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105 chiffres sur les assistantes maternelles et la garde d'enfants en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 36 min de lecture

Le nombre d'assistantes maternelles en France est passé de 350 000 professionnelles en activité en 2013 à 237 000 en 2023, dont 227 100 ayant gardé au moins un enfant de moins de 3 ans, d'après les données de l'Urssaf exploitées par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS, mai 2025).

Si la baisse se poursuivait au rythme de près de 4 % par an, il ne resterait qu'environ 170 000 assistantes maternelles accueillant au moins un enfant de moins de 3 ans en 2030, soit environ 55 000 de moins, estime l'IGAS (IGAS, mai 2025). Les jeunes enfants sont eux aussi moins nombreux : au 1er janvier 2025, la France comptait 1,9 million d'enfants de moins de 3 ans, 21 % de moins qu'en 2011, d'après les estimations de population de l'Insee (Cnaf, décembre 2025).

Cette page réunit 105 chiffres datés et sourcés sur l'accueil des jeunes enfants : effectifs, âge et revenus des assistantes maternelles, places en crèche et personnel, modes de garde des familles, mise en relation entre parents et professionnelles, coût pour les familles et pour l'argent public. La plupart portent sur la France et sur les enfants de moins de 3 ans ; des comparaisons avec l'Angleterre, l'Allemagne, le Canada, l'Union européenne et les pays de l'OCDE les complètent.

Chaque chiffre est suivi du lien vers le document qui le publie et de la date de cette publication.

Chiffres clés

  • En 2025, le nombre d'assistantes maternelles en France rémunérées par des particuliers employeurs s'établit à 215 700, en baisse de 5,1 % sur un an (Urssaf, juillet 2026).
  • En France, 42 % des assistantes maternelles partiront à la retraite d'ici à 2035, selon une projection de la Fepem établie sur la base de 2022 (Fepem, juin 2025).
  • Au 4e trimestre 2025, en France, une assistante maternelle employée par un particulier gagnait en moyenne 4,21 € net de l'heure par enfant accueilli, hors indemnités d'entretien et de congés payés, 3,4 % de plus qu'un an plus tôt, selon des données de l'Urssaf (Fepem, juin 2026).
  • En 2023, la France hors Mayotte compte 60,9 places d'accueil formel pour 100 enfants de moins de 3 ans, 1,4 point de plus qu'en 2022 (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, il faudrait de 174 000 à 353 000 places d'accueil supplémentaires d'ici à 2027 pour offrir une solution à chaque enfant âgé de 4 à 35 mois, à temps plein si ses parents travaillent ou cherchent un emploi, un ou deux jours par semaine sinon, selon le Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA, mars 2023).
  • En 2021, en France métropolitaine, 56 % des enfants de moins de 3 ans étaient gardés principalement par leurs parents du lundi au vendredi, de 8 heures à 19 heures, 20 % par une assistante maternelle, MAM comprises, et 18 % en crèche ou halte-garderie (Drees, février 2023).
  • En France, en décembre 2023, 24 % des enfants de moins de 3 ans des familles allocataires des Caf vivant sous le seuil de bas revenus fréquentaient un mode d'accueil formel, contre 74 % dans les familles allocataires aux revenus plus élevés (Cnaf, décembre 2025).
  • En France métropolitaine, en 2021, le mode de garde principal de 71 % des enfants de moins de 3 ans correspondait au premier choix de leurs parents : c'était le cas de 93 % des enfants accueillis en crèche ou halte-garderie, mais de 63 % seulement des enfants gardés principalement par leurs parents (Drees, février 2023).
  • En France, en décembre 2023, 85 % des parents d'au moins un enfant de moins de 3 ans interrogés par l'institut CSA pour la Cour des comptes disaient souhaiter un congé de maternité ou de paternité plus long (Cour des comptes, décembre 2024).
  • En décembre 2023, sur 1 006 parents d'enfants de moins de 3 ans interrogés en France par l'institut CSA pour la Cour des comptes, 76 % avaient fait au moins une demande d'inscription auprès d'une structure d'accueil, et ces demandes avaient abouti dans 62 % des cas (Cour des comptes, décembre 2024).
  • En France, en décembre 2024, un couple gagnant 2 Smic qui fait garder à temps plein son unique enfant de moins de 3 ans paie chaque mois, après aides de la Caf et crédit d'impôt, 315 € chez une assistante maternelle contre 135 € en crèche, selon un cas-type de l'Onape calculé avant la réforme du complément de libre choix du mode de garde de septembre 2025 (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, selon les cas-types de l'Onape de décembre 2024, une place à temps plein en micro-crèche Paje laisse chaque mois 615 € à la charge d'un couple gagnant 2 Smic et 749 € à celle d'un couple gagnant 5 Smic, hors participation éventuelle de l'employeur (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, en 2024, les dépenses publiques consacrées à l'accueil des enfants de moins de 3 ans s'élèvent à 17,5 milliards d'euros, en hausse de 4,8 % sur un an (Cnaf, décembre 2025).
  • Dans les pays de l'OCDE, en 2024 ou la dernière année disponible, 38 % des enfants de 0 à 2 ans sont en moyenne inscrits dans un service d'accueil et d'éducation de la petite enfance, de moins de 1 % en Turquie à 80 % aux Pays-Bas (OCDE, février 2026).

Nombre, âge et revenus des assistantes maternelles

En France, les assistantes maternelles sont moins nombreuses et plus âgées qu'il y a dix ans, alors que des centaines de milliers de familles les emploient encore.

