Bâtiment, habitat et immobilier

107 chiffres sur les couvreurs et les chutes de hauteur en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 37 min de lecture

Le nombre de couvreurs en France dépend de ce que l'on compte : les emplois du métier, les salariés des entreprises de couverture ou ces entreprises elles-mêmes. D'autres chiffres décrivent les chantiers de toiture, les accidents du travail, les chutes de hauteur et les difficultés de recrutement.

Les données françaises sont privilégiées ; des repères viennent de l'Union européenne, d'Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis. Chaque chiffre est suivi du nom de son producteur, d'un lien vers le document d'origine et de la date de publication.

Chiffres clés

  • En 2024, le nombre de couvreurs en France (hors Mayotte) s'établit à 45 600 emplois, d'après le tableau des métiers en tension de la Dares (Dares, février 2026).
  • En 2023, la France compte 22 391 entreprises dans la sous-classe 43.91B, « Travaux de couverture par éléments », celle des couvreurs (Insee, septembre 2025).
  • En 2019, d'après l'enquête Tremi 2020, les travaux du poste toiture, qui réunit toitures et combles, ont coûté 6,7 milliards d'euros dans les maisons individuelles de France métropolitaine, main-d'œuvre et matériaux inclus, toutes taxes comprises et avant déduction des aides : parmi les travaux de rénovation que suit cette enquête, ceux qui peuvent améliorer la performance énergétique du logement, c'est le deuxième poste de dépense, derrière les ouvertures (SDES, mars 2022).
  • Dans les maisons individuelles, en France, la couverture en petits éléments (tuiles, ardoises) représente 9,7 % des désordres relevant de la garantie décennale signalés à l'Agence Qualité Construction, sur des travaux neufs, entre 2022 et 2024 : c'est le premier poste de désordres en nombre (AQC, juin 2025).
  • En France, 21,1 % de la population vivait en 2023 dans un logement présentant une fuite de toiture, des murs, sols ou fondations humides, ou de la pourriture dans les cadres de fenêtre ou dans le sol, selon Eurostat (Eurostat, août 2026).
  • En 2024, l'Assurance Maladie - Risques professionnels a enregistré en France 4 172 accidents du travail en premier règlement, aussi appelés accidents avec arrêt, parmi les salariés des établissements de couverture (code d'activité 43.91B), dont 3 829 avec au moins quatre jours d'arrêt (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Dans les établissements de couverture (code d'activité 43.91B), en France, l'indice de fréquence des accidents du travail s'établit en 2024 à 80,6 accidents en premier règlement pour mille salariés, après 79,8 en 2023 (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, la manutention manuelle est à l'origine de 48 % des accidents du travail des salariés de la couverture (code d'activité 43.91B) en France, part calculée sur les accidents dont les circonstances sont codées : c'est la première cause d'accident (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En France, en 2024, les chutes de hauteur sont à l'origine de 22 % des accidents du travail des salariés de la couverture (code d'activité 43.91B) dont les circonstances sont codées : c'est la deuxième cause d'accident, après la manutention manuelle (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Aux États-Unis, 104 couvreurs sont morts d'un accident du travail en 2024, ce qui correspond à 48,7 décès pour 100 000 équivalents temps plein (BLS, février 2026).
  • Pour 2026, les employeurs déclarent 9 070 projets de recrutement de couvreurs en France, selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre de France Travail (France Travail, avril 2026).
  • Dans l'enquête Besoins en main-d'œuvre 2026 de France Travail, les employeurs jugent difficiles 79,6 % de leurs projets de recrutement de couvreurs en France (France Travail, avril 2026).
  • En 2024, les couvreurs occupent le 15e rang des métiers les plus en tension en France (hors Mayotte), dans le classement de la Dares (Dares, février 2026).
  • Au 1er trimestre 2026, en France, le volume d'activité des entreprises artisanales de couverture-plomberie-chauffage, trois métiers que la CAPEB suit sur une seule ligne, évolue de -0,5 % sur un an, après -2,5 % au 4e trimestre 2025 (CAPEB, avril 2026).

Les entreprises de couverture : nombre, taille, poids économique

Pour savoir combien de personnes exercent le métier, le chiffre de la Dares est le plus direct : il porte sur les emplois de couvreurs. Les statistiques d'entreprises décrivent un secteur d'activité, auquel Eurostat ajoute la charpente.

Répartition des salariés et des accidents du travail des établissements de couverture (code d'activité 43.91B) selon la taille de l'établissement en 2024 : les établissements de moins de 10 salariés réunissent un peu plus de la moitié des salariés et un peu moins de la moitié des accidents ; viennent ensuite ceux de 10 à 19 salariés, puis ceux de 20 à 49 salariés ; au-delà de 50 salariés, chaque tranche pèse moins de 5 %. L'indice de fréquence des accidents est le plus élevé dans les établissements de 20 à 49 salariés. Graphique sans étiquettes de valeurs (Assurance Maladie, fiche de sinistralité 2024).
Figure 1 : la répartition des salariés des établissements de couverture (code d'activité 43.91B) selon la taille de l'établissement en 2024, avec celle des accidents du travail et l'indice de fréquence (IF, nombre d'accidents pour mille salariés). Un peu plus de la moitié des salariés de ce code d'activité (51 774 en 2024) travaillent dans un établissement de moins de 10 salariés, et les établissements de 50 salariés et plus n'en réunissent qu'une petite part : la couverture se pratique surtout dans de petites structures. Le graphique ne porte pas d'étiquettes de valeurs : ces ordres de grandeur se lisent sur l'axe. Il ne compte que les établissements qui emploient des salariés. Source : Assurance Maladie, fiche de sinistralité 2024 du code NAF 4391B « Travaux de couverture par éléments », mars 2026 (données 2024). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien de salariés, d'établissements et d'entreprises compte le secteur de la couverture en France ?

