Bâtiment, habitat et immobilier

105 chiffres sur la rénovation énergétique des logements en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 36 min de lecture

Les chiffres de la rénovation énergétique des logements changent d'échelle selon ce que l'on compte. En France, MaPrimeRénov' a aidé la rénovation de près de 2,8 millions de logements entre son lancement en 2020 et la fin de 2025, pour 17 milliards d’euros d'aides accordées (Anah, mars 2026). En 2024 comme en 2025, les gestes isolés y sont plus nombreux que les rénovations d'ampleur. En maison individuelle, peu de ménages ayant fait des travaux disent avoir reçu une aide, et les économies mesurées au compteur après une isolation restent en deçà des calculs.

L'inconfort thermique est répandu : en 2025, 35 % des foyers de France métropolitaine déclarent avoir souffert du froid dans leur logement pendant au moins vingt-quatre heures, selon le baromètre énergie-info du Médiateur national de l'énergie (Médiateur de l'énergie, octobre 2025). À l'été 2025, 49 % des foyers disent avoir souffert d'un excès de chaleur pendant la même durée (Médiateur de l'énergie, octobre 2025). Cette page réunit 105 chiffres sourcés sur la rénovation énergétique, en France d'abord, avec des repères européens, allemands et britanniques : logements rénovés et travaux réalisés, coûts et aides, économies d'énergie attendues puis mesurées, démarches des ménages, activité des artisans et contrôles de la DGCCRF.

Ces statistiques de la rénovation énergétique renvoient chacune au document de l'organisme qui les a produites, avec sa date de publication. Chaque chiffre est donné avec ce qu'il mesure : quels logements, quels ménages, quelle période.

Chiffres clés

  • En France métropolitaine, 39 % des ménages vivant en maison individuelle ont réalisé des travaux de rénovation énergétique entre septembre 2020 et août 2023, selon les résultats provisoires de l'enquête Trelo 2023 du SDES (SDES, octobre 2025).
  • En France, les installations de chauffage représentent 77 % des travaux financés par MaPrimeRénov' en rénovation par geste en 2025, et l'isolation 22 %, selon le bilan annuel de l'Anah (Anah, mars 2026).
  • En France, une rénovation d'ampleur a été engagée en 2024 dans 91 900 logements avec l'une des aides de l'Anah, soit 28 % de plus qu'en 2023 (SDES, juillet 2026).
  • En France métropolitaine, les ménages vivant en maison individuelle ont dépensé 40 milliards d’euros pour les gestes de rénovation énergétique réalisés en 2022 et 2023, toutes taxes comprises et avant déduction des aides, selon les résultats provisoires de l'enquête Trelo 2023 du SDES (SDES, octobre 2025).
  • En France, l'Anah a distribué 4,39 milliards d’euros d'aides en 2025, tous dispositifs confondus, soit 16 % de plus qu'en 2024 ; ce total ne se limite pas à la rénovation énergétique : il comprend aussi l'adaptation des logements à la perte d'autonomie et la lutte contre l'habitat indigne (Anah, février 2026).
  • En France métropolitaine, moins de 20 % des ménages vivant en maison individuelle et ayant réalisé des travaux de rénovation énergétique déclarent avoir bénéficié d'aides, selon les résultats provisoires de l'enquête Trelo 2023 du SDES, qui porte sur les travaux de septembre 2020 à août 2023 (SDES, octobre 2025).
  • En France, un geste de rénovation aidé par MaPrimeRénov' a coûté en moyenne 10 250 euros en 2024, dont 26 % pris en charge par la prime (SDES, juillet 2026).
  • En France, après des travaux d'isolation aidés, la consommation réelle baisse en moyenne de 5,0 % pour l'électricité dans les maisons chauffées à l'électricité et de 6,6 % pour le gaz dans les maisons chauffées au gaz, selon une étude du SDES et de l'Insee fondée sur les relevés des compteurs communicants de 2018 à 2024 (SDES, septembre 2026).
  • En France, en février 2025, 62 % des propriétaires citent le coût des travaux et le budget à prévoir parmi les principaux freins à la rénovation de leur logement : c'est le frein le plus cité dans le sondage OpinionWay mené pour illiCO travaux (illiCO travaux, mars 2025).
  • En janvier 2025, 81 % des Français citent, parmi ce qui leur donne confiance dans un installateur, la garantie de son travail par un label de qualité ou une qualification, et 77 % la reconnaissance de l'État que marque la mention RGE, selon le baromètre OpinionWay pour Qualit'EnR (Qualit'EnR, février 2025).
  • En France métropolitaine, 82 % des ménages qui ont fait réaliser des travaux de rénovation par un artisan ou une entreprise dans leur maison individuelle en 2019 estiment que ces travaux ont été bien gérés, selon l'enquête Tremi 2020 (SDES, mars 2022).
  • En France, au 2e trimestre 2026, l'activité de rénovation énergétique des entreprises artisanales du bâtiment se stabilise, après six trimestres consécutifs de baisse de 1,5 % sur un an, selon l'enquête de conjoncture de la CAPEB réalisée avec Xerfi (CAPEB, juillet 2026).
  • En France, la DGCCRF a contrôlé 994 établissements du secteur de la rénovation énergétique des logements en 2025 et relevé une anomalie dans 55 % d'entre eux, d'après des chiffres arrêtés à février 2026 (DGCCRF, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne, le taux annuel de rénovation énergétique des bâtiments n'est que d'environ 1 %, d'après la page que la direction générale de l'énergie de la Commission européenne consacre à la rénovation des bâtiments, dans sa version de juin 2026 (Commission européenne, juin 2026).

Combien de logements sont rénovés, et quels travaux ?

En France, la rénovation énergétique des logements se fait surtout geste par geste : un chauffage remplacé, des fenêtres changées, une toiture isolée.

