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102 chiffres sur les obsèques et les pompes funèbres en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 31 min de lecture

Le prix moyen des obsèques en France, la part des décès suivis d'une crémation, le nombre de pompes funèbres et de crématoriums sont mesurés par des organismes différents : l'Insee, l'Urssaf, le Conseil national des opérations funéraires, les assureurs, les associations de consommateurs et les organisations professionnelles. Pour le détail des prix, la plus récente enquête de terrain disponible date de 2019 : celle de l'UFC-Que Choisir.

Cette page rassemble 102 chiffres sur les décès, le prix des obsèques, la crémation, le choix des pompes funèbres par les familles, le financement anticipé, les entreprises et l'emploi du secteur, chacun vérifié dans son document d'origine. Tous portent leur source et leur date, pour qu'une famille, un professionnel du funéraire ou un journaliste puisse les vérifier et les citer.

Les données françaises sont privilégiées. Des chiffres du Royaume-Uni, d'autres pays européens et d'Amérique du Nord servent de comparaison ; le pays et la période sont indiqués à chaque ligne.

Chiffres clés

  • En France, en 2019, le prix moyen des obsèques avec inhumation, hors caveau et concession, était de 3 815 € selon l'enquête de terrain de l'UFC-Que Choisir, contre 3 350 € lors de l'enquête précédente, en 2014 : une hausse de 14 % (UFC-Que Choisir, octobre 2019).
  • En France, l'indice Insee des prix à la consommation des services funéraires (base 100 en 2015) est passé de 110,33 en 2019 à 124,66 en 2024, puis à 128,73 en 2025 (Insee, janvier 2026).
  • En France, lors de l'enquête de terrain de l'UFC-Que Choisir menée en 2019, 65 % des devis remis par les pompes funèbres n'étaient pas conformes au devis-type obligatoire, près de dix ans après la création de ce modèle (UFC-Que Choisir, octobre 2019).
  • En France, en 2023, le taux de crémation s'élevait à 44,91 %, contre 39,01 % en 2019, d'après les données communiquées à la Fédération française de crémation (FFC, février 2025).
  • En France, en 2025, 651 000 personnes sont décédées, d'après l'estimation provisoire de l'Insee (Insee, janvier 2026).
  • En France, au 31 décembre 2024, 227 crématoriums étaient en service, contre 216 fin 2022 et 198 fin 2020 (DGCL, janvier 2026).
  • En France, au 31 décembre 2024, 10 318 habilitations d'opérateurs funéraires étaient en cours de validité, 4,5 % de plus que fin 2022 (DGCL, janvier 2026).
  • En France, fin 2025, l'Urssaf recensait 5 473 établissements employeurs du secteur privé dans les services funéraires (code APE 96.03Z), contre 4 159 fin 2006 (Urssaf, mai 2026).
  • En France, fin 2025, les établissements employeurs du secteur privé classés dans les services funéraires (code APE 96.03Z) employaient 28 148 salariés (Urssaf, mai 2026).
  • En France, fin 2024, les entreprises d'assurance comptaient 5,7 millions de contrats obsèques à adhésion individuelle en portefeuille, 4,7 % de plus qu'un an plus tôt (France Assureurs, juillet 2025).
  • En France, en 2024, 211 975 décès ont donné lieu à un règlement au titre d'un contrat obsèques, 3,2 % de plus qu'en 2023 (France Assureurs, juillet 2025).
  • En France, en mars 2024, 28 % des personnes de 40 ans et plus interrogées pour le baromètre CSNAF-Crédoc déclaraient avoir déjà souscrit un contrat obsèques, 6 points de plus qu'en 2019 (CSNAF, mai 2024).
  • En France, en mars 2024, 42 % des personnes de 40 ans et plus ayant déjà eu affaire personnellement à un opérateur funéraire disaient l'avoir choisi pour sa proximité avec le domicile ou le lieu du décès, premier motif cité (CSNAF, mai 2024).

Les décès en France : combien, à quel âge, où

En France, l'état civil donne la première mesure de l'activité des pompes funèbres : le nombre de décès, l'âge des défunts et le lieu où ils meurent.

Courbe du nombre annuel de décès en France de 1946 à 2024, en milliers : entre 500 000 et 575 000 environ par an jusqu'au début des années 2000, puis une hausse nette depuis les années 2010, plus de 650 000 par an de 2020 à 2022, et 643 168 décès en 2024, dont 627 513 en France métropolitaine (Insee, statistiques de l'état civil).
Figure 1 : le nombre de décès par an en France depuis 1946. Longtemps stable, il augmente depuis 2011, à mesure que les générations nombreuses du baby-boom, nées de 1946 à 1974, arrivent à des âges de forte mortalité. Source : Insee, Les décès en 2024, Insee Focus n° 364, décembre 2024. Capture de la page de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien de personnes meurent chaque année en France, et à quel âge ?

En France, les décès sont plus nombreux qu'au début des années 2010 et surviennent à un âge moyen plus élevé qu'il y a dix ans : la grande majorité des défunts ont au moins 60 ans.

