Santé et paramédical

105 chiffres sur les ostéopathes en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 34 min de lecture

Le nombre d'ostéopathes en France se compte en dizaines de milliers, mais aucun total ne fait foi à lui seul, et la bascule du répertoire ADELI vers le RPPS, en octobre 2024, complique les comparaisons. Il en va de même pour les revenus des praticiens et pour le recours des Français à l'ostéopathe, que plusieurs enquêtes mesurent sur des champs différents.

Cette page réunit 105 chiffres sourcés sur la profession et sur ses patients : effectifs et registres, revenus et organisation des cabinets, profil des patients, motifs et fréquence des consultations, prix des séances et remboursement par les complémentaires santé, formation et comparaisons avec d'autres pays. Chaque chiffre est donné avec sa population, sa date et un lien vers le document d'origine.

La plupart des chiffres sur les patients viennent de sondages commandés par des organisations d'ostéopathes : le commanditaire de chaque sondage est nommé dans la phrase, et les sources les plus anciennes, de 2012 à 2019, sont datées à chaque fois.

Chiffres clés

  • Au 1er janvier 2024, le nombre d'ostéopathes en France inscrits au répertoire ADELI atteignait 41 579, en exercice ou non, d'après le relevé publié par osteopathes.pro (osteopathes.pro, octobre 2025)
  • En 2020, la France comptait 49 ostéopathes pour 100 000 habitants, hors médecins ostéopathes, le niveau le plus élevé cité dans le résumé de la revue mondiale de l'Osteopathic International Alliance (OIA), établie à partir des données déclarées par ses membres (OIA, février 2021)
  • En France, en 2021, 1 831 étudiants ont obtenu leur diplôme d'ostéopathe, selon une estimation de la DGOS citée par l'IGAS (IGAS, avril 2022)
  • En France, en 2022, les complémentaires santé ont versé 1,0 milliard d'euros de prestations « à la périphérie des soins de santé », un poste qui regroupe l'ostéopathie, la psychothérapie, d'autres soins et des prestations individuelles de prévention (Drees, juillet 2024)
  • En France, en 2024, les ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA ont dégagé un bénéfice moyen de 23 845 € sur l'année, avant impôt sur le revenu, hors micro-entrepreneurs (UNASA, juillet 2025)
  • En France, en 2024, 62,5 % des ostéopathes actifs repérés par le recensement en ligne d'osteopathes.pro, soit 18 851 praticiens, proposaient la prise de rendez-vous en ligne, contre 56 % en 2023 (osteopathes.pro, octobre 2025)
  • En France, en septembre 2025, 25 % des personnes de 18 ans et plus déclaraient avoir consulté un ostéopathe au cours des douze derniers mois, selon un sondage Odoxa commandé par l'Unité pour l'ostéopathie (UPO) (UPO, septembre 2025)
  • En France, en septembre 2025, 55 % des personnes de 18 ans et plus déclaraient avoir consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années, selon le sondage Odoxa pour l'UPO des 3 et 4 septembre (UPO, septembre 2025)
  • En France, en mai 2024, 86 % des personnes de 18 ans et plus disaient faire confiance aux ostéopathes pour soulager leurs patients en toute sécurité, dont 29 % « tout à fait », selon un sondage Odoxa pour l'UPO (UPO, juin 2024)
  • En France, en 2016, parmi les personnes qui avaient déjà consulté un ostéopathe, 37 % y avaient été orientées par leur entourage proche et 30 % par leur médecin généraliste, selon un sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016)
  • En France, en 2024, une séance d'ostéopathie pour adulte coûtait en moyenne 59,7 € chez les praticiens du réseau Oostéo, et 60 € était à la fois le tarif le plus courant et le tarif médian (Oostéo, février 2024)
  • En France, en septembre 2025, 64 % des personnes ayant consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années disaient avoir été remboursées par leur mutuelle lors de leur dernière séance, selon un sondage Odoxa pour l'UPO (UPO, septembre 2025)

Combien d'ostéopathes en France, et pourquoi les comptes divergent

Le titre d'ostéopathe est porté par bien plus de personnes qu'il n'y a d'ostéopathes exclusifs en activité. Un effectif ne se cite donc qu'avec le registre dont il vient.

Graphique en barres et courbes de 2010 à 2024 : les ostéopathes inscrits au répertoire passent de 11 608 à 41 579, les ostéopathes exclusifs cotisant à la CIPAV de 6 081 à 18 492
Figure 1 : de 2010 à 2024, le nombre d'ostéopathes inscrits au répertoire (barres bleues) et celui des ostéopathes exclusifs qui cotisent à la CIPAV (courbe rouge) ont tous deux plus que triplé, et l'écart entre les deux registres s'est creusé. Données du répertoire ADELI (Drees) et de la CIPAV, relevées par osteopathes.pro. Source : osteopathes.pro, Démographie des ostéopathes en France 2024, janvier 2024. Graphique publié par la source, capturé le 6 octobre 2026.

Combien d'ostéopathes y a-t-il en France, et combien exercent vraiment ?

En France, trois sources donnent pour 2024 trois effectifs, du plus large au plus restreint : les inscrits au répertoire, les praticiens repérés en activité et les ostéopathes exclusifs qui cotisent à leur caisse de retraite.