Deux courbes de 2013 à 2024 : le nombre annuel d'assistantes maternelles en activité ayant gardé un enfant de moins de 3 ans descend d'environ 330 000 à environ 218 000, tandis que le nombre d'enfants de moins de 3 ans qu'elles gardent passe d'environ 635 000 à environ 540 000.
Figure 1 : De 2013 à 2024, le nombre d'assistantes maternelles ayant gardé au moins un enfant de moins de 3 ans recule d'environ un tiers, jusqu'à 218 100, bien plus vite que le nombre d'enfants de moins de 3 ans qu'elles accueillent. Données Urssaf (service Pajemploi), France hors Mayotte. Source : Cnaf (Onape), L'accueil des jeunes enfants, édition 2025, décembre 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien y a-t-il d'assistantes maternelles en France, et combien d'enfants gardent-elles ?

En France, le nombre d'assistantes maternelles recule quel que soit le champ retenu : celles que des particuliers ont rémunérées dans l'année pour l'Urssaf, celles en activité pour l'IGAS, celles qui ont gardé un enfant de moins de 3 ans pour l'Onape (figure 1). Le nombre d'enfants qu'elles gardent baisse lui aussi.

  • En France, en 2025, 810 000 particuliers employaient une assistante maternelle, 6,3 % de moins qu'en 2024 (Urssaf, juillet 2026).
  • En France, sur l'année 2025, les particuliers employeurs ont déclaré 979,97 millions d'heures d'accueil par des assistantes maternelles, 5,5 % de moins qu'en 2024 (Urssaf, juillet 2026).
  • En France, en 2025, les assistantes maternelles employées par des particuliers ont gardé 689 500 enfants de tous âges, 6,7 % de moins qu'en 2024 (Urssaf, juillet 2026).
  • En France, en 2024, 91 % des assistantes maternelles travaillaient pour au moins deux particuliers employeurs, contre 58 % de l'ensemble des salariés de particuliers employeurs, d'après l'Ircem (Fepem, juin 2026).

Y a-t-il une pénurie d'assistantes maternelles en France, et combien d'emplois seront à pourvoir d'ici à 2035 ?

En France, les assistantes maternelles sont de plus en plus âgées et les moins de 30 ans rares dans le métier ; d'après une projection de la Fepem, les départs à la retraite laisseront de nombreux emplois à pourvoir d'ici à 2035.

  • En France, l'âge moyen des assistantes maternelles qui gardent des enfants de moins de 3 ans est passé de 46,4 ans en 2014 à 48,7 ans en 2024, d'après l'Urssaf (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, en 2024, 52 % des assistantes maternelles avaient 50 ans ou plus, et 3 % seulement moins de 30 ans, d'après l'Ircem (Fepem, juin 2026).
  • En France, d'après une projection de la Fepem établie sur la base de 2022, 114 420 emplois d'assistante maternelle seront à pourvoir d'ici à 2035 (Fepem, juin 2025).
  • En France, parmi les 8 365 assistantes maternelles qui ont répondu au questionnaire de l'IGAS en 2024, 60 % pensaient exercer leur métier jusqu'à la retraite (IGAS, mai 2025).
  • En France, en 2024, parmi les assistantes maternelles interrogées par l'IGAS qui pensaient arrêter avant la retraite, 50 % invoquaient la pénibilité physique du métier : port de charges lourdes et positions inconfortables (IGAS, mai 2025).

Combien gagne une assistante maternelle, et combien d'heures travaille-t-elle ?

En France, une assistante maternelle est payée à l'heure et par enfant accueilli ; rapportée à ses heures de travail, sa rémunération reste faible.

  • En France, en 2025, les particuliers employeurs ont versé 4 096,7 millions d'euros de salaires nets aux assistantes maternelles, 2,0 % de moins qu'en 2024 (Urssaf, juillet 2026).
  • En France, une assistante maternelle employée par des particuliers a perçu en moyenne 16 900 € de salaire net en 2024, 4,8 % de plus qu'en 2023, d'après l'Urssaf (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, les 8 365 assistantes maternelles qui ont répondu au questionnaire de l'IGAS en 2024 déclaraient travailler en moyenne 43 heures par semaine (IGAS, mai 2025).
  • En France, dans le questionnaire de l'IGAS de 2024, 31 % des assistantes maternelles répondantes déclaraient travailler régulièrement avant 7 h 30, après 19 h ou le week-end (IGAS, mai 2025).
  • En France, en 2022, selon l'enquête Emploi de l'Insee, une assistante maternelle du particulier employeur percevait en moyenne 6,69 € par heure travaillée : parmi les groupes professionnels comparés par l'IRES, c'est le seul resté sous le Smic horaire (IRES, juillet 2025).
  • En France, en 2019, 43,5 % des assistantes maternelles du particulier employeur s'estimaient mal ou très mal payées, contre 56 % des personnels des services aux particuliers, selon l'enquête Conditions de travail (IRES, juillet 2025).

L'offre d'accueil : places, crèches et pénurie

En France, l'offre d'accueil formel ne permet pas d'accueillir tous les enfants de moins de 3 ans dont les parents le souhaitent, et sa densité varie fortement d'un département à l'autre.