  • En France, le nombre de décès a progressé de 1,5 % en 2025 par rapport à 2024, d'après l'estimation provisoire de l'Insee (Insee, janvier 2026).
  • En 2024, le nombre de décès en France dépassait de 18 % son niveau de 2011 (Insee, octobre 2025).
  • Sur l'ensemble de l'année 2024, 1 757 personnes sont décédées en moyenne chaque jour en France (Insee, octobre 2025).
  • En France, l'âge moyen au décès, hommes et femmes confondus, atteignait 79,4 ans en 2024, contre 77,6 ans en 2014 (Insee, octobre 2025).
  • Parmi les personnes décédées en France en 2024, 90,1 % avaient au moins 60 ans (Insee, octobre 2025).
  • En 2024, 29,1 % des personnes décédées en France avaient 90 ans ou plus (Insee, octobre 2025).

Où meurt-on en France, et quelles autorisations les préfectures délivrent-elles après un décès ?

En France, un peu plus de la moitié des décès surviennent à l'hôpital ou en clinique. Après un décès, les préfectures accordent des dérogations aux délais d'inhumation et de crémation et délivrent les autorisations de transport des corps et des urnes vers l'étranger.

  • En 2024, 52 % des décès survenus en France ont eu lieu dans un établissement de santé, hôpital ou clinique (Insee, octobre 2025).
  • En France, en 2024, 29 % des décès ont eu lieu à domicile, celui du défunt ou d'une autre personne (Insee, octobre 2025).
  • Les Ehpad et les maisons de retraite ont été le lieu de 16 % des décès survenus en France en 2024 (Insee, octobre 2025).
  • En 2024, les préfets ont accordé en France 74 108 dérogations aux délais réglementaires d'inhumation et de crémation, 35,2 % de moins qu'en 2023 (DGCL, janvier 2026).
  • En 2024, les préfectures françaises ont délivré 7 187 laissez-passer mortuaires, le document exigé pour transporter un corps à l'étranger dans le cadre des conventions internationales (DGCL, janvier 2026).
  • En 2024, les préfectures françaises ont délivré 17 391 autorisations de transport de corps hors du territoire national, exigées vers les pays qui n'ont pas ratifié l'une des conventions internationales (DGCL, janvier 2026).
  • Pour les urnes cinéraires, les préfectures françaises ont délivré 3 476 autorisations de transport vers l'étranger en 2024 (DGCL, janvier 2026).

Le prix moyen des obsèques en France et au Royaume-Uni

En France, le prix des obsèques dépend fortement de l'entreprise à laquelle la famille s'adresse.

Courbes des hausses annuelles, en %, de l'indice des prix des services funéraires et de l'indice des prix à la consommation hors tabac, de 2006 à 2024 : les prix funéraires augmentent plus vite que l'ensemble des prix presque chaque année jusqu'en 2020 (3,63 % contre 0,41 % en 2014), moins vite de 2021 à 2023 (1,97 % contre 5,34 % en 2022), puis de nouveau plus vite en 2024, avec 4,42 % contre 1,85 %.
Figure 2 : la hausse annuelle des prix des services funéraires comparée à celle de l'ensemble des prix hors tabac, de 2006 à 2024, en %. Les obsèques ont renchéri plus vite que la moyenne des prix presque chaque année jusqu'en 2020 ; l'ordre s'est inversé pendant la poussée d'inflation de 2021 à 2023, puis les prix funéraires ont de nouveau augmenté plus vite que l'ensemble des prix en 2024 (+4,42 % contre +1,85 %). Le graphique est établi à partir des indices de prix de l'Insee. Source : DGCL, Rapport du Conseil national des opérations funéraires 2023-2024, décembre 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien coûtent des obsèques en France, et leur prix augmente-t-il ?

En France, d'après l'enquête de terrain de l'UFC-Que Choisir menée en 2019, des obsèques coûtaient en moyenne plusieurs milliers d'euros, davantage qu'en 2014 ; depuis, l'indice des prix des services funéraires de l'Insee a encore augmenté.

  • En 2019, pour une même demande d'obsèques avec inhumation, hors caveau et concession, les propositions relevées en France allaient de 1 269 € à 7 515 € (UFC-Que Choisir, octobre 2019).
  • En France, des obsèques avec crémation coûtaient en moyenne 3 986 € en 2019, contre 3 609 € en 2014, avec des propositions de 1 362 € à 7 918 € pour une même demande (UFC-Que Choisir, octobre 2019).
  • En France, en 2019, le passage au crématorium coûtait en moyenne 693 €, 16 % de plus qu'en 2014 ; selon les territoires, son prix allait de 297 € à 1 185 € (UFC-Que Choisir, octobre 2019).
  • En France, en 2019, dans les agences visitées par l'UFC-Que Choisir, pour une même demande de cercueil en chêne simple, les prix proposés allaient de 490 € à 1 576 € (UFC-Que Choisir, octobre 2019).
  • La mise en bière était facturée en France de 30 € à 450 € en 2019, et l'ouverture et la fermeture du caveau de 95 € à 880 € (UFC-Que Choisir, octobre 2019).
  • Selon la Cour des comptes, de 2006 à 2016, les prix des prestations funéraires ont augmenté en France deux fois plus vite que l'ensemble des prix à la consommation (Cour des comptes, février 2019).

