sont chauffés, de l'automne au printemps suivant.
- Stère : unité de volume du bois de chauffage, égale à un mètre cube de bûches d'un mètre de long empilées. L'équivalent stère ramène tous les combustibles bois à cette unité.
- Affouage : droit, pour les habitants d'une commune, de prélever du bois de chauffage dans la forêt communale.
- Personne de référence : dans les enquêtes auprès des ménages, la personne dont l'âge et la profession servent à décrire le ménage.
- Bois-énergie : bois utilisé comme combustible, par les ménages comme par l'industrie et les chaufferies collectives.
- Énergie primaire : énergie comptée avant toute transformation ; la production primaire est celle qu'un pays tire de ses propres ressources.
- TWh, MWh et kW : le mégawattheure (MWh) et le térawattheure (TWh) sont des unités d'énergie ; un MWh vaut 1 000 kilowattheures, un TWh un million de MWh. Le kilowatt (kW) est une unité de puissance : celle d'un poêle indique la chaleur qu'il peut fournir.
- Climat réel : une consommation à climat réel est donnée telle qu'elle a été relevée, sans correction des écarts de température d'une année à l'autre.
- Ramonage : nettoyage mécanique d'un conduit de fumée, qui en retire la suie et les dépôts.
- Feu de cheminée (feu de conduit) : inflammation des dépôts accumulés à l'intérieur d'un conduit de fumée.
- Feu de chauffage : dans la statistique américaine, feu d'un bâtiment dont l'origine est un appareil de chauffage, quel qu'il soit ; les feux restés dans la cheminée ou le conduit en font partie.
- Particules PM10 et PM2,5 : la combustion du bois rejette des particules en suspension dans l'air. Les PM10 ont un diamètre inférieur à 10 micromètres ; les PM2,5, dites particules fines, un diamètre inférieur à 2,5 micromètres.
- Émissions et concentrations : les émissions mesurent ce qui est rejeté dans l'air, en tonnes ou en kilotonnes (kt, milliers de tonnes) ; les concentrations mesurent ce que l'air contient à un endroit donné.
- Carbone suie : particules de carbone issues d'une combustion incomplète, présentes dans la fumée de bois comme dans les gaz d'échappement.
- Matière organique : fraction des particules faite de composés organiques, abondante dans la fumée de bois.
- Secten : inventaire national des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, que le Citepa (Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique) publie par secteur d'activité.
- Flamme Verte : label de qualité attribué aux appareils domestiques de chauffage au bois.
- Cheministe, fumiste : le cheministe conçoit et pose des cheminées ; le fumiste installe et entretient les conduits de fumée et les appareils de chauffage.
- MaPrimeRénov' : aide publique à la rénovation énergétique des logements, distribuée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Une rénovation par geste finance un seul type de travaux, par exemple la pose d'un poêle ; une rénovation d'ampleur réunit plusieurs travaux dans un même projet.
- PPE (programmation pluriannuelle de l'énergie) : document par lequel l'État fixe ses objectifs énergétiques pour les années à venir ; la PPE2 en est la deuxième édition.
- Ramoneur de district (bevollmächtigter Bezirksschornsteinfeger) : en Allemagne, ramoneur habilité par l'administration pour un secteur géographique, où il contrôle les installations de combustion.
- 1. BImSchV : règlement allemand sur les petites et moyennes installations de combustion, qui fixe les exigences que ces installations doivent respecter.
Sources
- Ademe, Situation du chauffage domestique au bois en 2022-2023. État des lieux du parc, des consommations et des approvisionnements (rapport final), juin 2024
- Ademe, Enquête sur les prix des combustibles bois en 2024. Chauffage domestique, industriel et collectif (synthèse), mai 2025
- SDES, Chiffres clés des énergies renouvelables, édition 2025, septembre 2025
- SDES, Les rénovations énergétiques par geste aidées par MaPrimeRénov' en 2024 (ONRE), juillet 2026
- Anah, MaPrimeRénov', bilan 2025 (janvier-décembre 2025), mars 2026
- Citepa, Rapport Secten, édition 2026 : Émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques en France, 1990-2025, juin 2026
- Anses, Chauffage domestique au bois, pollution de l'air et effets sur la santé : Avis de l'Anses et rapport d'expertise collective révisé (saisine n° 2022-SA-0043), février 2026
- Airparif, Les véhicules thermiques et le chauffage au bois, principales sources de pollution de l'air (actualité présentant l'inventaire régional des émissions 2021), avril 2024
- DGSCGC, Interventions réalisées par les services d'incendie et de secours, fichier 2024 (interventions2024.csv, data.gouv.fr), juillet 2026
- Observ'ER, Marché et prix des appareils domestiques de chauffage au bois : les points clés de l'étude 2026, avril 2026
- Observ'ER, Suivi du marché 2024 des appareils domestiques de chauffage au bois, avril 2025
- Qualit'EnR, Baromètre Qualit'EnR en 2025 « Les Français et les EnR » (communiqué de presse), février 2025
- Propellet, Marché du granulé de bois : production, équipements et prix en 2025, avril 2026
- EIA, Wood and wood waste (Energy explained, Biomass explained), mai 2026
- USFA, Heating Fires in Residential Buildings (2017-2019), Topical Fire Report Series, Volume 21, Issue 10, décembre 2021
- ZIV, Erhebungen des Schornsteinfegerhandwerks 2024, mai 2025
- Destatis, Pressemitteilung Nr. N031 vom 4. Juni 2025: Mehr als zwei Drittel der im Jahr 2024 errichteten Wohngebäude heizen mit Wärmepumpen, juin 2025
- Defra, Quantification of the 2022-2023 Defra Domestic Burning Survey (Final Report), septembre 2024
- Defra, Emissions of air pollutants in the UK: Particulate matter (PM10 and PM2.5), février 2026
- MHCLG, Fire statistics data tables, FIRE0102: Incidents attended by fire and rescue services in England, by incident type and fire and rescue authority, juillet 2026
- Welsh Government, Fire and rescue incident statistics: April 2024 to March 2025, décembre 2025
