100 chiffres sur le soutien scolaire et les cours particuliers, en France et à l'étranger (octobre 2026)
En France, le marché du soutien scolaire se mesure par morceaux. Les chiffres les plus détaillés sur les élèves qui prennent des cours payants portent sur 2008 et 2011 : ils viennent du suivi, par la DEPP, d'élèves entrés en sixième en 2007. Les données récentes ne décrivent chacune qu'une partie de l'activité, qu'il s'agisse des particuliers qui déclarent à l'Urssaf l'intervenant qu'ils emploient, des tarifs affichés sur une plateforme de cours ou des chiffres qu'un grand réseau publie sur lui-même.
Cette page répond à cinq questions : en France, combien d'élèves prennent des cours et dans quelles familles ; sur quelles matières et avec quels résultats ; ce que coûte une heure et qui la vend ; combien d'élèves prennent des cours en Angleterre, en Allemagne et en Espagne ; enfin, quelle place tiennent les cours privés en Corée du Sud, où se situe la France pour le temps d'apprentissage hors de la classe et quelles règles encadrent le soutien privé dans le monde. Chaque chiffre renvoie au document qui l'a publié, et chaque phrase donne la date de la mesure ou, à défaut, celle du document.
Chiffres clés
- En France, en 2025, sur le marché du soutien scolaire, 69 651 particuliers employeurs ont déclaré par le Cesu une activité de « soutien scolaire ou cours à domicile » (Urssaf, juillet 2026).
- En France, d'après la page de Superprof du 15 avril 2026, le tarif moyen d'une heure de cours particulier affiché par les professeurs de la plateforme se situe généralement entre 22 € et 25 €, toutes matières confondues (Superprof, avril 2026).
- En France, au printemps 2008, un élève sur dix parmi ceux entrés en sixième à la rentrée 2007 prenait des cours particuliers payants (DEPP, décembre 2010).
- En France, en 2008, parmi les élèves de sixième que leurs parents jugeaient en difficulté, 30,7 % de ceux dont la famille fait partie des 10 % de familles au niveau de vie le plus élevé prenaient des cours particuliers payants, contre 13,1 % dans les 10 % de familles au niveau de vie le plus faible (DEPP, décembre 2010).
- En France, en mai 2023, 33 % des parents d'enfants scolarisés du collège au post-bac interrogés par l'Ifop pour Les Sherpas déclarent avoir déjà fait appel au soutien scolaire pour aider leur enfant à mieux réussir (Les Sherpas, juin 2023).
- En France, en 2019, 33 % des collégiens de 13 ou 14 ans enfants d'ouvriers non qualifiés bénéficiaient du dispositif Devoirs faits, contre 13 % des enfants de cadres et de chefs d'entreprise ; ces derniers étaient en revanche deux fois plus nombreux que les enfants d'ouvriers non qualifiés à prendre des cours payants (DEPP, juin 2023).
- En France, d'après l'étude publiée par le Cnesco sur les élèves du panel 2007 de la DEPP, les cours de soutien payants suivis en sixième, en 2007-2008, augmentent les scores en mathématiques d'environ 20 % d'un écart-type, selon les estimations les plus prudentes (Cnesco, septembre 2016).
- En France, en 2019, les organismes de services à la personne à but lucratif (entreprises privées et micro-entrepreneurs) consacraient 19 % de leurs heures d'intervention en mode mandataire au soutien scolaire ou aux cours à domicile (Dares, avril 2024).
- En Angleterre et au pays de Galles, en 2022, 30 % des élèves de 11 à 16 ans des établissements publics déclarent avoir déjà eu des cours particuliers, et 11 % en avoir eu pendant l'année scolaire 2021-2022 (Sutton Trust, mars 2023).
- En Angleterre, parmi les élèves de Year 11 en 2020-2021 (cohorte COSMO), 32 % des jeunes du quart des foyers aux revenus les plus élevés ont pris des cours particuliers en Year 10 ou 11, contre 13 % dans le quart des foyers aux revenus les plus bas (Sutton Trust, mars 2023).
- En Allemagne, pendant l'année scolaire 2014-2015, 14 % des élèves de 6 à 16 ans ont reçu du soutien scolaire, payant ou gratuit, soit près de 1,2 million d'élèves une fois ce taux appliqué à l'ensemble des élèves de l'enseignement général (Bertelsmann Stiftung, janvier 2016).