En France, les entreprises de couverture emploient plusieurs dizaines de milliers de salariés, un total qui change avec la source : l'Insee compte ceux des entreprises de la sous-classe 43.91B fin 2023 (statistiques Ésane), l'Assurance Maladie ceux des établissements du même code en 2024.

  • Au 31 décembre 2023, les entreprises françaises de couverture (sous-classe 43.91B) emploient 45 863 salariés (Insee, septembre 2025).
  • Comptés en équivalent temps plein, les salariés des entreprises françaises de couverture (sous-classe 43.91B) sont 42 618 en 2023 (Insee, septembre 2025).
  • En 2024, l'Assurance Maladie - Risques professionnels dénombre en France 11 370 établissements dans le code d'activité 43.91B (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Les établissements français du code d'activité 43.91B emploient 51 774 salariés en 2024 (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2023, la France compte 12 418 entreprises de travaux de charpente (sous-classe 43.91A), l'activité que l'Insee range avec la couverture dans la classe 43.91 (Insee, septembre 2025).
  • Dans la classe F43.91 de la nomenclature européenne, qui réunit la couverture et la charpente, la France compte 36 860 entreprises en 2024 (Eurostat, septembre 2026).
  • Les entreprises françaises de la classe F43.91 (couverture et charpente) occupent 108 630 personnes en 2024, salariés et non-salariés confondus (Eurostat, septembre 2026).

Combien pèse le marché de la couverture en France ?

En France, le marché de la couverture pèse plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires, réalisés presque entièrement dans le pays ; la valeur ajoutée des entreprises va d'abord aux frais de personnel. Le total d'Eurostat ajoute la charpente à la couverture.

  • En 2023, les entreprises françaises de couverture (sous-classe 43.91B) ont réalisé 7,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires hors taxes (Insee, septembre 2025).
  • Les entreprises françaises de couverture (sous-classe 43.91B) ont exporté pour 40,4 millions d'euros en 2023 (Insee, septembre 2025).
  • En 2023, la valeur ajoutée des entreprises françaises de couverture (sous-classe 43.91B) atteint 3,2 milliards d'euros (Insee, septembre 2025).
  • Les frais de personnel des entreprises françaises de couverture (sous-classe 43.91B) représentent 2,4 milliards d'euros en 2023 (Insee, septembre 2025).
  • En 2023, l'excédent brut d'exploitation des entreprises françaises de couverture (sous-classe 43.91B) s'élève à 757 millions d'euros (Insee, septembre 2025).
  • Les entreprises françaises de couverture (sous-classe 43.91B) ont réalisé 257 millions d'euros d'investissements corporels bruts hors apports en 2023 (Insee, septembre 2025).
  • En 2024, les entreprises françaises de la classe F43.91 (couverture et charpente) réalisent 14,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires net (Eurostat, septembre 2026).

Combien d'entreprises de couverture compte-t-on en Europe, et combien de couvreurs aux États-Unis ?

En 2024, l'Union européenne compte plus de cent mille entreprises de couverture et de charpente, deux activités qu'Eurostat réunit ; la France en a davantage que l'Allemagne, mais les entreprises allemandes occupent plus de personnes. Aux États-Unis, le chiffre porte sur les emplois de couvreurs.

  • En 2024, l'Union européenne à 27 compte 140 555 entreprises dans la classe F43.91, qui réunit la couverture et la charpente (Eurostat, septembre 2026).
  • Les entreprises de la classe F43.91 de l'Union européenne à 27 occupent 491 211 personnes en 2024, salariés et non-salariés confondus (Eurostat, septembre 2026).
  • En 2024, dans la classe F43.91 (couverture et charpente réunies), l'Allemagne compte 28 394 entreprises (Eurostat, septembre 2026).
  • Les entreprises allemandes de la classe F43.91 occupent 194 433 personnes en 2024, salariés et non-salariés confondus (Eurostat, septembre 2026).
  • Au 31 décembre 2025, la caisse sociale de branche des couvreurs allemands (SOKA-DACH) recense en Allemagne 15 241 entreprises de couverture et services de couverture intégrés à d'autres entreprises, indépendants sans salarié compris (ZVDH, mars 2026).
  • En Allemagne, depuis 2021, une entreprise de couverture emploie en moyenne 5,5 ouvriers, hors indépendants sans salarié (ZVDH, mars 2026).
  • En 2025, les États-Unis comptent environ 166 900 emplois de couvreurs (BLS, septembre 2026).

Les chantiers : réfection, isolation, matériaux, désordres

Sur les chantiers de toiture, les chiffres datent : 2019 pour les travaux déclarés par les ménages, 2023 pour les tuiles livrées par les fabricants. Ils donnent des ordres de grandeur, pas l'état du marché en 2026. Seuls les désordres relevés après construction sont suivis jusqu'en 2024.

Coûts totaux des travaux de rénovation terminés en 2019 dans les maisons individuelles de France métropolitaine, par poste, en millions d'euros, main-d'œuvre et matériaux inclus, toutes taxes comprises et avant déduction des aides : les ouvertures (portes, fenêtres) arrivent en tête, devant les toitures (6,7 milliards d'euros), le chauffage, les murs, l'eau chaude sanitaire, la ventilation et la climatisation, puis les planchers. Graphique en barres sans étiquettes de valeurs (SDES, enquête Tremi 2020).
Figure 2 : ce que les ménages de France métropolitaine ont dépensé en 2019 pour rénover leur maison individuelle, poste par poste, main-d'œuvre et matériaux inclus, toutes taxes comprises et avant déduction des aides. Avec 6,7 milliards d'euros, la toiture est le deuxième des sept postes de travaux suivis par l'enquête, derrière les ouvertures et devant le chauffage : refaire et isoler les toits pèse lourd dans la rénovation des maisons. Les barres ne portent pas d'étiquettes de valeurs ; le montant cité est celui que donne le texte du dossier, au-dessus du graphique. Ces données datent de 2019 et le poste « Toitures » réunit toitures et combles. Source : SDES, « La rénovation énergétique des maisons individuelles : résultats de l'enquête Tremi 2020 », dossier du rapport de l'ONRE, mars 2022 (travaux terminés en 2019). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien de toitures de maisons sont rénovées ou isolées en un an, et à quel coût ?

