Santé et paramédical

105 chiffres sur les dentistes et les centres dentaires en France (octobre 2026)

· Par l’équipe éditoriale de Rappli · 34 min de lecture

Le nombre de dentistes en France se lit dans quatre fichiers qui ne comptent ni les mêmes praticiens ni à la même date : la Drees recense les chirurgiens-dentistes en activité, l'Ordre ses inscrits en exercice, l'Assurance Maladie les seuls libéraux conventionnés, la caisse de retraite de la profession ses cotisants.

Cette page réunit les chiffres de ces organismes, de la Cour des comptes et d'autres institutions publiques, d'un observatoire de branche, d'unions régionales de professionnels de santé et d'un sondage, puis, pour situer la France, ceux d'Eurostat, de l'OCDE et d'organismes anglais et américains. Elle répond à six questions : combien de dentistes exercent et où, dans quels cabinets ou centres dentaires, pour quels soins et quelle prévention, pour quels honoraires et quelle dépense, avec quelle équipe, et comment la France se situe parmi d'autres pays.

Chaque chiffre est daté et renvoie au document qui l'a publié, où il peut être vérifié.

Chiffres clés

  • Le nombre de dentistes en France atteint 48 700 chirurgiens-dentistes en activité au 1er janvier 2026, d'après le répertoire RPPS exploité par la Drees (Drees, juillet 2026).
  • En 2025, l'Ordre national des chirurgiens-dentistes recense 49 913 chirurgiens-dentistes en exercice, contre 48 547 en 2024 (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).
  • Au 31 décembre 2024, la France compte 37 043 chirurgiens-dentistes libéraux conventionnés, hors orthodontistes, selon l'Assurance Maladie (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En France, sans l'arrivée de chirurgiens-dentistes diplômés à l'étranger, la hausse des effectifs projetée d'ici 2050 ne serait que de 5 %, selon une projection de la Drees publiée en 2021 (Drees, mars 2021).
  • Au 1er janvier 2025, en France, 59 % des chirurgiens-dentistes en activité exercent en cabinet de groupe, 22 % en cabinet individuel et 16 % en centre de santé, contre respectivement 46 %, 44 % et 7 % au 1er janvier 2012 (Drees, juillet 2025).
  • En France, les créations de centres dentaires sont passées de 144 en 2021 à 14 en 2024, après le rétablissement, par la loi du 19 mai 2023, d'un agrément du directeur de l'ARS pour tous les centres dentaires (Cour des comptes, mai 2026).
  • En 2025, l'Assurance Maladie a détecté et stoppé 138 M€ de fraudes dans les centres de santé, tous types de centres confondus, dont 68,9 M€ stoppés avant paiement (Assurance Maladie, avril 2026).
  • En France, en 2024, un chirurgien-dentiste libéral a vu en moyenne 832 patients différents dans l'année (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En 2024, 50 % des Français ont eu au moins une consultation ou un soin bucco-dentaire dans l'année, selon un calcul de la Cour des comptes sur les données de l'Assurance Maladie (SNDS) ; la Haute Autorité de santé recommande une visite annuelle (Cour des comptes, mai 2026).
  • En France, le recours à l'examen de prévention M'T dents, proposé jusqu'en 2025 aux seuls âges de 3, 6, 9, 12, 15, 18, 21 et 24 ans et alors entièrement pris en charge, a atteint au plus 36 % avant la crise sanitaire de 2020, puis de l'ordre de 25 % après, avec 1,6 million d'examens par an (Cour des comptes, mai 2026).
  • En France, en 2021, le revenu d'activité annuel moyen d'un chirurgien-dentiste libéral s'élève à 118 100 €, après une hausse de 1,2 % par an en moyenne depuis 2017, en euros constants (Drees, septembre 2026).
  • En France, en 2024, la consommation de soins dentaires en ville, cabinets libéraux et centres de santé réunis, atteint 15,7 milliards d'euros (Drees, décembre 2025).
  • En France, entre 2018 et 2024, le nombre d'actes prothétiques dentaires a augmenté de 63 % ; chez les chirurgiens-dentistes libéraux, la moyenne par patient est passée de 2,3 à 3,0 actes prothétiques (Cour des comptes, mai 2026).
  • Au 1er janvier 2023, la France comptait 17 373 assistants dentaires en exercice âgés de moins de 62 ans, contre 6 005 en 2013, soit une hausse de 189 %, d'après les chiffres de la DGOS (répertoire Adeli) publiés par le Sénat (Sénat, octobre 2025).

Combien de dentistes en France, qui sont-ils et où exercent-ils ?

La France compte plus de dentistes qu'en 2012, mais ils ne sont pas mieux répartis sur le territoire.

Carte des départements français colorés selon la densité de dentistes libéraux pour 100 000 habitants fin 2024 : moyenne nationale de 54, valeurs allant de 4 à Mayotte à 101 dans le département le mieux doté, densités les plus fortes en Bretagne, dans le Sud-Ouest, sur le pourtour méditerranéen et dans l'Est, plus faibles dans le centre et en Normandie.
Figure 1 : Densité de chirurgiens-dentistes libéraux pour 100 000 habitants, par département, au 31 décembre 2024. La moyenne nationale est de 54, mais les écarts sont forts d'un département à l'autre, de 4 à 101 ; à l'échelle des régions, la densité est plus élevée en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Guadeloupe et en Occitanie, plus faible en Normandie, en Guyane et à Mayotte. Source : Assurance Maladie, Zoom fiche PS, année 2024 : dentistes libéraux, décembre 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien de chirurgiens-dentistes exercent en France, et leur nombre augmente-t-il ?