Deux graphiques de l'enquête Trelo 2023 du SDES sur les ménages vivant en maison individuelle en France métropolitaine. À gauche, une barre répartit les ménages selon le nombre de gestes de rénovation énergétique réalisés entre 2020 et 2023 : un geste, deux ou trois gestes, quatre gestes ou plus, aucun geste. Les trois premières tranches réunies représentent 39 % des ménages d'après le titre ; la tranche « 1 geste » est la plus large des trois, la tranche « 4 gestes ou plus » la plus étroite. À droite, la répartition des travaux par poste, du plus fréquent au moins fréquent : chauffage, toiture, ouvertures (portes, fenêtres), ventilation ou climatisation, eau chaude sanitaire, murs, planchers. Les valeurs ne sont pas écrites sur les barres. La diapositive porte la mention « Résultats provisoires ».
Figure 1 : part des ménages vivant en maison individuelle selon le nombre de gestes de rénovation énergétique réalisés entre 2020 et 2023, et répartition des travaux par poste. Le titre de la diapositive résume l'ensemble : 39 % des ménages ont réalisé des travaux énergétiques, le plus souvent sur le chauffage. Sur la barre de gauche, la tranche « 1 geste » est la plus large et la tranche « 4 gestes ou plus » la plus étroite. Les valeurs ne sont pas écrites sur les barres, et ces résultats, présentés au Cnis le 16 octobre 2025, sont provisoires. Champ : France métropolitaine. Source : SDES, La rénovation énergétique des maisons individuelles, résultats de l'enquête Trelo 2023, octobre 2025. Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Combien de ménages font des travaux de rénovation énergétique en France ?

En France métropolitaine, plusieurs millions de ménages en maison individuelle font au moins un geste de rénovation en trois ans ; les sondages privés interrogent d'autres populations, sur tous les travaux de rénovation.

  • L'enquête Trelo 2023 du SDES couvre 16,6 millions de maisons individuelles occupées comme résidences principales en France métropolitaine (SDES, octobre 2025).
  • Entre 2017 et 2019, près de 6,4 millions de ménages vivant en maison individuelle en France métropolitaine ont réalisé au moins un geste de rénovation, d'après l'enquête Tremi 2020 (SDES, mars 2022).
  • En France, 73 % des propriétaires déclarent avoir déjà réalisé des travaux de rénovation dans leur logement, selon un sondage OpinionWay mené pour illiCO travaux en février 2025 (illiCO travaux, mars 2025).
  • Dans le même sondage de février 2025, 45 % des propriétaires français ont l'intention de réaliser des travaux de rénovation dans les deux prochaines années (illiCO travaux, mars 2025).
  • En France, 35 % des propriétaires inscrits sur la plateforme Houzz et interrogés par elle ont entrepris des travaux de rénovation en 2024 ; cette enquête en ligne n'est pas représentative des ménages (Houzz, mai 2025).
  • Parmi les propriétaires inscrits sur Houzz France qui ont rénové leur résidence principale en 2024, 34 % vivent dans une maison construite avant 1940 (Houzz, mai 2025).

Quels travaux de rénovation énergétique les ménages réalisent-ils ?

En France, le chauffage arrive en tête des travaux de rénovation énergétique, dans les dossiers MaPrimeRénov' par geste comme dans l'ensemble des maisons individuelles.

  • En France, 271 000 dossiers MaPrimeRénov' par geste, hors rénovations d'ampleur, ont été déposés en 2024 et 246 000 soldés ; dans les deux cas, c'est moitié moins qu'en 2023 (SDES, juillet 2026).
  • Les dossiers MaPrimeRénov' par geste soldés en France en 2024 ont concerné environ 241 000 logements, pour 296 000 gestes de rénovation (SDES, juillet 2026).
  • Environ 75 % des travaux des dossiers MaPrimeRénov' par geste soldés en France en 2024 concernent le système de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire (SDES, juillet 2026).
  • En 2025, 221 621 dossiers MaPrimeRénov' ont été déposés en France pour une rénovation par geste, et 187 425 aides ont été accordées (Anah, mars 2026).
  • Dans les maisons individuelles de France métropolitaine, le geste le plus fréquent en 2019, aidé ou non, a été le remplacement ou l'installation d'un système de chauffage : 658 000 gestes, d'après l'enquête Tremi 2020 (SDES, mars 2022).
  • La pose ou le remplacement de fenêtres, de portes-fenêtres et de baies vitrées a représenté 634 000 gestes en 2019 dans les maisons individuelles de France métropolitaine, selon l'enquête Tremi 2020 (SDES, mars 2022).

Combien de logements font l'objet d'une rénovation d'ampleur chaque année en France ?

En France, les rénovations d'ampleur aidées par l'Anah augmentent en 2024 puis en 2025, mais restent loin du rythme que l'Ademe associe, avec une autre définition, aux objectifs climatiques de 2050.

  • En France, une rénovation d'ampleur a été engagée en 2023 dans 71 600 logements avec un dispositif de l'Anah (SDES, décembre 2024).
  • Avant travaux, 51 % des logements bénéficiant en France en 2024 d'une rénovation d'ampleur aidée par l'Anah, soit 46 800, étaient des passoires énergétiques, classées F ou G (SDES, juillet 2026).
  • En 2025, l'Anah a accordé 120 306 aides à la rénovation d'ampleur en France, soit 32 % de plus qu'en 2024 (Anah, mars 2026).
  • MaPrimeRénov' a financé en France en 2025 la rénovation énergétique de 58 101 logements en copropriété, soit 53 % de plus qu'en 2024 ; l'Anah les compte dans ses aides à la rénovation d'ampleur (Anah, mars 2026).
  • Tous dispositifs confondus, les aides de l'Anah ont permis la rénovation, énergétique ou non, de 379 428 logements en France en 2025 (Anah, février 2026).
  • En France, atteindre les objectifs climatiques de l'État pour 2050 supposerait, selon l'Ademe, environ 1 000 000 de rénovations par an menant aux classes A ou B du DPE ; ce rythme n'est pas un objectif officiel (Ademe, avril 2026).

Combien coûtent les travaux et qui paie ?

En France, ce sont d'abord les ménages qui paient la rénovation énergétique de leur logement. Les subventions pèsent surtout dans les rénovations d'ampleur ; pour un geste isolé, la plus grande part du coût reste à la charge du ménage.