En 2019, dans les maisons individuelles de France métropolitaine, les isolations de combles ont été bien plus nombreuses que les réfections de toiture, selon l'enquête Tremi 2020 du SDES et de l'Ademe. D'après la même enquête, la toiture est le poste de travaux aux coûts les plus dispersés.

  • En 2019, 618 022 isolations du plancher des combles ont été terminées dans les maisons individuelles de France métropolitaine, selon l'enquête Tremi 2020 (SDES, mars 2022).
  • Dans les maisons individuelles de France métropolitaine, 192 118 rénovations d'un pan ou de la totalité d'une toiture avec isolation et 108 143 sans isolation ont été terminées en 2019 (SDES, mars 2022).
  • Entre 2017 et 2019, dans les maisons individuelles de France métropolitaine, les rénovations du poste toiture, qui réunit toitures et combles, ont intégré une isolation dans neuf cas sur dix (SDES, mars 2022).
  • En 2019, la moitié des gestes de travaux sur les toitures des maisons individuelles de France métropolitaine ont coûté moins de 2 600 euros, toutes taxes comprises et avant aides (SDES, mars 2022).
  • Un geste de travaux sur les toitures des maisons individuelles de France métropolitaine a coûté plus de 15 500 euros dans 10 % des cas en 2019, toutes taxes comprises et avant aides : la toiture est le poste de travaux de l'enquête Tremi 2020 dont les coûts sont les plus dispersés (SDES, mars 2022).

Combien de tuiles de terre cuite sont produites et livrées en France ?

En 2023, les fabricants français ont produit et livré moins de tuiles de terre cuite qu'en 2022. Leur fédération, la FFTB, ne compte ni l'ardoise ni le zinc.

  • En 2023, les fabricants français ont livré 1,9 million de tonnes de tuiles de terre cuite, export compris, soit 19 % de moins qu'en 2022 (FFTB, mai 2024).
  • Les livraisons de tuiles de terre cuite et d'accessoires en France, hors export, atteignent 1 768 milliers de tonnes en 2023 (FFTB, mai 2024).
  • En 2023, la France a produit 2 186 milliers de tonnes de tuiles de terre cuite, accessoires compris (FFTB, mai 2024).
  • La production française de tuiles de terre cuite a reculé de 8 % en 2023 (FFTB, mai 2024).
  • En 2023, la France a exporté 7,9 % de sa production de tuiles de terre cuite (FFTB, mai 2024).
  • En 2023, en France, les tuiles à grand moule dominent les livraisons de tuiles de terre cuite : 41,2 % pour les grands moules fortement galbés, 29,8 % pour les faiblement galbés (FFTB, mai 2024).
  • En 2023, les stocks des fabricants français de tuiles et de briques ont presque doublé et sont revenus à leur niveau d'avant la crise sanitaire, soit plus de 3 mois de livraisons (FFTB, mai 2024).

Quels désordres touchent le plus souvent les couvertures des maisons en France ?

En France, les désordres de couverture des maisons individuelles concernent d'abord les tuiles de terre cuite. L'Agence Qualité Construction (AQC), qui les recense, demande de relativiser ce résultat au regard des parts de marché des matériaux.

  • Dans les maisons individuelles, en France, 70 % des désordres de couverture en petits éléments recensés par l'AQC dans l'édition 2025 de son Observatoire concernent des couvertures en tuiles de terre cuite (AQC, juin 2025).
  • Dans l'édition 2025 de l'Observatoire de l'AQC, 54,7 % des désordres de couverture en tuiles de terre cuite des maisons individuelles, en France, tiennent à un défaut aux points singuliers et 12,6 % à un défaut de tenue au vent (AQC, juin 2025).
  • La part de la couverture en petits éléments dans les désordres signalés à l'AQC pour les maisons individuelles en France est passée de 12,3 % sur 1995-2004 à 9,1 % sur 2015-2024 (AQC, juin 2025).
  • Dans les maisons individuelles, en France, la couverture en petits éléments représente 5,1 % du coût de réparation des désordres signalés à l'AQC entre 2022 et 2024 (AQC, juin 2025).

Le guide Assurance décennale artisan : obligation et attestation présente la garantie décennale, dont relèvent ces désordres.

Accidents du travail et maladies professionnelles des couvreurs

La fiche de sinistralité que l'Assurance Maladie publie pour le code d'activité 43.91B décrit en détail les accidents du travail et les maladies professionnelles de la couverture, mais pour les seuls salariés.

Nombre d'accidents du travail en premier règlement et indice de fréquence dans les établissements de couverture (code d'activité 43.91B), de 2020 à 2024 : 3 967 accidents en 2020, 4 582 en 2021, 4 245 en 2022, 4 094 en 2023 et 4 172 en 2024 ; indice de fréquence de 93,2 accidents pour mille salariés en 2021, 79,8 en 2023 et 80,6 en 2024, non calculé en 2020 ni en 2022. Les valeurs sont celles du tableau imprimé à côté du graphique (Assurance Maladie, fiche de sinistralité 2024).
Figure 3 : le nombre d'accidents du travail en premier règlement, c'est-à-dire avec arrêt (courbe rouge, échelle de gauche), et leur indice de fréquence pour mille salariés (losanges bleus, échelle de droite) dans les établissements de couverture, code d'activité 43.91B, de 2020 à 2024. Après le pic de 2021 (4 582 accidents), le nombre recule deux années de suite, puis remonte à 4 172 en 2024 ; le point le plus bas des cinq années est celui de 2020 (3 967). L'indice de fréquence atteint 80,6 en 2024, après 79,8 en 2023 ; il n'est pas calculé pour 2020 ni pour 2022, et la fiche invite à lire celui de 2021 avec précaution. Source : Assurance Maladie, fiche de sinistralité 2024 du code NAF 4391B « Travaux de couverture par éléments », mars 2026 (données 2020-2024). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quelles sont la fréquence et la gravité des accidents du travail dans la couverture ?