En France, l'effectif augmente pour l'ensemble des dentistes en activité, mais reste presque stable pour les libéraux sur longue période.

  • Entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2025, le nombre de chirurgiens-dentistes en activité en France a augmenté de 17,7 % (Drees, juillet 2025).
  • En France, le nombre de chirurgiens-dentistes libéraux est resté quasi stable entre 2000 et 2024, en hausse de 0,1 % par an en moyenne, tandis que leur densité passait de 58,9 à 54 pour 100 000 habitants (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En 2025, selon l'Ordre, 82,11 % des chirurgiens-dentistes en France exercent en libéral, soit 40 788 praticiens, contre 81,97 % en 2024 (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).
  • Au 31 décembre 2025, la caisse de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes (CARCDSF) compte 41 200 chirurgiens-dentistes cotisants (CARCDSF, juin 2026).
  • Dans son scénario tendanciel publié en mars 2021, la Drees projetait une hausse de 46 % du nombre de chirurgiens-dentistes en activité en France entre 2021 et 2050 (Drees, mars 2021).

Quel âge ont les dentistes en France, quelle est la part des femmes et combien de praticiens arrivent chaque année ?

En France, la profession compte un peu plus de femmes que d'hommes, et une partie des libéraux approche de la retraite. Les arrivées se lisent dans deux totaux distincts : les premières inscriptions à l'Ordre et les affiliations à la caisse de retraite.

  • Au 1er janvier 2026, les chirurgiens-dentistes en activité en France ont 43,9 ans en moyenne (Drees, juillet 2026).
  • En France, 51 % des chirurgiens-dentistes en activité au 1er janvier 2026 sont des femmes (Drees, juillet 2026).
  • Fin 2024, 20 % des dentistes libéraux exerçant en France ont 60 ans ou plus (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En 2025, 2 567 chirurgiens-dentistes se sont inscrits pour la première fois au tableau de l'Ordre, contre 2 788 en 2024 (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).
  • Pour 2021-2025, les objectifs nationaux pluriannuels prévoyaient de former en France 7 265 dentistes en cinq ans, soit 19 % de plus qu'avec le numerus clausus moyen de 2016-2020 (Igas et IGÉSR, juin 2025).
  • Selon l'arrêté du 15 mai 2024, 121 postes d'internes étaient à pourvoir en France au concours d'internat en odontologie, dont 44 pour le diplôme de médecine bucco-dentaire (Igas et IGÉSR, juin 2025).
  • La CARCDSF a enregistré en 2025 l'affiliation de 2 093 chirurgiens-dentistes, âgés de 28,4 ans en moyenne (CARCDSF, juin 2026).

Quel est le nombre de dentistes par habitant en France, et les écarts entre territoires se réduisent-ils ?

En France, le nombre de dentistes par habitant varie selon la source, l'année et les praticiens comptés, et l'écart entre les départements extrêmes s'est creusé depuis 2012.

  • En 2025, la France compte 73,4 chirurgiens-dentistes en exercice pour 100 000 habitants, contre 71 en 2024, d'après le décompte de l'Ordre (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).
  • En 2024, Eurostat retient pour la France 70 dentistes en exercice pour 100 000 habitants (Eurostat, juillet 2026).
  • En France métropolitaine, en 2025, le département le mieux pourvu compte 5,5 fois plus de chirurgiens-dentistes par habitant que le moins bien pourvu ; ce rapport était de 4,0 en 2012 (Cour des comptes, mai 2026).
  • En France, les zones les mieux dotées, dites non prioritaires, regroupent 5 % de la population mais 9 % des chirurgiens-dentistes ; une installation n'y est permise qu'en remplacement d'un départ (Cour des comptes, mai 2026).
  • La convention dentaire 2023-2028 a doublé l'aide à l'installation dans les zones très sous-dotées, portée à 50 000 €, et augmenté de 33 % l'aide au maintien, portée à 4 000 € (Cour des comptes, mai 2026).

Cabinets, sociétés et centres dentaires : comment les dentistes exercent-ils ?

Depuis 2012, les centres de santé, dentaires notamment, prennent une place croissante dans l'exercice dentaire, et leur essor s'est accompagné de fraudes, de contrôles et de déconventionnements.

Graphique combinant barres et courbe, de 2016 à 2024 : le nombre de centres de santé conventionnés, tous types confondus, progresse chaque année, de 1 546 à près de 3 000, tandis que le nombre de centres ouverts dans l'année culmine à un peu plus de 300 en 2022 puis recule nettement en 2023 et en 2024.
Figure 2 : Nombre de centres de santé conventionnés (barres) et de centres ouverts dans l'année (courbe), tous types confondus, de 2016 à 2024, d'après les données de l'Atih. Le nombre de centres a presque doublé depuis 2016 ; les ouvertures, au plus haut en 2022, ont reculé de 15 % en 2023 puis de 30 % en 2024, un freinage auquel a contribué, selon l'Assurance Maladie, l'encadrement renforcé du conventionnement. Source : Assurance Maladie, Rapport Charges et produits : propositions pour 2026, 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Les dentistes exercent-ils seuls, en groupe, en société ou comme salariés ?