Investissements dans la rénovation énergétique des logements en France de 2011 à 2025, en milliards d'euros 2024, selon I4CE. Chaque barre annuelle empile cinq catégories d'investissements climat (équipements de chauffage performants ; isolation des ouvertures ; isolation des murs, toitures et façades ; logements privés collectifs ; logements sociaux) et, au sommet, les investissements fossiles (chaudières gaz basse condensation et fioul). La barre la plus haute est celle de 2022, au-dessus de 20 milliards d'euros ; les montants baissent ensuite en 2023 et en 2024. La barre de 2025, hachurée, repose sur des données provisoires.
Figure 2 : investissements dans la rénovation énergétique des logements en France de 2011 à 2025, par catégorie, en milliards d'euros 2024. Les montants culminent en 2022, puis baissent en 2023 et en 2024. Les chaudières au gaz et au fioul, en brun au sommet des barres, sont classées à part, en investissements fossiles ; la barre hachurée de 2025 repose sur des données provisoires, estimées en cours d'année. Les autres travaux d'entretien et d'amélioration ne sont pas représentés. Source : I4CE, Panorama des financements climat, édition 2025, septembre 2025. Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quel budget les ménages consacrent-ils aux travaux de rénovation énergétique ?

En France métropolitaine, la moitié des gestes de rénovation énergétique en maison individuelle coûtent quelques milliers d'euros au plus ; à l'échelle du pays, l'investissement des ménages et des bailleurs sociaux dans la rénovation énergétique a baissé en 2024.

  • En France métropolitaine, la moitié des gestes de rénovation énergétique réalisés en 2022 et 2023 dans les maisons individuelles ont coûté moins de 4 300 euros, taxes comprises et avant aides, selon les résultats provisoires de l'enquête Trelo 2023 (SDES, octobre 2025).
  • Les ménages et les bailleurs sociaux ont investi 15,1 milliards d’euros dans la rénovation énergétique des logements en France en 2024, moins que chacune des trois années précédentes (I4CE, septembre 2025).
  • Les investissements dans la rénovation énergétique des logements en France devraient atteindre 30,8 milliards d’euros en 2030 pour suivre le projet de stratégie nationale bas-carbone, soit 15,7 milliards d’euros de plus qu'en 2024, selon l'estimation d'I4CE (I4CE, septembre 2025).
  • En 2024, les subventions représentent environ 40 % des investissements dans la rénovation énergétique des logements privés en France (I4CE, septembre 2025).
  • Parmi les propriétaires inscrits sur Houzz France qui ont rénové leur résidence principale en 2024, 73 % ont financé leurs travaux avec leur épargne personnelle (Houzz, mai 2025).

Bilan MaPrimeRénov' et autres aides : combien de logements aidés, pour quels montants ?

En France, MaPrimeRénov' a aidé en 2025 la rénovation de centaines de milliers de logements, et les montants accordés vont surtout aux rénovations d'ampleur. En 2021, les certificats d'économies d'énergie étaient l'aide la plus répandue.

  • En 2025, l'Anah a aidé la rénovation énergétique de 307 731 logements en France, pour 3 813 millions d’euros d'aides accordées, selon son bilan MaPrimeRénov', qui compte aussi les rénovations financées par Ma Prime Logement Décent et Loc'Avantages (Anah, mars 2026).
  • Sur l'année 2025, l'Anah a accordé 3 212 millions d’euros d'aides aux rénovations d'ampleur et 600 millions d’euros aux rénovations par geste (Anah, mars 2026).
  • En 2025, les aides de l'Anah, tous dispositifs confondus, ont entraîné 8,05 milliards d’euros de travaux en France, selon ses chiffres clés (Anah, février 2026).
  • En 2021, 2,7 millions de logements ont bénéficié d'au moins une des quatre principales aides à la rénovation énergétique en France métropolitaine, dont 87 % au titre des certificats d'économies d'énergie (SDES, octobre 2024).
  • Les logements aidés en 2021 pour leur rénovation énergétique représentent 7,5 % du parc de logements de France métropolitaine (SDES, octobre 2024).
  • L'État a consacré 4,9 milliards d’euros à la rénovation énergétique des logements en France en 2024, selon I4CE (I4CE, septembre 2025).

Quelle part du coût des travaux les aides couvrent-elles, et pour quels ménages ?

En France, en 2024, les aides couvrent environ un tiers du coût d'un geste aidé par MaPrimeRénov', et bien davantage pour une rénovation d'ampleur chez les ménages modestes.

  • MaPrimeRénov' et les autres aides, notamment les certificats d'économies d'énergie, ont couvert en moyenne 36 % du coût d'un geste aidé par cette prime en France en 2024, contre 42 % en 2023 (SDES, juillet 2026).
  • En France, en 2024, une rénovation d'ampleur financée par MaPrimeRénov' Ampleur coûte en moyenne 53 000 euros avant subvention pour les ménages modestes et 60 000 euros pour les ménages plus aisés (SDES, juillet 2026).
  • Pour les ménages modestes, la subvention de l'Anah couvre en moyenne 77 % du coût d'une rénovation d'ampleur en 2024, contre 50 % en 2022 et 2023 (SDES, juillet 2026).
  • Les ménages des quatre premières tranches de niveau de vie, sur dix, totalisent 37 % des gestes aidés par MaPrimeRénov' en 2024, contre 56 % en 2020, quand la prime était réservée aux propriétaires occupants modestes et très modestes (SDES, juillet 2026).
  • En 2025, 61 % des rénovations d'ampleur financées par MaPrimeRénov' Parcours accompagné chez des propriétaires occupants concernent des ménages aux revenus très modestes, et 19 % des ménages aux revenus modestes (Anah, mars 2026).

Que changent les travaux pour la consommation d'énergie et le confort ?

En France, après une isolation aidée, la consommation d'énergie baisse, mais moins que ne le prévoient les calculs. Les ménages en maison individuelle qui ont fait des travaux déclarent plus souvent un gain de confort en hiver qu'une baisse de leur consommation.