Barres du nombre de places d'accueil formel pour les enfants de moins de 3 ans de 2016 à 2023, de 1 363 500 à 1 285 900, et courbe du taux de couverture, de 57,8 à 60,9 places pour 100 enfants, avec une rupture de méthode en 2022.
Figure 2 : Le nombre de places d'accueil formel pour les moins de 3 ans diminue presque chaque année depuis 2016, mais le taux de couverture progresse, principalement parce que le nombre d'enfants de moins de 3 ans baisse. La méthode d'estimation change en 2022 : les deux séries ne se comparent pas directement. France hors Mayotte. Source : Cnaf (Onape), L'accueil des jeunes enfants, édition 2025, décembre 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Quel est le nombre de places en crèche en France et chez les assistantes maternelles ?

En France hors Mayotte, les assistantes maternelles offrent encore plus de places aux moins de 3 ans que les crèches, mais leur offre recule quand celle des crèches progresse.

  • En 2023, en France hors Mayotte, l'offre d'accueil formel des moins de 3 ans, tous modes confondus (assistantes maternelles, crèches, école et garde à domicile), est estimée à 1,3 million de places (Cnaf, décembre 2025).
  • En France hors Mayotte, en 2023, les assistantes maternelles offraient 674 300 places aux enfants de moins de 3 ans, soit 52 % de l'offre d'accueil formel ; ce nombre de places recule depuis 2014 (Cnaf, décembre 2025).
  • En France hors Mayotte, en 2023, les crèches et autres établissements d'accueil du jeune enfant (EAJE) offraient 495 600 places, soit 39 % de l'offre d'accueil formel ; elles en comptaient 7 200 de plus qu'un an plus tôt (Cnaf, décembre 2025).
  • En décembre 2024, la France hors Mayotte comptait 6 753 micro-crèches Paje pour environ 79 300 places, un nombre de structures en hausse de 9,9 % en un an (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, en 2023, l'offre d'accueil formel allait, selon les départements, de 13 places pour 100 enfants de moins de 3 ans en Guyane à 86 en Vendée (Cnaf, décembre 2025).

Quel est le nombre de crèches en France, et qui les gère ?

En France hors Mayotte, les collectivités locales sont les premiers gestionnaires de crèches financées par la PSU, mais de 2013 à 2022, presque toutes les places créées dans ces crèches l'ont été par le secteur privé à but lucratif. Les objectifs de création de places n'ont pas été atteints.

  • En 2024, en France hors Mayotte, 12 797 établissements d'accueil du jeune enfant étaient financés par la prestation de service unique (PSU) des Caf, pour 419 800 places (Cnaf, décembre 2025).
  • En France hors Mayotte, en 2024, 6 997 crèches financées par la PSU étaient gérées par des collectivités locales ; elles offraient 55 % des places de ces crèches, et leur nombre baisse depuis 2021 (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, entre 2013 et 2022, le secteur privé à but lucratif a ouvert 95 % des 35 250 places créées en crèches financées par la PSU, hors micro-crèches Paje (Cour des comptes, décembre 2024).
  • En France, la branche Famille visait 100 000 places d'accueil collectif de plus en 2013-2017, pour une hausse réelle de 15 000 places ; en 2018-2022, la moitié seulement des 30 000 places prévues en crèches financées par la PSU ont été créées (Cour des comptes, décembre 2024).

Combien de places d'accueil manque-t-il en France, et combien de postes sont vacants en crèche ?

En France, le nombre de places manquantes dépend de l'objectif retenu : permettre aux parents de travailler, ou offrir une solution à chaque enfant. Dans les crèches, le manque de personnel gèle en outre une partie des places existantes.

  • En France, en 2022, selon l'approche dite objective du HCFEA, il manquait 146 000 places pour qu'aucun parent ne soit contraint d'arrêter ou de réduire son travail faute de mode d'accueil (HCFEA, mars 2023).
  • En France, lors d'une semaine de référence de décembre 2024, 13 700 postes en équivalent temps plein étaient vacants dans les crèches, dont 6 300 depuis plus de 3 mois, et 40 % des crèches étaient concernées (Cnaf, décembre 2025). Lors de cette semaine de décembre 2024, le taux de vacance atteignait 14 % pour les éducatrices de jeunes enfants, qui représentent 10 % du personnel des crèches (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, selon les estimations de la Cour des comptes, il manquait en 2022 environ 10 000 professionnels dans les crèches au regard des exigences réglementaires, ce qui gelait l'accès à plus de 14 000 places (Cour des comptes, décembre 2024).

Les familles et leurs modes de garde

En France métropolitaine, avant 3 ans, la garde par les parents ne relève pas toujours d'un choix : si toutes les familles avaient obtenu le mode d'accueil voulu, bien moins d'enfants resteraient avec leurs parents en semaine.

Barres empilées pour 2002, 2007, 2013 et 2021 du mode de garde principal des enfants de moins de 3 ans en semaine : parents 70, 63, 61 puis 56 % ; assistante maternelle ou MAM 13, 18, 19 puis 20 % ; crèche (EAJE) 9, 10, 13 puis 18 % ; grands-parents et autres modes 3 à 5 % chacun.
Figure 3 : En 2002, 70 % des enfants de moins de 3 ans étaient gardés principalement par leurs parents en semaine, 13 % par une assistante maternelle ou en MAM et 9 % en crèche ; en 2021, la garde par les parents reste la plus fréquente, mais la part des enfants confiés principalement à une assistante maternelle, en MAM ou en crèche a presque doublé. France métropolitaine, du lundi au vendredi de 8 heures à 19 heures. Source : Drees, Études et Résultats n° 1257 : La part des enfants de moins de 3 ans confiés principalement à une assistante maternelle ou une crèche a presque doublé entre 2002 et 2021, février 2023. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Qui garde les enfants de moins de 3 ans en semaine ?