En 2024, les établissements français de couverture enregistrent plusieurs dizaines d'accidents du travail avec arrêt par million d'heures travaillées ; ces accidents ont causé plusieurs centaines de milliers de journées d'arrêt et plusieurs décès.

  • Dans les établissements français de couverture (code d'activité 43.91B), le taux de fréquence est de 54,8 accidents en premier règlement par million d'heures de travail en 2024 (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, le taux de gravité des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B) atteint 4,7 journées perdues par incapacité temporaire pour mille heures de travail (Assurance Maladie, mars 2026).
  • L'indice de gravité des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B), qui mesure les incapacités permanentes, est de 50,5 en 2024 (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, parmi les salariés des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B), les accidents du travail ont entraîné 360 965 journées perdues par incapacité temporaire (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Parmi les salariés des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B), l'Assurance Maladie a enregistré 8 décès par accident du travail en 2024 (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, les salariés des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B) ont subi 173 accidents de trajet en premier règlement, comptés à part (Assurance Maladie, mars 2026).

Qui sont les salariés de la couverture victimes d'un accident du travail, où et comment sont-ils blessés ?

En France, les salariés de la couverture victimes d'un accident du travail en 2024 sont presque tous des hommes ; les blessures touchent d'abord les membres supérieurs.

  • En 2024, 99 % des accidents du travail en premier règlement des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B) ont touché des hommes (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Les salariés en CDI représentent 79 % des victimes d'accidents du travail des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B) en 2024, part calculée sur les accidents codés (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, 44 % des accidents du travail en premier règlement des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B) ont touché les membres supérieurs, doigts et mains compris, et 23 % les membres inférieurs (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Les plaies ouvertes (21 %) et les traumatismes internes (20 %) sont les deux lésions les plus fréquentes dans les accidents du travail en premier règlement des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B) en 2024 (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, 1 938 des accidents du travail avec au moins quatre jours d'arrêt des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B) se sont produits dans un lieu classé « Chantier, construction, carrière, mine à ciel ouvert » (Assurance Maladie, mars 2026).

Quelles maladies professionnelles sont reconnues chez les salariés de la couverture ?

En France, les maladies professionnelles reconnues en 2024 chez les salariés de la couverture sont en majorité des affections périarticulaires. L'amiante est en cause dans une minorité de cas, parmi lesquels des cancers.

  • En 2024, parmi les salariés des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B), 238 maladies professionnelles en premier règlement ont été enregistrées (Assurance Maladie, mars 2026).
  • Dans les établissements français de couverture (code d'activité 43.91B), 153 des maladies professionnelles en premier règlement de 2024 sont des affections périarticulaires, soit 64 % du total (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En 2024, parmi les maladies professionnelles en premier règlement des établissements français de couverture (code d'activité 43.91B), 12 sont des affections liées à l'amiante et 9 des cancers broncho-pulmonaires liés à l'amiante (Assurance Maladie, mars 2026).

Chutes de hauteur : causes, perception du risque, comparaisons étrangères

Les sources françaises citées disent quels métiers et quelles entreprises les chutes de hauteur touchent, et dans quelles circonstances ; elles ne disent pas combien de couvreurs en meurent. La part des chutes dans les décès de la construction vient de trois séries étrangères : britannique, allemande et américaine.

Répartition des accidents du travail des salariés de la couverture (code d'activité 43.91B) selon le risque à l'origine de l'accident en 2024, en pourcentage des accidents codés : manutention manuelle 48 %, chutes de hauteur 22 %, outillage à main 16 %, chutes de plain-pied 9 %, machines 2 %, autre 4 % (Assurance Maladie, fiche de sinistralité 2024).
Figure 4 : les risques à l'origine des accidents du travail des salariés de la couverture (code d'activité 43.91B) en 2024, en part des accidents dont les circonstances sont codées. La manutention manuelle vient en tête (48 %), devant les chutes de hauteur (22 %) et l'outillage à main (16 %). La chute de hauteur n'est donc pas la première cause d'accident des couvreurs, mais elle en provoque plus d'un sur cinq, tous niveaux de gravité confondus. Source : Assurance Maladie, fiche de sinistralité 2024 du code NAF 4391B « Travaux de couverture par éléments », mars 2026 (données 2024). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Chutes de hauteur : que disent les statistiques pour les couvreurs et le BTP ?

Dans le BTP français, la charpente-couverture est le premier regroupement de métiers que l'OPPBTP cite pour les chutes de hauteur. Son dossier de presse de mai 2024 ne précise ni la période ni la base de ses chiffres.

  • Parmi les métiers du BTP les plus touchés par les chutes de hauteur en France, l'OPPBTP cite en premier la charpente-couverture, avec 40 % (OPPBTP, mai 2024).
  • La maçonnerie-gros œuvre (24 %) suit la charpente-couverture parmi les métiers du BTP les plus touchés par les chutes de hauteur en France, selon l'OPPBTP (OPPBTP, mai 2024).
  • En France, les trois quarts des chutes de hauteur graves ou mortelles recensées par l'OPPBTP dans le BTP ont lieu dans des entreprises de moins de 50 salariés (OPPBTP, mai 2024).
  • Dans le BTP français, une chute de hauteur sur deux, parmi les chutes graves ou mortelles recensées par l'OPPBTP, est liée à la rupture d'une toiture fragile ou à un défaut d'équipement de protection collective (OPPBTP, mai 2024).
  • En France, en 2024, l'outillage à main est à l'origine de 16 % des accidents du travail des salariés de la couverture (code d'activité 43.91B) dont les circonstances sont codées : c'est la troisième cause d'accident, derrière la manutention manuelle et les chutes de hauteur (Assurance Maladie, mars 2026).

