Santé et paramédical

105 chiffres sur les déserts médicaux, les délais de rendez-vous et l'accès aux soins en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 33 min de lecture

Les chiffres sur les déserts médicaux mesurent quatre choses : les consultations de médecin généraliste accessibles près de chez soi, le nombre d'assurés sans médecin traitant, l'attente avant un rendez-vous et le renoncement aux soins. Cette page en réunit 105, sur ces quatre sujets et sur les refus de rendez-vous, en France d'abord, avec des repères pris dans d'autres pays. Chacun est donné avec ce qu'il mesure, sa date et un lien vers le document d'origine.

L'éloignement de l'hôpital n'en fait pas partie. En France, dans les régions éloignées des grandes agglomérations, plus de 98 % des habitants des zones rurales avaient en 2023 un hôpital à proximité, c'est-à-dire à moins de 45 minutes de route ; la France est, avec la Tchéquie et le Japon, l'un des trois pays où l'écart entre villes et campagnes est le plus faible, parmi 14 pays de l'OCDE (OCDE, novembre 2025). En moyenne dans ces 14 pays, 17 % des habitants des zones rurales devaient rouler plus de 45 minutes pour rejoindre l'hôpital le plus proche (OCDE, novembre 2025).

Plusieurs de ces chiffres ne se comparent pas entre eux. L'enquête de la Drees sur les délais de rendez-vous date de 2016-2017, les relevés de Doctolib ne portent que sur les rendez-vous qui ont abouti, et les enquêtes sur le renoncement aux soins ne posent pas toutes la même question.

Chiffres clés

  • Déserts médicaux : en France hors Mayotte, en 2024, les 10 % d'habitants les mieux dotés en médecins généralistes ont accès en moyenne à 5,7 consultations par an, 4,3 fois plus que les 10 % les moins bien dotés, qui disposent de 1,3 consultation, selon l'indicateur d'accessibilité potentielle localisée (APL) de la Drees (Drees, juillet 2026)
  • En France, au 30 juin 2025, 6,3 millions d'assurés de 17 ans et plus n'avaient pas de médecin traitant et 88,5 % de la population adulte en avait déclaré un, d'après les données de l'Assurance Maladie publiées par la Cour des comptes (Assurance Maladie, septembre 2026)
  • En France, 660 973 patients de 16 ans et plus se sont retrouvés sans médecin traitant quand le leur, un généraliste libéral, a cessé son activité en janvier 2023 ; 66,2 % d'entre eux en avaient retrouvé un en octobre 2024, selon l'Assurance Maladie (Assurance Maladie, juillet 2025)
  • En France métropolitaine, en 2016-2017, la moitié des demandes de rendez-vous chez un médecin généraliste aboutissaient en 2 jours ou moins, selon l'enquête de la Drees sur les délais d'attente (Drees, octobre 2018)
  • Chez l'ophtalmologiste, la moitié des demandes de rendez-vous aboutissaient en 52 jours ou moins en France métropolitaine, selon l'enquête de la Drees de 2016-2017 sur les délais d'attente (Drees, octobre 2018)
  • En France métropolitaine, en 2025, le délai médian des rendez-vous obtenus auprès des médecins généralistes qui utilisent Doctolib est de 3 jours, un niveau stable depuis 2023 ; ce délai ne porte que sur les rendez-vous qui ont abouti (Doctolib, mai 2026)
  • En France métropolitaine, en 2025, le délai pour obtenir un rendez-vous chez un cardiologue va de 16 jours à Paris à 164 jours dans le Gers, d'après les rendez-vous pris sur Doctolib (Doctolib, mai 2026)
  • En février 2026, 73 % des Français déclarent avoir renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, contre 63 % en 2024 et 68 % en 2025, selon le baromètre de l'accès aux soins de la Fédération hospitalière de France (FHF), réalisé par Ipsos BVA (FHF, mars 2026)
  • Lors d'un test par téléphone mené en France métropolitaine de février à mai 2019 pour le Défenseur des droits, auprès de plus de 1 500 cabinets, 42 % des patientes déclarant bénéficier de la CMU-C ou de l'ACS n'ont pas obtenu de rendez-vous : 25 % pour une consultation dentaire, 66 % pour une consultation chez un psychiatre (Défenseur des droits, octobre 2019)
  • En France métropolitaine, 12 % des cabinets contactés lors du test par téléphone mené de février à mai 2019 pour le Défenseur des droits ont refusé un rendez-vous à la patiente bénéficiaire de la CMU-C ou de l'ACS alors qu'ils en accordaient un, à la même période, à une patiente non bénéficiaire (Défenseur des droits, octobre 2019)
  • En France métropolitaine, de mars à septembre 2022, lors d'un test par téléphone mené pour la Drees et le Défenseur des droits, un nouveau patient ne bénéficiant d'aucune aide, qui appelait pour un motif sans caractère d'urgence, a obtenu un rendez-vous dans 52,2 % des cas : 44,1 % chez les généralistes, 44,2 % chez les pédiatres et 68,3 % chez les ophtalmologistes (Drees, mai 2023)
  • En 2023, la France est, avec le Canada et la Nouvelle-Zélande, l'un des trois pays où l'attente d'un rendez-vous chez un généraliste ou une infirmière est la plus longue parmi les dix pays de l'enquête du Commonwealth Fund ; en moyenne dans ces dix pays, 18 % des personnes ont attendu plus d'une semaine et 57 % deux jours ou plus (OCDE, novembre 2025)
  • En France, en 2023, 11 % des adultes ayant consulté ou eu besoin de consulter un spécialiste ont attendu moins d'une semaine leur rendez-vous, la part la plus faible des dix pays de l'enquête du Commonwealth Fund ; elle est de 23 % aux Pays-Bas et de 22 % en Allemagne (Commonwealth Fund, septembre 2024)
  • En France, en 2023, 53 % des adultes ayant cherché à se faire soigner le soir, le week-end ou un jour férié ont jugé assez difficile ou très difficile d'y parvenir sans passer par les urgences, contre 28 % aux Pays-Bas et 65 % au Canada, selon l'enquête du Commonwealth Fund (Commonwealth Fund, septembre 2024)