En France, la plupart des chirurgiens-dentistes exercent en libéral, au moins en partie, mais l'exercice exclusivement libéral recule. Les libéraux travaillent de plus en plus à plusieurs et créent des sociétés d'exercice.

  • Au 1er janvier 2025, près des trois quarts des chirurgiens-dentistes en activité en France exercent exclusivement en libéral, un mode d'exercice en recul ; 8 % ont un exercice mixte, libéral et salarié, et 18 % sont exclusivement salariés (Drees, juillet 2025).
  • Parmi les chirurgiens-dentistes exerçant exclusivement en libéral en France, 72 % travaillent en cabinet de groupe au 1er janvier 2025, contre 51 % au 1er janvier 2012 (Drees, juillet 2025).
  • Le nombre de chirurgiens-dentistes salariés en centre de santé en France a presque triplé, de 2 800 au 1er janvier 2012 à 7 600 au 1er janvier 2025 (Drees, juillet 2025).
  • Selon l'Ordre, les chirurgiens-dentistes ont créé 1 452 sociétés d'exercice en France en 2025 (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).
  • En France, les créations de Selarl de chirurgiens-dentistes sont passées de 915 en 2024 à 774 en 2025, tandis que celles de Selas progressaient, de 100 à 124 (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).

Quel est le nombre de centres dentaires en France, et où s'implantent-ils ?

En France, les centres dentaires sont comptés parmi les centres de santé conventionnés, dont ils forment une large part. En nombre, davantage de centres sont implantés dans les zones très sous-dotées en dentistes que dans les mieux dotées, mais ces zones comptent beaucoup plus d'habitants.

  • En 2024, la France compte 2 900 centres de santé conventionnés, tous types confondus, contre 1 546 en 2016 ; 42 % sont des centres dentaires (Assurance Maladie, juillet 2025).
  • En France, en 2024, 15,8 % des dépenses de soins dentaires concernent des soins délivrés en centre de santé, contre 8,3 % en 2014 (Drees, décembre 2025).
  • Selon l'Ordre, 526 centres sont implantés en France dans les zones très sous-dotées du zonage conventionnel dentaire, qui comptent près de 26 millions d'habitants, contre 336 dans les zones non prioritaires, qui en comptent 3 millions (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).
  • En 2025, l'Ordre recense en France 45 centres dentaires fermés ou suspendus et juge moins assuré le modèle économique de ces structures (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).

Quels contrôles et quelles sanctions visent les centres et les cabinets dentaires, et quelles fraudes y relève-t-on ?

En France, des fraudes sont relevées chez des dentistes comme dans des centres dentaires, et les sanctions vont du déconventionnement à la plainte pénale.

  • En 2025, l'Assurance Maladie a déconventionné 23 centres de santé, tous types confondus, après 30 en 2024 et 21 en 2023 (Assurance Maladie, avril 2026).
  • En novembre 2025, l'Assurance Maladie a porté plainte contre chacun des 10 centres de santé dentaires d'un même réseau qu'elle soupçonne de fraude, pour un préjudice qu'elle chiffre au total à 56 M€ ; tous étaient fermés en avril 2026 (Assurance Maladie, avril 2026).
  • En France, entre 2022 et le premier semestre 2025, les actes frauduleux relevés ont représenté 27,7 M€ chez 496 chirurgiens-dentistes et 23,2 M€ dans 210 centres dentaires (Cour des comptes, mai 2026).
  • De 2022 à 2024, les contrôles de l'Assurance Maladie ont conduit à sanctionner pour fraude 69 centres dentaires, par une suspension de la convention ou des pénalités financières ; 13 de ces centres ont fait l'objet d'une plainte pénale (Cour des comptes, mai 2026).
  • En Île-de-France, l'ARS a contrôlé 19 des 530 centres dentaires de la région depuis 2022 (Cour des comptes, mai 2026).
  • En 2025, l'Ordre a reçu 1 153 dossiers de plaintes concernant des chirurgiens-dentistes (Ordre des chirurgiens-dentistes, juillet 2026).

Patients et activité : combien de soins, quel recours, quelle prévention ?

Les dentistes réalisent davantage d'actes qu'en 2018, mais le recours aux soins et à la prévention reste incomplet.

Deux graphiques en barres comparant 2010 et 2014 : part des 15-75 ans ayant consulté un dentiste dans l'année, de 51,6 % à 58,0 % chez les hommes, de 60,6 % à 69,1 % chez les femmes et de 56,2 % à 63,7 % pour l'ensemble, en hausse dans toutes les tranches d'âge, de 15-24 ans à 65-75 ans.
Figure 3 : Part des 15-75 ans ayant consulté un chirurgien-dentiste au moins une fois au cours des douze derniers mois, selon le sexe et l'âge, en 2010 et en 2014, en France métropolitaine. Le recours annuel déclaré est passé de 56,2 % à 63,7 %, et les femmes consultaient plus souvent que les hommes (69,1 % contre 58,0 % en 2014). Ces données déclaratives datent de 2014 : elles ne se comparent pas directement aux données de remboursement plus récentes citées dans cette partie. Source : Santé publique France (Inpes), Santé bucco-dentaire des adultes, Évolutions n° 35 (Baromètre santé 2014), 2014. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien de patients un dentiste voit-il chaque année, et pour quels actes ?

En France, le nombre de patients vus dans l'année varie fortement d'un dentiste libéral à l'autre, et les soins conservateurs ont progressé en volume comme en prix depuis 2018.