  • En France, en 2024, osteopathes.pro estime à 30 122 le nombre d'ostéopathes en activité, après avoir recherché sur Internet chacun des inscrits au répertoire ADELI ; ce recensement n'est pas un registre officiel (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • En France, en 2024, la CIPAV, caisse de retraite obligatoire des ostéopathes exclusifs, compte 18 492 ostéopathes cotisants, d'après le relevé publié par osteopathes.pro (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • En France, en 2010, 11 608 ostéopathes étaient inscrits au répertoire ADELI, selon la série 2010-2024 publiée par osteopathes.pro (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • En 2010, la CIPAV comptait en France 6 081 ostéopathes exclusifs cotisants, d'après la même série d'osteopathes.pro (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • Au 1er janvier 2022, la CIPAV comptait en France 15 043 ostéopathes actifs cotisants, soit 1,5 fois moins que les estimations du nombre d'ostéopathes en exercice tirées du répertoire ADELI, selon les données transmises par la caisse à l'IGAS (IGAS, avril 2022).

Pourquoi les registres ne donnent-ils pas le même nombre d'ostéopathes ?

En France, le répertoire national conserve des doublons et des titulaires qui n'exercent plus, une partie des inscrits sont aussi kinésithérapeutes ou médecins, et seuls les ostéopathes exclusifs cotisent à la CIPAV.

  • En septembre 2024, osteopathes.pro a compté 896 doublons exacts dans le répertoire national, puis 5 040 en octobre 2024, quelques jours après la bascule d'ADELI vers le RPPS (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • En France, en 2024, osteopathes.pro déduit, par différence avec les cotisants de la CIPAV, qu'environ 11 630 des ostéopathes actifs qu'il recense ne sont pas exclusifs : selon la définition du site, ils exercent aussi une autre profession de santé (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • Début 2022, entre 10 500 et 10 900 masseurs-kinésithérapeutes ostéopathes étaient inscrits au répertoire ADELI, selon les sources réunies par l'IGAS (IGAS, avril 2022).
  • Dans son rapport d'avril 2022, l'IGAS relève qu'en France, 1 724 médecins ostéopathes figuraient au répertoire ADELI, alors que 2 281 médecins avaient déclaré à l'ordre des médecins une formation validée en ostéopathie (IGAS, avril 2022).
  • En 2023, osteopathes.pro recensait 31 254 ostéopathes actifs en France, 1 132 de plus qu'en 2024, un écart que le site attribue surtout à l'amélioration de sa méthode (osteopathes.pro, octobre 2025).

Quel est le profil des ostéopathes en France, selon le sexe, l'âge et l'ancienneté ?

En France, les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes parmi les inscrits au répertoire, alors que les femmes sont majoritaires parmi les répondants d'une enquête nationale de 2024 : un questionnaire en ligne n'est pas un recensement.

  • En France, en 2024, d'après les données du répertoire ADELI relevées par osteopathes.pro, les ostéopathes inscrits sont à 46,4 % des femmes et à 53,6 % des hommes (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • L'enquête nationale de Thomson et al., menée en ligne du 14 mai au 14 juillet 2024 auprès des ostéopathes exerçant en France, a recueilli 1 703 réponses complètes (Thomson et al., mars 2025).
  • Dans l'enquête de Thomson et al. de mai-juillet 2024, 53,8 % des ostéopathes répondants sont des femmes, soit 917 répondantes, et 45,6 % des hommes (Thomson et al., mars 2025).
  • Les ostéopathes qui ont répondu à l'enquête de Thomson et al. en 2024 ont en moyenne 34,5 ans, pour un âge médian de 35 ans (Thomson et al., mars 2025).
  • Selon la même enquête de Thomson et al. de mai-juillet 2024, les répondants exercent depuis 8,7 ans en moyenne, et l'ancienneté médiane est de 8 ans (Thomson et al., mars 2025).

Installation, activité et revenus des cabinets

Les ostéopathes libéraux déclarent des bénéfices modestes, alors que les praticiens sont nombreux et répartis de façon très inégale sur le territoire. Ces deux constats posent la question d'un trop grand nombre d'ostéopathes en France.

Courbes des revenus annuels d'activité des ostéopathes cotisant à la CIPAV de 2010 à 2020 : revenu moyen, médian, minimum, premier et troisième quartiles ; le revenu médian reste stable puis recule en 2020
Figure 2 : en euros constants, le revenu médian déclaré par les ostéopathes qui cotisent à la CIPAV reste stable de 2011 à 2019, puis recule en 2020, année marquée par la crise sanitaire ; l'écart entre le premier et le troisième quartile montre des revenus très inégaux d'un praticien à l'autre. Source : IGAS (données CIPAV), Évaluation de la procédure d'agrément et des capacités d'accueil des établissements de formation en ostéopathie et en chiropraxie et propositions d'évolution, revenus de l'année 2020, rapport publié en avril 2022. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien gagne un ostéopathe en France ?

En France, le bénéfice d'un ostéopathe libéral varie fortement d'un praticien à l'autre. Les deux sources n'ont pas le même champ : l'UNASA décrit les adhérents de ses associations agréées, l'IGAS les cotisants de la CIPAV.