Comment les professionnels du BTP perçoivent-ils le risque de chute de hauteur ?

En France, les couvreurs, maçons et charpentiers bois interrogés par l'OPPBTP au début de 2024, dans des entreprises du BTP parmi les plus exposées aux chutes de hauteur, jugent pour la plupart leur métier dangereux, sans toujours utiliser l'équipement de sécurité.

  • Dans l'enquête menée en France par l'OPPBTP du 5 février au 8 mars 2024 auprès de 670 personnes travaillant dans des entreprises du BTP parmi les plus exposées aux chutes de hauteur (38 % de couvreurs, 37 % de maçons, 25 % de charpentiers bois), 9 professionnels sur 10 pensent que leur métier est dangereux (OPPBTP, mai 2024).
  • Dans des entreprises du BTP parmi les plus exposées aux chutes de hauteur, où l'OPPBTP a interrogé 670 professionnels en France du 5 février au 8 mars 2024, 75 % des chefs d'entreprise et 62 % des compagnons déclarent avoir déjà vécu un accident de chute de hauteur ou en avoir été témoins (OPPBTP, mai 2024).
  • En France, la moitié des 670 professionnels interrogés par l'OPPBTP du 5 février au 8 mars 2024, dans des entreprises du BTP parmi les plus exposées aux chutes de hauteur, affirment travailler sans équipement de sécurité au moins une fois par an (OPPBTP, mai 2024).
  • Pendant l'enquête menée en France par l'OPPBTP du 5 février au 8 mars 2024, 40 % des chantiers visités par ses conseillers ont été jugés moyens ou insuffisants en matière de sécurité (OPPBTP, mai 2024).

Quelle part des décès au travail les chutes de hauteur causent-elles dans la construction à l'étranger ?

En Grande-Bretagne, en Allemagne et aux États-Unis, la chute de hauteur figure parmi les premières causes de décès au travail dans la construction. Les trois pays ne comptent ni les mêmes travailleurs ni les mêmes années : leurs chiffres ne se comparent pas.

  • En Grande-Bretagne, 53 % des décès par accident du travail dans la construction entre 2020/21 et 2024/25 sont dus à une chute de hauteur (HSE, novembre 2025).
  • Le HSE compte 25 travailleurs de la construction morts d'un accident du travail en Grande-Bretagne en 2025/26 (chiffre provisoire), contre 37 par an en moyenne sur les cinq dernières années (HSE, juillet 2026).
  • En Allemagne, la BG BAU, l'assurance accidents du travail du bâtiment, a enregistré 78 accidents du travail mortels en 2024, contre 76 en 2023 (BG BAU, août 2025).
  • En Allemagne, 36 % des accidents du travail mortels enregistrés par la BG BAU en 2024 sont dus à une chute de hauteur (BG BAU, août 2025).
  • Aux États-Unis, les chutes de hauteur, que la statistique américaine appelle chutes à un niveau inférieur, ont causé 36,4 % des accidents du travail mortels de la construction en 2022, selon le CPWR, d'après les données du BLS (CPWR, juillet 2024).

Recrutement et formation des couvreurs

Les entreprises de couverture peinent à recruter en France comme au Royaume-Uni, d'après deux enquêtes qui ne posent pas la même question. La relève passe par l'apprentissage, que l'Allemagne chiffre avec plus de détail que la France dans les documents cités.

Quinze premières lignes du tableau des trente métiers les plus en tension en France (hors Mayotte) en 2024, selon la Dares, avec pour chaque métier l'emploi, l'indicateur de tension et sept composantes notées de 1 à 5. Les couvreurs sont au 15e rang : 45 600 emplois, indicateur de tension de 1,5, intensité d'embauche au niveau 5, conditions de travail contraignantes au niveau 4, non-attractivité salariale au niveau 1, les autres composantes aux niveaux 3 ou 4. Les agents de maîtrise et assimilés en fabrication mécanique occupent le premier rang.
Figure 5 : les quinze premiers des trente métiers les plus en tension en France en 2024, dans le classement de la Dares (France hors Mayotte). Les couvreurs y occupent le 15e rang, avec un indicateur de tension de 1,5, la moyenne des métiers de 2011 à 2022 valant 0 : la tension est plus forte pour les couvreurs que pour cette moyenne. Sur leur ligne, l'intensité d'embauche est au niveau 5 sur 5 et les conditions de travail contraignantes au niveau 4. Chaque composante se lit de 1 à 5, du bleu foncé (niveau 1) au rose foncé (niveau 5). Le tableau d'origine compte trente lignes ; la capture s'arrête à celle des couvreurs. Source : Dares, Dares Résultats n° 5, « Les tensions sur le marché du travail en 2024 », février 2026 (données 2024). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Y a-t-il une pénurie de couvreurs en France ?

En France, la statistique publique ne mesure pas une pénurie mais une tension : la Dares classe les couvreurs parmi les trente métiers où elle est la plus forte en 2024, et France Travail localise les projets de recrutement région par région.

  • En 2024, l'indicateur synthétique de tension de la Dares atteint 1,5 pour le métier de couvreur en France (hors Mayotte), la moyenne des métiers de 2011 à 2022 valant 0 (Dares, février 2026).
  • L'intensité d'embauche du métier de couvreur est au niveau 5 sur 5 en France (hors Mayotte) en 2024, le plus élevé de l'échelle de la Dares (Dares, février 2026).
  • En 2024, en France (hors Mayotte), la Dares place le métier de couvreur au niveau 4 sur 5 pour les conditions de travail contraignantes (Dares, février 2026).
  • La Nouvelle-Aquitaine est la région de France où les employeurs déclarent le plus de projets de recrutement de couvreurs pour 2026 : 1 310, selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre de France Travail (France Travail, avril 2026).