Délais de rendez-vous par profession de santé en France

En France, le délai pour obtenir un rendez-vous se compte en jours chez le médecin généraliste et en semaines chez l'ophtalmologiste, le dermatologue ou le cardiologue. Trois sources le mesurent, chacune à sa façon : une enquête de la Drees menée en 2016-2017, les rendez-vous obtenus en 2025 auprès des professionnels qui utilisent Doctolib et les délais que déclarent les personnes interrogées en février 2026 pour le baromètre de la Fédération hospitalière de France (FHF).

Délai médian d'obtention d'un rendez-vous en France métropolitaine en 2016-2017, en jours, selon le motif de la demande, chez le médecin généraliste, l'ophtalmologiste, le gynécologue, le dermatologue et le chirurgien-dentiste : 2 jours chez le généraliste et 52 jours chez l'ophtalmologiste, tous motifs confondus
Figure 1 : Pour cinq professionnels de santé, la figure donne le délai médian d'obtention d'un rendez-vous selon le motif de la demande ; chez chacun, l'attente est plus courte quand la demande suit l'apparition ou l'aggravation de symptômes. Ces délais viennent d'une enquête menée en 2016-2017 : ils ne se comparent pas aux mesures plus récentes, qui ne comptent pas la même chose. Source : Drees, Études et Résultats n° 1085, La moitié des rendez-vous sont obtenus en 2 jours chez le généraliste, en 52 jours chez l'ophtalmologiste, juin 2016 à mai 2017. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quel est le délai moyen pour obtenir un rendez-vous chez un médecin généraliste ?

En France métropolitaine, il s'écoulait en moyenne 6 jours entre la prise de contact et le rendez-vous chez le médecin généraliste en 2016-2017, tous motifs confondus (Drees, octobre 2018).

  • Chez le généraliste, en 2016-2017, la moitié des demandes de rendez-vous aboutissaient dans la journée quand elles suivaient l'apparition ou l'aggravation de symptômes, et en 6 jours ou moins pour un contrôle périodique (Drees, octobre 2018).
  • En 2016-2017, 49 % des demandes chez le généraliste aboutissaient le jour même ou le lendemain, mais le délai dépassait 11 jours dans 10 % des cas (Drees, octobre 2018).
  • En 2025, 39 % des rendez-vous de médecine générale obtenus auprès des praticiens qui utilisent Doctolib l'ont été en moins de 48 heures (Doctolib, mai 2026).
  • En février 2026, les personnes interrogées pour le baromètre de la FHF déclarent avoir attendu en moyenne 12 jours leur dernier rendez-vous chez un médecin généraliste (FHF, mars 2026). Le même baromètre rappelle le délai moyen déclaré en 2019 : 4 jours (FHF, mars 2026).

Le guide Comment choisir un logiciel de prise de rendez-vous en ligne décrit ce que font ces outils.

Combien de temps faut-il attendre un rendez-vous chez un médecin spécialiste ?

En France métropolitaine, en 2025, les cardiologues, à 42 jours, et les dermatologues, à 32 jours, ont les délais médians de rendez-vous les plus longs des dix professions suivies par Doctolib, comme en 2023 (Doctolib, mai 2026).