  • En France, en 2024, les ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA (2 534 dossiers) ont encaissé en moyenne 58 649 € de recettes nettes, débours et honoraires rétrocédés déduits (UNASA, juillet 2025).
  • En France, en 2024, le bénéfice représente en moyenne 40,7 % des recettes nettes des ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA (UNASA, juillet 2025).
  • En 2024, parmi les ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA, le quart aux recettes les plus faibles dégage un bénéfice moyen de 9 524 €, contre 39 608 € pour le quart aux recettes les plus élevées (UNASA, juillet 2025).
  • Entre 2023 et 2024, à population constante (2 453 dossiers), le bénéfice des ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA a baissé de 8,6 % (UNASA, juillet 2025).
  • En France, en 2020, année de crise sanitaire, la moitié des ostéopathes actifs cotisant à la CIPAV ont déclaré moins de 17 500 € de revenus annuels, soit 1 460 € par mois, un niveau inférieur au Smic, selon l'IGAS (IGAS, avril 2022).

Comment s'organise un cabinet d'ostéopathe, et quelles charges pèsent sur ses recettes ?

En France, une partie des ostéopathes exercent dans plusieurs cabinets. Chez les libéraux adhérents d'une association agréée, les cotisations sociales personnelles pèsent en moyenne plus lourd que le loyer, et les charges de personnel restent très faibles.

  • En France, en 2024, 19 % des ostéopathes actifs recensés par osteopathes.pro, soit 5 794 praticiens, exercent dans au moins deux cabinets ; le site compte 35 916 cabinets d'exercice au total (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • En 2024, les cotisations sociales personnelles représentent en moyenne 18,0 % des recettes nettes des ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA (UNASA, juillet 2025).
  • En 2024, les loyers et charges locatives pèsent en moyenne 12,9 % des recettes nettes des ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA (UNASA, juillet 2025).
  • En 2024, les frais de déplacement absorbent en moyenne 6,6 % des recettes nettes des ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA (UNASA, juillet 2025).
  • En 2024, les charges de personnel ne pèsent en moyenne que 1,0 % des recettes nettes des ostéopathes adhérents d'une association agréée membre de l'UNASA (UNASA, juillet 2025).

Pour un praticien libéral, un guide détaille les frais professionnels qu'un indépendant peut déduire.

Y a-t-il trop d'ostéopathes en France, et où sont-ils les plus nombreux ?

En France, la densité d'ostéopathes varie selon le registre retenu et d'une commune à l'autre. Le Registre des ostéopathes de France (ROF), organisme de la profession, a estimé combien de praticiens à temps plein le modèle économique actuel peut faire vivre.

  • En France, en 2024, on compte un ostéopathe actif pour 2 270 habitants, et un inscrit au répertoire ADELI pour 1 645 habitants, selon osteopathes.pro (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • Selon osteopathes.pro, en 2024, le nombre d'habitants par ostéopathe actif descend jusqu'à 250 dans certaines communes touristiques ou urbaines et peut dépasser 10 000 ailleurs (osteopathes.pro, octobre 2025).
  • Début 2022, dans son estimation haute, l'IGAS situe la densité des ostéopathes en France autour de 42 pour 100 000 habitants, dont 17 à 19 pour les professionnels de santé qui pratiquent l'ostéopathie (IGAS, avril 2022). Pour les seuls ostéopathes exclusifs, l'IGAS retient une densité de 24 pour 100 000 habitants, d'après les données de la CIPAV, du ROF et d'osteopathes.pro (IGAS, avril 2022).
  • D'après une modélisation publiée en janvier 2026 par le ROF, le modèle économique actuel de l'ostéopathie en France permettrait de faire vivre entre 22 000 et 29 000 ostéopathes à temps plein, suivant les trois hypothèses de calcul retenues (ROF, janvier 2026).

Les Français et l'ostéopathe : qui consulte ?

Consulter un ostéopathe est courant en France. Tous les chiffres de cette partie viennent toutefois de sondages commandés par des organisations d'ostéopathes ou par Santéclair, et rapportent ce que les personnes interrogées déclarent.

Diagramme en barres du sondage Odoxa de septembre 2025 : 25 % des Français ont consulté un ostéopathe dans les 12 derniers mois, 16 % il y a un à trois ans, 14 % il y a quatre à cinq ans, soit 55 % en cinq ans, contre 53 % en 2024, 48 % en 2019 et 49 % en 2015 ; 44 % jamais ou pas depuis longtemps
Figure 3 : en septembre 2025, la part des Français de 18 ans et plus qui déclarent avoir consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années est la plus haute des quatre mesures Odoxa reprises dans le graphique, de 2015 à 2025 ; 44 % disent n'en avoir jamais consulté, ou pas depuis longtemps. Sondage réalisé par internet les 3 et 4 septembre 2025 auprès de 1 005 personnes, commandé par une organisation d'ostéopathes, l'Unité pour l'ostéopathie (UPO). Source : Odoxa pour l'UPO, Conséquences d'un éventuel déremboursement de l'ostéopathie, septembre 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien de Français consultent un ostéopathe ?

En France, environ un adulte sur deux déclare avoir consulté un ostéopathe en cinq ans, d'un sondage Odoxa à l'autre depuis 2015. L'Ifop et Harris Interactive ont posé d'autres questions, qui ne se comparent pas à cette série.

  • En France, en septembre 2015, 49 % des adultes déclaraient avoir consulté un ostéopathe au cours des cinq années précédentes, selon un sondage Odoxa commandé par le SFDO, et 48 % en septembre 2019, pour l'UPO, deux mesures rappelées dans le rapport Odoxa de 2025 (UPO, septembre 2025).
  • En France, en mai 2024, 53 % des personnes de 18 ans et plus déclaraient avoir consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années, selon un sondage Odoxa pour l'UPO (UPO, juin 2024).
  • En 2016, 47 % des Français de 18 ans et plus déclaraient avoir consulté un ostéopathe au cours des trois dernières années, pour eux-mêmes ou pour un membre de leur famille, selon un sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016).
  • En octobre 2019, 49 % des Français de 18 ans et plus disaient avoir déjà consulté un ostéopathe pour eux-mêmes, sans limite de durée, selon une étude Harris Interactive pour Santéclair (Santéclair, novembre 2019).