  • En 2024, les 10 % de chirurgiens-dentistes libéraux les plus actifs en France ont vu environ 1 400 patients dans l'année, et les 10 % les moins actifs environ 290 (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En France, en 2024, 67 % des actes réalisés par les chirurgiens-dentistes libéraux sont des actes dentaires (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En France, en 2024, les actes dentaires représentent les quatre cinquièmes des honoraires sans dépassement des chirurgiens-dentistes libéraux, et les actes techniques, deuxième poste, 14 % (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • Entre 2018 et 2024, le volume des soins conservateurs, comme le traitement des caries ou le détartrage, a augmenté de 18 % en France et leur prix moyen de 17 % (Cour des comptes, mai 2026).
  • En 2024, les soins conservateurs représentent 48 % des actes et 20 % des honoraires des chirurgiens-dentistes, contre 49 % des actes et 19 % des honoraires en 2018 (Cour des comptes, mai 2026).

À quelle fréquence les Français vont-ils chez le dentiste, et pour quelles raisons ?

En France, une partie de la population reste des années sans voir de dentiste ; en 2014, le contrôle était le premier motif de la dernière visite, devant la douleur.

  • Selon la Cour des comptes, dans son rapport de mai 2026, 29 % des Français n'ont consulté aucun chirurgien-dentiste en trois ans (Cour des comptes, mai 2026).
  • En 2014, en France métropolitaine, 5,6 % des 15-75 ans déclarent que leur dernière visite chez un dentiste remonte à plus de cinq ans, et 1,0 % qu'ils n'y sont jamais allés (Santé publique France, mars 2016).
  • En France métropolitaine, 54,9 % des 15-75 ans interrogés en 2014 pour le Baromètre santé déclarent être venus, lors de leur dernière visite chez un dentiste, pour un examen de contrôle ou un détartrage, et 28,6 % pour un problème, une gêne ou une douleur (Santé publique France, mars 2016).
  • Dans un sondage en ligne non représentatif mené en mars 2022 par Doctolib et l'UFSBD auprès d'utilisateurs de Doctolib et d'abonnés de l'UFSBD, 35 % des répondants déclarent attendre d'avoir mal aux dents pour consulter (Doctolib et UFSBD, mars 2022).

Les rendez-vous annulés ou manqués font l'objet du guide Gérer les annulations et les rendez-vous non honorés.

La prévention bucco-dentaire atteint-elle les enfants, les jeunes et les femmes enceintes ?

En France, les examens de prévention bucco-dentaire n'atteignent qu'une minorité des jeunes et des femmes enceintes concernés.

  • Entre avril et octobre 2025, premiers mois de l'examen annuel ouvert à tous les 3-24 ans en France, le nombre d'examens n'a augmenté que de 25 %, alors que la population éligible a triplé (Cour des comptes, mai 2026).
  • Les femmes enceintes ont droit en France à un examen de prévention depuis 2014, mais seules 20 % y ont recours (Cour des comptes, mai 2026).
  • En France, lors du passage à l'examen annuel en avril 2025, son tarif a été revalorisé de 10 € et celui des soins conservateurs des 3-24 ans de 30 %, afin de le rendre plus attractif pour les dentistes (Cour des comptes, mai 2026).
  • En France, depuis 2025, l'examen annuel des 3-24 ans n'est plus pris en charge qu'à 60 % par l'Assurance Maladie, contre 100 % auparavant, le reste revenant à la complémentaire santé, sauf pour les jeunes sans complémentaire, toujours remboursés à 100 % (Cour des comptes, mai 2026).
  • Dans sa programmation budgétaire, citée par la Cour des comptes, l'Assurance Maladie prévoit que 13,5 % des 3-24 ans passent l'examen annuel en 2025, 21,5 % en 2026 et 27 % en 2027 et en 2028, ce dernier taux correspondant à 4,7 millions d'examens par an (Assurance Maladie, mai 2026).

Honoraires, revenus et dépense : que pèsent les soins dentaires, et qu'a changé le 100 % santé ?

La dépense de soins dentaires augmente, et son financement a changé depuis la mise en place du 100 % santé : les complémentaires en paient une plus grande part, les ménages une plus petite.

Barres empilées de 2019 à 2024 : part de la dépense de soins dentaires financée par la Sécurité sociale (de 33,2 % à 38,2 %), l'État (de 4,6 % à 0,2 %), les organismes complémentaires (de 40,5 % à 47,0 %) et les ménages (de 21,7 % à 14,6 %).
Figure 4 : Répartition de la dépense de soins dentaires entre financeurs, de 2019 à 2024, en %, calculée par la Cour des comptes à partir des comptes de la santé de la Drees. Depuis la mise en place du 100 % santé, la part des organismes complémentaires est passée de 40,5 % à 47,0 % et celle des ménages de 21,7 % à 14,6 %, tandis que la Sécurité sociale finance 38,2 % de la dépense en 2024. Source : Cour des comptes, La sécurité sociale 2026 (RALFSS), chapitre VI « Les soins dentaires : des réformes aux effets incertains, un pilotage à renforcer », 2024. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Combien un dentiste libéral perçoit-il d'honoraires, et quelle part vient des dépassements ?

En France, les dépassements représentent près de la moitié des honoraires d'un dentiste libéral, et davantage chez les orthodontistes. Ces honoraires ne sont pas un revenu : celui-ci se calcule après déduction des charges professionnelles.