Combien coûtent des obsèques au Royaume-Uni ?

Au Royaume-Uni, d'après le rapport annuel de l'assureur SunLife, le coût moyen d'obsèques simples se chiffrait en milliers de livres en 2025, et une minorité des personnes interrogées disent avoir eu du mal à le payer.

  • Au Royaume-Uni, des obsèques simples avec cérémonie coûtaient en moyenne 3 828 £ en 2025, inhumations et crémations confondues (moyenne pondérée) (SunLife, janvier 2026).
  • En 2025, une crémation directe, sans cérémonie ni présence des proches, coûtait en moyenne 1 628 £ au Royaume-Uni, 1,9 % de plus qu'un an plus tôt (SunLife, janvier 2026).
  • Au Royaume-Uni, en 2025, les familles ont dépensé en moyenne 1 312 £ en frais annexes (monument, réception, voiture, salle, fleurs, avis de décès), 5,3 % de plus qu'en 2024 (SunLife, janvier 2026).
  • Dans l'enquête menée par SunLife en 2025 auprès de 1 500 personnes ayant organisé des obsèques au Royaume-Uni, 15 % disent avoir eu de réelles difficultés financières pour les payer, contre 18 % en 2024 ; il leur a fallu trouver en moyenne 2 365 £ (SunLife, janvier 2026).
  • Au Royaume-Uni, en 2025, parmi les personnes interrogées par SunLife qui avaient eu de réelles difficultés financières pour payer des obsèques, 37 % disent avoir puisé dans leur épargne ou leurs placements, 23 % avoir emprunté à un proche et 22 % avoir utilisé une carte de crédit (SunLife, janvier 2026).

Au Royaume-Uni, combien d'obsèques les grandes entreprises de pompes funèbres organisent-elles, et pour quelle recette ?

Au Royaume-Uni, entre septembre 2023 et août 2024, les entreprises de pompes funèbres d'au moins cinq agences ont organisé moins d'obsèques qu'un an plus tôt, et leur recette moyenne par obsèques a augmenté moins vite que l'inflation, d'après le suivi annuel de l'autorité de la concurrence (CMA).

  • Au Royaume-Uni, les entreprises de pompes funèbres d'au moins cinq agences ont perçu en moyenne 2 778 £ par obsèques, hors débours, entre septembre 2023 et août 2024, 1,7 % de plus qu'un an plus tôt, quand l'inflation atteignait 2,2 % (CMA Royaume-Uni, août 2025).
  • Entre septembre 2023 et août 2024, les entreprises britanniques de pompes funèbres d'au moins cinq agences ont organisé 293 946 obsèques, 5,4 % de moins que l'année précédente (CMA Royaume-Uni, août 2025).
  • Au Royaume-Uni, 87 % des obsèques organisées par les entreprises de pompes funèbres d'au moins dix agences comprenaient une cérémonie entre septembre 2023 et août 2024, contre 89 % un an plus tôt (CMA Royaume-Uni, août 2025).

Crémation ou inhumation

En France, la crémation progresse dans les usages funéraires et devance déjà l'inhumation dans les intentions des personnes de 40 ans et plus.

Diagramme en barres de la part des crémations dans les décès en France, de 2019 à 2023 : 39,01 % en 2019, 40,34 % en 2020, 41,22 % en 2021, 42,90 % en 2022 et 44,91 % en 2023 (Fédération française de crémation).
Figure 3 : la part des crémations dans les décès survenus en France, de 2019 à 2023. Elle augmente chaque année de la période. La fédération précise que ces chiffres sont établis en fonction des données qui lui sont communiquées. Source : Fédération française de crémation, Décès, crémations, comités d'éthique en quelques chiffres, décembre 2023. Graphique publié par la source, capturé le 6 octobre 2026.

Comment la crémation a-t-elle progressé en France ?

En France, la crémation, rare en 1980, a progressé bien plus vite que le nombre de décès.

  • En 2023, 283 396 crémations ont eu lieu en France (FFC, février 2025).
  • En France, la crémation concernait 1 % des décès en 1980 et près de 35 % à la fin de la période 2014-2016 (DGCL, juin 2017).
  • De 2007 à 2016, le nombre de crémations a augmenté de 45 % en France, quand celui des décès progressait de 10 % (DGCL, juin 2017).
  • En France, en mars 2024, 44 % des personnes de 40 ans et plus endeuillées depuis moins de cinq ans disaient que la dernière cérémonie vécue était une crémation (40 % en 2019, 35 % en 2014), et 53 % une inhumation (CSNAF, mai 2024).
  • Pour leurs propres obsèques, 51 % des personnes de 40 ans et plus interrogées en France en mars 2024 envisageaient plutôt une crémation, comme en 2019, et 30 % une inhumation (CSNAF, mai 2024).
  • En France, en mars 2024, 50 % des personnes de 40 ans et plus souhaitant une crémation voulaient que leurs cendres soient dispersées (55 % en 2019), et 29 % qu'elles reposent dans une urne (24 % en 2019) (CSNAF, mai 2024).