Gains énergétiques conventionnels associés aux rénovations aidées en France métropolitaine, par type d'aide, de 2016 à 2021, en TWh par an. Cinq séries de barres : crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), certificats d'économies d'énergie (CEE), MaPrimeRénov' (MPR), Habiter mieux Sérénité (HMS) et total des aides. Le total atteint 11 TWh par an en 2021, son plus haut niveau sur la période. Les gains des travaux aidés par les CEE augmentent chaque année et atteignent 9,2 TWh par an en 2021 ; MaPrimeRénov' apparaît en 2020 ; les gains liés au CITE reculent après 2019.
Figure 3 : gains énergétiques conventionnels associés aux rénovations aidées en France métropolitaine de 2016 à 2021, par type d'aide, en TWh par an. Ces gains sont calculés à partir de coefficients moyens par type de geste et de logement : ce ne sont pas des consommations mesurées. En 2021, le total atteint 11 TWh par an et les travaux aidés par les certificats d'économies d'énergie (CEE), à eux seuls, 9,2 TWh par an, loin devant MaPrimeRénov' (MPR), Habiter mieux Sérénité (HMS) et le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Le total est inférieur à la somme des gains de chaque aide, un même logement pouvant cumuler plusieurs aides. Source : SDES, Les aides à la rénovation du parc résidentiel entre 2016 et 2021, octobre 2024. Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Quelles économies d'énergie attend-on des travaux de rénovation ?

En France, les économies d'énergie attendues des travaux aidés sont de quelques mégawattheures par logement et par an en moyenne, davantage pour une rénovation d'ampleur. Ce sont des économies conventionnelles, calculées et non mesurées sur les compteurs ; les estimations ne s'additionnent pas, leurs champs et leurs années diffèrent.

  • En France métropolitaine, les économies d'énergie conventionnelles associées aux rénovations aidées en 2021 sont estimées à 11 TWh par an (SDES, octobre 2024).
  • Le gain énergétique conventionnel moyen des rénovations aidées en 2021 en France métropolitaine est estimé à 4,1 MWh par logement et par an (SDES, octobre 2024).
  • En France, les rénovations d'ampleur aidées par l'Anah en 2024 représentent une économie d'énergie conventionnelle de 17,1 MWh par an en moyenne par logement, exprimée en énergie finale (SDES, juillet 2026).
  • D'après les audits réalisés avant travaux, 51 % des rénovations d'ampleur engagées en 2024 avec une aide de l'Anah visent un gain d'au moins trois classes du diagnostic de performance énergétique (DPE) (SDES, juillet 2026).
  • Dans les maisons individuelles de France métropolitaine, les travaux de rénovation énergétique terminés en 2022 ou en 2023 permettent d'économiser 12 TWh d'énergie finale par an, selon l'estimation théorique tirée des résultats provisoires de l'enquête Trelo 2023 (SDES, octobre 2025).

Quelles économies d'énergie constate-t-on après les travaux de rénovation ?

En France, les économies d'énergie mesurées après une isolation aidée restent en dessous de la moitié des économies théoriques, d'après une étude du SDES et de l'Insee fondée sur les relevés de compteurs.

  • En France, les économies d'énergie mesurées après des travaux d'isolation aidés représentent en moyenne 42 % des économies théoriques, pour l'électricité comme pour le gaz, selon l'étude du SDES et de l'Insee sur les relevés de compteurs communicants de 2018 à 2024 (SDES, septembre 2026).
  • Dans les maisons chauffées au gaz qui consommaient le plus avant les travaux, la baisse de la consommation de gaz après une isolation aidée atteint 12,7 % en France, selon la même étude du SDES et de l'Insee, révisée en septembre 2026 (SDES, septembre 2026).
  • En France métropolitaine, 60 % des ménages qui ont réalisé des travaux de rénovation énergétique dans leur maison individuelle déclarent un meilleur confort thermique en hiver, selon les résultats provisoires de l'enquête Trelo 2023 (SDES, octobre 2025).
  • Après leurs travaux de rénovation énergétique, 40 % des ménages en maison individuelle de France métropolitaine déclarent avoir constaté une baisse de leur consommation d'énergie, selon les résultats provisoires de l'enquête Trelo 2023 (SDES, octobre 2025).

Comment les ménages mènent-ils leur projet de rénovation ?

En France, un projet de rénovation en maison individuelle commence bien plus souvent auprès d'une structure privée qu'auprès d'un organisme public. Outre le coût, les propriétaires citent parmi leurs freins la difficulté à trouver de bons artisans et la crainte des malfaçons ; une large majorité de Français disent qu'un label de qualité leur donne confiance dans un installateur.

Première étape du projet de travaux des ménages en maison individuelle qui ont terminé des travaux en 2019, enquête Tremi 2020, France métropolitaine. Ensemble des ménages ayant rénové : 43 % se sont rapprochés eux-mêmes d'une structure privée, 38 % en ont discuté avec leur entourage, 22 % ont fait des recherches sur internet, 9 % sont passés par un démarchage commercial, 6 % se sont rapprochés d'un organisme public, 6 % ont suivi la publicité d'une structure privée et 3 % celle d'un organisme public. Ménages dont les travaux ont fait gagner au moins deux classes de DPE : 43 %, 39 %, 30 %, 9 %, 13 %, 6 % et 5 %. Parmi les ménages passés par une structure privée, 83 % citent un artisan ou une entreprise de travaux, 11 % une grande surface de bricolage. Parmi ceux passés par un organisme public, 57 % citent l'Anah, 19 % un Espace Info Énergie et 16 % une collectivité.
Figure 4 : première étape du projet de travaux des ménages qui ont terminé une rénovation dans leur maison individuelle en 2019. Les maisons grises représentent l'ensemble de ces ménages, les maisons vertes ceux dont les travaux ont fait gagner au moins deux classes de DPE : dans les deux groupes, la structure privée et l'entourage sont les réponses les plus fréquentes. Dans l'ensemble, 6 % des ménages se sont d'abord tournés vers un organisme public ; parmi ceux qui sont passés par une structure privée, 83 % citent un artisan ou une entreprise de travaux. Plusieurs réponses étaient possibles. Champ : France métropolitaine. Source : SDES, La rénovation énergétique des maisons individuelles : résultats de l'enquête Tremi 2020, mars 2022. Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

Pourquoi les ménages rénovent-ils leur logement, et qu'est-ce qui les freine ?

En France, la facture d'énergie et le confort motivent les ménages qui rénovent, dans un ordre qui change avec l'enquête ; le coût des travaux est le frein que les propriétaires citent le plus.