  • En France, en 2024, les dentistes libéraux conventionnés, hors orthodontistes, ont perçu 10,7 milliards d'euros d'honoraires, dépassements compris (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • En 2024, un dentiste libéral conventionné actif toute l'année a perçu en moyenne 160 413 € d'honoraires sans dépassement et 141 363 € de dépassements (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • Chez les orthodontistes libéraux conventionnés actifs toute l'année, la moyenne s'établit en 2024 à 241 717 € d'honoraires sans dépassement et à 482 363 € de dépassements (Assurance Maladie, novembre 2025).
  • D'après les calculs de la Cour des comptes, les dépassements représentent 47 % des honoraires totaux d'un dentiste libéral et 66 % de ceux d'un orthodontiste (Cour des comptes, mai 2026).
  • Entre 2018 et 2024, les honoraires moyens des dentistes libéraux ont augmenté de 20 % : 21 % pour les orthodontistes et 19 % pour les autres (Cour des comptes, mai 2026).
  • En France, les honoraires sans dépassement des chirurgiens-dentistes libéraux sont passés de 2,898 milliards d'euros en 2000 à 5,681 milliards en 2024 ; par praticien, la hausse atteint 2,7 % par an en moyenne, en euros courants (Assurance Maladie, novembre 2025).

Combien coûtent les soins dentaires au total, et qui les paie ?

En France, le coût des soins dentaires dépend du périmètre ; les complémentaires en sont le premier financeur.

  • En 2024, la consommation de soins dentaires en cabinet libéral atteint en France 13,2 milliards d'euros, en hausse de 2,3 %, après 3,5 % en 2023 (Drees, décembre 2025).
  • Pour 2024, la Cour des comptes évalue à 2,2 Md€, pour les seuls chirurgiens-dentistes libéraux, les honoraires des soins non remboursables, que la Drees estime à 1 Md€, et réévalue ainsi la dépense dentaire totale en France à au moins 17 Md€ (Cour des comptes, mai 2026).
  • Les prothèses représentent 42 % de la consommation de soins dentaires en France en 2024 (Drees, décembre 2025).
  • En 2024, les complémentaires financent 48 % des dépenses de soins dentaires en cabinet libéral, la Sécurité sociale et l'État 36 %, et 15 % restent à la charge des ménages (Drees, décembre 2025).
  • En France, les complémentaires ont financé 5,2 Md€ de soins dentaires en 2019 et 7,4 Md€ en 2024, année où l'Assurance Maladie en a financé 6 Md€ (Cour des comptes, mai 2026).
  • En 2014, l'Assurance Maladie obligatoire finançait 33 % des dépenses de soins dentaires, contre 39 % pour les complémentaires et 25 % pour les ménages (Cour des comptes, septembre 2016).

Qu'a changé la réforme du 100 % santé pour les prothèses dentaires ?

En France, les prothèses à tarifs libres ont reculé depuis le 100 % santé, au profit des paniers sans reste à charge ou à reste à charge modéré.

  • Selon des calculs de l'Assurance Maladie publiés par la Cour des comptes, la part du panier à tarifs libres dans les actes prothétiques est passée en France de 53 % en 2019 à 24 % en 2021 (Assurance Maladie, juillet 2022).
  • En 2024, les paniers 100 % santé et à reste à charge modéré représentent respectivement 55 % et 22 % des soins prothétiques ; le nombre de patients recourant à ces soins a augmenté de 14 % depuis 2018 (Cour des comptes, mai 2026).
  • Selon l'Assurance Maladie, citée par la Cour des comptes, la convention 2018-2023, qui a mis en place le 100 % santé, a augmenté les honoraires de 3,4 Md€, dont 2,4 Md€ financés par l'Assurance Maladie et 1 Md€ par les complémentaires (Assurance Maladie, mai 2026).
  • Dans son enquête sur le 100 % santé, rendue publique en avril 2025, la DGCCRF a relevé au moins une anomalie chez 72 % des dentistes contrôlés, signalés par des consommateurs sur SignalConso (DGCCRF, avril 2025).

L'équipe du cabinet et la réponse aux patients

Le cabinet dentaire repose sur une petite équipe salariée, et les enquêtes menées en Nouvelle-Aquitaine et en Auvergne-Rhône-Alpes décrivent des praticiens sous tension : recrutements difficiles, épuisement, demandes de soins non programmés qui ne trouvent pas toutes de réponse.

Tableau des principaux métiers salariés des cabinets dentaires libéraux, effectifs 2016 puis 2022 : assistants dentaires et métiers proches 32 152 puis 41 105 (65,3 %), secrétaires 4 849 puis 7 902 (12,5 %), chirurgiens-dentistes salariés 2 042 puis 5 973 (9,5 %), agents d'accueil 1 047 puis 2 309 (3,7 %), nettoyeurs 1 573 puis 1 724 (2,7 %).
Figure 5 : Principaux métiers salariés des cabinets dentaires libéraux en 2016 et en 2022, en effectifs et en part de l'ensemble des salariés, d'après les déclarations sociales des employeurs (Insee). La catégorie des assistants dentaires, qui comprend aussi d'autres assistants et aides médicaux, est passée de 32 152 à 41 105 salariés, soit 65,3 % des effectifs en 2022 ; viennent ensuite les secrétaires (7 902) et les chirurgiens-dentistes salariés (5 973). Source : OMPL, Baromètre emploi-formation 2024 : cabinets dentaires libéraux, décembre 2022. Capture d'une page du document de la source, réalisée le 6 octobre 2026.