En France métropolitaine, les parents gardent surtout les plus petits ; quand ils travaillent à temps complet, l'assistante maternelle passe devant la crèche.

  • En France métropolitaine, 69 % des enfants de moins d'un an étaient gardés principalement par leurs parents en 2021, et 86 % des moins de 6 mois, congés de maternité ou de paternité compris (Drees, février 2023).
  • En France métropolitaine, selon l'enquête de la Drees de 2021, 34 % des moins de 3 ans étaient gardés exclusivement par leurs parents en semaine, et 50 % tour à tour par leurs parents et par un mode d'accueil formel payant (Drees, février 2023). La même année, les grands-parents ou un autre membre de la famille gardaient principalement 3 % des moins de 3 ans de France métropolitaine, et une garde à domicile, 1 % (Drees, février 2023).
  • En France métropolitaine, en 2021, les moins de 3 ans gardés principalement par une assistante maternelle passaient auprès d'elle 67 % des 55 heures de la semaine de référence, et ceux accueillis principalement en crèche, 70 % (Drees, février 2023).
  • En France métropolitaine, en 2021, quand les deux parents, ou le parent seul, travaillaient à temps complet, 38 % des moins de 3 ans étaient gardés principalement par une assistante maternelle, et 29 % en crèche (Drees, février 2023).

Quel mode de garde les parents auraient-ils préféré, et en sont-ils satisfaits ?

En France métropolitaine, la crèche est plus souhaitée qu'obtenue, mais la plupart des parents se disent satisfaits.

  • En France métropolitaine, en 2021, si chaque famille avait obtenu son premier choix, 36 % des moins de 3 ans auraient été gardés principalement par leurs parents et 35 % en crèche (Drees, février 2023).
  • En 2021, les parents d'enfants de moins de 3 ans de France métropolitaine se disaient pleinement satisfaits du mode de garde principal dans 81 % des cas : 87 % s'il était leur premier choix, 67 % sinon (Drees, février 2023).
  • En France métropolitaine, en 2021, 44 % des parents dont l'enfant de moins de 3 ans allait principalement chez une assistante maternelle ne citaient aucun inconvénient à ce mode de garde, contre 47 % des parents d'enfants accueillis en crèche ; 23 % des premiers citaient comme inconvénient qu'il n'était pas le mode le plus intéressant financièrement (Drees, février 2023).
  • En France, dans le sondage CSA de décembre 2023 pour la Cour des comptes, 50 % des parents d'enfants de moins de 3 ans disaient avoir dû poser des congés supplémentaires entre leur reprise du travail et l'entrée de l'enfant en mode d'accueil (Cour des comptes, décembre 2024).

Notre guide détaille les droits des parents indépendants à la naissance.

Quelles familles confient leur enfant à une crèche ou à une assistante maternelle ?

En France, le recours à un accueil formel croît avec l'activité des parents, le milieu social de la mère et l'âge de l'enfant.

  • En France, en décembre 2023, 85 % des moins de 3 ans des couples allocataires des Caf où les deux parents travaillaient fréquentaient un mode d'accueil formel, contre 17 % quand les deux étaient au chômage ou inactifs (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, en décembre 2023, chez les allocataires des Caf, 1 % des enfants de moins de 3 mois fréquentaient un mode d'accueil formel, contre 27 % des 3 à 6 mois et 74 % des 24 à 30 mois (Cnaf, décembre 2025).
  • En 2021, en France métropolitaine, 25 % des moins de 3 ans dont la mère était cadre ou exerçait une profession intellectuelle supérieure étaient gardés principalement par leurs parents, contre 88 % quand la mère n'avait jamais travaillé (Drees, février 2023). La même année, parmi les moins de 3 ans de France métropolitaine dont la mère était cadre, 35 % allaient principalement en crèche et 32 % chez une assistante maternelle (Drees, février 2023).
  • En Île-de-France, fin 2023, dans une expérimentation menée par le Liepp pour la Cour des comptes, 40 % des familles défavorisées, celles où la mère avait au plus le baccalauréat, avaient une place en accueil formel, contre 70 % des familles plus favorisées (Cour des comptes, décembre 2024).

Parents et assistantes maternelles, de la recherche au contrat

En France, la recherche est incertaine des deux côtés : des familles restent sans place, et des assistantes maternelles sans assez d'enfants à garder.

Barres horizontales : part des assistantes maternelles répondantes selon leur façon la plus fréquente d'entrer en contact avec les parents ; contact à l'initiative des parents un peu plus de 75 %, relations personnelles et bouche à oreille environ 60 %, annonces sur les réseaux sociaux ou des sites internet environ 40 %, relais petite enfance, commune et autres moyens moins de 10 % chacun.
Figure 4 : Interrogées par l'IGAS en 2024, plus des trois quarts des assistantes maternelles répondantes disent être le plus souvent contactées par les parents sans démarche particulière de leur part ; viennent ensuite les relations personnelles et le bouche à oreille, puis les annonces en ligne, loin devant le relais petite enfance et la commune. Questionnaire de la mission auprès de 8 365 assistantes maternelles en activité au premier semestre 2024, jusqu'à trois réponses possibles, représentativité non assurée. Source : IGAS, L'accueil du jeune enfant par des assistants maternels, rapport n° 2024-044R, mai 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Comment parents et assistantes maternelles se trouvent-ils ?

En France, d'après l'IGAS, peu de parents trouvent leur assistante maternelle sur le site public monenfant.fr, et la mise en relation n'occupe qu'une partie du temps des relais petite enfance.