  • En 2016-2017, le délai médian entre la prise de contact et le rendez-vous était de 50 jours chez le dermatologue, selon l'enquête de la Drees (Drees, octobre 2018). Il était de 32 jours chez le gynécologue (Drees, octobre 2018). Chez le pédiatre, il était de 8 jours (Drees, octobre 2018).
  • Chez l'ophtalmologiste, l'attente dépassait 189 jours dans 10 % des cas en 2016-2017 (Drees, octobre 2018).
  • Auprès des ophtalmologistes qui utilisent Doctolib, le délai médian des rendez-vous obtenus est de 21 jours en 2025, 4 jours de moins qu'en 2023 (Doctolib, mai 2026). Auprès des psychiatres, il est de 15 jours, 1 jour de plus qu'en 2023 (Doctolib, mai 2026).
  • En février 2026, les personnes interrogées pour la FHF déclarent avoir attendu en moyenne 4 mois et 2 semaines leur dernier rendez-vous chez un dermatologue, et 3 mois et 2 jours chez un cardiologue (FHF, mars 2026). Chez un ophtalmologiste, elles déclarent avoir attendu en moyenne 2 mois et 3 semaines (FHF, mars 2026).

Combien de temps faut-il attendre un rendez-vous chez le dentiste, le kinésithérapeute ou la sage-femme ?

En France métropolitaine, le délai médian des rendez-vous obtenus auprès des kinésithérapeutes qui utilisent Doctolib est de 6 jours en 2025, un niveau stable depuis 2023 (Doctolib, mai 2026). Ce délai médian est plus long chez les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes qui utilisent la plateforme.

  • Chez les kinésithérapeutes qui utilisent Doctolib, 23 % des rendez-vous obtenus en 2025 l'ont été en moins de 48 heures (Doctolib, mai 2026).
  • Le délai médian des rendez-vous obtenus auprès des chirurgiens-dentistes qui utilisent Doctolib est de 10 jours en 2025, 1 jour de moins qu'en 2023 (Doctolib, mai 2026). Parmi ces rendez-vous, 21 % ont été obtenus en moins de 48 heures (Doctolib, mai 2026).
  • Pour les sages-femmes qui utilisent Doctolib, le délai médian des rendez-vous obtenus atteint 12 jours en 2025, 1 jour de plus qu'en 2023 (Doctolib, mai 2026).
  • En 2016-2017, la Drees relevait chez le chirurgien-dentiste un délai médian de 17 jours entre la prise de contact et le rendez-vous, pour un délai moyen de 28 jours (Drees, octobre 2018).

Les rendez-vous pris puis non honorés font l'objet d'un guide à part : Gérer les annulations et les rendez-vous non honorés.

Patients sans médecin traitant et recours aux urgences

Ne pas avoir de médecin traitant n'est ni rare ni passager : des millions d'assurés sont dans ce cas, et ceux dont le médecin cesse son activité mettent des mois à en retrouver un. Cette absence se voit dans le suivi, y compris chez les patients en affection de longue durée, et dans le recours aux urgences.

Part des adultes ayant un médecin traitant en France de 2015 à 2025 : 88,5 % pour l'ensemble en 2025, 95,8 % pour les patients en affection de longue durée et 83,3 % pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire
Figure 2 : De 2015 à 2025, la part des adultes qui ont un médecin traitant a peu bougé dans l'ensemble de la population (88,8 % en 2015, 88,5 % en 2025) ; elle est plus élevée chez les patients en affection de longue durée et recule depuis 2019 chez les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. Les points de 2024 et 2025, en pointillé, sont des données de la Cnam ; le rapport date de septembre 2026. Source : Cour des comptes, Le dispositif du médecin traitant : une ambition partagée à mieux soutenir, juin 2025. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Quel est le nombre de Français sans médecin traitant ?

Fin décembre 2023, 11,3 % des patients de 16 ans et plus n'avaient pas de médecin traitant en France (Assurance Maladie, juillet 2025).

  • En France, entre 2015 et 2025, le nombre d'assurés sans médecin traitant a augmenté d'environ un million, alors que le taux de couverture de la population adulte est resté relativement stable (Cour des comptes, septembre 2026).
  • En 2023, 78 % des assurés de 17 à 29 ans avaient un médecin traitant en activité, contre 94 % des 70 ans ou plus (Cour des comptes, septembre 2026).
  • En 2025, 95,8 % des 13,2 millions de patients en affection de longue durée (ALD) avaient un médecin traitant, contre 94,4 % en 2022 (Assurance Maladie, septembre 2026). Chez les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), cette part est passée de 88,3 % en 2019 à 83,3 % en 2025 (Assurance Maladie, septembre 2026).
  • Entre régions métropolitaines, la part des adultes ayant un médecin traitant en activité allait en 2023 de 84,1 % en Île-de-France à 91,6 % dans le Grand Est (Cour des comptes, septembre 2026). Par département, elle était en 2023 de 82,4 % à Paris, de 82,5 % dans le Cher et de 83,1 % en Seine-Saint-Denis (Cour des comptes, septembre 2026).

Combien de temps faut-il pour retrouver un médecin traitant ?

En France, les patients qui ont retrouvé un médecin traitant après l'arrêt d'activité du leur, en janvier 2023, ont mis en moyenne 203 jours, soit un peu plus de six mois (Assurance Maladie, juillet 2025). Ce délai moyen est de 218 jours pour les assurés sans affection de longue durée, contre 162 jours pour les patients en ALD (Assurance Maladie, juillet 2025).