Quel est le nombre de cabinets dentaires en France qui emploient des salariés, et à quels postes ?

En France, les cabinets dentaires libéraux qui emploient des salariés ont le plus souvent de très petites équipes.

  • En 2022, la branche des cabinets dentaires libéraux compte en France 21 514 entreprises employeuses, c'est-à-dire des cabinets qui emploient au moins un salarié (OMPL, octobre 2024).
  • Sur l'ensemble de l'année 2022, 62 975 personnes ont été salariées d'un cabinet dentaire libéral en France, entrées en cours d'année comprises (OMPL, octobre 2024).
  • En 2022, 72,3 % des cabinets dentaires libéraux employeurs ont un effectif moyen d'un à deux emplois en équivalent temps plein (OMPL, octobre 2024).
  • En France, en 2022, les cabinets dentaires libéraux emploient 7 902 secrétaires, soit 12,5 % de leurs salariés, et 2 309 agents d'accueil qualifiés et hôtesses d'accueil, soit 3,7 % (OMPL, octobre 2024).
  • En Nouvelle-Aquitaine, 81 % des dentistes libéraux ayant répondu en 2022 à l'enquête de l'URPS et de l'ORS déclarent salarier une personne pour le secrétariat ; un peu plus d'un sur dix dit ne pas avoir de secrétariat (URPS Nouvelle-Aquitaine, mars 2023).

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Quelles sont les conditions de travail dans les cabinets dentaires, et les dentistes trouvent-ils à recruter ?

En France, les salariés des cabinets dentaires sont presque tous des femmes, le plus souvent en contrat à durée indéterminée, et la rotation du personnel est élevée. En Auvergne-Rhône-Alpes, la plupart des dentistes libéraux interrogés jugent difficile de recruter.

  • En 2022, 91,9 % des salariés des cabinets dentaires libéraux en France sont des femmes (OMPL, octobre 2024).
  • Parmi les salariés des cabinets dentaires libéraux en France en 2022, 81,2 % sont en contrat à durée indéterminée et 6,1 % en contrat à durée déterminée (OMPL, octobre 2024).
  • En 2022, 69,8 % des salariés des cabinets dentaires libéraux en France travaillent à temps complet (OMPL, octobre 2024).
  • Le taux de rotation des salariés des cabinets dentaires libéraux atteint 24 % en 2022, 9 points au-dessus du seuil critique de 15 % retenu par l'OMPL (OMPL, octobre 2024).
  • En Auvergne-Rhône-Alpes, 65,4 % des dentistes libéraux ayant répondu au sondage de leur URPS, de juillet à novembre 2024, jugent difficile le recrutement du personnel (URPS Auvergne-Rhône-Alpes, janvier 2025).
  • Dans le même sondage mené de juillet à novembre 2024 en Auvergne-Rhône-Alpes, 78,35 % des répondants jugent difficile de recruter un remplaçant ou un collaborateur (URPS Auvergne-Rhône-Alpes, janvier 2025).
  • Toujours en Auvergne-Rhône-Alpes, 69,6 % des répondants à ce sondage disent s'être déjà sentis victimes d'épuisement professionnel (URPS Auvergne-Rhône-Alpes, janvier 2025).

Les cabinets dentaires arrivent-ils à répondre à toutes les demandes de soins non programmés ?

En Nouvelle-Aquitaine, les cabinets dentaires ne répondent pas à toutes les demandes de soins non programmés.

  • Parmi les dentistes libéraux de Nouvelle-Aquitaine interrogés en 2022 par l'URPS et l'ORS, plus de huit sur dix se disent souvent sollicités pour des soins non programmés ; plus de quatre sur dix disent prévoir des créneaux spécifiques (URPS Nouvelle-Aquitaine, mars 2023).
  • Dans la même enquête de 2022 en Nouvelle-Aquitaine, 40 % des répondants déclarent répondre à moins de la moitié des demandes de soins non programmés ; plus d'un quart disent répondre à 90 % de ces demandes (URPS Nouvelle-Aquitaine, mars 2023).
  • Les deux tiers des dentistes de Nouvelle-Aquitaine interrogés en 2022 déclarent, quand ils ne peuvent pas répondre à une demande de soins non programmés, apporter un conseil téléphonique et proposer un rendez-vous ultérieur (URPS Nouvelle-Aquitaine, mars 2023).

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Repères étrangers : effectifs, modes d'exercice et financement

Hors de France, les dentistes ne sont pas comptés partout de la même façon, ce qui limite les comparaisons. Aux États-Unis aussi, l'exercice dentaire se concentre.

Graphique en barres groupées : dentistes en exercice pour 100 000 habitants en 2014 et en 2024 dans les pays de l'Union européenne et plusieurs pays voisins ; en 2024, de 133 en Grèce à 47 en Irlande au sein de l'Union, la France étant à 70.
Figure 6 : Dentistes en exercice pour 100 000 habitants dans les pays de l'Union européenne et plusieurs pays voisins, en 2014 et en 2024. En 2024, la densité va de 47 en Irlande à 133 en Grèce, et la France, à 70, se classe dans le tiers inférieur des pays de l'Union ; les champs diffèrent selon les pays, comme le précisent les notes du graphique. Source : Eurostat, Healthcare personnel statistics - dentists, pharmacists and physiotherapists, 2024. Graphique publié par la source, capturé le 6 octobre 2026.

Combien de dentistes en Europe et aux États-Unis, et où se situe la France ?