  • En France, parmi les 2 570 parents employeurs qui ont répondu au questionnaire de l'IGAS en 2024, 5 % avaient trouvé leur assistante maternelle en cherchant sur le site monenfant.fr (IGAS, mai 2025).
  • En 2023, le site monenfant.fr de la Cnaf a attiré en moyenne 187 600 visiteurs par mois, dont 64 % de parents, le reste étant surtout des assistantes maternelles (IGAS, mai 2025).
  • En France, en juillet 2024, 9 % des assistantes maternelles en activité n'étaient pas référencées sur monenfant.fr, alors que ce référencement est obligatoire depuis le 1er septembre 2021 (Cour des comptes, décembre 2024).
  • En France, selon les relais petite enfance interrogés par l'IGAS, faciliter la mise en relation avec les assistantes maternelles représente en moyenne 27 % du temps consacré aux parents, contre 34 % pour l'information sur l'offre d'accueil et 39 % pour l'accompagnement des parents employeurs (IGAS, mai 2025).

Pour le message d'accueil de son répondeur, une assistante maternelle trouvera des exemples de message d'absence professionnel dans notre guide.

Les parents trouvent-ils une place, et les assistantes maternelles trouvent-elles des familles ?

En France, des familles restent sans réponse à leur demande d'inscription et beaucoup multiplient les démarches ; les assistantes maternelles qui n'accueillent qu'un enfant peinent davantage à trouver des parents.

  • En France, selon le sondage CSA de décembre 2023 pour la Cour des comptes, 7 % des familles déclaraient n'avoir obtenu aucune réponse à leur demande d'inscription dans une structure d'accueil (Cour des comptes, décembre 2024).
  • Dans le même sondage CSA de décembre 2023, 48 % des parents concernés avaient mené d'autres démarches en parallèle de leur demande d'inscription, et, selon eux, ces démarches leur avaient permis d'obtenir une place dans 70 % des cas (Cour des comptes, décembre 2024).
  • En France, dans le questionnaire de l'IGAS de 2024, 64 % des assistantes maternelles répondantes disaient trouver facilement des parents ; 36 % disaient le contraire, et 49 % parmi celles qui n'accueillaient qu'un enfant (IGAS, mai 2025).
  • En France, en 2024, 9 % des assistantes maternelles ayant répondu à l'IGAS souhaitaient accueillir davantage d'enfants mais ne trouvaient pas de familles ; c'était le cas de 21 % de celles qui n'accueillaient qu'un enfant (IGAS, mai 2025).

Quand une assistante maternelle ne peut pas décrocher, Rappli envoie automatiquement un SMS à la personne qui l'a appelée : un lien vers un formulaire pour préciser sa demande, ou le message préparé par cette professionnelle. Voir comment fonctionne Rappli

Comment se passe la relation entre parents et assistante maternelle, et qui encadre le métier ?

En France, d'après les questionnaires de l'IGAS, le tarif et le paiement du salaire posent rarement problème, mais une partie des assistantes maternelles signale des impayés ou a déjà rompu un contrat pour mésentente. Les relais petite enfance les accompagnent, et les départements les contrôlent.

  • En France, en 2024, plus de 80 % des 8 365 assistantes maternelles ayant répondu à l'IGAS déclaraient que les parents acceptaient leur tarif sans négocier (IGAS, mai 2025).
  • En France, selon le questionnaire de l'IGAS de 2024, près de 30 % des assistantes maternelles répondantes disaient établir elles-mêmes leur feuille de paye, et 20 % connaître parfois des impayés de salaire (IGAS, mai 2025).
  • En France, parmi les 2 264 parents employeurs ayant répondu à cette partie du questionnaire de l'IGAS en 2024, 86 % déclaraient ne jamais payer en retard leur assistante maternelle (IGAS, mai 2025).
  • En France, en 2024, 25 % des assistantes maternelles interrogées par l'IGAS déclaraient avoir déjà mis fin à un contrat pour mésentente avec les parents (IGAS, mai 2025).
  • En France, dans le questionnaire de l'IGAS, 42 % des 1 954 relais petite enfance répondants se disaient très souvent sollicités sur des questions juridiques liées au contrat de travail et aux démarches déclaratives (IGAS, mai 2025).
  • En France, parmi les 92 services départementaux ayant répondu à l'IGAS, 40 % déclaraient contrôler tous les deux ans les assistantes maternelles exerçant à domicile (IGAS, mai 2025).

Garde à domicile et coût de l'accueil pour les familles et les pouvoirs publics

En France, l'accueil des moins de 3 ans est financé en très grande partie par l'argent public, et la dépense progresse. Ce qui reste à payer pèse pourtant plus lourd dans le budget des familles modestes, du moins chez une assistante maternelle.

Barres du reste à charge mensuel en 2024 pour un enfant gardé à temps plein, selon le revenu du couple (de 1 à 6 Smic) et le mode d'accueil : assistante maternelle, garde à domicile partagée, crèche et micro-crèche Paje ; la micro-crèche Paje est la plus chère à tous les niveaux de revenu, la crèche la moins chère jusqu'à 4 Smic.
Figure 5 : Pour un couple dont l'unique enfant de moins de 3 ans est gardé à temps plein (162 heures par mois), le reste à charge mensuel après aides et crédit d'impôt dépend du revenu et du mode d'accueil : la crèche est la moins chère jusqu'à 4 Smic, la micro-crèche Paje la plus chère à tous les niveaux de revenu ; à 3 Smic, le reste à charge est de 315 € chez une assistante maternelle, comme à 2 Smic, et de 260 € en crèche. Cas-types calculés selon la législation de décembre 2024, avant la réforme du complément de libre choix du mode de garde de septembre 2025. Source : Cnaf (Onape), L'accueil des jeunes enfants, édition 2025, décembre 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien de familles emploient une garde d'enfants à domicile, et pour combien d'heures ?