Qui consulte le plus un ostéopathe en France, selon le sexe, l'âge et le milieu social ?

En France, les femmes et les cadres déclarent plus souvent que les hommes et les ouvriers avoir consulté un ostéopathe, et les 65 ans et plus moins souvent que les 25-34 ans ou les 50-64 ans.

  • En France, en mai 2024, 60 % des femmes déclaraient avoir consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années, contre 46 % des hommes, selon un sondage Odoxa pour l'UPO (UPO, juin 2024).
  • Selon le même sondage Odoxa pour l'UPO de mai 2024, 60 % des 25-34 ans et 59 % des 50-64 ans déclaraient avoir consulté un ostéopathe en cinq ans, contre 43 % des 65 ans et plus (UPO, juin 2024).
  • D'après ce sondage pour l'UPO de mai 2024, 54 % des ouvriers et 65 % des cadres déclaraient avoir consulté un ostéopathe en cinq ans (UPO, juin 2024).
  • En France, en 2016, 52 % des femmes et 42 % des hommes déclaraient avoir consulté un ostéopathe en trois ans, pour eux-mêmes ou pour un membre de leur famille, selon un sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016).
  • En France, en 2016, 53 % des personnes aux hauts revenus déclaraient avoir consulté un ostéopathe en trois ans, pour elles-mêmes ou pour un membre de leur famille, contre 37 % dans les catégories pauvres, selon le sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016).

Les Français font-ils confiance aux ostéopathes, et les patients sont-ils satisfaits ?

En France, d'après des enquêtes de 2016 et 2019, la grande majorité des patients se disent satisfaits des soins reçus ou de leurs résultats, et la plupart des adultes ont une bonne image de la profession et disent lui faire confiance.

  • En France, en octobre 2019, 80 % des personnes de 18 ans et plus déclaraient avoir une bonne image de l'ostéopathie, selon une étude Harris Interactive pour Santéclair (Santéclair, novembre 2019).
  • Dans cette étude Harris Interactive pour Santéclair d'octobre 2019, 61 % des Français de 18 ans et plus se disaient bien informés sur l'ostéopathie (Santéclair, novembre 2019).
  • En octobre 2019, parmi les Français qui avaient déjà consulté un ostéopathe, 92 % se déclaraient satisfaits des résultats, dont 54 % « tout à fait satisfaits », selon l'étude Harris Interactive pour Santéclair (Santéclair, novembre 2019).
  • En 2016, 88 % des personnes ayant déjà consulté un ostéopathe se disaient satisfaites des soins de leur dernière consultation, dont 48 % très satisfaites, selon un sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016).
  • En 2016, 87 % des Français de 18 ans et plus estimaient que les ostéopathes étaient des professionnels en qui ils avaient confiance, selon le sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016).

Motifs de consultation, orientation et fréquence des séances

Les données sur les habitudes des patients sont dispersées : l'étude menée en cabinet date de 2012, et les sondages plus récents ne posent pas les mêmes questions. Chaque chiffre se lit donc avec sa propre question, plutôt qu'en comparaison avec les autres.

Diagramme en barres du sondage Ifop de mai 2016 sur qui a orienté les patients vers un ostéopathe : entourage proche 37 %, médecin généraliste 30 %, personne 28 %, médecin spécialiste 4 %, association d'usagers 1 %
Figure 4 : parmi les Français qui avaient déjà consulté un ostéopathe (63 % de l'échantillon), l'entourage proche et le médecin généraliste arrivaient en tête des orientations ; 28 % disaient que personne ne les y avait orientés, et 4 % citaient un médecin spécialiste. Sondage réalisé auprès de 2 006 personnes, commandé par Ostéopathes de France. Source : Ifop pour Ostéopathes de France, La notoriété et l'image des ostéopathes, mai 2016. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Pour quels motifs consulte-t-on un ostéopathe ?

En France, les douleurs musculosquelettiques étaient le premier motif de consultation dans les cabinets étudiés en 2012 ; dans des sondages plus récents, les patients citent aussi les pathologies chroniques et le sport.

  • Dans l'étude MOST, menée en France de février à mai 2012 auprès de 1 556 patients de 98 ostéopathes et de deux cliniques d'écoles, l'âge moyen des patients était de 39,1 ans (Étude MOST, novembre 2012). Les femmes représentaient 61,5 % de ces patients (Étude MOST, novembre 2012).
  • Dans l'étude MOST de 2012, les douleurs musculosquelettiques étaient le motif principal de 62 % des patients, et les douleurs vertébrales concernaient 42,6 % de l'ensemble des patients (Étude MOST, novembre 2012).
  • Les douleurs aiguës représentaient 46,7 % des prises en charge observées par l'étude MOST en 2012 (Étude MOST, novembre 2012).
  • La pédiatrie était le motif principal de 11,6 % des patients de l'étude MOST de 2012, les radiculopathies de 8,1 % (Étude MOST, novembre 2012).
  • En 2016, 44 % des personnes ayant déjà consulté un ostéopathe citaient une pathologie chronique, motif le plus fréquent, selon un sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016).
  • En mai 2024, 36 % des Français ayant déjà consulté un ostéopathe déclaraient l'avoir fait au moins une fois pour un motif sportif, selon un sondage Odoxa pour l'UPO (UPO, juin 2024).