  • Après l'arrêt d'activité de leur médecin traitant en janvier 2023, seuls 58,9 % des bénéficiaires de la C2S et 62,2 % des habitants d'une zone d'intervention prioritaire en avaient retrouvé un en octobre 2024 (Assurance Maladie, juillet 2025).
  • En 2023, 16 % des patients sans médecin traitant n'en avaient pas depuis 2015 (Cour des comptes, septembre 2026).
  • En 2023, les personnes sans médecin traitant comptent en moyenne 3,8 actes réalisés par un médecin dans l'année, contre 6,5 pour celles qui en ont un (Assurance Maladie, juillet 2025).
  • En 2023, 25 % des patients en ALD sans médecin traitant n'ont consulté aucun médecin généraliste dans l'année, contre 5 % de ceux qui en ont un (Assurance Maladie, juillet 2025). Parmi les patients en ALD sans médecin traitant, 46 851 n'ont vu ni généraliste ni spécialiste dans l'année, consultations externes à l'hôpital comprises (Assurance Maladie, juillet 2025).

Que font les patients qui ne trouvent pas de rendez-vous ?

En février 2026, 27 % des Français déclarent s'être déjà rendus aux urgences parce qu'il leur était impossible d'obtenir, dans un délai acceptable, un rendez-vous chez un médecin généraliste ou spécialiste de ville ; ils étaient 17 % en 2019 (FHF, mars 2026).

  • En février 2026, 49 % des Français déclarent s'être déjà rendus dans un service d'urgence pour des raisons qui ne relevaient pas d'une urgence médicale (FHF, mars 2026).
  • Dans une enquête publiée en mai 2026, pour laquelle Doctolib a interrogé près de 8 000 patients utilisateurs de sa plateforme, 23 % disent être allés aux urgences au cours des douze derniers mois faute de rendez-vous disponible (Doctolib, mai 2026).
  • En 2019, 23,3 % des personnes de plus de 17 ans sans médecin traitant déclaré sont passées au moins une fois aux urgences dans l'année, contre 19,1 % de celles qui avaient un médecin traitant en activité (Assurance Maladie, juillet 2023).
  • Chez les médecins généralistes qui utilisent Doctolib, le délai médian d'un rendez-vous en téléconsultation est de 1 jour en 2025, contre 3 jours en présentiel (Doctolib, mai 2026). Hors psychiatrie et médecine générale, la téléconsultation représente moins de 3 % de l'activité des spécialités suivies par Doctolib (Doctolib, mai 2026).

Déserts médicaux : où l'accès aux soins est-il le plus difficile ?

Le désert médical ne concerne pas que les médecins : l'écart d'accessibilité entre les habitants les mieux et les moins bien dotés, que résume un rapport interdécile, est plus large pour les chirurgiens-dentistes, les kinésithérapeutes, les infirmiers et les sages-femmes que pour les médecins généralistes. Les délais de rendez-vous varient eux aussi d'un département à l'autre.

Accessibilité potentielle localisée en 2024 aux médecins généralistes, infirmiers, sages-femmes, kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes : moyenne, niveau des 10 % d'habitants les moins bien dotés et des 10 % les mieux dotés, et rapport entre les deux, de 4,3 pour les médecins généralistes à 7,9 pour les chirurgiens-dentistes
Figure 3 : Pour chacune des cinq professions de premier recours, le tableau donne l'accessibilité moyenne en 2024, celle des 10 % d'habitants les moins bien dotés, celle des 10 % les mieux dotés et le rapport entre les deux. Ce rapport, qui mesure l'écart d'accessibilité entre les habitants selon leur commune, est le plus faible pour les médecins généralistes et le plus élevé pour les chirurgiens-dentistes. Source : Drees, Accessibilité aux soins de premier recours en 2024, année 2024. Capture de la page de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien de Français vivent dans un désert médical ?

En France, 3,8 millions de personnes vivaient en 2018 dans un territoire sous-doté en médecins généralistes, contre 2,5 millions en 2015 ; la Drees appelle ainsi un territoire qui donne accès à moins de 2,5 consultations par an et par habitant (Drees, février 2020). Ce nombre dépend du seuil retenu.

  • En France, en 2024, les zones d'intervention prioritaire, où les médecins peuvent recevoir des aides publiques, regroupent 30 % de la population nationale, contre 18 % auparavant (Cour des comptes, mai 2024).
  • En 2024, l'accessibilité moyenne aux médecins généralistes s'établit en France à 3,3 consultations par an et par habitant, soit 1,1 % de moins qu'en 2023 (Drees, juillet 2026).
  • En 2024, les 10 % d'habitants les mieux dotés ont une accessibilité aux chirurgiens-dentistes 7,9 fois supérieure à celle des 10 % les moins bien dotés, le rapport le plus élevé des cinq professions suivies par la Drees (Drees, juillet 2026). Pour les kinésithérapeutes, ce rapport est de 6,8 (Drees, juillet 2026).
  • Pour les infirmiers, l'accessibilité des 10 % d'habitants les mieux dotés est 6,1 fois supérieure à celle des 10 % les moins bien dotés en 2024 (Drees, juillet 2026). Pour les sages-femmes, ce rapport est de 4,9 (Drees, juillet 2026).