En France, la garde d'enfants à domicile en emploi direct recule légèrement en 2025 ; surtout occasionnelle ou complémentaire, elle se concentre dans les départements très urbanisés.

  • En 2025, 149 000 particuliers employeurs ont déclaré une garde d'enfants à domicile en France, par la Paje ou le Cesu, 2,0 % de moins qu'en 2024 (Urssaf, juillet 2026). Ils ont déclaré 62,62 millions d'heures de garde, 4,4 % de moins qu'en 2024 (Urssaf, juillet 2026). Les salaires nets versés ont atteint 691 millions d'euros, 2,1 % de moins qu'en 2024 (Urssaf, juillet 2026).
  • En France, en 2021, 89 millions d'heures de services à la personne ont servi à l'accompagnement et à la garde d'enfants à domicile, emploi direct et organismes prestataires confondus (DGE, novembre 2023).
  • En 2024, Paris comptait 11 gardes d'enfants à domicile en emploi direct pour 100 enfants de moins de 3 ans, et les Hauts-de-Seine, 9, contre moins de 1 dans 8 départements du Grand Est ou de Bourgogne-Franche-Comté, d'après Pajemploi (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, en 2024, une garde d'enfants à domicile en emploi direct travaillait en moyenne 45 heures par mois pour des parents d'enfants de moins de 3 ans, d'après Pajemploi (Cnaf, décembre 2025).

Combien coûte une assistante maternelle, une crèche ou une garde à domicile à une famille ?

En France, selon les cas-types de l'Onape antérieurs à la réforme du CMG de septembre 2025, la crèche revenait moins cher qu'une assistante maternelle après aides, sauf pour les plus hauts revenus.

  • En France, selon les cas-types de l'Onape de décembre 2024, un couple gagnant 5 Smic paie, après aides et crédit d'impôt, 449 € par mois chez une assistante maternelle et 532 € en crèche pour un enfant de moins de 3 ans gardé à temps plein (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, d'après les cas-types de l'Onape de décembre 2024, une garde partagée entre deux familles revient à 261 € par mois jusqu'à 1,5 Smic, 359 € entre 2 et 3 Smic et 425 € au-delà (Cnaf, décembre 2025). Selon les mêmes cas-types, chez une assistante maternelle, le taux d'effort atteint 12,7 % pour un couple à 1 Smic, contre 5,2 % à 6 Smic (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, selon le baromètre 2026 de la plateforme Yoopies, tiré de ses annonces, le tarif horaire net d'une garde d'enfants à domicile se situe entre 10,36 € dans le Pas-de-Calais et 11,52 € en Haute-Savoie (Yoopies, août 2026). Selon Yoopies, le tarif horaire net d'une assistante maternelle, par enfant et hors indemnités d'entretien et de repas, atteint 4,98 € en Corse et 4,82 € dans le Var et le Vaucluse, contre 3,87 € dans le Calvados (Yoopies, août 2026).

Combien les pouvoirs publics dépensent-ils pour l'accueil des moins de 3 ans ?

En France, la branche Famille finance la plus grande part de la dépense publique d'accueil, et le coût d'une place en crèche augmente.

  • En France, en 2024, la branche Famille a financé 12 milliards d'euros, soit 69 % des dépenses publiques d'accueil des enfants de moins de 3 ans, et les collectivités locales, 17 %, soit 2,9 milliards d'euros (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, en 2024, l'accueil collectif des moins de 3 ans a mobilisé 7,9 milliards d'euros de dépenses publiques, 4,9 % de plus qu'en 2023 (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, en 2024, le coût de revient moyen d'une place en crèche financée par la PSU, c'est-à-dire les charges annuelles de la crèche par place, atteignait 19 450 €, 5,0 % de plus en un an (Cnaf, décembre 2025).
  • En France, en 2022, les financements publics (branche Famille, collectivités locales et État) couvraient près de 90 % des dépenses d'accueil et de garde des jeunes enfants, les familles, moins de 8 %, et les employeurs, moins de 3 % (Cour des comptes, décembre 2024).
  • Dans son rapport de décembre 2024, la Cour des comptes estime qu'en France, un accueil à temps plein en crèche revient près de 50 % plus cher qu'un accueil chez une assistante maternelle, l'écart étant de moins d'un tiers en 2010 (Cour des comptes, décembre 2024).

Accueil, assistantes maternelles et prix à l'étranger

L'Angleterre et l'Allemagne perdent elles aussi des assistantes maternelles, et au Canada comme en Angleterre, trouver une place reste difficile pour une partie des familles.

Barres par pays du taux d'inscription des enfants de 0 à 2 ans dans un service d'accueil et d'éducation de la petite enfance, en 2024 ou dernière année disponible : environ 80 % aux Pays-Bas, un peu plus de 60 % en France, 38 % en moyenne dans l'OCDE, moins de 1 % en Turquie.
Figure 6 : Le taux d'inscription des enfants de 0 à 2 ans dans un service d'accueil formel varie fortement d'un pays de l'OCDE à l'autre ; la France fait partie des pays où il dépasse 50 %, devant l'Allemagne et le Canada. Données 2024 ou dernière année disponible (2023 pour l'Allemagne, 2025 pour le Canada) ; pour la France, estimation de l'OCDE fondée sur l'enquête européenne EU-SILC. Source : OCDE, Base de données sur la famille, PF3.2 Enrolment in childcare and pre-school, février 2026. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Quelle part des jeunes enfants est accueillie hors de la famille dans d'autres pays ?