Qui oriente vers l'ostéopathe, et comment choisit-on son praticien ?

En France, les patients disent souvent avoir choisi leur ostéopathe sur la recommandation d'un proche ou d'un professionnel de santé, et la plupart déclarent revenir chez le même praticien.

  • En France, en 2016, 40 % des personnes ayant déjà consulté un ostéopathe avaient vu la dernière fois un kinésithérapeute-ostéopathe, et 38 % un ostéopathe exclusif, selon un sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016).
  • En mai 2024, 67 % des Français ayant déjà consulté un ostéopathe disaient qu'un professionnel de santé leur avait déjà conseillé de le faire, selon un sondage Odoxa pour l'UPO (UPO, juin 2024).
  • En octobre 2019, 42 % des Français ayant déjà consulté un ostéopathe disaient l'avoir choisi sur la recommandation d'un proche, et 30 % sur celle d'un professionnel de santé, selon une étude Harris Interactive pour Santéclair (Santéclair, novembre 2019).
  • Dans cette étude Harris Interactive pour Santéclair d'octobre 2019, 83 % des patients déclaraient voir toujours, ou presque, le même praticien (Santéclair, novembre 2019).
  • En octobre 2019, 63 % des patients déclaraient que leur ostéopathe exerçait exclusivement l'ostéopathie, selon l'étude Harris Interactive pour Santéclair ; ce chiffre ne se compare pas à celui de l'Ifop de 2016, qui portait sur le professionnel vu lors de la dernière consultation (Santéclair, novembre 2019).

Combien de fois par an consulte-t-on un ostéopathe, et pourquoi certains Français n'y vont jamais ?

En France, plus de la moitié des patients déclaraient en 2019 consulter un ostéopathe au moins une fois par an, et en 2024, les personnes qui n'y étaient jamais allées invoquaient d'abord l'absence de besoin.

  • En septembre 2025, les Français ayant consulté un ostéopathe en cinq ans déclaraient s'y rendre 1,45 fois par an en moyenne, et 16 % plus de deux fois par an, selon un sondage Odoxa pour l'UPO (UPO, septembre 2025).
  • En octobre 2019, 65 % des Français ayant déjà consulté un ostéopathe déclaraient s'y rendre au moins une fois par an, selon une étude Harris Interactive pour Santéclair (Santéclair, novembre 2019).
  • En 2016, les patients satisfaits de leur dernière série de soins disaient avoir eu besoin de 3,7 séances en moyenne pour un même épisode, selon un sondage Ifop pour Ostéopathes de France (Ostéopathes de France, mai 2016).
  • En mai 2024, 63 % des Français n'ayant jamais consulté d'ostéopathe disaient ne jamais en avoir eu besoin, selon un sondage Odoxa pour l'UPO qui autorisait deux réponses (UPO, juin 2024).
  • Dans ce sondage Odoxa pour l'UPO de mai 2024, 16 % des personnes qui n'avaient jamais consulté citaient l'absence de remboursement par leur mutuelle, et autant leur méconnaissance de l'ostéopathie (UPO, juin 2024).

Prix d'une séance et remboursement par les complémentaires

L'Assurance maladie ne rembourse pas l'ostéopathie : ce qui reste à la charge du patient dépend de sa complémentaire santé. Un éventuel arrêt du remboursement par les mutuelles est devenu un enjeu pour la profession, qui a fait mesurer par sondage, en 2025, ce que les patients feraient dans ce cas.

Barres empilées de 2014 à 2022 : les prestations à la périphérie des soins de santé versées par les complémentaires santé passent de 205 à 975 millions d'euros (+376 %), les frais d'hébergement à l'hôpital ou en cure restent autour de 1,2 milliard
Figure 5 : les prestations « à la périphérie des soins de santé » versées par les complémentaires santé (en orange), qui regroupent notamment ostéopathie, acupuncture, naturopathie, sophrologie et réflexologie, ont presque quintuplé de 2014 à 2022 ; l'ostéopathie n'y est pas chiffrée à part. Source : Sénat (données Drees), Complémentaires santé, mutuelles : l'impact sur le pouvoir d'achat des Français, année 2022, rapport d'information enregistré en septembre 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Quel est le prix moyen d'une consultation d'ostéopathe en France ?

En France, dans le réseau Oostéo, les tarifs d'une séance pour adulte se concentrent dans une fourchette étroite, plus haute à Paris. Ces chiffres décrivent les membres de ce réseau privé, pas l'ensemble de la profession.

  • En France, en 2024, 68 % des ostéopathes du réseau Oostéo pratiquent un tarif compris entre 50 € et 60 € pour une séance d'adulte (Oostéo, février 2024).
  • À Paris intra-muros, chez les ostéopathes du réseau Oostéo, une séance pour adulte se facture plus cher que dans le reste du réseau, entre 60 € et 80 €, selon l'étude 2024 d'Oostéo (Oostéo, février 2024).
  • En 2024, 67 % des ostéopathes du réseau Oostéo appliquent des honoraires différents à certains patients, notamment les nourrissons (Oostéo, février 2024).
  • Selon l'étude 2024 d'Oostéo, une séance pour un nourrisson se facture en moyenne entre 45 € et 55 €, et le plus souvent de 55 € à 65 € à Paris intra-muros (Oostéo, février 2024).
  • Pour une séance à domicile, les ostéopathes du réseau Oostéo ajoutent généralement de 10 € à 15 € pour couvrir leurs frais de déplacement, selon cette étude de 2024 (Oostéo, février 2024).