  • Dans le sondage OpinionWay mené pour illiCO travaux en février 2025, 44 % des propriétaires français citent les économies sur la facture d'énergie parmi les principaux objectifs de leurs travaux de rénovation, réalisés ou envisagés : c'est l'objectif le plus cité (illiCO travaux, mars 2025).
  • En France métropolitaine, 73 % des ménages ayant terminé des travaux dans leur maison individuelle en 2019 citent l'amélioration du confort parmi leurs motivations, toutes formes de confort réunies, devant la réduction de la facture d'énergie, selon l'enquête Tremi 2020 (SDES, mars 2022).
  • Dans le sondage OpinionWay pour illiCO travaux de février 2025, 39 % des propriétaires français citent parmi les principaux freins la difficulté à trouver des artisans de qualité, 33 % la crainte de malfaçons et 25 % celle d'être arnaqués (illiCO travaux, mars 2025).
  • La complexité des démarches administratives (permis de construire, déclaration préalable de travaux, aides à la rénovation) est citée parmi les principaux freins par 18 % des propriétaires français dans le même sondage de février 2025 (illiCO travaux, mars 2025).

Vers qui les ménages se tournent-ils d'abord pour leurs travaux de rénovation ?

En France, les ménages qui ont rénové leur maison en 2019 avaient le plus souvent commencé par s'adresser à une structure privée ou à leur entourage.

  • En France métropolitaine, 43 % des ménages ayant terminé des travaux dans leur maison individuelle en 2019 ont commencé leur projet en se rapprochant d'une structure privée, et 38 % par une discussion avec leur entourage, plusieurs réponses étant possibles, selon l'enquête Tremi 2020 (SDES, mars 2022).
  • Dans la même enquête Tremi 2020, 22 % des ménages ayant terminé des travaux dans leur maison individuelle en 2019 ont commencé leur projet par des recherches sur internet (SDES, mars 2022).
  • Pour 9 % des ménages de France métropolitaine ayant terminé des travaux dans leur maison individuelle en 2019, le projet a commencé par un démarchage commercial, d'après leurs réponses à l'enquête Tremi 2020 (SDES, mars 2022).
  • En janvier 2025, 63 % des Français déclarent faire confiance aux installateurs d'équipements énergétiques, soit 8 points de plus qu'en 2024, selon le baromètre OpinionWay pour Qualit'EnR (Qualit'EnR, février 2025).
  • Le sigle RGE est cité spontanément par 23 % des Français en janvier 2025 : c'est la seule qualification d'installateur nommée par une part notable de la population, selon le même baromètre (Qualit'EnR, février 2025).

Combien de ménages sont accompagnés dans leurs travaux, et sont-ils satisfaits de MaPrimeRénov' ?

En France, le service public France Rénov' a conseillé plus d'un demi-million de ménages en 2025, et les bénéficiaires de MaPrimeRénov' se disent très majoritairement satisfaits du dispositif, selon l'Anah.

  • Fin décembre 2025, le réseau France Rénov' compte 614 Espaces Conseil France Rénov', où travaillent 2 823 conseillers, selon le bilan 2025 de l'Anah (Anah, mars 2026).
  • En 2025, 521 641 ménages ont été conseillés par France Rénov', le service public de la rénovation de l'habitat (Anah, février 2026).
  • Parmi les bénéficiaires de MaPrimeRénov', 89 % se déclarent satisfaits du dispositif en juin 2025, d'après l'enquête semestrielle de l'institut Viavoice publiée par l'Anah (Anah, mars 2026).
  • Du 1er janvier 2024 au 30 juin 2025, 147 383 accompagnements par un accompagnateur Rénov' ont débouché sur une demande de subvention MaPrimeRénov' Parcours accompagné ; 78 676 de ces demandes, soit 53 %, avaient été acceptées, d'autres restant en instruction, selon la Cour des comptes (Cour des comptes, mai 2026).
  • Le programme des certificats d'économies d'énergie finance en partie Mon Accompagnateur Rénov' : il prévoit 226 millions d’euros sur trois ans, de 2024 à 2026, selon la Cour des comptes (Cour des comptes, mai 2026).

Le guide sur les garanties des travaux détaille ce qui couvre un chantier une fois terminé.

Comment se portent les entreprises, et que montrent les contrôles ?

En France, la rénovation énergétique a cessé de reculer chez les artisans du bâtiment au 2e trimestre 2026, mais ils sont bien plus nombreux à déclarer une trésorerie dégradée qu'améliorée. Dans les contrôles ciblés de la DGCCRF, le taux d'anomalie augmente chaque année depuis 2023.

Contrôles de la DGCCRF dans la rénovation énergétique des logements de 2023 à 2025. Établissements contrôlés : 797 en 2023, 984 en 2024, 994 en 2025. Taux d'anomalie : 50 %, 52 % puis 55 %. Taux d'anomalie ayant donné lieu à des intentions de suites répressives ou correctives : 36,5 %, 34 % puis 36,2 %. Suites en 2023, 2024 et 2025 : 139, 234 et 189 avertissements ; 209, 140 et 174 injonctions ; 77, 54 et 64 amendes ; 122, 142 et 124 procédures pénales transmises au parquet. Pour 2025, il s'agit d'intentions de suites, arrêtées à février 2026.
Figure 5 : contrôles de la DGCCRF dans la rénovation énergétique des logements de 2023 à 2025 (établissements contrôlés, taux d'anomalie, suites données). Le nombre d'établissements contrôlés et le taux d'anomalie augmentent d'une année à l'autre ; le taux d'anomalie ayant donné lieu à des intentions de suites, répressives ou correctives, était de 36,5 % en 2023 et de 34 % en 2024. D'après le bilan, les chiffres de 2025 sont arrêtés à février 2026 et certaines intentions de suites pourraient être abandonnées ou réorientées. Source : DGCCRF, Bilan d'activité 2025, juin 2026. Capture d'une page du document de la source, capturée le 5 octobre 2026.

L'activité de rénovation des artisans du bâtiment recule-t-elle en 2026 ?

En France, l'entretien-amélioration, qui fournit plus de la moitié du chiffre d'affaires des petites entreprises du bâtiment, recule encore au 2e trimestre 2026 dans l'artisanat.