Combien y a-t-il de crématoriums et de chambres funéraires en France, et qui les gère ?

En France, le nombre de crématoriums augmente, et la grande majorité d'entre eux sont gérés par des entreprises dans le cadre d'une délégation de service public ; quelques départements n'en ont aucun.

  • Au 31 décembre 2024, 186 crématoriums, soit 82 % de ceux en service en France, étaient gérés par des entreprises en délégation de service public, contre 85,6 % fin 2022 (DGCL, janvier 2026).
  • En France, au 31 décembre 2024, 4 départements métropolitains n'avaient aucun crématorium : la Haute-Loire, la Lozère, le Territoire de Belfort et le Lot ; Mayotte et la Guyane n'en avaient pas non plus (DGCL, janvier 2026).
  • Selon la Fédération française de crémation, 8 crématoriums ont ouvert en France en 2021, 8 en 2022 et 4 en 2023 (FFC, avril 2024).
  • Au 31 décembre 2016, la France comptait 178 crématoriums habilités, outre-mer compris, et 24 en projet ; 87 % des équipements en service ou en projet étaient ou seraient gérés par des entreprises en délégation de service public (DGCL, juin 2017).
  • En France, 3 806 chambres funéraires étaient habilitées au 31 décembre 2024, contre 3 597 fin 2022, soit une hausse de 5,8 % (DGCL, janvier 2026).

Quel est le taux de crémation dans les autres pays ?

Au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, aux États-Unis et au Canada, la crémation est plus fréquente qu'en France ; l'Espagne est à un niveau proche.

  • Au Royaume-Uni, dans les îles Anglo-Normandes et sur l'île de Man, 80,79 % des décès de 2023 ont été suivis d'une crémation, selon un chiffre provisoire (Cremation Society, février 2025).
  • En Allemagne, la crémation a concerné 76,00 % des décès de 2023 (Cremation Society, février 2025).
  • Aux Pays-Bas, 68,37 % des décès de 2023 ont été suivis d'une crémation (Cremation Society, février 2025).
  • En Belgique, 67,98 % des décès de 2023 ont donné lieu à une crémation (Cremation Society, février 2025).
  • En Espagne, 44,99 % des décès de 2022, dernière année disponible, ont donné lieu à une crémation (Cremation Society, février 2025).
  • Aux États-Unis, le taux de crémation a atteint 62,8 % en 2025 (provisoire), contre 57,2 % en 2021, et la CANA prévoit 69,1 % en 2030 (CANA, mai 2026).
  • Au Canada, le taux de crémation a atteint 77,4 % en 2025 (provisoire), contre 74,0 % en 2021, et la CANA prévoit 81,1 % en 2030 (CANA, mai 2026).
  • Aux États-Unis, la NFDA prévoit un taux d'inhumation de 31,6 % en 2025 et un taux de crémation de 82,3 % en 2045 (NFDA, septembre 2025).

Les familles face aux pompes funèbres

En France, les familles s'adressent d'abord à une entreprise de pompes funèbres proche ou déjà connue.

Extrait en anglais du rapport final de l'autorité britannique de la concurrence sur le marché des obsèques (CMA, mars 2019), paragraphe 3.11 : selon l'enquête de la CMA, 14 % seulement des personnes interrogées ont comparé les services d'au moins deux entreprises de pompes funèbres avant de choisir ; les entreprises indépendantes estiment que 5 à 15 % de leurs clients comparent, et une étude menée par une entreprise du secteur trouve que 89 % des clients achètent auprès de la première entreprise consultée.
Figure 4 : au Royaume-Uni, l'enquête de l'autorité de la concurrence (CMA) auprès de personnes ayant organisé des obsèques entre juin 2016 et juillet 2018 montre que 14 % seulement ont comparé au moins deux entreprises de pompes funèbres avant de choisir. Les entreprises indépendantes consultées par la CMA estiment que 5 à 15 % de leurs clients comparent, et une étude menée par une entreprise du secteur, citée par la CMA, trouve que 89 % des clients achètent auprès de la première entreprise à laquelle ils s'adressent. Source : CMA, Funerals market study, final report, juillet 2018. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Comment les familles choisissent-elles une entreprise de pompes funèbres ?

En France comme au Royaume-Uni, les personnes interrogées citent rarement le prix parmi les raisons qui leur ont fait choisir une entreprise de pompes funèbres.