Combien d'apprentis se forment au métier de couvreur en France et en Allemagne ?

En France, quelques milliers d'apprentis préparent le CAP Couvreur, d'après la CAPEB ; l'Assurance Maladie compte les accidents du travail des apprentis de la couverture. En Allemagne, début 2026, le nombre d'apprentis couvreurs augmente, selon la fédération des couvreurs (ZVDH).

  • En France, la CAPEB compte 3 800 apprentis qui préparent le CAP Couvreur, d'après ses données 2025 sur l'artisanat du bâtiment, arrondies à la centaine ; son document ne précise pas quelles entreprises sont comptées (CAPEB, juillet 2026).
  • En 2024, dans les établissements français de couverture (code d'activité 43.91B), 270 accidents du travail ayant entraîné au moins quatre jours d'arrêt ont touché des apprentis (Assurance Maladie, mars 2026).
  • En janvier 2026, l'Allemagne compte 8 939 apprentis couvreurs, le niveau le plus élevé depuis 2003, selon le ZVDH (ZVDH, mars 2026).
  • En Allemagne, 3 440 apprentis couvreurs sont en première année de formation en janvier 2026, un nombre en hausse de 10,8 % sur un an, selon le ZVDH (ZVDH, mars 2026).
  • Un apprenti couvreur en troisième année de formation perçoit 1 460 euros par mois en Allemagne, d'après le document publié par le ZVDH en mars 2026 (ZVDH, mars 2026).
  • En 2024, 4 277 entreprises de couverture forment des apprentis en Allemagne, selon le ZVDH (ZVDH, mars 2026).

Comment évoluent le recrutement et l'emploi des couvreurs à l'étranger ?

Au Royaume-Uni, un peu plus de la moitié des entreprises de couverture adhérentes de la NFRC jugeaient, au 2e trimestre 2024, le recrutement plus difficile qu'au trimestre précédent. Aux États-Unis, l'emploi des couvreurs devrait augmenter ; en Allemagne, le nombre d'ouvriers couvreurs a légèrement reculé en 2025.

  • Au Royaume-Uni, au 2e trimestre 2024, 53 % des entreprises de couverture adhérentes de la NFRC déclarent que recruter a été plus difficile qu'au trimestre précédent (NFRC, octobre 2024).
  • Au 2e trimestre 2023, 32 % des entreprises de couverture interrogées pour la NFRC au Royaume-Uni signalent une pénurie de couvreurs en ardoise et en tuile, les ouvriers les plus difficiles à trouver (NFRC, août 2023).
  • Aux États-Unis, le BLS prévoit que l'emploi des couvreurs augmentera de 5 % entre 2025 et 2035, plus vite que la moyenne des métiers (BLS, septembre 2026).
  • Environ 12 000 postes de couvreurs seront à pourvoir chaque année aux États-Unis, en moyenne, entre 2025 et 2035, remplacements compris, selon les projections du BLS (BLS, septembre 2026).
  • En Allemagne, d'après la caisse sociale de la branche (SOKA-DACH), le nombre d'ouvriers couvreurs a reculé de 1,0 % entre 2024 et 2025, soit 608 de moins (ZVDH, mars 2026).

Activité, clients et délais de paiement des couvreurs

En France, deux mesures partielles suivent l'activité des couvreurs : une enquête limitée à la rénovation en tuile et une note de conjoncture qui mêle la couverture à la plomberie et au chauffage. Aucune des deux ne décrit un effondrement. Sur les prix et les délais de paiement, les seuls repères cités sont britanniques et allemands.

Situation de l'activité déclarée par les couvreurs interrogés en septembre 2024 pour l'Observatoire de la rénovation en couverture tuile : 27 % bénéficient d'une forte activité, 56 % d'une activité normale, 12 % subissent une baisse d'activité, 3 % une forte baisse, et moins de 1 % sont en redressement judiciaire (Fédération française des tuiles et briques, enquête par téléphone auprès de 800 couvreurs).
Figure 6 : la situation de leur activité, décrite par les couvreurs interrogés en septembre 2024 pour l'Observatoire de la rénovation en couverture tuile (enquête par téléphone auprès de 800 couvreurs). Ils sont 27 % à déclarer une forte activité et 56 % une activité normale, la réponse la plus fréquente ; 12 % subissent une baisse et 3 % une forte baisse. À cette date, les baisses d'activité restent donc minoritaires chez les couvreurs. Le bloc reproduit ne porte pas de date : celle de septembre 2024 se déduit du rapport, qui annonce deux éditions de l'enquête en 2024, en février et en septembre, et place le rappel « Février 2024 » juste dessous. Source : FFTB, Rapport moral 2024, « Observatoire de la rénovation en couverture tuile », avril 2025 (enquête de septembre 2024). Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Comment évolue l'activité des couvreurs en France, et leurs recrutements sont-ils saisonniers ?

En France, la note que l'Observatoire de la rénovation en couverture tuile attribue à la dynamique des chantiers progresse un peu entre février et septembre 2024, et très peu de projets de recrutement de couvreurs sont saisonniers d'après France Travail.