- En Espagne, pendant l'année scolaire 2019-2020, 47 % des élèves, de la maternelle au Bachillerato, ont suivi des cours particuliers payés par leur famille (cours de langues et d'activités artistiques compris), 46,5 % dans l'enseignement public et 50,1 % dans le privé sous contrat (concertado), d'après l'enquête de l'INE sur les dépenses des ménages en éducation (EsadeEcPol, janvier 2023).
- En Corée du Sud, en 2025, 75,7 % des élèves du primaire au lycée suivent des cours privés (arts, sport et loisirs compris), soit 4,3 points de moins qu'en 2024 (Statistics Korea, mars 2026).
- En Corée du Sud, en 2025, la dépense totale en cours privés des élèves du primaire, du collège et du lycée, arts, sport et loisirs compris, atteint 27 500 milliards de wons, selon l'enquête annuelle de l'office statistique national (Statistics Korea, mars 2026).
Combien d'élèves prennent des cours particuliers en France ?
Le cours particulier payant n'est pas la norme en France : l'aide scolaire des collégiens vient bien plus souvent de la famille ou du collège. Les parts publiées varient selon ce qu'elles comptent : pour la DEPP, les élèves d'une classe ou d'un âge précis au cours d'une année ; pour le sondage réalisé par l'Ifop en mai 2023 pour Les Sherpas, les parents qui ont déjà eu recours au soutien scolaire.
Quelle part des collégiens prend des cours particuliers payants ?
En France, d'après les données de la DEPP, les cours particuliers payants ne concernent qu'une minorité de collégiens, et rarement les mêmes élèves en sixième et quatre ans plus tard.
- En 1998, selon leurs parents, 10 % des élèves du panel 1995 de la DEPP, alors en cinquième ou en quatrième, prenaient des cours particuliers payants (DEPP, décembre 2010).
- En 2011, quatre ans après leur entrée en sixième, 14,1 % des élèves du panel 2007 de la DEPP prenaient des cours de soutien payants, d'après les calculs d'Arnaud Galinié et Arthur Heim publiés par le Cnesco (Cnesco, septembre 2016).
- Seuls 3,5 % des élèves entrés en sixième en 2007 ont pris des cours de soutien payants à la fois en 2008 et en 2011 (Cnesco, septembre 2016).
- Parmi les élèves entrés en sixième en 2007, 79,9 % n'ont pris de cours de soutien payants ni en 2008 ni en 2011 (Cnesco, septembre 2016).
- Entre 2008 et 2011, 6,0 % des élèves entrés en sixième en 2007 ont arrêté les cours de soutien payants et 10,7 % en ont commencé (Cnesco, septembre 2016).
- En France, en 2019, les aides payantes au travail scolaire hors de la classe concernaient un élève sur dix parmi les collégiens de 13 ou 14 ans (DEPP, juin 2023).
Quelles familles ont le plus recours aux cours particuliers en France ?
En France, en 2008, les cours payants allaient surtout aux élèves de sixième que leurs parents jugeaient en difficulté, avec des écarts selon le milieu social, l'origine et le lieu de vie.
- Les trois quarts des élèves de sixième en cours particuliers payants en 2008 étaient jugés en difficulté par leurs parents (DEPP, décembre 2010).
- En 2008, 19,0 % des élèves de sixième jugés par leurs parents en grosses difficultés prenaient des cours payants, contre 2,8 % des excellents élèves (DEPP, décembre 2010).
- En 2008, 17,9 % des élèves de sixième prenaient des cours payants quand la personne de référence de la famille était chef d'entreprise, contre 4,5 % quand elle était enseignante (DEPP, décembre 2010).
- En 2008, 14,7 % des élèves de sixième issus d'une famille immigrée prenaient des cours payants, contre 8,5 % des élèves des autres familles (DEPP, décembre 2010).
- En 2008, 15 % des élèves de sixième de la région parisienne prenaient des cours payants, contre 7 % en milieu rural (DEPP, décembre 2010).
- En mai 2023, 50 % des parents de moins de 35 ans interrogés par l'Ifop pour Les Sherpas déclarent avoir déjà fait appel au soutien scolaire (Les Sherpas, juin 2023).
- En éducation prioritaire (REP), 58 % des parents interrogés en mai 2023 par l'Ifop pour Les Sherpas déclarent avoir déjà fait appel au soutien scolaire (Les Sherpas, juin 2023).