  • En France, en mars 2024, 23 % des personnes de 40 ans et plus ayant déjà eu affaire personnellement à un opérateur funéraire disaient l'avoir choisi parce qu'elles avaient fait appel à lui auparavant (CSNAF, mai 2024).
  • En France, en mars 2024, 13 % des personnes de 40 ans et plus ayant déjà eu affaire personnellement à un opérateur funéraire disaient l'avoir choisi pour en avoir entendu parler dans leur entourage, contre 18 % en 2019 (CSNAF, mai 2024).
  • En France, en mars 2024, 1 % seulement des personnes de 40 ans et plus ayant déjà eu affaire personnellement à un opérateur funéraire disaient l'avoir choisi pour son prix, contre 4 % en 2019 (CSNAF, mai 2024).
  • Au Royaume-Uni, selon l'enquête de la CMA publiée en 2019, 57 % des personnes ayant organisé des obsèques qui avaient le choix entre plusieurs entreprises disent s'être adressées à une entreprise qu'elles connaissaient déjà (CMA Royaume-Uni, mars 2019).
  • Dans l'enquête de la CMA publiée en 2019, 6 % seulement des personnes ayant organisé des obsèques au Royaume-Uni disent que les prix ont compté dans leur choix, et 5 % l'éventail des formules proposées (CMA Royaume-Uni, mars 2019).

Qu'attendent les familles d'une entreprise de pompes funèbres, et passent-elles par internet ?

En France, les personnes de 40 ans et plus interrogées en mars 2024 plaçaient l'accueil avant le prix dans leurs attentes envers une entreprise de pompes funèbres, et peu avaient déjà utilisé internet pour des obsèques.

  • En France, en mars 2024, 59 % des personnes de 40 ans et plus interrogées attendaient d'un opérateur funéraire un accueil chaleureux, leur première attente (CSNAF, mai 2024).
  • En France, en mars 2024, 47 % des personnes de 40 ans et plus interrogées attendaient d'un opérateur funéraire un service impeccable, deuxième attente la plus citée (CSNAF, mai 2024).
  • En France, en mars 2024, 44 % des personnes de 40 ans et plus interrogées citaient un prix raisonnable parmi leurs attentes envers un opérateur funéraire, en troisième position après un accueil chaleureux et un service impeccable (CSNAF, mai 2024).
  • En mars 2024, 10 % des personnes de 40 ans et plus interrogées en France disaient avoir déjà utilisé internet pour les obsèques d'un proche, une part qui a doublé en cinq ans (CSNAF, mai 2024).
  • Au Royaume-Uni, selon l'enquête de la CMA publiée en 2019, 4 % seulement des personnes ayant organisé des obsèques disent spontanément avoir cherché leur entreprise de pompes funèbres sur internet, et 19 % y avoir cherché au moins une information après relance (CMA Royaume-Uni, mars 2019).

Les familles reçoivent-elles un devis quand elles en demandent un ?

En France, lors de l'enquête de terrain de l'UFC-Que Choisir de 2019, la demande de devis restait parfois sans suite en agence ; dans son rapport publié la même année, la Cour des comptes constatait que les devis-types manquaient souvent en mairie.

  • En France, lors de l'enquête de terrain menée en 2019 par l'UFC-Que Choisir dans 664 agences de pompes funèbres, la demande d'un devis écrit, détaillé et chiffré, pourtant gratuit et obligatoire, est restée sans suite dans 22 % des cas (UFC-Que Choisir, octobre 2019).
  • En France, plus de 60 % des communes contrôlées par la Cour des comptes pour son rapport public annuel 2019 n'avaient pas mis les devis-types des opérateurs funéraires à la disposition du public, ou seulement en partie, faute de transmission par les opérateurs (Cour des comptes, février 2019).
  • En France, en mars 2024, 34 % des personnes de 40 ans et plus interrogées pour le baromètre CSNAF-Crédoc se disaient prêtes à utiliser internet pour demander un devis à un opérateur funéraire (CSNAF, mai 2024).

Pour les entreprises du secteur, un guide présente les solutions possibles après un appel client manqué.

Quand un professionnel du funéraire ne peut pas décrocher, Rappli envoie automatiquement un SMS à la personne qui l'a appelé : un lien vers un formulaire pour préciser sa demande, ou le message que ce professionnel a rédigé. Voir comment fonctionne Rappli

Anticiper et financer ses obsèques

En France, de plus en plus de personnes financent leurs obsèques de leur vivant, et le contrat obsèques est devenu un produit d'assurance courant.

Extrait du rapport « L'assurance prévoyance en 2024 » de France Assureurs : en 2024, 211 975 décès ont donné lieu à un règlement au titre d'un contrat obsèques, 3,2 % de plus qu'en 2023 ; le taux de sinistralité passe de 3,79 % à 3,73 % des contrats en portefeuille, et ces règlements représentent 32,8 % des 646 000 décès enregistrés en France en 2024, contre 32,1 % en 2023.
Figure 5 : extrait du rapport de France Assureurs sur l'assurance prévoyance en 2024, partie consacrée aux contrats obsèques. Selon son calcul, les décès ayant donné lieu à un règlement au titre d'un contrat obsèques représentent 32,8 % des décès enregistrés en France en 2024, contre 32,1 % en 2023. Ce calcul s'appuie sur les 646 000 décès comptés par l'Insee au moment de la publication ; le bilan définitif de l'Insee pour 2024 en compte 643 168. Un graphique du même rapport donne un nombre de règlements légèrement différent de celui du texte : 211 970. Source : France Assureurs, L'assurance prévoyance en 2024, décembre 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Les Français préparent-ils leurs obsèques, et comment jugent-ils leur coût ?