  • En septembre 2024, 56 % des 800 couvreurs interrogés par téléphone en France pour l'Observatoire de la rénovation en couverture tuile de la FFTB déclarent bénéficier d'une activité normale (FFTB, avril 2025).
  • Parmi les 800 couvreurs interrogés en France en septembre 2024 pour l'Observatoire de la rénovation en couverture tuile de la FFTB, 27 % déclarent bénéficier d'une forte activité (FFTB, avril 2025).
  • En France, 12 % des 800 couvreurs interrogés en septembre 2024 pour l'Observatoire de la rénovation en couverture tuile de la FFTB déclarent subir une baisse d'activité et 3 % une forte baisse (FFTB, avril 2025).
  • L'Observatoire de la rénovation en couverture tuile de la FFTB note la dynamique de ces travaux à 3,5 sur 5 pour la France en septembre 2024, après 3,4 en février 2024 (FFTB, avril 2025).
  • En 2026, 4,4 % des projets de recrutement de couvreurs sont saisonniers en France, selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre de France Travail (France Travail, avril 2026).

Comment évoluent l'activité et les prix des couvreurs au Royaume-Uni et en Allemagne ?

Au Royaume-Uni, au 2e trimestre 2024, les adhérents de la NFRC qui voyaient leur charge de travail augmenter étaient plus nombreux que ceux qui la voyaient baisser, et la pression sur le prix des matériaux s'atténuait. En Allemagne, les prix des travaux de couverture ont augmenté en 2025.

  • Au Royaume-Uni, au 2e trimestre 2024, 38 % des entreprises de couverture adhérentes de la NFRC déclarent une charge de travail en hausse et 23 % une charge en baisse, soit un solde d'opinion positif de 15 points (NFRC, octobre 2024).
  • Au 2e trimestre 2024, 48 % des entreprises de couverture adhérentes de la NFRC, au Royaume-Uni, s'attendent à une hausse de leur charge de travail dans l'année à venir, et 15 % à une baisse (NFRC, octobre 2024).
  • Au Royaume-Uni, le solde d'opinion des adhérents de la NFRC sur le prix des matériaux s'établit à 48 points en faveur d'une hausse au 2e trimestre 2024, contre 55 points au 1er trimestre (NFRC, octobre 2024).
  • En 2025, les prix des travaux de couverture ont augmenté d'environ 4,5 % en Allemagne, selon le ZVDH (ZVDH, mars 2026).

Que pensent les professionnels du BTP de leurs clients, et dans quels délais les couvreurs sont-ils payés ?

En France, les couvreurs, maçons et charpentiers bois interrogés par l'OPPBTP au début de 2024 doutent souvent de l'intérêt de leurs clients pour la sécurité. Les délais de paiement cités viennent d'une enquête britannique.

  • Dans l'enquête menée en France par l'OPPBTP du 5 février au 8 mars 2024 auprès de 670 professionnels d'entreprises du BTP parmi les plus exposées aux chutes de hauteur (couvreurs, maçons, charpentiers bois), 46 % des professionnels rencontrés sur un chantier d'un bon niveau de sécurité pensent que leurs clients ne s'intéressent pas à la sécurité ; la part atteint 80 % sur les chantiers d'un niveau de sécurité moyen (OPPBTP, mai 2024).
  • En France, 92 % des 670 professionnels interrogés par l'OPPBTP du 5 février au 8 mars 2024, dans des entreprises du BTP parmi les plus exposées aux chutes de hauteur, pensent qu'un échafaudage de pied est un bénéfice pour l'image de marque de l'entreprise (OPPBTP, mai 2024).
  • Au 2e trimestre 2024, au Royaume-Uni, 90 % des entreprises de couverture adhérentes de la NFRC ont fixé avec leurs clients des délais de paiement de 45 jours ou moins (NFRC, octobre 2024).
  • Au Royaume-Uni, 71 % des entreprises de couverture adhérentes de la NFRC déclarent, au 2e trimestre 2024, être effectivement payées en 45 jours ou moins (NFRC, octobre 2024).

Le guide Couvreur : appels sur chantier et après intempéries explique comment recueillir la demande d'un client sans quitter le toit.

Méthodologie et sources

Les chiffres de cette page répondent aux questions les plus courantes sur le métier de couvreur : nombre d'entreprises et d'emplois, chantiers, accidents du travail, chutes de hauteur, recrutement, activité. Chacun a été lu dans le document de l'organisme cité, non dans un article qui le reprend. Ces organismes relèvent de la statistique publique française et européenne (Insee, Dares, SDES, Eurostat), du service public de l'emploi (France Travail), de l'assurance des accidents du travail (Assurance Maladie - Risques professionnels, BG BAU), d'agences publiques étrangères (HSE, BLS), d'organismes de prévention, de recherche et de qualité de la construction (OPPBTP, CPWR, AQC) et de fédérations professionnelles (FFTB, CAPEB, ZVDH, NFRC).

Un chiffre étranger est toujours accompagné du nom du pays. La date placée dans chaque citation est celle de la publication du document ou, pour un tableau en ligne, de sa dernière mise à jour ; quand le document n'imprime pas de date, c'est celle du fichier ou de la publication à laquelle il se rattache.

La période mesurée figure dans la phrase quand la source la donne ; ce n'est pas toujours le cas, par exemple pour les chiffres du dossier de presse de l'OPPBTP sur les chutes de hauteur par métier et par taille d'entreprise, ou pour le détail des désordres de couverture par matériau et par cause dans l'Observatoire de l'AQC. Sous les figures, la période des données suit, entre parenthèses, la date de publication.