Qui aide les collégiens français dans leur travail scolaire en dehors de la classe ?
En France, en 2019, la mère était la première source d'aide des collégiens de 13 ou 14 ans, et le collège en aidait une partie avec Devoirs faits.
- En France, en 2019, 70 % des collégiens de 13 ou 14 ans étaient aidés régulièrement pour leur travail scolaire en dehors du collège (DEPP, juin 2023).
- En 2019, la moitié des collégiens de 13 ou 14 ans étaient aidés par leur mère, et près de trois sur dix par leur père (DEPP, juin 2023).
- En 2019, le père aidait régulièrement 38 % des collégiens de 13 ou 14 ans enfants de cadres et de chefs d'entreprise, contre 23 % des enfants d'ouvriers non qualifiés (DEPP, juin 2023).
- Les frères et sœurs aidaient 12 % des collégiens de 13 ou 14 ans dans leur travail scolaire en 2019 (DEPP, juin 2023).
- En 2019, 14 % des collégiens de 13 ou 14 ans recevaient l'aide de camarades (DEPP, juin 2023).
- Au collège, 24 % des élèves de 13 ou 14 ans faisaient en 2019 une partie de leur travail scolaire dans le cadre de Devoirs faits (DEPP, juin 2023).
- En 2019, 30 % des collégiens de 13 ou 14 ans ne recevaient aucune aide régulière hors des cours, part très proche d'un milieu à l'autre, sauf chez les enfants d'inactifs : 40 % (DEPP, juin 2023).
Sur quoi portent les cours particuliers en France, et font-ils progresser les élèves ?
Les cours particuliers portent d'abord sur les mathématiques et le français. Pour juger de leur effet, la simple comparaison des scores induit en erreur : les élèves qui prennent des cours partent de plus bas que les autres.
Quelles matières les élèves travaillent-ils en cours particuliers en France ?
En France, les élèves de sixième en cours payants en 2007-2008 en prenaient aussi souvent en français qu'en mathématiques ; en 2011, chez les élèves du même panel en cours payants, pour la plupart alors en troisième, les mathématiques arrivaient loin devant le français.
- En France, en 2007-2008, 44 % des élèves de sixième en cours particuliers payants recevaient des cours de français et 44 % des cours de mathématiques (DEPP, décembre 2010).
- La première langue vivante concernait 28 % des élèves de sixième en cours particuliers payants en 2007-2008 (DEPP, décembre 2010).
- Une aide au travail scolaire toutes disciplines confondues, seule ou non, concernait 42 % des élèves de sixième en cours particuliers payants en 2007-2008 (DEPP, décembre 2010).
- En 2011, 68,7 % des élèves du panel 2007 en cours de soutien payants, pour la plupart alors en troisième, en prenaient en mathématiques (Cnesco, septembre 2016).
- Le français ne concernait en 2011 que 26,6 % des élèves du panel 2007 en cours de soutien payants (Cnesco, septembre 2016).
- En France, en mai 2023, les parents d'enfants scolarisés du collège au post-bac interrogés par l'Ifop pour Les Sherpas citent d'abord les mathématiques parmi les matières où ils souhaitent un soutien (36 %), puis les langues vivantes (30 %) et le français (29 %) (Les Sherpas, juin 2023).
- Hors matières, 28 % des parents interrogés en mai 2023 par l'Ifop pour Les Sherpas disent souhaiter un soutien en méthodologie et une aide à l'organisation (Les Sherpas, juin 2023).
Combien d'heures de cours particuliers les élèves suivent-ils par semaine, et avec quels résultats ?
En France, en 2007-2008, la plupart des élèves de sixième en cours payants en suivaient une ou deux heures par semaine ; à profil comparable, l'écart de scores qui les sépare des autres élèves se réduit nettement.
- En France, en 2007-2008, 44 % des élèves de sixième en cours particuliers payants n'en prenaient qu'une heure par semaine (DEPP, décembre 2010).
- Parmi les élèves de sixième en cours particuliers payants en 2007-2008, 35 % en suivaient deux heures par semaine (DEPP, décembre 2010).
- En 2007-2008, 11 % des élèves de sixième en cours particuliers payants en suivaient trois heures par semaine, et 11 % quatre heures ou plus (DEPP, décembre 2010).