D'après Eurostat, la France compte l'un des trois plus grands effectifs de dentistes en exercice de l'Union européenne, sans figurer parmi les pays les mieux dotés par habitant. Ce décompte de 2024 diffère légèrement de celui de la Drees, établi au 1er janvier 2026.

  • En 2024, l'Union européenne comptait environ 375 000 dentistes en exercice, d'après la somme des données nationales disponibles établie par Eurostat (Eurostat, juillet 2026).
  • En 2024, les trois pays de l'Union européenne qui comptaient le plus de dentistes en exercice étaient l'Allemagne (72 000), l'Italie (51 700) et la France (48 400) (Eurostat, juillet 2026).
  • En Angleterre, 24 655 dentistes ont travaillé pour le service public de santé (NHS) au cours de l'exercice budgétaire 2024-2025, soit 1,4 % de plus qu'en 2023-2024 ; ce décompte ne couvre que les dentistes ayant une activité NHS, pas ceux qui exercent uniquement dans le privé (NHSBSA, août 2025).
  • Aux États-Unis, on comptait 59,5 dentistes pour 100 000 habitants en 2024, selon l'American Dental Association (ADA, août 2025).

Aux États-Unis et en Angleterre, les dentistes exercent-ils à leur compte ou au sein de groupes ?

Aux États-Unis, l'affiliation des dentistes à des groupes progresse. En Angleterre, la plupart des dentistes du NHS ne détiennent pas eux-mêmes de contrat avec le service public.

  • Aux États-Unis, 73 % des dentistes étaient propriétaires de leur cabinet en 2023, contre 85 % en 2005, selon l'American Dental Association (ADA, août 2025).
  • En 2024, 16,1 % des dentistes exerçant aux États-Unis étaient affiliés à une organisation de services dentaires (DSO), structure qui assure la gestion administrative et commerciale de cabinets, une part qui a plus que doublé depuis 2015 (ADA, août 2025).
  • Aux États-Unis, en 2024, 34 % des dentistes exerçaient seuls, dans un cabinet à un seul site sans autre dentiste (ADA, août 2025).
  • En Angleterre, en 2024-2025, 82 % des dentistes ayant une activité NHS étaient des « associates », qui soignent sans détenir de contrat avec le NHS et travaillent pour un titulaire de contrat ; les 18 % restants détenaient un contrat et soignaient eux-mêmes (NHSBSA, août 2025).
  • En Angleterre, en 2024-2025, les femmes représentaient 55 % des dentistes ayant une activité NHS (NHSBSA, août 2025).

En Angleterre et dans l'OCDE, combien de patients consultent un dentiste, et qui paie les soins ?

En Angleterre, les dentistes du NHS ont vu moins de la moitié des adultes en deux ans ; en moyenne dans l'OCDE, les soins dentaires sont surtout financés hors des régimes publics ou obligatoires.

  • En Angleterre, 35 millions de traitements dentaires ont été réalisés au titre du NHS en 2024-2025, soit 4 % de plus qu'en 2023-2024 (NHSBSA, août 2025).
  • En Angleterre, 18 millions d'adultes, soit 40 % des adultes, ont été vus par un dentiste du NHS dans les 24 mois précédant le 31 mars 2025, et 6,9 millions d'enfants, soit 57 % des enfants, dans les 12 mois précédant cette date (NHSBSA, août 2025).
  • En Angleterre, les patients non exonérés ont payé 807 millions de livres sterling de forfaits pour leurs soins dentaires du NHS en 2024-2025, 4,2 % de plus qu'en 2023-2024 (NHSBSA, août 2025).
  • En moyenne dans les pays de l'OCDE, moins d'un tiers des dépenses de soins dentaires était financé par les régimes publics ou les assurances obligatoires en 2023 ou l'année la plus proche (OCDE, novembre 2025).
  • Dans les pays de l'OCDE, les soins dentaires représentaient en moyenne 16 % des dépenses de santé payées directement par les ménages en 2023 (OCDE, novembre 2025).

Méthodologie et sources

Les chiffres viennent de services statistiques publics (Drees, Eurostat), d'institutions et d'organismes publics (Assurance Maladie, Cour des comptes, Sénat, Igas et IGÉSR, DGCCRF, Santé publique France, NHSBSA), de l'Ordre des chirurgiens-dentistes, de la caisse de retraite de la profession, d'un observatoire de branche (OMPL), d'unions régionales de professionnels de santé, de l'OCDE, de l'association professionnelle des dentistes américains (ADA) et d'un sondage de Doctolib et de l'UFSBD.

Chaque chiffre renvoie au document qui l'a publié ; quelques calculs de l'Assurance Maladie et des données de la DGOS sont cités d'après le rapport de la Cour des comptes ou du Sénat qui les publie, et la phrase le précise. Les données françaises sont privilégiées ; la dernière partie donne des repères étrangers, dont les champs diffèrent de ceux de la France. Les enquêtes régionales et les sondages sont signalés comme tels, avec leur champ et leur date. Sous chaque figure, la date indiquée est celle des données. Les chiffres et les liens ont été vérifiés en octobre 2026 ; la page est revue chaque mois.