En France, d'après le baromètre CSNAF-Crédoc de mars 2024, la plupart des personnes de 40 ans et plus disent connaître le contrat obsèques, et, sur le prix des obsèques, elles répondent plus souvent « une dépense convenable » que « le moins cher possible ».

  • En France, en mars 2024, 49 % des personnes de 40 ans et plus interrogées pour le baromètre CSNAF-Crédoc avaient laissé ou souhaitaient laisser des instructions pour leurs propres obsèques (CSNAF, mai 2024).
  • En mars 2024, 81 % des personnes de 40 ans et plus interrogées en France déclaraient connaître les contrats obsèques (CSNAF, mai 2024).
  • En France, en mars 2024, 13 % des personnes de 40 ans et plus interrogées disaient avoir l'intention de souscrire un contrat obsèques (CSNAF, mai 2024).
  • Interrogées en France en mars 2024 sur le prix des obsèques, 49 % des personnes de 40 ans et plus choisissaient la réponse « une dépense convenable », la plus fréquente (CSNAF, mai 2024).
  • En France, dans le baromètre CSNAF-Crédoc de mars 2024, 31 % des personnes de 40 ans et plus répondaient « le moins cher possible » à la question du prix des obsèques (CSNAF, mai 2024).

Auprès de qui les Français souscrivent-ils un contrat obsèques ?

En France, les contrats obsèques se souscrivent d'abord à la banque ; les opérateurs funéraires pèsent surtout dans les contrats en prestations. Les parts diffèrent selon la source : le baromètre CSNAF-Crédoc interroge des personnes qui ont déjà souscrit un contrat, France Assureurs compte les ventes de l'année 2024.

  • En France, en mars 2024, parmi les personnes de 40 ans et plus ayant souscrit un contrat obsèques, 40 % disaient l'avoir fait auprès d'une banque, 27 % auprès d'une société d'assurance et 26 % auprès d'un opérateur funéraire (CSNAF, mai 2024).
  • En France, en mars 2024, 74 % des personnes de 40 ans et plus ayant souscrit un contrat obsèques auprès d'un organisme financier, comme une banque ou un assureur, disaient savoir qu'elles pouvaient choisir l'opérateur funéraire (CSNAF, mai 2024).
  • En France, les personnes qui ont souscrit un contrat obsèques en 2024 avaient 65 ans en moyenne (France Assureurs, juillet 2025).
  • En France, en 2024, 59 % des ventes de contrats obsèques vie entière ont été réalisées au guichet bancaire, 30 % par des réseaux d'agents, de courtiers ou de salariés et 10 % par des opérateurs funéraires (France Assureurs, juillet 2025).
  • En 2024, les opérateurs funéraires ont réalisé en France 48 % des souscriptions de contrats obsèques en prestations, qui couvrent à la fois le financement et l'organisation des obsèques, mais moins de 1 % des souscriptions de contrats en capital (France Assureurs, juillet 2025).

Combien de contrats obsèques sont souscrits, et pour quels montants ?

En France, plus d'un demi-million de contrats obsèques ont été souscrits en 2024, et l'ensemble des contrats garantit plus de 20 milliards d'euros de capitaux ; un contrat racheté avant le décès ne rend qu'une partie des cotisations versées.

  • En 2024, 550 800 contrats obsèques ont été souscrits auprès des entreprises d'assurance en France, le plus haut niveau depuis 2009 (France Assureurs, juillet 2025).
  • En France, en 2024, les entreprises d'assurance ont perçu 1,9 milliard d'euros de cotisations au titre des contrats obsèques, 3,1 % de plus qu'un an plus tôt (France Assureurs, juillet 2025).
  • Fin 2024, les contrats obsèques garantissaient en France 24,8 milliards d'euros de capitaux au total ; pour les contrats vie entière, le capital moyen garanti atteignait 4 350 € par contrat (France Assureurs, juillet 2025).
  • En France, en 2024, les entreprises d'assurance ont versé 778 millions d'euros de prestations au titre des contrats obsèques, et le règlement moyen par décès s'est établi à 3 670 € (France Assureurs, juillet 2025).
  • En France, selon l'avis du Comité consultatif du secteur financier du 8 octobre 2024, le rachat d'un contrat d'assurance obsèques ne permet de récupérer qu'une somme nettement inférieure au cumul des cotisations versées, de l'ordre de 30 à 60 % au bout de 8 ans selon les âges (CCSF, octobre 2024).

Entreprises, emploi et contrôle du secteur

En France, le funéraire reste un secteur de petits établissements, soumis à l'habilitation des préfets.

Diagramme en barres du nombre d'opérateurs funéraires habilités en France au 31 décembre 2024, 2022 et 2020 : 502, 665 et 589 régies, 9 788, 9 172 et 9 733 entreprises, 28, 36 et 27 associations, soit 10 318, 9 873 et 10 349 au total (recensement des préfectures, calcul de la DGCL).
Figure 6 : le nombre d'opérateurs funéraires habilités en France au 31 décembre 2024, 2022 et 2020 (de gauche à droite), selon leur statut. Entre fin 2022 et fin 2024, seules les entreprises voient leur nombre d'habilitations augmenter ; celui des régies publiques et des associations baisse. Source : DGCL, Rapport du Conseil national des opérations funéraires 2023-2024, décembre 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien y a-t-il d'entreprises de pompes funèbres en France, et qui domine le marché du funéraire ?