- Parmi les élèves de sixième en aide au travail scolaire payante en 2007-2008, plus de sept sur dix suivaient deux heures ou plus par semaine (DEPP, décembre 2010).
- À la fin de l'année scolaire 2007-2008, avant prise en compte de leur profil, les élèves de sixième en cours particuliers avaient des scores inférieurs de 40 à 50 % d'un écart-type, selon les épreuves, à ceux des autres élèves (Cnesco, septembre 2016).
- En 2008, à caractéristiques comparables des élèves et des familles, l'écart de scores entre les élèves de sixième en cours particuliers et les autres tombe à environ 10 % d'un écart-type, à peu près quatre fois moins qu'avant cette prise en compte (Cnesco, septembre 2016).
Combien coûtent les cours et que pèse le marché du soutien scolaire ?
Emploi direct par des particuliers, organismes de services à la personne, grands réseaux, micro-entrepreneurs : chaque canal du soutien scolaire a sa statistique, et ces chiffres ne s'additionnent pas. Les prix eux-mêmes se lisent selon leur source, salaire net déclaré à l'Urssaf d'un côté, tarif affiché sur une plateforme de l'autre.
Quel est le prix moyen d'un cours particulier en France, selon la matière et le niveau ?
En France, les prix affichés sur Superprof varient selon la matière, le niveau et la ville ; l'aide aux devoirs figure parmi les cours les moins chers.
- En mars 2026, une heure de « soutien scolaire » coûtait en moyenne 21 € sur Superprof, selon les prix affichés par ses professeurs (Superprof, avril 2026).
- L'« aide aux devoirs » s'affichait à 20 € de l'heure en moyenne sur Superprof en mars 2026 (Superprof, avril 2026).
- Pour un élève du primaire, l'aide aux devoirs coûtait en mars 2026 entre 20 et 24 € de l'heure en moyenne sur Superprof, selon la recherche effectuée (Superprof, avril 2026).
- Pour un élève du secondaire, la moyenne allait en mars 2026 de 22 à 45 € de l'heure sur Superprof, selon la recherche effectuée (Superprof, avril 2026).
- Sur Superprof, un cours particulier de français coûtait en moyenne 24 € de l'heure en mars 2026 (Superprof, avril 2026).
- Pour l'anglais, la moyenne affichée sur Superprof en mars 2026 était de 22 € de l'heure (Superprof, avril 2026).
- À Paris, le tarif moyen sur Superprof atteint 27 € de l'heure, le plus élevé des dix grandes villes du tableau du 15 avril 2026 (Superprof, avril 2026).
Nos guides expliquent comment calculer son taux horaire d'indépendant et afficher ses prix sur son site.
Que représente le soutien scolaire déclaré par les particuliers employeurs ?
En France, en 2025, le soutien scolaire ne représentait qu'une petite part des heures d'emploi à domicile déclarées par le Cesu hors garde d'enfant, et les salariés qui l'assuraient étaient en majorité des femmes.
- En France, en 2025, les particuliers employeurs qui déclarent par le Cesu du « soutien scolaire ou cours à domicile » versent un taux horaire moyen de 24,68 € nets, calculé par déclaration (Urssaf, juillet 2026).
- En 2025, les particuliers employeurs ont déclaré par le Cesu 2 189 000 heures de « soutien scolaire ou cours à domicile », soit 0,6 % du volume horaire déclaré hors garde d'enfant (Urssaf, juillet 2026).
- En France, le Cesu a servi en 2025 à déclarer 21 860 salariés de « soutien scolaire ou cours à domicile » chez des particuliers employeurs (Urssaf, juillet 2026).
- En 2025, 66,4 % des salariés déclarés par le Cesu pour du « soutien scolaire ou cours à domicile » étaient des femmes (Urssaf, juillet 2026).
- Les particuliers employeurs qui déclarent du soutien scolaire par le Cesu ont en moyenne 49,4 ans en 2025 (Urssaf, juillet 2026).
Quelle place tiennent les organismes, les micro-entrepreneurs et Acadomia sur le marché des cours particuliers en France ?
En France, en 2020, le soutien scolaire pesait bien plus dans l'activité des micro-entrepreneurs de services à la personne que dans celle de l'ensemble des organismes ; en 2026, Acadomia déclare accompagner surtout des lycéens et des collégiens.