  • Au 2e trimestre 2026, le volume d'activité de l'entretien-amélioration des entreprises artisanales du bâtiment recule de 1,5 % sur un an en France, après une baisse de 1 % au 1er trimestre, selon l'enquête de la CAPEB réalisée avec Xerfi (CAPEB, juillet 2026).
  • Les carnets de commandes des entreprises artisanales du bâtiment représentent en France 80 jours de travail à la fin du 2e trimestre 2026, soit 12 jours de plus qu'un an plus tôt (CAPEB, juillet 2026).
  • Au 2e trimestre 2026, 35 % des entreprises artisanales du bâtiment en France déclarent une détérioration de leur trésorerie, contre 3 % une amélioration (CAPEB, juillet 2026).
  • L'entretien-amélioration représente 57 % du chiffre d'affaires des entreprises du bâtiment de moins de 20 salariés en France, selon une estimation de la CAPEB publiée dans l'édition 2023 de ses chiffres clés (CAPEB, juin 2023).
  • En France, les particuliers représentent 51 % du chiffre d'affaires des entreprises du bâtiment de moins de 20 salariés, selon une estimation de la CAPEB fondée sur des données de l'Insee pour 2019 (CAPEB, juin 2023).

Que montrent les contrôles de la DGCCRF dans la rénovation énergétique ?

En France, les contrôles ciblés de la DGCCRF dans la rénovation énergétique relèvent chaque année depuis 2023 des anomalies dans au moins la moitié des établissements contrôlés.

  • En 2024, la DGCCRF a contrôlé 984 établissements de la rénovation énergétique des logements en France, avec un taux d'anomalie de 52 % (DGCCRF, juin 2026).
  • Les contrôles de la DGCCRF dans la rénovation énergétique des logements ont porté sur 797 établissements en 2023, avec un taux d'anomalie de 50 % (DGCCRF, juin 2026).
  • Parmi les établissements de la rénovation énergétique des logements contrôlés par la DGCCRF en 2025, 36,2 % présentaient, en février 2026, une anomalie pour laquelle une suite corrective ou répressive était prévue (DGCCRF, juin 2026).
  • À la suite de ses contrôles de 2025 dans la rénovation énergétique des logements, la DGCCRF prévoyait 189 avertissements et 174 injonctions, intentions arrêtées à février 2026 (DGCCRF, juin 2026).
  • Après ses contrôles de 2025 dans la rénovation énergétique, la DGCCRF prévoyait 64 amendes et comptait, en février 2026, 124 procédures pénales transmises au parquet (DGCCRF, juin 2026).
  • Les manquements aux règles du démarchage téléphonique dans la rénovation énergétique des logements ont valu à des entreprises jusqu'à 1,5 million d’euros d'amende dans les cas les plus graves (DGCCRF, juin 2026).

Mon Accompagnateur Rénov' : combien d'agréments, de contrôles et de retraits ?

En France, des milliers d'accompagnateurs Rénov' sont agréés fin 2025 ; les contrôles et les retraits d'agrément relevés par la Cour des comptes sont bien moins nombreux.

  • Fin 2025, 3 988 accompagnateurs Rénov' étaient agréés en France au sein de 1 495 structures, le nombre d'accompagnateurs étant estimé par l'Anah d'après les effectifs déclarés par ces structures (Anah, mars 2026).
  • À la mi-2025, 64 % des demandes d'agrément Mon Accompagnateur Rénov' déposées par des structures avaient abouti et environ 15 % avaient été rejetées, selon la Cour des comptes, d'après les données de l'Anah (Cour des comptes, mai 2026).
  • En 2024, la DGCCRF a mené 15 contrôles visant des accompagnateurs Rénov' agréés (Cour des comptes, mai 2026).
  • À l'été 2025, la DGFiP a contrôlé 112 accompagnateurs Rénov' que l'Anah jugeait potentiellement suspects et en a identifié 32 comme suspects, soit 29 % ; pour la Cour des comptes, ces soupçons ne sont pas des fraudes établies (Cour des comptes, mai 2026).
  • Du lancement de Mon Accompagnateur Rénov' à la mi-2025, la DGCCRF a reçu 588 signalements visant ce dispositif, pour plus de 152 000 parcours accompagnés (Cour des comptes, mai 2026).
  • Du 1er janvier 2024 au 31 juillet 2025, l'Anah a retiré 12 agréments Mon Accompagnateur Rénov' et en a suspendu six (Cour des comptes, mai 2026).

Où en est la rénovation énergétique ailleurs en Europe ?

De 2012 à 2016, la France a rénové ses bâtiments résidentiels à un rythme proche de la moyenne de l'Union européenne, d'après une étude réalisée pour la Commission européenne. Les chiffres allemands et britanniques reposent sur d'autres définitions et ne se comparent pas à ceux de la France.

Part de la surface des bâtiments résidentiels touchée chaque année par une rénovation énergétique, moyenne des années 2012 à 2016, selon l'ampleur des travaux. Union européenne à 28 : 12,3 % au total, dont 7,1 % sous le seuil, 3,9 % de rénovations légères, 1,1 % de moyennes et 0,2 % de profondes. France : 13,3 %, dont 7,4 %, 4,7 %, 1,0 % et 0,2 %. Allemagne : 9,8 %, dont 5,4 %, 3,5 %, 0,9 % et 0,1 %. Italie : 13,7 %, dont 8,0 %, 4,0 %, 1,5 % et 0,3 %. Espagne : 17,0 %, dont 13,0 %, 2,1 %, 1,7 % et 0,3 %. Royaume-Uni : 7,9 %, dont 4,0 %, 2,7 %, 1,1 % et 0,1 %.
Figure 6 : part de la surface des bâtiments résidentiels touchée chaque année par une rénovation énergétique, en moyenne de 2012 à 2016, d'après une étude réalisée pour la Commission européenne. Les colonnes donnent le total, puis le détail selon l'économie d'énergie primaire obtenue : sous le seuil de 3 % (below threshold), légère de 3 à 30 % (light), moyenne de 30 à 60 % (medium), profonde au-delà de 60 % (deep). Dans l'Union à 28 comme dans les cinq pays montrés, les rénovations profondes ne dépassent pas 0,3 % de la surface par an. Extrait du tableau 2, qui compte 28 pays : seules les lignes de l'Union à 28, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne et du Royaume-Uni sont reprises. Source : Commission européenne, Comprehensive study of building energy renovation activities and the uptake of nearly zero-energy buildings in the EU, novembre 2019. Capture de deux pages du document de la source, capturées le 5 octobre 2026.