En France, les entreprises privées détiennent la très grande majorité des habilitations d'opérateurs funéraires. Après la réforme de 1993, qui a ouvert le secteur à la concurrence, la part des opérateurs publics a fortement reculé, et, selon une estimation de la Cour des comptes publiée en 2019, deux groupes assuraient une part notable des obsèques.

  • Au 31 décembre 2024, les entreprises de pompes funèbres détenaient en France 9 788 habilitations en cours de validité, contre 9 172 fin 2022, soit une hausse de 6,7 % en deux ans (DGCL, janvier 2026).
  • En France, fin 2024, les régies publiques de pompes funèbres ne détenaient plus que 502 habilitations, contre 665 fin 2022, et les associations 28, contre 36 (DGCL, janvier 2026).
  • Avant la mise en œuvre de la réforme de 1993, les collectivités publiques et leurs opérateurs représentaient 20 % des opérateurs funéraires habilités en France, et 7 % seulement en 2016, selon la Cour des comptes (Cour des comptes, février 2019).
  • En France, d'après une estimation de la Cour des comptes fondée sur les sites internet des deux groupes, OGF, opérateur historique du funéraire, assurait environ 20 % des obsèques, et FUNECAP, créé en 2010, près de 10 % en 2016 (Cour des comptes, février 2019).

Comment l'activité des pompes funèbres est-elle contrôlée ?

En France, les préfets habilitent les opérateurs funéraires et peuvent suspendre ou retirer leur habilitation ; ces sanctions restent rares, et la plupart des habilitations perdues le sont après une cessation d'activité, une liquidation ou une reprise.

  • Sur la période 2023-2024, 500 habilitations d'opérateurs funéraires ont été abrogées en France pour cessation d'activité, liquidation judiciaire ou reprise par un autre opérateur, contre 471 en 2021-2022 (DGCL, janvier 2026).
  • En France, 35 habilitations d'opérateurs funéraires ont été abrogées à la suite d'une liquidation judiciaire en 2023-2024, contre 10 en 2021-2022 et 23 en 2019-2020 (DGCL, janvier 2026).
  • Sur la période 2023-2024, 10 suspensions d'habilitation d'opérateurs funéraires ont été prononcées en France, dont 9 pour non-respect des dispositions du code général des collectivités territoriales applicables aux opérateurs habilités (DGCL, janvier 2026).
  • En France, un seul retrait d'habilitation a été prononcé contre un opérateur funéraire en 2023-2024, pour non-respect du code général des collectivités territoriales, moins qu'en 2021-2022 (DGCL, janvier 2026).
  • En octobre 2019, à la suite de son enquête de terrain, l'UFC-Que Choisir a mis en demeure 470 sociétés de pompes funèbres enquêtées en France de se mettre en conformité avec la réglementation (UFC-Que Choisir, octobre 2019).

Combien de personnes travaillent dans les pompes funèbres, et dans quelles conditions ?

En France, le nombre de salariés des pompes funèbres change avec le champ et l'année : l'Opco EP estime l'effectif de la branche professionnelle fin 2020, l'Urssaf compte celui du code APE 96.03Z fin 2025. Dans la branche, la grande majorité des salariés sont en CDI.

  • Fin 2020, la branche professionnelle des services funéraires comptait 19 989 salariés en France, selon une estimation de l'Opco EP (Opco EP, octobre 2022).
  • En France, en 2019, plus de neuf salariés sur dix de la branche des services funéraires travaillaient dans un établissement de moins de 50 salariés ; ceux de 50 salariés et plus, moins de 1 % des établissements employeurs, en employaient 6 % (Opco EP, octobre 2022).
  • En France, en 2019, 30 % des salariés de la branche des services funéraires étaient des femmes et 20 % avaient 55 ans ou plus (Opco EP, octobre 2022).
  • En France, en 2018, 92 % des salariés de la branche des services funéraires étaient en CDI et 15 % travaillaient à temps partiel (Opco EP, octobre 2022).
  • En France, en 2019, le salaire mensuel net moyen dans la branche des services funéraires atteignait 2 030 € en équivalent temps plein, toutes catégories confondues (Opco EP, octobre 2022).
  • De septembre 2021 à septembre 2022, près de 3 000 offres d'emploi ont été publiées en ligne en France pour les cinq métiers des services funéraires étudiés par l'Opco EP (Opco EP, octobre 2022).

Méthodologie et sources

Les chiffres de cette page viennent de sources primaires : chaque chiffre renvoie au document de l'organisme qui a produit ou rassemblé la donnée, où il a été vérifié le 6 octobre 2026 ; les taux de crémation de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et de l'Espagne sont ceux que publie la Cremation Society à partir des chiffres transmis par ses correspondants dans chaque pays.