Les délais de rendez-vous médicaux varient-ils selon le département et la commune ?

En France métropolitaine, en 2025, le délai pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste va de 5 jours en Seine-Saint-Denis à 153 jours dans le Gers, d'après les rendez-vous pris sur Doctolib (Doctolib, mai 2026). L'enquête de la Drees de 2016-2017, qui ne porte ni sur la même année ni sur les mêmes rendez-vous, relève aussi des écarts entre communes.

  • Chez le chirurgien-dentiste, le délai médian était en 2016-2017 de 21 jours pour les habitants des communes où l'accessibilité aux professionnels de santé est la plus faible, contre 15 jours là où elle est la plus forte (Drees, octobre 2018).
  • Chez l'ophtalmologiste, le délai médian atteignait 79 jours en 2016-2017 pour le quart des patients qui résident dans les communes où l'accessibilité aux professionnels de santé est la plus faible, contre 40 jours dans celles où elle est la plus forte (Drees, octobre 2018).
  • En 2016-2017, le délai médian chez l'ophtalmologiste était de 29 jours dans l'unité urbaine de Paris, contre 97 jours dans les communes des petits et moyens pôles (Drees, octobre 2018). Il était de 71 jours dans les communes hors influence des pôles (Drees, octobre 2018).

Renoncement aux soins et refus de rendez-vous

Le niveau du renoncement aux soins dépend de la question posée : selon qu'elle porte sur cinq ans ou sur douze mois, sur les seuls soins médicaux ou aussi sur l'achat de médicaments et les analyses, le résultat change d'ordre de grandeur. Les appels tests montrent que, face à une demande de rendez-vous, les patients n'ont pas tous les mêmes chances d'en obtenir un.

Part des personnes de 16 à 64 ans ayant eu besoin de soins dentaires ou médicaux en France en 2022 et part de celles qui y ont eu recours, dans l'ensemble de la population et chez les personnes handicapées
Figure 4 : À gauche, pour l'ensemble des 16-64 ans, les barres au contour noir donnent la part des personnes qui ont eu besoin, en 2022, d'un examen ou d'un traitement, dentaire ou médical ; la partie restée blanche représente celles qui y ont renoncé. À droite, les mêmes barres montrent que les personnes handicapées renoncent plus souvent. Cette mesure de la statistique publique porte sur douze mois : elle ne se compare pas à celle du baromètre de la FHF, qui porte sur cinq ans et compte aussi l'achat de médicaments et les analyses médicales. Source : Drees, Le handicap en chiffres, édition 2024, fiche 3.10 « Le recours aux soins », année 2022. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Combien de personnes renoncent à des soins en France ?

En France, en 2022, 7 % des 16-64 ans ont renoncé à des soins médicaux au cours des douze derniers mois, d'après l'enquête SRCV de l'Insee (Drees, novembre 2024). Pour les soins dentaires, la part est de 9 % (Drees, novembre 2024).

  • En 2022, 85 % des 16-64 ans déclarent avoir eu besoin, dans l'année, d'un examen ou d'un traitement médical, et 79 % de soins dentaires (Drees, novembre 2024).
  • En 2017, 3,1 % des 16 ans ou plus vivant en France métropolitaine avaient renoncé à des soins médicaux, soit 1,6 million de personnes (Drees, juillet 2021). Dans l'enquête SRCV de 2017, 84 % des 16 ans ou plus déclaraient avoir eu besoin de voir un médecin au cours des douze derniers mois ; parmi eux, 3,8 % indiquaient avoir renoncé à au moins un soin (Drees, juillet 2021).
  • Dans l'enquête de Doctolib publiée en mai 2026, 63 % des patients interrogés, tous utilisateurs de la plateforme, disent avoir déjà renoncé à chercher un rendez-vous (Doctolib, mai 2026). Parmi eux, les 25-34 ans, à 75 %, et les cadres, à 71 %, le déclarent le plus souvent ; la part est de 63 % chez les ouvriers comme chez les personnes sans activité (Doctolib, mai 2026).

Pourquoi les Français renoncent-ils à se soigner ?

En février 2026, 59 % des Français déclarent avoir renoncé à un soin au cours des cinq dernières années pour des raisons liées aux délais d'obtention d'un rendez-vous (FHF, mars 2026).