- En France, en 2020, le soutien scolaire ou les cours à domicile représentaient 18,9 % des heures d'intervention en mode prestataire des seuls micro-entrepreneurs de services à la personne (Dares, avril 2024).
- En France, pour l'ensemble des organismes de services à la personne, le soutien scolaire représentait 0,6 % des heures prestataires en 2020 (Dares, avril 2024).
- Fin 2022, les micro-entrepreneurs représentaient 78 % des non-salariés de l'enseignement en France, un champ plus large que le seul soutien scolaire (Insee, mai 2025).
- Acadomia déclare accompagner 150 000 élèves par an dans son dossier de presse de mars 2026 (Acadomia, mars 2026).
- En mars 2026, Acadomia dit s'appuyer sur 22 000 enseignants partout en France (Acadomia, mars 2026).
- En mars 2026, Acadomia déclare compter 110 centres pédagogiques en France, en plus de ses cours à domicile et en ligne (Acadomia, mars 2026).
- Parmi les élèves accompagnés par Acadomia, 41 % sont au lycée, 36 % au collège et 14 % en primaire, selon l'entreprise en mars 2026 (Acadomia, mars 2026).
Les étapes pour enseigner à son compte sont décrites dans notre guide Créer une micro-entreprise en 2026.
Combien d'élèves prennent des cours particuliers en Angleterre, en Allemagne et en Espagne ?
Les niveaux ne se comparent pas d'un pays à l'autre : l'enquête anglaise compte les élèves qui ont déjà eu des cours ou en ont eu dans l'année, l'allemande inclut le soutien gratuit, l'espagnole ne retient que les cours payés par la famille mais y compte aussi les cours de langues et d'activités artistiques. Chacune relève en revanche des écarts entre familles, selon le revenu, le diplôme des parents ou, en Espagne, la dépense du ménage, et leur ampleur varie beaucoup d'une enquête à l'autre.
En Angleterre, combien d'élèves prennent des cours particuliers ?
En Angleterre, les cours particuliers ne concernent qu'une minorité d'élèves, plus souvent les enfants dont un parent est diplômé du supérieur, les élèves des établissements les moins défavorisés et ceux de Londres.
- En Angleterre, 18 % des élèves de Year 11 en 2020-2021 (cohorte COSMO) avaient pris des cours particuliers en Year 10 ou en Year 11 (Sutton Trust, mars 2023).
- Dans la cohorte anglaise COSMO (élèves de Year 11 en 2020-2021), 26 % des jeunes dont au moins un parent est diplômé du supérieur ont pris des cours particuliers en Year 10 ou 11, contre 13 % quand aucun parent ne l'est (Sutton Trust, mars 2023).
- Dans les comprehensive schools anglaises les moins défavorisées, 31 % des élèves de la cohorte COSMO, en Year 11 en 2020-2021, ont pris des cours en Year 10 ou 11, contre 12 % dans les plus défavorisées (Sutton Trust, mars 2023).
- À Londres, en 2022, 46 % des élèves de 11 à 16 ans des établissements publics déclarent avoir déjà eu des cours particuliers (Sutton Trust, mars 2023).
- En Angleterre, pendant l'année scolaire 2020-2021, 41 % des élèves de Year 11 des comprehensive schools disent que leur établissement leur a proposé du tutorat, et 28 % disent en avoir suivi (Sutton Trust, mars 2023).
- En Angleterre et au pays de Galles, en 2021-2022, 24 % des élèves de 11 à 16 ans du public déclarent avoir reçu un tutorat organisé par leur établissement (Sutton Trust, mars 2023).
En Allemagne, combien d'élèves prennent du soutien scolaire et pour quelle dépense ?
En Allemagne, en 2014-2015, le soutien scolaire concernait surtout les élèves du secondaire, portait le plus souvent sur les mathématiques et variait peu selon le revenu des foyers.
- En Allemagne, en 2014-2015, environ 5 % des écoliers ont reçu du soutien scolaire, contre 18 % des élèves du secondaire (Bertelsmann Stiftung, janvier 2016).
- Dans l'est de l'Allemagne, Berlin compris, 16 % des élèves de 6 à 16 ans ont reçu du soutien scolaire en 2014-2015, contre 13 % à l'ouest (Bertelsmann Stiftung, janvier 2016).