Glossaire

  • ADA (American Dental Association) : association professionnelle des dentistes américains.
  • Adeli : répertoire administratif dans lequel sont enregistrés certains professionnels de santé, dont les assistants dentaires.
  • ARS (agence régionale de santé) : administration qui pilote l'offre de soins dans chaque région, notamment l'agrément des centres dentaires.
  • Assistant dentaire : salarié qui assiste le chirurgien-dentiste au fauteuil et dans la gestion du cabinet.
  • Associate : en Angleterre, dentiste qui soigne des patients du NHS sans détenir lui-même de contrat avec le NHS.
  • Atih : Agence technique de l'information sur l'hospitalisation, qui gère des bases de données de santé.
  • Baromètre santé : enquête périodique de Santé publique France, menée auparavant par l'Inpes, sur les comportements et les opinions de la population en matière de santé.
  • CARCDSF : Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes.
  • Centre de santé : structure de soins de proximité où les professionnels sont salariés ; un centre dentaire ne propose que des soins dentaires.
  • Chirurgien-dentiste : praticien titulaire du diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire et inscrit au tableau de l'Ordre ; « dentiste » dans le langage courant.
  • Convention dentaire, conventionné : accord entre l'Assurance Maladie et les syndicats de chirurgiens-dentistes libéraux qui fixe les tarifs et les règles d'exercice ; un praticien ou un centre conventionné y adhère.
  • Déconventionnement : sanction par laquelle l'Assurance Maladie retire à un professionnel ou à un centre le bénéfice de la convention ; ses soins ne sont alors plus remboursés que sur une base très faible.
  • DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ; elle gère SignalConso, la plateforme de signalement des consommateurs.
  • DGOS : Direction générale de l'offre de soins, au ministère chargé de la santé.
  • Drees : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, service statistique des ministères sociaux.
  • DSO (dental service organization) : aux États-Unis, entreprise qui fournit à des cabinets dentaires des services de gestion ; la part des dentistes affiliés à une DSO sert à mesurer le poids des groupes.
  • Équivalent temps plein : mesure de l'emploi qui ramène chaque poste à sa durée de travail rapportée à un temps complet.
  • Honoraires sans dépassement, dépassements : les premiers sont calculés aux tarifs de la Sécurité sociale ; les dépassements s'y ajoutent, notamment sur les prothèses et l'orthodontie.
  • Igas, IGÉSR : Inspection générale des affaires sociales ; Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche.
  • Inpes : Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, aujourd'hui intégré à Santé publique France.
  • Insee : Institut national de la statistique et des études économiques.
  • Internat en odontologie : troisième cycle des études de chirurgie dentaire, accessible sur concours, qui conduit notamment aux spécialités d'orthopédie dento-faciale, de chirurgie orale et de médecine bucco-dentaire.
  • M'T dents : programme de prévention de l'Assurance Maladie qui prend en charge des examens bucco-dentaires ; depuis avril 2025, l'examen est annuel pour les 3-24 ans.
  • NHS, NHSBSA : National Health Service, service public de santé britannique ; la NHS Business Services Authority publie les statistiques dentaires du NHS en Angleterre.
  • Numerus clausus : nombre d'étudiants admis à poursuivre des études de santé, fixé chaque année par l'État ; il a été remplacé, à partir de 2021, par des objectifs nationaux pluriannuels.
  • OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques.
  • OMPL : Observatoire des métiers dans les professions libérales, observatoire de branche qui suit l'emploi salarié et la formation dans les cabinets libéraux.
  • Organisme complémentaire, complémentaire santé : mutuelle, institution de prévoyance ou société d'assurance qui rembourse tout ou partie de ce que l'Assurance Maladie ne prend pas en charge.
  • ORS : observatoire régional de la santé.
  • Orthodontiste : chirurgien-dentiste spécialiste en orthopédie dento-faciale, qui corrige la position des dents et des mâchoires.
  • Revenu d'activité : ce qu'un praticien tire de son activité libérale et, le cas échéant, salariée, une fois ses charges professionnelles déduites ; c'est la mesure du revenu moyen d'un dentiste libéral publiée par la Drees, distincte des honoraires.
  • RPPS : Répertoire partagé des professionnels de santé, fichier national d'identification des professionnels de santé sur lequel la Drees fonde ses statistiques de démographie.
  • Selarl, Selas : sociétés d'exercice libéral, à responsabilité limitée ou par actions simplifiée, qui permettent à des chirurgiens-dentistes d'exercer en commun sous forme de société.
  • SNDS : Système national des données de santé, qui réunit notamment les données de remboursement de l'assurance maladie.
  • Soins conservateurs : soins qui conservent la dent, comme le traitement des caries ou le détartrage.
  • Soins non programmés : demandes de soins urgentes ou imprévues, en dehors des rendez-vous planifiés.
  • Tableau de l'Ordre : liste des chirurgiens-dentistes autorisés à exercer, tenue par l'Ordre national des chirurgiens-dentistes.
  • Taux de rotation : indicateur du renouvellement des salariés d'une entreprise ou d'une branche au cours d'une année.
  • UFSBD : Union française pour la santé bucco-dentaire.
  • URPS : union régionale des professionnels de santé, instance élue qui représente dans chaque région les professionnels libéraux d'une profession.
  • Zonage conventionnel : classement des territoires selon leur dotation en dentistes, des zones très sous-dotées aux zones non prioritaires, qui conditionne les aides à l'installation et certaines règles de conventionnement.
  • 100 % santé : réforme qui garantit un panier de prothèses dentaires sans reste à charge pour les patients couverts par un contrat complémentaire responsable ; les deux autres paniers sont à reste à charge modéré (tarifs maîtrisés) et à tarifs libres.

Sources