En Allemagne, l'accueil des moins de 3 ans recule légèrement et reste bien plus répandu à l'Est ; au Canada, la part des enfants confiés à un mode de garde reste proche de celle de 2023. Les âges couverts diffèrent selon les sources, et les taux ne se comparent pas directement.

  • Dans l'Union européenne, en 2024, 50,7 % des enfants âgés de 1 à 2 ans étaient accueillis dans un mode de garde ou d'éducation formel (Eurostat, septembre 2025).
  • En Allemagne, au 1er mars 2026, 37,2 % des enfants de moins de 3 ans étaient accueillis en crèche (Kita) ou chez une assistante maternelle financée par les pouvoirs publics (Kindertagespflege), contre 37,8 % un an plus tôt (Destatis, septembre 2026).
  • Dans les Länder (États fédérés) de l'est de l'Allemagne, Berlin compris, le taux d'accueil des enfants de moins de 3 ans atteignait 53,5 % au 1er mars 2026, contre 34,1 % dans ceux de l'Ouest (Destatis, septembre 2026).
  • Au Canada, en 2025, 58 % des enfants de 0 à 5 ans étaient confiés à un mode de garde, une part jugée similaire par Statistique Canada à celle de 2023 (56 %) (Statistique Canada, octobre 2025).

Le nombre d'assistantes maternelles baisse-t-il aussi en Angleterre et en Allemagne, et combien coûte une childminder en Angleterre ?

En Angleterre, les childminders, l'équivalent des assistantes maternelles, sont de moins en moins nombreuses et offrent moins de places, mais coûtent moins cher que la crèche pour les moins de 2 ans ; en Allemagne aussi, le nombre de Tagesmütter et de Tagesväter baisse.

  • En Angleterre, l'enquête 2025 du ministère de l'Éducation compte 22 300 childminders, 5 % de moins qu'en 2024 (DfE, décembre 2025).
  • Entre 2018 et 2025, le nombre de childminders en Angleterre a diminué de 14 200, soit 39 % (DfE, décembre 2025).
  • En 2025, les childminders anglaises offraient 145 700 places déclarées, 7 % de moins en un an, alors que l'ensemble des places augmentait (DfE, décembre 2025).
  • En Allemagne, les Tagesmütter et Tagesväter n'étaient plus que 34 200 au 1er mars 2026, en recul de 3 200 (8,6 %) sur un an, pour la sixième année de suite (Destatis, septembre 2026).
  • En Allemagne, au 1er mars 2026, 131 400 enfants de moins de 14 ans étaient gardés en Kindertagespflege financée par les pouvoirs publics, soit 3,3 % des enfants de cet âge en accueil de jour (Destatis, septembre 2026).
  • En Angleterre, selon l'enquête 2026 de l'association Coram, les familles qui n'ont pas droit aux heures de garde gratuites accordées aux parents qui travaillent paient en moyenne 155,28 £ par semaine pour 25 heures de garde d'un enfant de moins de 2 ans chez une childminder, contre 188,75 £ en crèche (Coram, mars 2026).

Est-il difficile de trouver et de payer une place de garde au Canada et en Angleterre ?

Au Canada, les parents sont plus nombreux qu'en 2023 à dire avoir eu du mal à trouver une place, mais la garde à temps plein en centre leur coûte moins cher qu'en 2022 ; en Angleterre, les places manquent souvent pour les enfants dont les parents travaillent en horaires atypiques.

  • Au Canada, 50 % des parents qui utilisaient un mode de garde en 2025 disaient avoir eu du mal à en trouver un, contre 46 % en 2023 (Statistique Canada, octobre 2025).
  • Au Canada, en 2025, 31 % des parents d'enfants de 0 à 5 ans sans mode de garde déclaraient que leur enfant était inscrit sur une liste d'attente, contre 26 % en 2023 (Statistique Canada, octobre 2025).
  • Au Canada, la dépense moyenne des parents pour une place à temps plein en centre de garde (0 à 5 ans) est passée de 663 $ CA par mois en 2022 à 435 $ CA en 2025 (Statistique Canada, octobre 2025).
  • En Angleterre, selon l'enquête 2026 de Coram, 27 % seulement des collectivités locales déclarent avoir assez de places pour au moins les trois quarts des enfants dont les parents travaillent en dehors de la plage de 9 h à 17 h en semaine (Coram, mars 2026).
  • En Angleterre, 24 % des familles n'ayant que des enfants de 0 à 4 ans et payant un mode de garde jugeaient son coût difficile ou très difficile à assumer en 2025, contre 31 % en 2024 (DfE, juillet 2026).

Méthodologie et sources

Les chiffres retenus répondent aux questions que se posent parents, élus et journalistes sur l'accueil des enfants de moins de 3 ans. Chacun vient du document publié par l'organisme qui l'a produit ou exploité : organismes publics français (Urssaf, Cnaf et son Observatoire national de la petite enfance, Drees, DGE), rapports d'inspection et de contrôle (IGAS, Cour des comptes), rapport du HCFEA, études de la Fepem et de l'IRES, baromètre de la plateforme Yoopies, statistiques internationales et étrangères (OCDE, Eurostat, Destatis, Statistique Canada, ministère de l'Éducation britannique) et enquête de l'association britannique Coram.