  • En février 2026, 40 % des Français déclarent avoir renoncé à un soin en cinq ans pour des raisons de budget (FHF, mars 2026). Ils sont 38 % à citer la distance (FHF, mars 2026).
  • En 2022, parmi les 16-64 ans qui ont renoncé à voir un médecin, 33,5 % citent comme raison principale le manque de moyens et 15,9 % un délai de rendez-vous trop long ou une file d'attente trop importante (Drees, novembre 2024). Pour 2,6 % d'entre eux, c'est l'éloignement du médecin ou des difficultés de transport (Drees, novembre 2024).
  • Parmi les 16-64 ans qui ont renoncé à voir un dentiste en 2022, 60,1 % citent comme raison principale le manque de moyens et 9,8 % un délai ou une file d'attente trop longs (Drees, novembre 2024).
  • Dans les zones très sous-dotées en médecins généralistes, les personnes pauvres en conditions de vie ont jusqu'à 8 fois plus de risques de renoncer à des soins que les autres, d'après des données de 2017 (Drees, juillet 2021).

Qui se voit refuser un rendez-vous médical ?

En France métropolitaine, lors du test mené en 2019 pour le Défenseur des droits, 9 % des chirurgiens-dentistes, 11 % des gynécologues et 15 % des psychiatres testés ont opposé un refus de soins discriminatoire à la patiente bénéficiaire de la CMU-C ou de l'ACS (Défenseur des droits, octobre 2019). Dans plus d'un tiers de ces refus, le professionnel a dit à la patiente qu'il n'acceptait pas les bénéficiaires de ces aides (Défenseur des droits, octobre 2019).

  • Dans les tests complets menés en France métropolitaine en 2022 pour la Drees et le Défenseur des droits, les bénéficiaires de l'aide médicale de l'État (AME) ont obtenu un rendez-vous dans 40,3 % des cas, contre 49,8 % pour ceux de la C2S et 52,1 % pour les patients de référence, qui n'annoncent aucune aide (Drees, mai 2023). Pour les bénéficiaires de l'AME, cette part est de 33,2 % chez un généraliste, 37,7 % chez un pédiatre et 50,5 % chez un ophtalmologiste (Drees, mai 2023).
  • Lors du test de 2022, le motif de refus le plus souvent opposé au patient de référence était de ne pas prendre de nouveaux patients : 58,7 % des refus chez les généralistes, 44,7 % chez les pédiatres et 31,3 % chez les ophtalmologistes (Drees, mai 2023).

Accès aux soins : la France comparée aux autres pays

La France est mal placée pour l'attente d'un rendez-vous : parmi les dix pays de l'enquête 2023 du Commonwealth Fund, elle est l'un de ceux où l'on patiente le plus, chez le généraliste comme chez le spécialiste. La part de ses habitants qui déclarent un besoin de soins médicaux non satisfait dépasse aussi la moyenne de l'Union européenne.

Part des adultes ayant attendu un rendez-vous chez un généraliste ou une infirmière (2 à 5 jours, 6 à 7 jours, plus d'une semaine) et chez un spécialiste (1 à 2 mois, 2 mois à 1 an, 1 an ou plus) en 2023 dans dix pays : en France, 20 % ont attendu plus d'une semaine et 43 % de deux mois à moins d'un an
Figure 5 : Pour chacun des dix pays de l'enquête, la figure répartit les adultes selon la durée d'attente de leur rendez-vous en 2023, chez un généraliste ou une infirmière et chez un spécialiste ; chez le spécialiste, la France a la part la plus élevée d'attentes de deux mois à moins d'un an. Graphique en anglais, établi par l'OCDE à partir de l'enquête 2023 du Commonwealth Fund ; seules les attentes de deux jours ou plus (à gauche) et d'un mois ou plus (à droite) y figurent. Source : OCDE, Health at a Glance 2025: OECD Indicators, année 2023. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 5 octobre 2026.

Où se situe la France pour les besoins de soins non satisfaits ?

En France, 4,1 % des 16 ans ou plus ont déclaré en 2024 un besoin d'examen ou de traitement médical non satisfait parce que les soins étaient trop chers, trop éloignés ou soumis à une liste d'attente ; en 2025, cette part est de 3,7 % (Insee, septembre 2026). Dans l'Union européenne, 2,5 % des 16 ans ou plus étaient dans ce cas en 2024, de 0,1 % à Chypre à 12,1 % en Grèce (Eurostat, juillet 2025).

  • En France, 1,8 % des 16 ans ou plus ont déclaré en 2024 un besoin de soins médicaux non satisfait à cause d'une liste d'attente, et 1,4 % en 2025 (Insee, septembre 2026).
  • Dans l'Union européenne, en 2024, les deux motifs les plus cités sont la liste d'attente, par 1,4 % des 16 ans ou plus, et le coût, par 1,0 % (Eurostat, juillet 2025). Pour les soins dentaires, 3,3 % des 16 ans ou plus y déclarent un besoin non satisfait à cause du coût, de la distance ou d'une liste d'attente (Eurostat, juillet 2025).
  • En moyenne dans les 28 pays de l'OCDE disposant de données comparables, 3,4 % de la population a déclaré en 2024 un besoin de soins médicaux non satisfait pour cause de coût, d'éloignement ou de délai d'attente, contre 2,7 % en 2019 (OCDE, novembre 2025).

Attend-on plus longtemps en France qu'ailleurs pour voir un généraliste ou un spécialiste ?