- En 2014-2015, 15 % des élèves allemands des foyers gagnant au moins 3 000 € nets par mois ont reçu du soutien, contre 12 % dans les foyers modestes ou moyens (Bertelsmann Stiftung, janvier 2016).
- Parmi les élèves allemands en soutien scolaire en 2014-2015, 61 % en recevaient en mathématiques, 46 % dans une langue étrangère et 31 % en allemand (Bertelsmann Stiftung, janvier 2016).
- Selon leurs parents, 39 % des élèves allemands en soutien scolaire en 2014-2015 en avaient une séance de 45 minutes par semaine, 39 % deux séances et 11 % trois (Bertelsmann Stiftung, janvier 2016).
- En Allemagne, les familles ont dépensé environ 879 millions d'euros en soutien scolaire payant en 2014-2015, d'après l'estimation de la Bertelsmann Stiftung, qui ne compte pas les dépenses publiques (Bertelsmann Stiftung, janvier 2016).
- En moyenne, une famille allemande qui payait du soutien scolaire y consacrait 87 € par mois en 2014-2015, soit environ 1 043 € par an (Bertelsmann Stiftung, janvier 2016).
En Espagne, combien d'élèves suivent des cours particuliers et pour quelle dépense ?
En Espagne, en 2019-2020, les cours particuliers étaient plus fréquents, et la dépense par élève plus élevée, en Bachillerato, dans le privé sous contrat et chez les ménages les plus dépensiers.
- En 2019-2020, 74 % des élèves espagnols de Bachillerato du privé sous contrat ont suivi des cours particuliers, contre 56 % dans le public ; en ESO, 63 % et 51 % (EsadeEcPol, janvier 2023).
- En Espagne, dans l'enseignement public, 30 % des élèves du cinquième des ménages qui dépensent le moins ont suivi des cours particuliers en 2019-2020, contre 68 % dans le cinquième qui dépense le plus (EsadeEcPol, janvier 2023).
- Les familles espagnoles ont dépensé 1,7 milliard d'euros en cours particuliers, langues et arts compris, pour leurs enfants scolarisés en 2019-2020 (EsadeEcPol, janvier 2023).
- En 2019-2020, la dépense moyenne en cours particuliers atteignait en Espagne 270 € par élève, 358 € en ESO et 420 € en Bachillerato (EsadeEcPol, janvier 2023).
- Par élève, les familles espagnoles dépensaient en moyenne 300 € de cours particuliers dans le privé sous contrat en 2019-2020, contre 235 € dans le public (EsadeEcPol, janvier 2023).
- Dans le public espagnol, le cinquième des ménages le plus dépensier consacrait en moyenne 378 € par élève aux cours particuliers en 2019-2020, contre 127 € pour le moins dépensier (EsadeEcPol, janvier 2023).
- En 2019-2020, la dépense moyenne par élève allait de 153 € en Castille-La Manche à 350 € dans la Communauté de Madrid (EsadeEcPol, janvier 2023).
Quelle place prennent les cours privés en Corée du Sud et dans le reste du monde ?
En Corée du Sud, une large majorité des élèves suivent des cours privés, au sens large : l'office statistique national, qui en mesure chaque année la fréquentation et la dépense, y compte aussi les arts, le sport et les loisirs. Ailleurs, les comparaisons internationales portent sur le temps d'apprentissage en dehors de la classe et sur les règles qui encadrent le soutien privé.
En Corée du Sud, combien de temps et d'argent les élèves consacrent-ils aux cours privés ?
En Corée du Sud, la dépense totale et le temps consacrés aux cours privés ont reculé en 2025, mais la participation reste très inégale selon le revenu des ménages.
- La dépense totale en cours privés des élèves sud-coréens du primaire au lycée a reculé de 5,7 % en 2025 sur un an (Statistics Korea, mars 2026).
- En 2025, 84,4 % des écoliers sud-coréens suivent des cours privés, contre 73,0 % des collégiens et 63,0 % des lycéens (Statistics Korea, mars 2026).
- En 2025, le temps passé en cours privés est en moyenne de 7,1 heures par semaine et par élève sud-coréen, tous élèves compris, 0,4 heure de moins qu'en 2024 (Statistics Korea, mars 2026).
- En Corée du Sud, en 2025, les élèves du primaire passent en moyenne 7,4 heures par semaine en cours privés, contre 7,2 heures au collège et 6,6 au lycée (Statistics Korea, mars 2026).