Pour un praticien libéral qui fixe ses prix, un guide explique comment calculer son taux horaire d'indépendant.

Que remboursent les complémentaires santé pour l'ostéopathie ?

En France, en 2021, la plupart des bénéficiaires d'une complémentaire santé étaient couverts au moins en partie pour les soins non conventionnels, mais les montants publiés par la Drees mêlent l'ostéopathie à d'autres soins.

  • En France, en 2021, 88 % des bénéficiaires d'un contrat collectif étaient couverts, au moins en partie, pour les soins non conventionnels (homéopathes, ostéopathes, chiropracteurs…), contre 82 % en 2019, selon la Drees (Drees, avril 2025).
  • En 2021, comme en 2019, 75 % des bénéficiaires d'un contrat individuel étaient couverts au moins en partie pour les soins non conventionnels, selon la Drees (Drees, avril 2025).
  • En France, en 2022, les prestations connexes, qui comprennent notamment la prévention, les soins non conventionnels et les consultations de psychologues, représentaient 6 % des cotisations perçues par les complémentaires santé, selon la Drees (Drees, avril 2025).
  • En 2022, les complémentaires santé ont versé 2,2 milliards d'euros de prestations connexes, qui vont du confort à l'hôpital ou en cure à l'ostéopathie et aux autres soins non conventionnels, selon la Drees (Drees, juillet 2024).
  • D'après un rapport du Sénat fondé sur les données de la Drees, les prestations « à la périphérie des soins de santé », ostéopathie comprise, s'élevaient à 205 millions d'euros en 2014 et ont augmenté de 376 % jusqu'en 2022 (Sénat, septembre 2024).

Que se passerait-il si les complémentaires ne remboursaient plus l'ostéopathie ?

En France, une large majorité d'adultes veulent que les mutuelles continuent de rembourser l'ostéopathie, et une partie des patients disent qu'ils cesseraient de consulter sans ce remboursement. Une étude d'Asterès chiffre par ailleurs les économies attribuées à l'ostéopathie.

  • En France, en septembre 2025, 82 % des adultes jugeaient qu'il faut maintenir le remboursement de l'ostéopathie par les mutuelles, selon un sondage Odoxa pour l'UPO ; la question rappelait que les contrats solidaires et responsables le prévoient (UPO, septembre 2025).
  • Dans ce sondage Odoxa pour l'UPO de septembre 2025, 33 % des personnes ayant consulté un ostéopathe au cours des cinq dernières années disaient qu'elles n'iraient plus consulter si leur mutuelle ne remboursait plus les séances, et 47 % des moins de 35 ans (UPO, septembre 2025).
  • Parmi les patients qui renonceraient, 37 % iraient plutôt chez un masseur-kinésithérapeute et 24 % chez leur médecin généraliste, d'après ce sondage Odoxa pour l'UPO de septembre 2025, sans effectif publié pour ce sous-groupe (UPO, septembre 2025).
  • Selon une modélisation d'Asterès financée en 2019 par le ROF et CBF Assurances, l'ostéopathie ajoutée au traitement médical ferait économiser à la société 342 € par patient souffrant de lombalgie ou de cervicalgie avec arrêt de travail (Asterès, avril 2019).
  • La même modélisation d'Asterès de 2019 chiffre à 67 millions d'euros par an l'économie pour la société sur les lombalgies et cervicalgies avec arrêt de travail (Asterès, avril 2019).

Écoles, encadrement et comparaisons internationales

La formation des ostéopathes dépend d'écoles privées dont l'agrément relève du ministère de la Santé, mais, selon l'IGAS, le nombre annuel de diplômés n'est pas connu, en dehors d'une estimation ponctuelle de la DGOS pour 2021. Les comparaisons internationales reposent en grande partie sur des données déclarées par la profession.

Tableau du nombre et de la densité d'ostéopathes pour 100 000 habitants dans 21 pays : France 33 000 ostéopathes non médecins, soit 49 pour 100 000, contre 23 en Italie, 20 en Espagne, 8 au Royaume-Uni et 5 en Allemagne
Figure 6 : parmi les 21 pays du tableau, la France, avec 33 000 ostéopathes non médecins, en compte nettement plus par habitant que l'Italie (23 pour 100 000 habitants) ou l'Espagne (20). Ce sont des données déclaratives recueillies par l'Osteopathic International Alliance (OIA) lors de son enquête de 2020, retraitées par la mission de l'IGAS. Source : IGAS (données OIA), Évaluation de la procédure d'agrément et des capacités d'accueil des établissements de formation en ostéopathie et en chiropraxie et propositions d'évolution, année 2020, rapport publié en avril 2022. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Quel est le nombre d'écoles d'ostéopathie en France, et combien d'étudiants y sont formés ?

Les ostéopathes sont formés en France sur plusieurs années dans des écoles agréées, dont une partie des places restait vacante en 2021, selon une estimation reprise par l'IGAS.