En 2023, 20 % des adultes interrogés en France ont attendu plus d'une semaine un rendez-vous chez un généraliste ou une infirmière la dernière fois qu'ils en ont eu besoin, contre 32 % au Canada, la part la plus élevée des dix pays de l'enquête du Commonwealth Fund (Commonwealth Fund, novembre 2025). Dans la même enquête de 2023, 21 % des adultes interrogés en France ont pu voir un médecin ou une infirmière le jour même ou le lendemain, contre 30 % en Allemagne comme au Royaume-Uni et 14 % au Canada (Commonwealth Fund, septembre 2024).

  • En moyenne dans les dix pays de l'enquête 2023 du Commonwealth Fund, 52 % des personnes interrogées ont attendu un mois ou plus un rendez-vous chez un spécialiste (OCDE, novembre 2025). En France, 43 % des adultes qui ont eu à consulter un spécialiste ont attendu de deux mois à moins d'un an, la part la plus élevée des dix pays, devant le Canada, à 38 %, et le Royaume-Uni, à 32 % (Commonwealth Fund, novembre 2025).
  • En Australie, en 2024-2025, 47,0 % des personnes qui ont vu un généraliste pour un soin urgent ont attendu 24 heures ou plus (ABS, novembre 2025).

Combien de temps attend-on une opération programmée dans les autres pays ?

Parmi les pays de l'OCDE qui publient cette donnée, le délai médian d'attente des patients inscrits sur liste pour une opération de la cataracte allait en 2024 d'environ 50 jours, voire moins, en Espagne, en Pologne, en Hongrie et en Suède, à 280 jours en Slovénie (OCDE, novembre 2025). Pour une prothèse de hanche, il allait de 67 jours en Suède et en Espagne à 667 jours en Slovénie (OCDE, novembre 2025).

  • En 2024, parmi les pays de l'OCDE qui publient cette donnée, la part des patients ayant attendu plus de trois mois une opération de la cataracte allait de moins de 20 % en Pologne et en Hongrie à plus de 70 % en Finlande et en Norvège ; l'OCDE précise que l'attente est surestimée en Norvège, où elle est comptée dès que le médecin adresse le patient au spécialiste (OCDE, novembre 2025).
  • En 2024, en moyenne dans onze pays de l'OCDE, 58 % des patients ont attendu plus de trois mois une prothèse de hanche après l'évaluation du spécialiste (OCDE, novembre 2025). Dans ces onze pays, cette part était de 51 % en 2019 (OCDE, novembre 2025).
  • En 2023, 35 % des adultes qui ont eu besoin d'une opération non urgente en France ont été opérés moins d'un mois après qu'on leur a dit qu'elle était nécessaire, contre 58 % aux Pays-Bas et 26 % au Canada (Commonwealth Fund, septembre 2024).

Méthodologie et sources

Les chiffres de cette page viennent tous de documents d'origine, vérifiés le 5 octobre 2026 : publications de la statistique publique (Drees, Insee, Eurostat, bureau australien de la statistique), rapports de l'Assurance Maladie et de la Cour des comptes, étude publiée par le Défenseur des droits, rapport de l'OCDE, enquête du Commonwealth Fund, baromètre de la Fédération hospitalière de France et communiqué de Doctolib.

Quand un organisme publie les données d'un autre (données de l'Assurance Maladie dans le rapport de la Cour des comptes, enquête du Commonwealth Fund dans le rapport de l'OCDE, données de l'Insee diffusées par Eurostat), la citation nomme le producteur des données et le lien mène au document qui les publie. Les données françaises sont privilégiées ; les chiffres d'autres pays servent de repères. La date de l'enquête figure dans la phrase quand la source la donne ; la date placée après le nom du producteur est celle de la publication. Sous les figures, la date est celle des données.

Quatre sources demandent une lecture attentive. L'enquête de la Drees sur les délais d'attente, désignée par ses années 2016-2017, a été menée de juin 2016 à mai 2017 auprès de personnes de 20 à 71 ans. Les délais de Doctolib portent sur les seuls rendez-vous qui ont abouti chez les professionnels qui utilisent la plateforme, et son enquête interroge ses propres utilisateurs.

Le baromètre de la FHF repose sur les déclarations de personnes de 18 ans et plus vivant en France métropolitaine, interrogées par Internet par l'institut Ipsos BVA du 18 au 24 février 2026. Les deux exploitations de l'enquête SRCV citées n'ont pas le même champ : les 16 ans ou plus en France métropolitaine pour 2017, les 16 à 64 ans pour 2022. La page ne reprend ni les enquêtes propres à une seule profession ni les chiffres sur les rendez-vous non honorés. Elle est mise à jour chaque mois.