- Calculée sur tous les élèves sud-coréens, avec ou sans cours, la dépense mensuelle moyenne en cours privés est de 458 000 wons en 2025 (Statistics Korea, mars 2026).
- Rapportée aux seuls élèves sud-coréens qui suivent des cours privés, la dépense mensuelle moyenne atteint 604 000 wons en 2025 (Statistics Korea, mars 2026).
- En 2025, 84,9 % des élèves sud-coréens des ménages de la tranche de revenu la plus haute (8 millions de wons ou plus) suivent des cours privés, contre 52,8 % dans la plus basse (Statistics Korea, mars 2026).
Combien de temps les élèves français apprennent-ils hors de la classe, et quels pays encadrent le soutien scolaire privé ?
En France, d'après PISA 2015, les élèves de 15 ans déclarent un temps d'étude hors de la classe inférieur à la médiane des pays comparés ; dans le monde, beaucoup de pays n'encadrent pas le soutien scolaire privé.
- En France, selon PISA 2015, les élèves de 15 ans déclarent consacrer 14,1 heures par semaine à apprendre en dehors de l'emploi du temps obligatoire, devoirs et cours supplémentaires compris (Sutton Trust, septembre 2017).
- Dans les pays comparés à partir de PISA 2015, la médiane atteint 16,5 heures d'apprentissage hebdomadaires hors emploi du temps obligatoire (Sutton Trust, septembre 2017).
- D'après PISA 2015, en France, les élèves de 15 ans du quart le plus défavorisé déclarent consacrer 13,8 heures par semaine à apprendre hors emploi du temps, contre 14,2 heures pour le quart le plus favorisé, un écart que l'étude juge non significatif (Sutton Trust, septembre 2017).
- Le soutien scolaire privé n'est encadré par aucune règle dans 81 des 169 pays étudiés par l'UNESCO en 2021, soit 48 % (UNESCO, décembre 2021).
- En 2021, l'UNESCO recense 53 pays où la législation sur l'éducation encadre le soutien privé, et 19 où il ne relève que du droit commercial (UNESCO, décembre 2021).
- D'après l'UNESCO en 2021, 10 pays interdisent explicitement à tous les enseignants de donner des cours particuliers, et 11 autres aux seuls enseignants du public (UNESCO, décembre 2021).
- Seuls 28 des 91 pays étudiés sur ce point par l'UNESCO en 2021 fixent des règles sur les qualifications des professeurs particuliers (UNESCO, décembre 2021).
Méthodologie et sources
Les chiffres de cette page sont tirés des documents publiés par ceux qui les ont produits ou calculés : services statistiques et organismes publics (DEPP, Urssaf, Dares, Insee, office statistique sud-coréen), conseil d'évaluation (Cnesco), fondations et centres de recherche (Sutton Trust, Bertelsmann Stiftung, EsadeEcPol), organisation internationale (UNESCO) et entreprises du secteur (Les Sherpas pour son baromètre réalisé par l'Ifop, Superprof pour les prix affichés sur sa plateforme, Acadomia pour ses propres chiffres).
Les données françaises sont privilégiées ; les enquêtes étrangères diffèrent par l'âge des élèves, la période et la définition des cours. Chaque phrase donne la date de la mesure ou, à défaut, celle du document ; sous les figures, la date est celle des données. Les chiffres ont été vérifiés dans leur document d'origine en octobre 2026, et la page est mise à jour chaque mois.
Glossaire
- Bachillerato : en Espagne, cycle de deux ans qui mène au baccalauréat, après l'ESO.
- Cesu : chèque emploi service universel, l'outil de l'Urssaf pour déclarer et payer un salarié à domicile.
- Cnesco : Conseil national d'évaluation du système scolaire, qui publie des rapports et des contributions de chercheurs sur l'école.
- Comprehensive school : en Angleterre, établissement secondaire public qui ne sélectionne pas ses élèves.
- Concertado : en Espagne, établissement privé financé par l'État, proche du privé sous contrat français.
- COSMO : étude de cohorte anglaise consacrée aux jeunes qui étaient en Year 11 pendant l'année scolaire 2020-2021.
- Dares : service statistique du ministère du Travail.
- Décile de niveau de vie : découpage des familles en dix groupes de même taille, du dixième le plus modeste au dixième le plus aisé.