  • En France, 31 écoles d'ostéopathie étaient agréées au 1er janvier 2022, selon l'IGAS ; ce sont des établissements privés, pour la plupart sous statut commercial (IGAS, avril 2022).
  • Au 1er janvier 2022, les écoles d'ostéopathie agréées pouvaient accueillir au maximum 11 974 élèves, toutes années d'études confondues, selon l'IGAS (IGAS, avril 2022).
  • Environ 1 000 places seraient restées vacantes en 2021 dans les écoles agréées, selon une enquête flash de la DGOS citée par l'IGAS (IGAS, avril 2022).
  • Début 2020, environ 10 300 étudiants suivaient une formation d'ostéopathe dans les écoles agréées, selon une estimation de la DGOS citée par l'IGAS (IGAS, avril 2022).
  • À la rentrée 2025, les établissements de formation en ostéopathie agréés avaient une capacité d'accueil de 11 653 étudiants, selon le Registre des ostéopathes de France (ROF), qui ne précise pas sa source (ROF, janvier 2026).
  • En janvier 2026, les établissements de formation agréés étaient présents dans 9 régions, selon le ROF (ROF, janvier 2026).
  • En France, dans un panel de neuf écoles agréées présenté par l'IGAS dans son rapport d'avril 2022, le coût annuel de la formation variait entre 8 400 € et 9 800 € (IGAS, avril 2022).

Comment la formation et la pratique de l'ostéopathie ont-elles été contrôlées et évaluées ?

En France, les écoles d'ostéopathie doivent obtenir l'agrément du ministère de la Santé, qui peut le refuser ou ne l'accorder qu'à titre provisoire. Pour la pratique, l'inventaire des essais publié par l'Inserm en 2012 est un décompte ancien, qui ne dit rien à lui seul de l'efficacité des soins.

  • En France, le 22 juillet 2021, le ministre de la Santé a refusé de renouveler l'agrément de 9 écoles d'ostéopathie et d'en autoriser 2 nouvelles ; les écoles non renouvelées ont reçu un agrément provisoire d'un an pour se mettre en conformité, selon l'IGAS (IGAS, avril 2022).
  • Dans son rapport de 2012 sur l'évaluation de l'ostéopathie, l'Inserm a retenu 17 essais, décrits dans 19 articles, après sélection dans la littérature scientifique internationale (Inserm, avril 2012).
  • Parmi les essais retenus par l'Inserm en 2012, 16 avaient été réalisés dans des pays anglo-saxons, dont 10 aux États-Unis (Inserm, avril 2012).
  • Dans le même inventaire de l'Inserm de 2012, 9 essais portaient sur les douleurs vertébrales (Inserm, avril 2012).

Où se situe la France par rapport aux autres pays pour le nombre d'ostéopathes ?

D'après les données déclarées à l'OIA pour 2020, la France comptait bien plus d'ostéopathes par habitant que le Royaume-Uni ou l'Allemagne. L'estimation propre de l'IGAS pour début 2022 est plus basse : sources et dates diffèrent.

  • Au Royaume-Uni, en 2020, on comptait 8 ostéopathes non médecins pour 100 000 habitants, selon un tableau de l'IGAS fondé sur les données déclaratives de l'OIA (IGAS, avril 2022).
  • En Allemagne, on comptait 5 ostéopathes non médecins pour 100 000 habitants en 2020, selon le même tableau de l'IGAS (IGAS, avril 2022).
  • En 2025, l'OIA estimait à 89 293 le nombre d'ostéopathes enregistrés dans le monde, exerçant dans 35 pays, un effectif en hausse de 12,6 % depuis 2020 (OIA, avril 2026).
  • En 2025, l'OIA estimait à 171 573 le nombre de médecins ostéopathes enregistrés dans 21 pays, un effectif compté à part et en hausse de 45,9 % depuis 2020 (OIA, avril 2026).
  • En 2025, l'ostéopathie était reconnue comme profession de santé dans 16 pays, et le titre d'ostéopathe protégé et réglementé par la loi dans 15 pays, selon l'OIA (OIA, avril 2026).
  • Au Royaume-Uni, 5 653 ostéopathes étaient inscrits au 31 mars 2026 au registre du General Osteopathic Council, selon la Professional Standards Authority (PSA) (PSA, juin 2026).

Méthodologie et sources

Les 105 chiffres de cette page disent combien d'ostéopathes exercent en France, ce qu'ils gagnent, qui les consulte, à quel prix et avec quel remboursement. Chacun vient de son document d'origine : publications publiques (IGAS, Drees, Sénat, Inserm, et la PSA au Royaume-Uni), statistiques de l'UNASA, publications et sondages d'organisations de la profession (UPO, Ostéopathes de France, ROF, OIA, osteopathes.pro), données du réseau privé Oostéo, étude d'Asterès, étude Harris Interactive pour Santéclair et travaux académiques (étude MOST, Thomson et al.).

Environ la moitié des chiffres viennent d'organisations ou de réseaux d'ostéopathes, ou de travaux qu'ils ont commandés ; les données du répertoire ADELI et de la CIPAV sont celles que publie osteopathes.pro, sauf celles que cite le rapport de l'IGAS. Les données françaises sont privilégiées ; les comparaisons internationales viennent de l'OIA, de l'IGAS et de la PSA. Tous les chiffres ont été vérifiés sur leur document d'origine en octobre 2026, et la date de l'enquête figure dans la phrase quand la source la donne ; sous les figures, la date indiquée est celle des données. La page est revue chaque mois et mise à jour à chaque nouvelle publication des sources.