Glossaire

  • Accessibilité potentielle localisée (APL) : indicateur de la Drees qui estime, pour chaque commune, l'offre de soins accessible à ses habitants en tenant compte de l'offre et de la demande des communes voisines. Pour les médecins généralistes, il s'exprime en consultations accessibles par an et par habitant.
  • Affection de longue durée (ALD) : maladie grave ou chronique reconnue par l'Assurance Maladie, qui nécessite des soins prolongés et ouvre droit à une prise en charge renforcée des soins qui s'y rapportent.
  • Aide médicale de l'État (AME) : dispositif qui prend en charge les soins des personnes étrangères en situation irrégulière résidant en France, sous conditions de résidence et de ressources.
  • Appels tests (test de situation, « testing ») : méthode qui consiste à faire appeler des cabinets par des patients fictifs dont le profil ne diffère que par une caractéristique, puis à comparer les réponses obtenues. Le patient de référence est celui qui n'annonce aucune aide ; un test est complet quand le même médecin a été joint par tous les patients fictifs.
  • Besoin de soins non satisfait : situation d'une personne qui déclare avoir eu besoin d'un examen ou d'un traitement au cours des douze derniers mois sans l'obtenir. La part des personnes concernées est mesurée par l'enquête SRCV (Statistiques sur les ressources et conditions de vie) de l'Insee, volet français de l'enquête européenne EU-SILC coordonnée par Eurostat. Les comparaisons entre pays retiennent trois motifs : le coût, la distance et la liste d'attente.
  • Cnam (Assurance Maladie) : Caisse nationale de l'Assurance Maladie, qui gère la branche maladie de la Sécurité sociale.
  • Complémentaire santé solidaire (C2S) : complémentaire santé gratuite ou à faible coût, attribuée sous condition de ressources. Elle a remplacé la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l'aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS).
  • Délai médian et délai moyen : le délai médian partage les rendez-vous en deux moitiés, l'une obtenue plus vite, l'autre moins vite. Le délai moyen divise la somme des délais par le nombre de rendez-vous ; quelques attentes très longues suffisent à le tirer vers le haut.
  • Désert médical (territoire sous-doté) : expression courante, sans définition unique, qui désigne un territoire où l'offre de soins est faible au regard de la population. La Drees parle de territoire sous-doté quand l'accessibilité aux médecins généralistes passe sous un seuil qu'elle fixe.
  • Drees : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, le service statistique des ministères chargés de la santé et des solidarités.
  • FHF : Fédération hospitalière de France, qui représente les hôpitaux et les établissements médico-sociaux publics.
  • Insee, Eurostat, ABS : instituts de statistique publique de la France, de l'Union européenne et de l'Australie (Australian Bureau of Statistics).
  • Médecin traitant : médecin, le plus souvent généraliste, que l'assuré choisit et déclare à l'Assurance Maladie, et qui coordonne son suivi médical.
  • OCDE et Commonwealth Fund : l'Organisation de coopération et de développement économiques publie des comparaisons entre pays ; le Commonwealth Fund est une fondation américaine dont l'enquête internationale de 2023 a interrogé des adultes de dix pays.
  • Opération programmée et liste d'attente : une opération programmée est une opération non urgente dont la date est fixée à l'avance. Les pays qui tiennent une liste d'attente y inscrivent les patients jusqu'à l'intervention ; l'OCDE mesure l'attente des patients encore inscrits ou celle des patients déjà opérés.
  • Pauvreté en conditions de vie : situation d'un ménage qui cumule plusieurs privations matérielles (restrictions de consommation, retards de paiement, difficultés de logement, ressources insuffisantes), selon un indicateur de l'Insee.
  • Rapport interdécile : dans les données de la Drees sur l'accessibilité, rapport entre l'accessibilité moyenne des 10 % d'habitants les mieux dotés et celle des 10 % les moins bien dotés.
  • Refus de soins discriminatoire : refus de recevoir un patient pour un motif interdit par la loi, par exemple parce qu'il bénéficie de la C2S ou de l'AME. Dans le test de 2019, il s'agit des cas où le cabinet refuse la patiente bénéficiaire d'une aide alors qu'il donne rendez-vous à l'autre.
  • Renoncement aux soins : fait de ne pas recourir à un soin dont on estime avoir besoin. Son niveau dépend de la question posée : période couverte, type de soin, motif.
  • Soins de premier recours : soins de proximité auxquels le patient accède directement. L'indicateur de la Drees en suit cinq professions : médecins généralistes, infirmiers, sages-femmes, kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes.
  • Téléconsultation : consultation réalisée à distance, par vidéo, entre un patient et un professionnel de santé.
  • Unité urbaine, pôles et communes hors influence des pôles : catégories de l'Insee. Une unité urbaine est une commune ou un ensemble de communes au bâti continu ; les pôles, petits, moyens ou grands, sont des unités urbaines classées selon le nombre d'emplois qu'elles offrent ; les communes hors influence des pôles sont celles dont peu d'habitants travaillent dans un pôle.
  • Zone d'intervention prioritaire : territoire classé par l'agence régionale de santé parmi ceux où l'offre de médecins est la plus faible ; les médecins peuvent y recevoir les aides des agences régionales de santé et de l'Assurance Maladie.

Sources