- DEPP : Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance, service statistique du ministère de l'Éducation nationale.
- Devoirs faits : dispositif gratuit d'aide aux devoirs organisé au collège, en dehors des heures de cours.
- Écart non significatif : écart trop faible, compte tenu de la taille de l'échantillon, pour être distingué du hasard du tirage.
- Écart-type : mesure de la dispersion des résultats ; un effet de 20 % d'un écart-type correspond à un déplacement d'un cinquième de cette dispersion.
- ESO : en Espagne, enseignement secondaire obligatoire, de 12 à 16 ans.
- Ifop : Institut français d'opinion publique, institut de sondage.
- INE : Instituto Nacional de Estadística, l'institut national de la statistique espagnol.
- Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.
- KOSTAT (Statistics Korea) : office statistique national de la Corée du Sud.
- Médiane : valeur qui partage un ensemble, ici les pays comparés, en deux moitiés de même taille.
- Micro-entrepreneur : travailleur indépendant au régime simplifié de la micro-entreprise (anciennement auto-entrepreneur).
- Mode mandataire et mode prestataire : en mode mandataire, l'organisme recrute et gère l'intervenant, mais la famille reste son employeur ; en mode prestataire, l'organisme est l'employeur et facture la famille.
- Non-salarié : personne qui travaille à son compte, sans contrat de travail ; les micro-entrepreneurs en font partie.
- Panel d'élèves : échantillon d'élèves suivis d'une année sur l'autre par la DEPP, ce qui permet de mesurer qui garde ou arrête ses cours.
- Particulier employeur : particulier qui emploie et rémunère lui-même un salarié à domicile, ici un intervenant, en le déclarant à l'Urssaf.
- Personne de référence de la famille : membre de la famille dont la profession sert à classer le ménage dans les statistiques.
- PISA : Programme international pour le suivi des acquis des élèves de l'OCDE, qui évalue les élèves de 15 ans.
- REP (éducation prioritaire) : réseau d'éducation prioritaire, collèges et écoles des quartiers en difficulté sociale qui reçoivent des moyens supplémentaires.
- UNESCO : Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, qui publie le Rapport mondial de suivi sur l'éducation.
- Urssaf : organisme qui collecte les cotisations sociales et gère le Cesu.
- Year 10 et Year 11 : en Angleterre, classes des élèves de 14-15 ans et de 15-16 ans.
Sources
- DEPP, Éducation & formations n° 79, « Les cours particuliers en première année de collège », décembre 2010
- DEPP, Note d'Information n° 23.32, « Le travail scolaire des jeunes en dehors de la classe : quelles pratiques et quelles disparités ? », juin 2023
- Cnesco, « Inégalités scolaires : quels rôles jouent les cours privés ? », Arnaud Galinié et Arthur Heim, septembre 2016
- Les Sherpas, communiqué « Résultats du 1er baromètre des parents sur l'égalité des chances à l'école et le rôle du soutien scolaire », réalisé par l'Ifop, juin 2023
- Superprof, « Tarif cours particuliers : quels sont les prix ? », avril 2026
- Urssaf, Stat'Ur n° 420, « Le recul de l'emploi direct des particuliers employeurs s'accentue en 2025 », juillet 2026
- Dares, Dares Résultats n° 28, « Les organismes de services à la personne en 2021 », avril 2024
- Insee, Insee Références « Emploi et revenus des indépendants », édition 2025, mai 2025
- Acadomia, dossier de presse « Bien plus que du soutien scolaire », mars 2026
- Sutton Trust, « Tutoring: The New Landscape. Recent trends in private and school-based tutoring », mars 2023
- Sutton Trust, « Extra Time: Private tuition and out-of-school study, new international evidence », John Jerrim, septembre 2017
- Bertelsmann Stiftung, Klaus Klemm et Nicole Hollenbach-Biele, « Nachhilfeunterricht in Deutschland: Ausmaß, Wirkung, Kosten », janvier 2016
- EsadeEcPol, Brief n° 35, « Educación en la Sombra en España », Juan Manuel Moreno et Ángel Martínez, janvier 2023
- Statistics Korea, Private Education Expenditures Survey of Elementary, Middle and High School Students in 2025, mars 2026
- UNESCO, Rapport mondial de suivi sur l'éducation 2021/2, « Non-state actors in education: Who chooses? Who loses? », décembre 2021