À quel rythme l'Europe rénove-t-elle ses bâtiments ?

Dans l'Union européenne, de 2012 à 2016, la surface rénovée des bâtiments résidentiels a surtout fait l'objet de travaux légers ou aux économies d'énergie minimes.

  • Dans l'Union européenne, environ 75 % des bâtiments ont une mauvaise performance énergétique, d'après la Commission européenne, qui ne donne ni année ni seuil (Commission européenne, juin 2026).
  • Dans l'Union européenne à 28, une rénovation énergétique a touché chaque année 12,3 % de la surface des bâtiments résidentiels en moyenne de 2012 à 2016, dont 7,1 % de la surface totale pour des travaux aux économies d'énergie minimes, selon une étude réalisée pour la Commission européenne (Commission européenne, novembre 2019).
  • De 2012 à 2016, dans l'Union européenne à 28, les rénovations légères ont concerné chaque année 3,9 % de la surface des bâtiments résidentiels, les moyennes 1,1 % et les profondes 0,2 %, selon la même étude de 2019 (Commission européenne, novembre 2019).
  • En France, selon la même étude de 2019, une rénovation énergétique a touché chaque année 13,3 % de la surface des bâtiments résidentiels de 2012 à 2016, dont 4,7 % pour les rénovations légères, 1,0 % pour les moyennes et 0,2 % pour les profondes (Commission européenne, novembre 2019).

Combien de logements sont rénovés en Allemagne et en Grande-Bretagne ?

En Allemagne, le taux de rénovation énergétique des bâtiments d'habitation baisse depuis 2022, loin du niveau que la fédération BuVEG juge nécessaire ; en Grande-Bretagne, le programme ECO finance depuis 2013 des travaux chez des millions de ménages.

  • En Allemagne, le taux de rénovation énergétique des bâtiments d'habitation est tombé à 0,67 % en 2025, contre 0,88 % en 2022, selon le calcul de B+L Marktdaten pour BuVEG, fédération d'industriels de l'enveloppe du bâtiment (BuVEG, février 2026).
  • Selon BuVEG, il faudrait un taux de rénovation énergétique d'environ 2 % par an pour atteindre les objectifs climatiques du secteur du bâtiment en Allemagne (BuVEG, février 2026).
  • En Allemagne, 260 000 logements ont fait l'objet d'une rénovation énergétique en 2025, selon BuVEG (BuVEG, février 2026).
  • En Grande-Bretagne, le programme Energy Company Obligation (ECO) oblige les grands fournisseurs d'énergie à financer des travaux d'économies d'énergie : 4,45 millions de ces travaux, appelés mesures, ont été réalisés chez 2,6 millions de ménages de janvier 2013 à fin mars 2026 (DESNZ, mai 2026).
  • De janvier 2013 à fin mars 2026, 52 % des mesures du programme britannique ECO relèvent de l'isolation et 48 % du chauffage ou de la microproduction d'énergie (DESNZ, mai 2026).

Quels obstacles les ménages britanniques rencontrent-ils avant d'engager des travaux de rénovation énergétique ?

Au Royaume-Uni, la majorité des propriétaires qui se renseignent sur l'isolation ne vont pas jusqu'aux travaux, et la plupart des sites d'entreprises examinés par l'autorité de la concurrence n'affichent d'emblée aucun prix.

  • Au Royaume-Uni, 37 % des propriétaires de leur logement disent s'être renseignés sur des travaux d'isolation au cours des cinq années précédentes, selon une enquête de l'association de consommateurs Which? menée en avril 2023 (Which?, septembre 2023).
  • Parmi les propriétaires britanniques qui se sont renseignés sur l'isolation de leur logement, 63 % n'ont finalement engagé aucuns travaux, selon la même enquête de Which? d'avril 2023 (Which?, septembre 2023).
  • Savoir par où commencer était difficile pour 46 % des propriétaires britanniques qui ont cherché en ligne des informations sur l'isolation, d'après leurs réponses à l'enquête de Which? d'avril 2023 (Which?, septembre 2023).
  • Parmi 491 acheteurs d'un équipement de chauffage « vert » ou d'une isolation interrogés au Royaume-Uni par l'autorité de la concurrence (CMA), 34 % n'avaient comparé aucune offre ; l'échantillon n'est pas représentatif, précise son rapport de mai 2023 (Competition and Markets Authority, mai 2023).
  • Sur une centaine de sites internet d'entreprises britanniques du chauffage « vert » et de l'isolation examinés par la CMA, plus de 80 % n'affichaient d'emblée aucun prix (Competition and Markets Authority, mai 2023).

Méthodologie et sources

Les chiffres de cette page viennent de 26 documents publiés par ceux qui les ont produits : service statistique ministériel (SDES), agences, administrations et autorités publiques (Anah, Ademe, DGCCRF, Médiateur national de l'énergie), Cour des comptes, Commission européenne, ministère britannique de l'énergie (DESNZ), autorité britannique de la concurrence (CMA), institut d'études sur l'économie du climat (I4CE), organisations professionnelles (CAPEB, BuVEG), organisme de qualification des installateurs (Qualit'EnR), association de consommateurs (Which?) et entreprises privées (Houzz, illiCO travaux).

Chaque chiffre a été relevé dans le document d'origine et vérifié en octobre 2026. Les données françaises sont privilégiées ; les chiffres européens, allemands et britanniques sont signalés comme tels. La date donnée après chaque source, dans le texte comme sous les figures, est celle de la publication du document.