Ces organismes sont des services de statistique publique (Insee, Urssaf), des administrations et instances publiques (DGCL pour le Conseil national des opérations funéraires, Cour des comptes, Comité consultatif du secteur financier), l'autorité britannique de la concurrence, une association de consommateurs, des fédérations, associations et organisations professionnelles, un opérateur de compétences et un assureur.

Les prix détaillés des obsèques en France viennent de l'enquête de terrain de l'UFC-Que Choisir de 2019 ; l'indice des prix des services funéraires de l'Insee (série en base 2015, désormais arrêtée) en retrace l'évolution jusqu'en 2025. Les résultats des enquêtes auprès du public (baromètre CSNAF-Crédoc, enquêtes de la CMA et de SunLife) sont des déclarations des personnes interrogées. Dans chaque citation, la date est celle de la publication ; sous les figures, la date est celle des données. La page est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • Opérateur funéraire habilité : entreprise, régie ou association autorisée par le préfet à assurer le service extérieur des pompes funèbres (transport de corps, organisation des obsèques, fourniture des cercueils, etc.).
  • Abrogation d'habilitation : fin d'une habilitation, ici après une cessation d'activité, une liquidation judiciaire ou une reprise par un autre opérateur ; la suspension et le retrait d'habilitation sont des sanctions.
  • Régie : service de pompes funèbres géré directement par une commune ou un groupement de communes.
  • Chambre funéraire : lieu où le corps est déposé et présenté aux proches avant les obsèques, souvent appelé funérarium.
  • Crématorium : équipement où ont lieu les crémations ; il relève des communes ou de leurs groupements, qui le gèrent en régie ou le confient à un opérateur (délégation de service public).
  • Délégation de service public : contrat par lequel une collectivité confie la gestion d'un service public, ici un crématorium, à une entreprise.
  • Mise en bière : placement du corps dans le cercueil.
  • Concession funéraire : emplacement dans un cimetière dont la commune accorde l'usage pour une durée donnée.
  • Taux de crémation : nombre de crémations d'une année rapporté au nombre de décès de la même année.
  • Dérogation au délai : autorisation du préfet d'inhumer ou de crémer le corps en dehors du délai fixé par le code général des collectivités territoriales.
  • Laissez-passer mortuaire : document délivré par le préfet pour transporter un corps à l'étranger dans le cadre des conventions internationales ; vers les autres pays, une autorisation de transport de corps est exigée.
  • Devis-type : modèle de devis normalisé fixé par arrêté, que les opérateurs doivent utiliser et rendre consultable pour permettre aux familles de comparer les prix.
  • Contrat obsèques : assurance qui verse, au décès de l'assuré, un capital destiné à payer les obsèques (contrat en capital) ou qui finance des prestations choisies à l'avance (contrat en prestations).
  • Contrat vie entière : assurance décès sans limite de durée, qui verse le capital au décès de l'assuré, quelle qu'en soit la date.
  • Rachat : sortie du contrat avant le décès ; l'assuré récupère alors la valeur de rachat, une somme qui peut être inférieure aux cotisations versées.
  • Débours : frais payés à des tiers pour le compte de la famille, exclus de la recette des entreprises de pompes funèbres dans les chiffres de la CMA.
  • Crémation directe : au Royaume-Uni, crémation sans cérémonie ni présence des proches.
  • Indice des prix à la consommation (base 2015) : indice de l'Insee qui suit l'évolution des prix ; il vaut 100 en moyenne en 2015.
  • Code APE 96.03Z : code d'activité de la nomenclature de l'Insee qui regroupe les services funéraires.
  • CDI : contrat de travail à durée indéterminée.
  • Ehpad : établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.
  • Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.
  • Urssaf : organisme qui recouvre les cotisations sociales et publie des statistiques sur les établissements employeurs et leurs salariés.
  • Conseil national des opérations funéraires : instance consultative placée auprès du ministre de l'Intérieur ; ses rapports sont publiés par la DGCL.
  • DGCL : Direction générale des collectivités locales, au ministère de l'Intérieur.
  • CSNAF : Chambre syndicale nationale de l'art funéraire, organisation professionnelle devenue Syndicat de l'art funéraire (SAF) en 2025.
  • Crédoc : Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, qui réalise le baromètre « Les Français et les obsèques ».
  • UFC-Que Choisir : association de consommateurs (Union fédérale des consommateurs).
  • FFC : Fédération française de crémation.
  • CCSF : Comité consultatif du secteur financier, qui rend des avis sur les produits bancaires et d'assurance proposés aux particuliers.
  • Opco EP : opérateur de compétences des entreprises de proximité, qui finance la formation et l'alternance dans plusieurs branches, dont les services funéraires.
  • CMA : Competition and Markets Authority, autorité britannique de la concurrence.
  • CANA : Cremation Association of North America, association professionnelle de la crémation aux États-Unis et au Canada.
  • Cremation Society : organisation britannique qui publie des statistiques internationales de crémation.
  • NFDA : National Funeral Directors Association, organisation professionnelle des entreprises de pompes funèbres aux États-Unis.

Sources