Glossaire

  • ADELI : répertoire administratif où les ostéopathes faisaient enregistrer leur titre, remplacé pour eux par le RPPS en octobre 2024. Un inscrit n'exerce pas forcément.
  • Agrément : autorisation accordée par le ministère de la Santé à un établissement pour former des ostéopathes ; seuls les diplômes des établissements agréés ouvrent droit au titre.
  • Association agréée : association qui accompagne les professions libérales dans leurs obligations comptables et fiscales ; ses adhérents forment le champ des statistiques de l'UNASA.
  • CIPAV : Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse, caisse de retraite des ostéopathes libéraux exclusifs ; les kinésithérapeutes et les médecins qui portent aussi le titre d'ostéopathe cotisent à leur propre caisse.
  • Complémentaire santé : mutuelle, société d'assurance ou institution de prévoyance qui rembourse tout ou partie des frais de santé en plus de l'Assurance maladie ; c'est elle qui, selon le contrat, prend en charge l'ostéopathie.
  • Contrat collectif, contrat individuel : complémentaire santé souscrite par un employeur pour ses salariés, ou directement par une personne.
  • Contrat solidaire et responsable : contrat de complémentaire santé qui respecte des règles de prise en charge fixées par la réglementation, en contrepartie d'avantages fiscaux et sociaux.
  • Densité : nombre de praticiens rapporté à la population, exprimé pour 100 000 habitants ou en nombre d'habitants par praticien.
  • DGOS : Direction générale de l'offre de soins, administration du ministère de la Santé.
  • Doublon exact : inscription répétée d'un même ostéopathe (même nom, même prénom, même numéro) dans le répertoire.
  • Drees : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, service statistique des ministères sanitaires et sociaux.
  • Étude MOST : étude des motifs de consultation en ostéopathie, menée en 2012 auprès de patients reçus en cabinet en France.
  • Euros constants : montants corrigés de l'inflation, pour comparer des années différentes.
  • General Osteopathic Council et PSA : le General Osteopathic Council est le régulateur des ostéopathes au Royaume-Uni ; la Professional Standards Authority (PSA) contrôle les régulateurs de santé britanniques et publie le nombre d'inscrits.
  • IGAS : Inspection générale des affaires sociales, corps de contrôle et d'évaluation des ministères sociaux.
  • Inserm : Institut national de la santé et de la recherche médicale.
  • Instituts de sondage : Odoxa, l'Ifop et Harris Interactive sont les sociétés qui ont réalisé les sondages cités, chacun pour le compte d'un commanditaire.
  • Lombalgie, cervicalgie : douleur du bas du dos (lombalgie) ou du cou (cervicalgie).
  • Médecin ostéopathe : médecin qui pratique aussi l'ostéopathie ; dans les comparaisons de l'OIA, les médecins ostéopathes, surtout présents aux États-Unis, sont comptés à part des ostéopathes.
  • Médiane, quartiles : la médiane partage une population classée par ordre croissant en deux moitiés de même effectif ; le premier quartile laisse un quart de cette population en dessous de lui, le troisième quartile les trois quarts.
  • Micro-entrepreneur : entrepreneur individuel soumis à un régime simplifié de déclaration et de cotisations.
  • Musculosquelettique : qui concerne les muscles, les os, les articulations, les tendons ou les ligaments.
  • OIA : Osteopathic International Alliance, organisation internationale de la profession qui publie une revue mondiale des effectifs à partir des données déclarées par ses membres.
  • Ostéopathe exclusif : titulaire du titre d'ostéopathe qui n'exerce pas par ailleurs une profession de santé réglementée, à la différence des kinésithérapeutes-ostéopathes et des médecins ostéopathes.
  • Population constante : comparaison entre deux années limitée aux mêmes adhérents, présents dans les statistiques les deux années.
  • Prestations connexes, prestations à la périphérie des soins : sommes versées par les complémentaires santé en dehors des soins remboursés par l'Assurance maladie ; dans cet ensemble, la Drees isole les prestations « à la périphérie des soins de santé » (ostéopathie, psychothérapie, autres soins et prestations individuelles de prévention).
  • Radiculopathie : atteinte d'une racine nerveuse à sa sortie de la colonne vertébrale, qui provoque une douleur irradiant dans un membre, comme la sciatique.
  • Recettes nettes : recettes encaissées par le praticien, moins les débours (frais payés pour le compte d'un patient et refacturés à l'identique) et les honoraires rétrocédés à d'autres praticiens.
  • ROF : Registre des ostéopathes de France, organisme de la profession.
  • RPPS : Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé, qui recense les ostéopathes depuis octobre 2024.
  • Santéclair : plateforme de services de santé qui travaille pour des complémentaires santé, commanditaire de l'étude Harris Interactive de 2019.
  • SFDO : syndicat d'ostéopathes, commanditaire du sondage Odoxa de 2015.
  • Smic : salaire minimum interprofessionnel de croissance.
  • Soins non conventionnels : terme de la Drees pour des soins que l'Assurance maladie ne rembourse pas, comme l'homéopathie, l'ostéopathie ou la chiropraxie, et que certains contrats de complémentaire santé prennent en charge.
  • UNASA : Union nationale des associations agréées, qui publie chaque année les recettes, charges et bénéfices moyens des professions libérales adhérentes de ses associations.
  • UPO : Unité pour l'ostéopathie, organisation d'ostéopathes qui a commandé les sondages Odoxa de 2019, 2024 et 2025.

Sources