Plusieurs sources ne se comparent pas entre elles. Les enquêtes Tremi 2020 et Trelo 2023 ne couvrent pas la même période, et les résultats de Trelo 2023 sont provisoires. Les publications du SDES sur les rénovations aidées par MaPrimeRénov' et par l'Anah en 2023 et 2024 portent sur la France hors départements et régions d'outre-mer. Les enquêtes de Houzz, d'illiCO travaux et de Qualit'EnR n'interrogent pas les mêmes populations ; celle de Houzz, menée en ligne auprès de ses utilisateurs, n'est pas représentative des ménages. Les chiffres de la DGCCRF pour 2025 sont arrêtés à février 2026. La page est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • Ademe : Agence de la transition écologique.
  • Anah : Agence nationale de l'habitat, qui distribue MaPrimeRénov' et agrée les structures Mon Accompagnateur Rénov'.
  • BuVEG : Bundesverband energieeffiziente Gebäudehülle, fédération allemande des industriels de l'enveloppe du bâtiment. Elle fait calculer chaque année un taux de rénovation énergétique, la Sanierungsquote.
  • CAPEB : Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment.
  • CEE (certificats d'économies d'énergie) : dispositif qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des économies d'énergie, notamment par des primes aux travaux des ménages.
  • CITE : crédit d'impôt pour la transition énergétique.
  • CMA : Competition and Markets Authority, autorité britannique de la concurrence.
  • Cnis : Conseil national de l'information statistique.
  • Compteurs communicants : compteurs d'électricité (Linky) et de gaz (Gazpar) qui relèvent les consommations à distance.
  • DESNZ : Department for Energy Security and Net Zero, ministère britannique de l'énergie.
  • DGCCRF : direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
  • DGFiP : direction générale des finances publiques.
  • Dossier déposé, engagé, soldé : les trois états d'une demande d'aide. Déposé : la demande est enregistrée. Engagé : l'aide est accordée. Soldé : les travaux sont achevés et la prime versée. Le nombre de rénovations énergétiques en France, comme le nombre de logements rénovés par an, change selon l'état retenu.
  • DPE (diagnostic de performance énergétique) : classement d'un logement de A à G selon sa performance énergétique. Chaque classe est une étiquette ; une passoire énergétique est un logement classé F ou G.
  • ECO (Energy Company Obligation) : programme britannique qui oblige les grands fournisseurs d'énergie à financer des travaux d'économies d'énergie chez les ménages.
  • Économies conventionnelles (ou théoriques) et économies réelles : les premières sont calculées, à partir de coefficients moyens par type de geste et de logement ou d'un audit ; les secondes sont mesurées sur les consommations relevées par les compteurs.
  • Énergie finale et énergie primaire : l'énergie finale est celle qui est livrée au logement ; l'énergie primaire compte aussi ce qu'il a fallu consommer pour la produire et l'acheminer.
  • Entretien-amélioration : travaux sur des bâtiments existants, par opposition à la construction neuve.
  • France Rénov' : service public de la rénovation de l'habitat, cofinancé par l'État et les collectivités ; ses conseillers travaillent dans les Espaces Conseil France Rénov'.
  • Geste de rénovation, rénovation par geste : un seul type de travaux (changer le chauffage, isoler la toiture), par opposition à un ensemble de travaux.
  • HMS : Habiter mieux Sérénité, aide de l'Anah.
  • I4CE : Institut de l'économie pour le climat.
  • Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.
  • MaPrimeRénov' (MPR) : aide de l'État à la rénovation énergétique des logements, distribuée par l'Anah. Les aides aux rénovations d'ampleur portent plusieurs noms selon les sources : MaPrimeRénov' Ampleur dans les publications du SDES, MaPrimeRénov' Parcours accompagné dans celles de l'Anah et de la Cour des comptes, MaPrimeRénov' Copropriété pour les immeubles en copropriété.
  • Mon Accompagnateur Rénov' : dispositif d'accompagnement des ménages mis en œuvre par l'Anah ; les accompagnateurs Rénov' exercent dans des structures agréées.
  • Niveau de vie et catégories de ressources : le niveau de vie est le revenu disponible du ménage par unité de consommation ; le SDES classe les ménages en dix tranches établies sur l'ensemble des ménages résidant en France. L'Anah utilise ses propres catégories de ressources : très modestes, modestes, intermédiaires et supérieures.
  • ONRE : Observatoire national de la rénovation énergétique. Ses publications, réalisées par le SDES, rassemblent les statistiques de la rénovation énergétique des logements.
  • Rénovation d'ampleur : ensemble de travaux aidé par l'Anah, par opposition à la rénovation par geste ; MaPrimeRénov' Ampleur exige un gain d'au moins deux classes du DPE.
  • Rénovation énergétique : travaux qui réduisent la consommation d'énergie d'un logement (isolation, chauffage, eau chaude, ventilation).
  • Rénovation légère, moyenne, profonde : classes de l'étude réalisée pour la Commission européenne, selon l'économie d'énergie primaire obtenue (« sous le seuil » en dessous de 3 %, légère de 3 à 30 %, moyenne de 30 à 60 %, profonde au-delà de 60 %).
  • RGE (Reconnu garant de l'environnement) : mention par laquelle l'État reconnaît la qualification d'une entreprise pour des travaux de rénovation énergétique.
  • SDES : service des données et études statistiques, le service statistique des ministères chargés de l'environnement, de l'énergie, des transports et du logement.
  • Stratégie nationale bas-carbone : feuille de route de l'État pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ; le projet de sa troisième édition sert de référence aux estimations d'I4CE.
  • Taux d'anomalie : part des établissements contrôlés par la DGCCRF où au moins un manquement est relevé. Les contrôles étant ciblés, ce n'est pas un taux de fraude.
  • Taux de rénovation énergétique : part des bâtiments ou des logements rénovés chaque année. Sa définition change avec la source, et la Commission européenne ne précise pas la sienne.
  • Tremi et Trelo : enquêtes par sondage sur les travaux de rénovation énergétique. Tremi 2020 (travaux de rénovation énergétique des maisons individuelles), pilotée par le SDES et l'Ademe, porte sur les travaux de 2017 à 2019 ; Trelo 2023, du SDES, sur ceux de septembre 2020 à août 2023. Leurs résultats ne se comparent pas.
  • TWh et MWh : unités d'énergie. Le térawattheure (TWh) sert à l'échelle d'un pays, le mégawattheure (MWh) à celle d'un logement.
  • Union européenne à 28 : l'Union à 28 États membres, Royaume-Uni compris ; c'est le périmètre de l'étude réalisée pour la Commission européenne, dont les moyennes portent sur les années 2012 à 2016.

Sources