Quand le document cité indique qu'il reprend les données d'un autre organisme, la phrase le précise. La date entre parenthèses est celle de la publication ; la date des données figure dans la phrase quand la source la donne. La représentativité des questionnaires de l'IGAS de 2024 n'est pas assurée : 25 % des assistantes maternelles et 16 % des parents employeurs sélectionnés y ont répondu complètement (IGAS, mai 2025). Les cas-types de coût de l'Onape précèdent la réforme du complément de libre choix du mode de garde de septembre 2025. Les chiffres ont été vérifiés dans leurs documents d'origine en octobre 2026 ; la page est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • Accueil formel (mode d'accueil formel) : accueil de l'enfant par une assistante maternelle, en crèche, à l'école maternelle ou par une garde à domicile, par opposition à la garde par les parents ou la famille.
  • Assistante maternelle : professionnelle agréée par le service de protection maternelle et infantile (PMI) du département pour accueillir contre rémunération de jeunes enfants à son domicile ou dans une maison d'assistants maternels, dans la limite du nombre d'enfants fixé par son agrément. Elle est en général salariée des parents. Les sources emploient souvent le masculin assistants maternels ; les chiffres de la page comprennent les hommes qui exercent ce métier.
  • Cas-type : calcul du coût de l'accueil pour une famille fictive dont on fixe le revenu, le nombre d'enfants et la durée de garde ; l'Onape exprime ce revenu en multiples du Smic.
  • Cesu (chèque emploi service universel) : dispositif de l'Urssaf qui permet à un particulier de déclarer et de payer un salarié à domicile.
  • Childminder, Tagesmutter : équivalents anglais et allemand de l'assistante maternelle, professionnelle qui garde des enfants chez elle (en Allemagne, la Kindertagespflege).
  • CMG (complément de libre choix du mode de garde) : aide versée aux parents qui emploient une assistante maternelle ou une garde à domicile, ou qui recourent à certaines micro-crèches ; son mode de calcul a été réformé en septembre 2025.
  • EAJE (établissement d'accueil du jeune enfant) : nom générique des crèches (crèche collective, multi-accueil, halte-garderie, crèche familiale, crèche parentale, micro-crèche).
  • Emploi direct et organisme prestataire : en emploi direct, les parents sont eux-mêmes l'employeur de la personne qui garde leur enfant ; avec un organisme prestataire (association ou entreprise de services à la personne), c'est l'organisme qui l'emploie et facture le service aux parents.
  • Garde d'enfants à domicile : salariée employée par les parents pour garder les enfants au domicile familial, parfois partagée entre deux familles (garde partagée).
  • MAM (maison d'assistants maternels) : local où plusieurs assistantes maternelles accueillent ensemble les enfants qui leur sont confiés, plutôt qu'à leur domicile.
  • Micro-crèche : crèche de petite capacité, soumise à des règles d'encadrement allégées, souvent gérée par une entreprise privée.
  • Mode de garde principal : pour la Drees, celui auquel l'enfant est confié le plus longtemps du lundi au vendredi, de 8 heures à 19 heures.
  • Onape : Observatoire national de la petite enfance, piloté par la Cnaf, qui publie chaque année le rapport L'accueil des jeunes enfants.
  • Paje (prestation d'accueil du jeune enfant) : ensemble des aides de la Caf aux familles de jeunes enfants, dont le CMG ; dans une micro-crèche Paje, les familles perçoivent le CMG et la structure ne reçoit pas la PSU.
  • Pajemploi : service de l'Urssaf par lequel les parents déclarent et rémunèrent leur assistante maternelle ou leur garde d'enfants à domicile.
  • PSU (prestation de service unique) : aide versée par les Caf aux crèches qui appliquent le barème national de participation des familles, proportionnel à leurs revenus.
  • Relais petite enfance (RPE) : service, souvent communal ou intercommunal, qui informe les parents sur les modes d'accueil et accompagne les assistantes maternelles (anciennement relais d'assistants maternels, RAM).
  • Reste à charge et taux d'effort : le reste à charge est ce que la famille paie après aides et crédit d'impôt ; le taux d'effort rapporte ce montant à ses revenus.
  • Seuil de bas revenus : niveau de revenu par unité de consommation sous lequel la Cnaf considère qu'un foyer allocataire vit avec de bas revenus.
  • Sigles des organismes et des enquêtes : Caf et Cnaf (caisses d'allocations familiales et leur caisse nationale, qui gèrent la branche Famille de la Sécurité sociale), CSA (institut de sondage), Destatis (office fédéral de la statistique allemand), DfE (Department for Education, ministère de l'Éducation britannique), DGE (direction générale des Entreprises), Drees (direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques des ministères sociaux), EU-SILC (enquête européenne sur les revenus et les conditions de vie), Eurostat (office statistique de l'Union européenne), Fepem (Fédération des particuliers employeurs de France), HCFEA (Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge), IGAS (Inspection générale des affaires sociales), Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), Ircem (groupe de protection sociale des salariés des particuliers employeurs), IRES (Institut de recherches économiques et sociales), Liepp (Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques de Sciences Po), OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), Urssaf (organisme de recouvrement des cotisations sociales).
  • Smic : salaire minimum interprofessionnel de croissance ; les cas-types de l'Onape expriment le revenu d'un couple en multiples du Smic.
  • Taux de couverture : nombre de places d'accueil formel (assistantes maternelles, crèches, garde à domicile, école maternelle) pour 100 enfants de moins de 3 ans, calculé par l'Onape.

Sources