Deux documents sont cités depuis une copie hébergée ailleurs que chez leur producteur : la publication de la Dares sur le site de la DREETS Centre-Val de Loire, le document du ZVDH sur celui de la revue dach-holzbau.de. Tous les chiffres ont été relus dans leur document d'origine le 5 octobre 2026. La page est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • Accident du travail en premier règlement : accident du travail pour lequel l'Assurance Maladie a versé une première indemnisation dans l'année ; elle l'appelle aussi accident avec arrêt.
  • Accident de trajet : accident survenu sur le parcours entre le domicile et le lieu de travail.
  • Accidents codés : accidents pour lesquels la caractéristique étudiée (cause, type de contrat) est renseignée dans les statistiques de l'Assurance Maladie ; les parts sont calculées sur ces seuls accidents, les autres étant classés « non codés ».
  • Incapacité temporaire, incapacité permanente : la première correspond à l'arrêt de travail qui suit l'accident, la seconde aux séquelles durables, mesurées par un taux.
  • Indice de fréquence : nombre d'accidents du travail en premier règlement pour mille salariés.
  • Taux de fréquence : nombre d'accidents du travail en premier règlement par million d'heures de travail.
  • Taux de gravité : nombre de journées perdues par incapacité temporaire pour mille heures de travail.
  • Indice de gravité : total des taux d'incapacité permanente rapporté au million d'heures de travail.
  • Maladie professionnelle : maladie reconnue comme la conséquence du travail, le plus souvent parce qu'elle figure dans un tableau de maladies professionnelles.
  • Affections périarticulaires : atteintes des tendons et des articulations (épaule, coude, poignet, genou) provoquées par certains gestes et postures de travail.
  • Chute de hauteur : chute d'une personne d'un niveau à un autre, par exemple d'un toit, d'une échelle ou d'un échafaudage ; la chute de plain-pied se produit sur un même niveau.
  • Toiture fragile : toiture dont le matériau ne supporte pas le poids d'une personne, par exemple des plaques en fibres-ciment ou des plaques translucides.
  • Équipement de protection collective : dispositif qui protège toutes les personnes présentes, comme un garde-corps ou un filet, par opposition à l'équipement individuel, comme le harnais.
  • Échafaudage de pied : échafaudage fixe qui repose sur le sol.
  • Compagnon : dans le BTP, ouvrier qualifié qui travaille sur le chantier.
  • Sous-classe ou code d'activité 43.91B : dans la nomenclature d'activités française (NAF), « Travaux de couverture par éléments ». La sous-classe 43.91A, « Travaux de charpente », forme avec elle la classe 43.91.
  • Classe F43.91 : dans la nomenclature européenne d'activités (NACE), classe qui réunit la couverture et la charpente.
  • Ésane : dispositif de l'Insee qui produit les statistiques annuelles d'entreprises.
  • Équivalent temps plein : unité de mesure de l'emploi dans laquelle un salarié à mi-temps compte pour la moitié d'un salarié à temps plein.
  • Valeur ajoutée : valeur de la production diminuée des achats de biens et de services consommés pour produire.
  • Excédent brut d'exploitation : ce qui reste de la valeur ajoutée, augmentée des subventions d'exploitation, une fois payés les frais de personnel et les impôts sur la production.
  • Investissements corporels bruts hors apports : dépenses de l'année en biens durables (bâtiments, machines, véhicules, matériel), sans compter les biens reçus lors d'une fusion ou d'un apport.
  • Geste de travaux : dans l'enquête Tremi (Travaux de rénovation énergétique des maisons individuelles), un type de travaux réalisé sur un poste du logement, par exemple l'isolation du plancher des combles.
  • Tuile à grand moule : tuile de grand format, l'une des catégories des statistiques de la FFTB.
  • Couverture en petits éléments : dans le classement de l'AQC, couverture faite de tuiles ou d'ardoises.
  • Points singuliers : endroits où la couverture s'interrompt ou change de pente, comme le faîtage, la rive et la noue.
  • Désordre : dommage ou défaut constaté sur un ouvrage après sa réalisation ; ceux que compte l'AQC relèvent de la garantie décennale, concernent des travaux neufs et sont signalés par les experts de l'assurance dommages-ouvrage.
  • Garantie décennale : responsabilité du constructeur, pendant dix ans après la réception des travaux, pour les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à son usage.
  • Enquête Besoins en main-d'œuvre (BMO) : enquête annuelle de France Travail auprès des employeurs sur leurs projets de recrutement pour l'année.
  • Indicateur de tension : indicateur synthétique de la Dares qui mesure, métier par métier, la difficulté à recruter ; la moyenne des métiers de 2011 à 2022 vaut 0. Ses composantes, comme l'intensité d'embauche ou les conditions de travail contraignantes, sont notées de 1 à 5.
  • Solde d'opinion : écart, en points, entre la part des entreprises qui déclarent une hausse et la part de celles qui déclarent une baisse.
  • CAP Couvreur : certificat d'aptitude professionnelle, premier diplôme du métier de couvreur.
  • BTP : bâtiment et travaux publics.
  • CDI : contrat à durée indéterminée.
  • CTN : comité technique national, l'une des neuf branches d'activité des statistiques de l'Assurance Maladie - Risques professionnels.
  • Ademe : Agence de la transition écologique.
  • AQC : Agence Qualité Construction.
  • BG BAU : Berufsgenossenschaft der Bauwirtschaft, l'assurance accidents du travail du bâtiment en Allemagne.
  • BLS : Bureau of Labor Statistics, l'office fédéral des statistiques du travail aux États-Unis.
  • CAPEB : Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment.
  • CPWR : The Center for Construction Research and Training, centre de recherche et de formation sur la construction aux États-Unis.
  • Dares : Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques, au ministère du Travail.
  • DREETS : direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités, service de l'État en région.
  • Eurostat : office statistique de l'Union européenne.
  • FFTB : Fédération française des tuiles et briques.
  • HSE : Health and Safety Executive, l'autorité de santé et de sécurité au travail en Grande-Bretagne. Son année statistique s'achève en mars : 2025/26 se termine en mars 2026.
  • Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.
  • NFRC : National Federation of Roofing Contractors, fédération des entreprises de couverture au Royaume-Uni.
  • ONRE : Observatoire national de la rénovation énergétique.
  • OPPBTP : Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics.
  • SDES : Service des données et études statistiques, au ministère chargé de la Transition écologique.
  • SOKA-DACH : caisse sociale de branche des couvreurs allemands.
  • ZVDH : Zentralverband des Deutschen Dachdeckerhandwerks, la fédération allemande des couvreurs.

Sources